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1465/7 août 1918: les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Les Noirs Americains a Bruyeres (Vosges)

La 92e Division US est composee exclusivement d’elements Africains Americains et fut constitutee tout d’abord sur papier le 24 octobre 1917 dans l’Armee Francaise. La Division comprenait la 183e Brigade d’Infanterie avec les 365e et 366e Regiments d’Infanterie et la 184e Brigade avec les 367e et 368e Regiments. La Division est reellement organisee le 27 Octobre 1917 au Camp Funston, Kansas. Leur insigne represente un bison d’ou leur surnom de Buffalo Soldiers.

Le Major General Charles Ballou prend le commandement de la Division le 29 Octobre 1917. Le 7 aout 1918, la 92e Division se deplace par etapes pour se diriger vers son premier secteur de combat. Quittant Bourbonne-les-Bains, la 92e Division US arrive en gare de Bruyeres-en-Vosges. Le train de transport du 365e Regiment d’Infanterie decharge les troupes.

Il faudra le service de 500 camions militaires lourds et 3 jours et 3 nuits pour transporter la Division. La 92e Division US etablit son Quartier General a Bruyeres-en-Vosges le 7 aout 1918 ou elle reste une douzaine de jours. Pendant son sejour a Bruyeres-en-Vosges, la Division est equipee pour ses missions au front. Le 21 out 1918 quittant Bruyeres-en-Vosges definitivement, la 92e Division monte ne ligne marchant vers Saint-Die et prend position de son secteur a Frapelle le 25 aout 1918.

source: http://bruyereschemindelapaix.over-blog.com/article-les-noirs-americains-a-bruyeres-en-1918-121043473.html

Torpillage du croiseur-cuirassé  Dupetit-Thouars

Le croiseur cuirassé DUPETIT-THOUARS, commandé par le Capitaine de Frégate PAQUE, appartenait à la Division navale de l’Atlantique. Il escortait un convoi de 24 cargos de New-York en France, lorsqu’il fut torpillé le 7 août 1918 par 46°42’ Nord et 12°00’ Ouest.
Texte de la citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal officiel du 25 octobre 1919)
            « Le croiseur-cuirassé DUPETIT-THOUARS : pendant un service d’escorte, a été torpillé et coulé le 7 août 1918 par un sous-marin ennemi. Tout le personnel a fait preuve, dans cette circonstance, du plus grand calme, du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement ».

Les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Lorsque le 16 avril 1917 l’offensive du Chemin des Dames est lancée, les troupes de Von Kluck évacuent la position. En octobre 1917, les généraux Pershing et Franchet d’Esperey viennent observer le champ de bataille depuis le fort. Le 27 mai 1918, la contre-offensive germanique enfonce les lignes alliées. Le fort de Condé-sur-Aisne est bombardé et prit d’assaut le 28 mai 1918. En août 1918, les poilus français reprennent position dans le secteur de l’Aisne. Les Allemands le quittent le 7 août 1918 après avoir enlevé leurs pièces d’artillerie. L’ouvrage, ruiné en partie et rendu inutile, est désarmé après-guerre avant d’être abandonné en 1927.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/les-principaux-sites/le-fort-de-conde

La carte de pain est pré-découpée

Le courrier des lecteurs du Figaro de la période de la Grande Guerre est très riche d’informations. Le 7 août 1918 une lectrice explique comment gérer au mieux les cartes de rationnement de pain.

«Nous recevons d’une de nos plus obligeantes lectrices la lettre très intéressante que voici, dont nous la remercions:

Les cartes de pain, qui sont nécessaires, sont bien incommodes. Au restaurant, ou chez des amis, on n’a pas toujours sous la main les ciseaux ou le canif permettant de détacher proprement le ticket du jour. Alors les cartes sont mal déchirées et prennent un aspect désordonné.

Il m’est venu une idée que vous voudrez peut-être soumettre à vos lecteurs: j’ai piqué, à la machine à coudre, mes cartes de pain, en long et en large, en suivant les traits de séparation des tickets; il en est résulté un pointillé qui permet de détacher des tickets aussi vite et aussi proprement qu’on détache les timbres d’un carnet.

Je fais cette piqûre sans fil, de sorte qu’il n’en résulte aucun frais.

Quant à la perte de temps, je ne crois pas qu’on puisse mettre plus de cinq minutes à piquer à la machine à coudre les cartes de pain d’une nombreuse famille.» écrit Le Figaro du 7 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/07/26002-20140807ARTFIG00174-7-aout-1918-la-carte-de-pain-est-pre-decoupee.php

Journal du mercredi 7 août 1918

Nous avons atteint la Vesle en plusieurs points à l’est de Fismes. Les arrières-gardes ennemies ont opposé une vive résistance notanmment entre Muizon et Champigny. Nos éléments légers ont néanmoins réussi à prendre pied sur la rive droite en divers endroits. Fismes est en notre possession.
Au nord-ouest de Reims, nous avons gagné du terrain jusqu’au village de la Neuvillette, que l’ennemi défend avec énergie.
Sur la rive gauche de l’Avre, entre Castel et Mesnil-Saint-Georges, les Allemands ont été contraints d’abandonner une partie de leurs positions devenues intenables à la suite de notre avance du 23 juillet. Nous avons occupé Braches, pénétré dans Hargicourt et porté nos lignes aux lisières ouest de Courtemanche. Nous avons fait des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé un détachement allemand au sud d’Arras.
En Macédoine, canonnade sur la Strouma et le Vardar.
Lutte d’artillerie et combat de patrouilles au sud de Huna et devant le front serbe.
Sur le front italien, le Dosso Alto (cote 703) a été enlevé aux Autrichiens. L’occupation a été consolidée sous la protection efficace de l’artillerie. Des groupes ennemis qui tentaient une résistance ont été maîtrisés. 4 officiers et 172 soldats autrichiens ont été capturés. Un détachement français a fait 125 prisonniers à l’est d’Asiago; à l’ouest d’Asiago, raid heureux des Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1427/30 juin 1918

Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau

Le 30 juin 1918, à Darney (Vosges) , Poincaré remet à l’armée tchécoslovaque un drapeau, cadeau de la ville de Paris, en présence d’Édouard Beneš. Deux régiments de l’armée tchécoslovaque sont envoyés sur le front en juin 1918, et combattent à l’automne dans les Vosges, en Champagne, et surtout aux batailles de Vouziers et de Terron (Ardennes). Ils participent enfin aux défilés de la Victoire sur les Champs-Élysées : la Grande Guerre, c’est aussi la mémoire de la Victoire.

Leur action politique est l’autre élément essentiel. La Colonie précède en effet le CNT comme organe politique en France, obtenant dès l’automne 1914 des autorités françaises le droit de délivrer des certificats de nationalité tchèque, comme un consulat, même si elle est peu à peu dépossédée de ses prérogatives par le CNT. Elle s’occupe de la propagande et de la diffusion des buts de guerre et du projet tchécoslovaques. C’est à Paris qu’est publié un journal en français LaNation tchèque.

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84327888/f23.item

Un écrit de l’abbé Miot à Ludes (51)

 

Ecrit par l’Abbé MIOT à Ludes le 30 juin 1918, Ancien Aumônier Volontaire à la 3e Division d’Infanterie Coloniale, Aumônier du Cimetière National de Champenoux, Chevalier de la Légion d’honneur

A M. le Lieutenant BALCON.

ÇA TAPAIT !

Te souviens-tu du chemin creux,

Tout grimpant et tout rocailleux,

Où les Coloniaux joyeux

Allaient, venaient, sans paix ni trêve,

Soufflant, suant, riant, chantant,

Sans se départir un instant

De ce courage débordant,

Qu’enflammait le plus noble rêve ?

Sous la mitraille qui pleuvait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu du long boyau,

D’ordinaire, tout rempli d’eau,

Qui zigzaguait sur le coteau,

Par où cheminaient les corvées ?

Les Boches l’avaient repéré ;

Aussi se trouvait-il sonné,

En haut, en bas, de tout côté.

Alors, à grandes enjambées,

Chaque poilu se défilait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Le bois, aux vertes frondaisons,

Déchiqueté par les canons,

Dressait tristement ses vieux troncs,

N’ayant plus ni sève ni vie,

Pantelants, meurtris, sous les coups,

Les lierres tombants et les houx

Enguirlandaient les vastes trous.

Où séjournait une eau croupie.

Tu te rappelles la forêt ?

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu de ce vieux fort

Qui grillait sous le soleil d’or,

Exhalant une odeur de mort,

Tu sais : le fort de la Pompelle ?

C’est là que les Coloniaux

Subirent d’effrayants assauts

Du Boche qui, par les boyaux,

S’insinuait en ribambelle,

Rampait au sol, puis bondissait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Au début, le secteur fut doux.

Etendus sur les gazons mous,

Nous caressions des rêves fous :

On faisait la guerre en dentelle.

Mais les Boches, sur Champfleury,

Montbré, Villers, Ludes, Chigny,

Taissy, Cormontreuil et Rilly,

Nous envoyèrent de plus belle

Leurs obus fusants à souhait.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Te souviens-tu des vieux châteaux,

Où nous gîtions, tels des corbeaux,

Goûtant un paisible repos ?

C’était enfin la belle vie

De calme et de sécurité ;

Le soir, on était éventé

Par la douce brise d’été.

Une nuit, le Boche en furie

Nous fit un barrage complet.

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Par les sentiers bordés de fleurs

On s’en allait vers les secteurs

Pour voir fantassins, artilleurs,

Et prendre leçon de courage.

Toutefois, Fritz, de temps en temps,

Nous envoyait ses percutants.

Sans perdre alors de courts instants

On s’allongeait parmi l’herbage.

Pour s’excuser, on alléguait :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

 

Mais, pour parler sincèrement,

Il est arrivé bien souvent

Qu’on s’est vu tout à fait brillant.

Il faudra voir, après la guerre,

Quand on sera dans son logis,

Comme on fera de ces récits

Devant les civils, éblouis

Par notre gloire militaire !

On dira, contant ses hauts faits :

Ça tapait ! Ça tapait ! Ça tapait !

source: https://www.ludeslecoquet.fr/histoire-chronologique/1914-à-1918/

Parution du Miroir

 

Journal du dimanche 30 juin 1918

Activité intermittente d’artillerie dans plusieurs secteurs.
Au nord-ouest de Montdidier, nous avons réalisé une légère avance au bois Senecat et fait une trentaine de prisonniers.
Entre la Marne et l’Ourcq, une opération de détail au sud de Dammart, nous a permis de faire 22 prisonniers.
Les troupes britanniques ont repoussé un raid contre un de leurs postes dans les environs de Moyenneville, au sud d’Arras. Elles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Un de leurs détachements a exécuté avec succès un raid en plein jour près de Mericourt et fait quelques prisonniers.
Leur artillerie s’est montrée active aux environs du bois du Rossignol, au sud-est de Gommécourt, où leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi.
Leurs avions ont attaqué les usines de produits chimiques de Ludwigshafen, les manufactures et voies de garage de Sarrebruck et l’aérodrome de Bolchen. Plusieurs bombes sont tombées sur un haut fourneau en activité à Sarrebruck. A l’aérodrome de Bolchen, deux hangars ont été incendiés ainsi qu’un appareil. Tous les avions anglais sont rentrés indemnes.
Sur le front américain, des groupes ennemis qui tentaient des coups de main sur les positions de nos alliés dans les Vosges ont été repoussés.
La Bulgarie a invité l’Allemagne et l’Autriche à rompre avec la Grèce, elle-même étant en guerre avec ce pays.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1318/13 mars 1918: des bordels militaires dans la zone de l’avanti

La bataille de Bakhmatch (8-13 mars 1918)

La bataille de Bakhmatch est livrée du 8 mars au sur le Front de l’Est de la Première Guerre mondiale entre des légionnaires tchécoslovaques et des troupes allemandes occupant l’Ukraine. La Légion tchécoslovaque parvient à échapper à l’encerclement allemand et à défaire l’ennemi. Les Allemands négocient alors une trêve, autorisant les trains blindés tchécoslovaques à utiliser librement la jonction ferroviaire de Bakhmatch.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bakhmatch

https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Faustschlag

Un as allemand abattu

Lothar Siegfried Freiherr von Richthofen, qui est déjà un « As » allemand de la WW1 avec 29 victoires aériennes à cette date au sein de la Jasta 11, est abattu et blessé en combat dans son Fokker DR.I par le Sopwith « Camel » de l’as britannique Augustus Orlebar du 73 Sqn du RFC et le Bristol F.2b de Geoffrey Hughes and Hugh Claye, du 62 Sqn du RFC.
Il sera hospitalisé de longs mois et apprendra la mort de son frère Manfred à l’hôpital, avant de reprendre le combat fin juillet 1918.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679.html?start=345

Suppression des conseils de guerre

13 mars 1918 : examen des amendements déposés sur la PPL tendant à modifier plusieurs articles du code d’instruction criminelle et des codes de justice militaire ; exposé de M. RICHARD sur la PPL tendant à renforcer la législation.

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Des bordels militaires dans la zone de l’avant

Tout change le 13 mars 1918 avec la circulaire du général Mordacq qui fonde les bordels militaires dans la zone de l’avant. Les prostituées ne sont cependant pas des fonctionnaires, et le bordel reste un commerce privé, mais c’est bien l’armée qui est maîtresse de la situation : c’est elle qui construit ou fournit les locaux et qui choisit les concessionnaires de l’établissement, qu’elle peut renvoyer sur-le-champ en cas de manquement au règlement intérieur qu’elle est seule à édicter. Celui-ci, mis au point le 23 mai suivant, précise que le bordel sera exclusivement réservé aux militaires et détaille la liste du matériel et des produits prophylactiques que chaque chambre doit contenir pour servir à la toilette pré et postcoïtale. »

source: http://14-14.edj-code.fr/sexe.html

Journal du mercredi 13 mars 1918

Au cours du raid qui a eu lieu sur Paris, dans la nuit du 11 au 12, neuf escadrilles allemandes se sont dirigées vers la capitale. Près de soixante avions ont réussi à franchir nos lignes. Il y a eu à Paris des dégâts et des victimes. 29 personnes ont péri sous les bombes et 66 sont mortes étouffées dans une panique à une station du métropolitain.
Les Allemands ont éprouvé des pertes sérieuses. Quatre de leurs appareils, dont trois gothas quadruplaces et un appareil biplace ont été abattus ou contraints d’atterrir dans l’intérieur de nos lignes.
Pendant le raid, nos avions de bombardement ont exécuté une contre-offensive extrêmement vigoureuse sur les aérodromes de départ ennemis qui ont reçu 5.800 kilos de bombes. On a observé de nombreux éclatements ayant atteint leur but.
Bombardement assez vif sur la rive droite de la Meuse, en Lorraine, dans la région du Reillon et d’Ancerviller.
Sur le front britannique, les Australiens ont effectué avec succès des coups de main sur les postes allemands, à l’est et au nord-est de Messines. Ils ont tué un certain nombre d’ennemis et ramené des prisonniers. Leurs pertes ont été légères.
Activité des deux artilleries au sud-est d’Armentières et au nord-est et à l’est d’Ypres.
Les aviateurs anglais, ont jeté plus de 490 bombes sur les gares de Reims, Roulers, Ledeghem et Solesmes. Ils ont également bombardé, en plein jour, Coblentz.
Ils ont abattu trois ballons ennemis et cinq aéroplanes.
Un raid de dirigeables allemands a eu lieu en Angleterre sur le Yorkshire.
Le président Wilson a exprimé à la nation russe sa sympathie en lui disant qu’il ne laisserait pas toucher à l’indépendance de sa politique intérieure.
Le statthalter d’Alsace-Lorraine lance une proclamation pour affirmer que le pays d’empire restera allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

Sur le front des Vosges

13 mars 1918

Une note de service fait savoir qu’il faut mettre en retrait les P.C. de commandement de compagnie pour les mettre à l’abri des coups de main ennemis. Cet ordre arrive certainement à la suite des évènements qui eurent lieu le 9 mars.

Les deux artilleries exécutent des tirs de réglages et de harcèlements, de représailles et de ripostes.

Les patrouilles de surveillance et de vérification des réseaux sont de nouveau sollicitées.

L’espace aérien français est survolé par de nombreux avions.

Des mouvements de relèves intérieures se passent dans le C.R. la Cude.

14 mars 1918

L’aviation reste active toute la matinée.

Les tirs de l’artillerie allemande sont supérieurs à la normale. Les canons allemands effectuent de très nombreux tirs de harcèlement et de barrage.

Un homme du 149e R.I. est blessé.

15 mars 1918

La journée est beaucoup plus calme que la veille. Six pièces de 90 et 8 pièces de 95 vont être installées à l’arrière de la ligne de résistance. Ces batteries reçoivent l’ordre de la défendre en cas d’attaques ennemies.

Les tranchées occupées par le 149e R.I. sont survolées par quelques avions.

Le soldat François Deborde de la 1ère compagnie du régiment est tué. Onze soldats sont également intoxiqués, mais ils ne seront pas évacués vers l’arrière.

Grâce à son travail de recherche sur le site des prisonniers de la Première Guerre mondiale du C.I.C.R., E. Surig a pu identifier 5 personnes qui ont été capturées au cours de l’opération allemande qui s’est déroulée dans la journée du 9 mars 1918.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

 

1311/6 mars 1918

L’église de Condé-sur-Marne classée

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L’église Saint Rémy, classé aux monuments historiques depuis le 6 Mars 1918 est un bijou qu’il ne faut pas perdre, une pièce maîtresse dans le patrimoine de Condé mais également une partie de l’histoire de la France.

http://www.conde-sur-marne.fr/la-commune/son-patrimoine/l-eglise/

Une partie des richesses du musée de Bailleur évacuée

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D’octobre 1914 au printemps 1918, des soldats britanniques s’installent à Bailleul ; le musée est qualifié de « Petit Cluny du Nord » par les soldats qui le visitent. Le 6 mars 1918, deux camions militaires évacuent une petite partie des collections du musée vers la Normandie (Eu et Martainville).

Le bâtiment du musée est entièrement détruit par les obus qui anéantissent la ville entre avril et septembre 1918. Le volume des œuvres ainsi abandonnées à leur sort est estimé à 70%. La plupart d’entre elles sont détruites lors de l’effondrement de la maison, les autres sont saisies par des pilleurs d’épaves.

http://www.ville-bailleul.fr/index.php/Outils/imprimer?idpage=208&idmetacontenu=

lire aussi http://webmuseo.com/ws/musenor/app/collection/expo/57

lire aussi: http://www.musenor.com/vt/webmuseo/guerresetpaix/musee_tourmente/BAILLEUL/bailleul-archives/lettre-sabatté.pdf

lire aussi https://fr.linkedin.com/pulse/nature-morte-au-carambar-les-tableaux-fantômes-du-musée-hoin

Sur le front des Vosges

6 mars 1918

L’artillerie allemande continue de manifester une grande activité tout au long de la journée. Le secteur du Violu est particulièrement visé et les bombardements causent à nouveau d’importants dégâts. Ceux-ci doivent être réparés au plus vite.

L’homme de troupe du 149e R.I. est à la peine ; en plus des corvées de réparations à effectuer, il lui faut aussi déblayer la neige qui est abondante.

Des mouvements de relève intérieure se produisent dans le C.R. la Cude. Un soldat du 149e R.I. est blessé au cours de cette relève.

Un exercice de port de masque a  lieu dans le C.R. Grande Goutte.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

 

Dans les pas du 28e RI

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Continuation du mouvement.
Les chefs de section du 2e Bataillon vont reconnaître leurs emplacements dans le CR Wagner, où ils restent en attendant l’arrivée de leur troupe.
Le lieutenant-colonel se rend au PC de l’Arbre A où il arrive à 9 heures, pour recevoir les consignes du sous-secteur Sud-Dormoise, du lieutenant-colonel Meurisse commandant le 34e RI, qui occupe ce sous-secteur. (1)
Dans la matinée, le Bataillon (1/28) fait étape de Tilloy et Poix, à Somme-Suippes.
Arrivée au cantonnement à 12 heures.
Dans l’après-midi, le commandant du 1/28 reconnaît la position intermédiaire, qu’il doit occuper en cas d’alerte.
Le Bataillon Fages (3/28) stationne toujours à Pogny.
Dans la soirée, l’EM et la CHR du 28e relèvent l’EM et la CHR du 34e RI au PC de l’Arbre A.
Le 2/28 relève dans le CR Wagner, le Bataillon Didier du 34e RI.
La relève s’effectue dans d’excellente condition et est terminée à 23h15, sauf celle des groupes de combat avancés, qui s’exécute également dans de bonnes conditions le 7 mars au petit jour, conformément aux ordres donnés par le général commandant le 18e CA.
Le 2/28e occupe le CR de la façon suivante :
3 compagnies accolées :
5e à droite, PA Mamelles
7e au centre, PA des 105
6e à gauche, PA de Constantinople
Liaison à droite avec le 56e RI (8e CA)
Liaison à gauche avec le 18e RI (18e CA) qui occupe le sous-secteur Nord Dormoise.
PC 2/28 : PC Wagner.

http://vlecalvez.free.fr/JMO_mars18c/JMO_mars1918.html

Le Corps Expéditionnaire Américain dans les Vosges (1917-1919)

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http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/le_corps_expeditionnaire_americain_dans_les_vosges_partie3.html

 

1307/2 mars 2018: le 63 ème RI dans le secteur de Reims

Le 63 ème RI dans le secteur de Reims

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Le sous-secteur sud ou sous-secteur de Cernay s’étend des abords de la route de Reims à
Cernay, jusqu’à la hauteur du pont de la Housse, en avant de la voie ferrée de Reims à Châlons.
Il est dominé par la butte Pommery, réduit de la défense de Reims, où loge le colonel avec la C. H.R. et un bataillon en réserve, dans des caves profondes. Le régiment défend, face à Berru, la périphérie est de Reims, sur un front qui dépasse 3 kilomètres, quand le secteur réorganisé est prolongé au nord jusqu’au delà de la route de Reims à Vitry. Le régiment se met tout de suite à l’œuvre pour renforcer cette organisation défensive, déjà puissante.
Le secteur est souvent orageux. Il est particulièrement exposé aux gaz. Les Allemands s’acharnent sur Reims et ses abords, fouillent les batteries, essayent de détruire les issues des caves, tirent surles concentrations de troupe ; bientôt, dans une rage de destruction, ils incendieront la ville, quartier par quartier.
Dans la nuit du 1 er mars, les Allemands bombardent la butte Pommery et les alentours par obus spéciaux. C’est le plus fort arrosage à l’ypérite que l’on ait connu. Il dure trois heures et recommence
vers 3 heures de l’après-midi. Les Allemands attaquent à notre droite et à notre gauche, et sont rejetés par nos voisins dans leurs lignes. Grâce aux précautions prises et à la désinfection du terrain, nos pertes sont faibles.
Quelques jours après, notre artillerie lourde démolit des emplacements présumés de projecteurs à gaz. Les alertes sont fréquentes. Dans la nuit du 19 au 20 mars, des milliers d’obus à l’arsine s’abattent sur le secteur.
Le 29 mars, commence pour nos troupes en ligne une longue période d’alerte et d’agitation. A 9 heures du soir, bombardement des tranchées de Sedan et de Mézières et coup de main ennemi repoussé par la 7ecompagnie.
Le même soir, arrive notre nouveau chef, le lieutenant-colonel NAUGÈS, qui remplace le
lieutenant-colonel BESSET.

http://tableaudhonneur.free.fr/63eRI.pdf

Lire surtout le dossier réalisé par  http://www.faurillon.com/reims.html

 

Mars sur le front des Vosges

2 mars 1918

Les Allemands profitent d’un épais brouillard pour accentuer leurs efforts concernant les travaux d’aménagement de leurs tranchées.

Il y a une grande activité réciproque des deux artilleries sur tout le front de la 43e D.I..

Vers 12 h 00, les canons français ripostent violemment en tirant sur les batteries et minen qui bombardent la région du Violu. Ceux-ci concentrent leurs tirs sur les points sensibles de l’ennemi qui ont été repérés.

Des mouvements de relèves intérieures se déroulent dans le C.R. la Cude.

Un homme est blessé au 149e R.I..

3 mars 1918

Les tirs d’artillerie allemands et français sont encore plus violents que les jours précédents. Le secteur du Violu, occupé par le 3e bataillon du 149e R.I., subit des tirs puissants de concentration. Ils sont accompagnés de tirs d’interdiction sur les arrières immédiats des points visés.

Les patrouilles de surveillance et de vérification des réseaux parviennent tout de même à faire leur travail dans ce secteur. Pour les hommes qui sont de corvée, il n’y a pas le choix, il faut remettre à neuf les tranchées et les boyaux qui ont été éboulés par les obus ennemis.

Un homme est blessé au 149e R.I..

4 mars 1918

Une alerte aux gaz est donnée dans les lignes ennemies vers 3 h 00. Les klaxons sont entendus pendant un bon quart d’heure.

L’artillerie française vient de donner une réponse identique aux Allemands qui leur ont envoyé des obus toxiques.

Dans la matinée, les artilleurs français effectuent un tir de barrage en utilisant des obus de 75 et de 95 dans le secteur allemand du C.R. Violu.

La pluie et la neige sont au rendez-vous. La visibilité reste particulièrement mauvaise jusqu’à 15 h 00. Ce qui rend l’artillerie moins virulente. Quelques tirs de concentration de la part de l’artillerie allemande ont tout de même lieu dans le secteur du Violu.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/31/32426296.html

Journal du samedi 2 mars 1918

La lutte d’artillerie a pris un caractère d’assez grande intensité dans la région au nord et au nord-ouest de Reims, ainsi qu’en Champagne, principalement dans la région des Monts, vers Tahure et de part et d’autre de la Suippe.
Au sud-ouest de la Butte du Mesnil, les Allemands, qui avaient pris des tranchées avancées et qui en avaient été ensuite chassés, sont revenus à l’assaut. Après plusieurs tentatives infructueuses, qui leur ont valu de lourdes pertes, ils sont parvenus à prendre pied dans une partie des positions que nous avions conquises le 13 février.
Sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre, l’ennemi a bombardé violemment nos premières lignes sur le front Beaumont-bois Le Chaume, ainsi que dans la région de Seichepray, où un fort coup de main a été repoussé.
Sur deux des points qu’ils ont attaqués, les Allemands se sont heurtés à des éléments d’infanterie américaine. Nos alliés ont partout maintenu leur ligne intacte.
Sur le front britannique, activité de l’artillerie ennemie entre Ribécourt et la Scarpe.
Les aviateurs anglais ont bombardé un important champ d’aviation entre tournai et Mons.
Sur le front italien, canonnade et combats d’artillerie. Des patrouilles ont enlevé un important matériel sur le plateau d’Asiago. Un avion autrichien a été abattu.

Parution du Rire rouge

le rire

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

source2 mars 1918 — Pris le train de 10 h pour Manchester. Ai dîné en ville avec maman. Pris le train de 14 h pour Londres. Arrivé à Londres vers 19 h 30. N’ai pas quitté le Maple Leaf Club de la nuit. Ai pris le thé au Y.M.C.A. près de la gare Victoria. Ai envoyé mon ancien journal à la maison.

3 mars 1918 — Parti de la gare Victoria vers 6 h à destination de Folkstone. Arrivé à Folkstone vers 9 h. Suis resté au camp de repos jusqu’à 15 h 30 et ai ensuite marché jusqu’au dock et suis monté à bord du «Onward». Arrivé à Boulange vers 18 h 30. Suis resté au camp de repos sur la colline jusqu’au matin.

4 mars 1918 — Parti du camp de repos vers 6 h et ai pris le train. Arrivé à Béthune vers 16 h. Ai marché jusqu’à Neun Le Mines, une distance de 5 kilomètres, au secteur des chevaux. Ai obtenu un très bon logement avec le caporal J. Thackberry, Devon Mason et Boyce. Ai mangé des frites et des oeufs et suis rentré à notre logement, dans un lavoir équipé de couchettes et d’un petit poêle pour 2 francs la semaine.

5 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer le chariot et les avant-trains. Ne suis pas sorti de la nuit. Le matin, suis allé à pied à Sains-en-Gohelle chercher un nouveau masque à gaz. Ai vu là-bas quelques Américains.

6 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur des chevaux à nettoyer les avant-trains. Après-midi de congé; suis allé à pied en ville, ai pris un petit dîner et suis rentré.

7 mars 1918 — Occupé à entretenir les avant-trains et le secteur des chevaux. Suis allé à un concert en soirée.

8 mars 1918 — Ai travaillé dans le secteur de l’unité et ai nettoyé les avant-trains. Il a fait très beau. Suis sorti en soirée.

9 mars 1918 — Me suis occupé des avant-trains en matinée, suis allé en ville en après-midi. Affecté au piquet en soirée jusqu’à 22 h et me suis alors couché.

10 mars 1918 — Dimanche. N’ai rien fait de la matinée. Après midi, suis allé sur la place écouter la fanfare. Le soir, suis allé à l’office. Le chanoine Scott a fait un sermon et il y a eu un concert après l’office. Ai entendu des membres de la fanfare chanter le «Glee» et «Comrade in Arms». Suis allé à mon cantonnement, ai mangé et me suis couché.

11 mars 1918 — Ai commencé dans le quart du service de jour. Ai travaillé dans le secteur de l’unité. Suis allé à Hanichon à cheval prendre un bain dans la matinée. Ai reçu un assortiment flambant neuf de sous-vêtements dans le secteur de l’unité. Suis sorti en soirée.

La suite sur https://www.google.fr/search?q=embleme+canada&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjjuvOe7vDYAhUQI-wKHTCFCMAQ_AUICigB&biw=1366&bih=588

1302/25 février 1918: condamnés à mort pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

Marcellin Cailleau est avec les Américains

Marcelin Cailleau est avec les américains en tant que « pionnier ». Il décrit les conditions de vie agréables qui sont différentes de celles qu’il a pu connaître auparavant.
Il y a aussi l’espoir de voir bientôt la fin de la guerre.

Le 25 – 02 – 18

Chers parents,

Voilà trois jours que  je suis avec les américains. 
Je suis très heureux, très bien  nourri. On mange trois fois  par jour à 6 heures le  matin, à midi, et à 4 heures  le soir mais jamais de soupe. Mais la cuisine ne manque  pas. On mange guère de  pain mais beaucoup de  viande. Nous sommes que  8 pionniers avec les américains  on est bien vu. Je vous  assure que celui qui veut  bien il est bien avec eux. 
C’est toujours eux qui paye,  on a qu’à boire. Avant-hier  ils ont touché la paye. On  buvait que du champagne  et toute sorte de liqueur. 
Je vous assure qu’ils sont  pas longtemps à être saoul.  Ils ont toujours leurs pleines  poches de billets de 100 ( ?).
Ils gagnent bien de trop et  nous pas assez. 
Mais dans trois ou quatre  jours je crois qu’ils n’auront  plus guère de monnaie. Un simple soldat gagne  presque 200 ( ?) par mois 
avec sa on peut vivre heureux.

Allons chers parents maintenant  je vous écrirai que tous les  quatre jours. Pour écrire ici
il faut mettre un timbre on  ne peut pas mettre nos lettres  avec les américains. Mais tous  les quatre jours il y a un français  qui viendra nous apporter nos 
lettres et nous, on lui donnera  celles que l’on fera. Comme ça  on aura pas la peine de 
mettre de timbre.
Allons chers parents je termine en vous embrassant de tout 
cœur. Aujourd’hui j’ai  entendu dire que la guerre  devait finir à la fin de  mars si sa pouvait  seulement être vrai. Je suis  bien heureux ici je ne peux  pas être mieux mais il me  semble que je serai encore bien plus heureux auprès de vous.

Aurevoir

Votre fils qui aime et qui vous embrasse très fort.

M. Cailleau

http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article15

Les Néo Calédoniens dans le conflit

9 Néo-Calédoniens sont dirigés sur Nice où ils rejoignent leur nouveau corps d’affectation le 66ème BTS.

127 Néo-Calédoniens sont dirigés sur leurs nouveaux corps d’affectation.

http://www.bmp-1916.com/fevrier-1918.php

(Suite) Condamnés à mort pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

pigeon
Portraits de LEFEBVRE (à gauche) et FAUX (à droite) conservées aux Archives Générales du Royaume de Belgique

Extrait de la traduction en français d’une note écrite en allemand de la Commandanture de condé n°707 du 25 février 1918.
« A la Ville de Condé

 » Les deux Français Lefebvre Edouard et Faux Léon, qui ont été condamnés à mort par le conseil de guerre de la Commandature pour espionnage, ont été exécutés ce matin.
 » Les deux corps seront rendus à la Ville pour faire le nécessaire pour l’enterrement
« C. 25.2.18

                             » Le commandant d’étape (signé) : Lidl, général major
Pour extrait conforme, à annexer au registre des actes de décès de l’année courante
Le Maire

Condé le 25 février 1918

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/01/21/20194006.html

http://jeanpaul1252.skyrock.com/3189375541-LE-FAUCON-PELLERIN-ASSASSIN-DE-NOS-PIGEONS.html

 

Les combats continuent dans les Vosges

L’ennemi pose des fils de fer devant ses premières lignes dans le secteur du Violu centre.

Une patrouille ennemie profite du brouillard pour s’approcher du point 50.93. Les hommes du 149e R.I. se rendent compte de sa présence et celle-ci doit se replier aussitôt.

La compagnie vosgienne vient cantonner dans les bâtiments de la caserne Kellermann qui se trouve à Saint-Dié après avoir été relevée dans la nuit.

L’artillerie française effectue des tirs de réglage, de représailles et de harcèlement tout au long de la journée.

Les travaux qui ont été engagés les jours précédents sont reconduits.

Des mouvements de relèves intérieures ont lieu dans le sous-secteur A.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/24/32389843.html

Parution du Petit Journal

Le_Petit_journal

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6218327.item

 

Journal du lundi 25 février 1918

Assez grande activité d’artillerie dans les régions de Vauxaillon, de Chavignon, dans le secteur de la butte du Mesnil, et sur la rive gauche de la Meuse.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes au sud de Corbeny est resté sans succès.
En Haute-Alsace, nos détachements ont hardiment pénétré dans Pont-d’Aspach et dans le quartier nord-ouest d’Aspach-le-Bas, où ils ont détruit les organisations allemandes et incendié de nombreux abris. Un ballon captif a été abattu par notre artillerie; nos troupes sont rentrées dans leurs lignes de départ après avoir infligé des pertes à l’ennemi et ramenant une quinzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
Sur le front britannique, une tentative de coup de main ennemi a échoué vers Broodscinde.
Activité de l’artillerie allemande dans le secteur de Passchendaele. Des coups de mains sur les postes belges vers Merkhem ont été repoussés.
Sur le front italien, des concentrations de feux des deux artilleries ont eu lieu à l’est de la Brenta et des tirs de harcèlement plus fréquents dans la Giudicaria, sur le plateau d’Asiago et dans la région du Montello.
Un vif échange de fusillade a eu lieu entre des groupes qui exploraient le terrain le long du moyen et du bas Piave. A Capo Sile, une reconnaissance italienne a ramené des prisonniers.
L’Allemagne a adressé aux maximalistes ses conditions de paix qui sont draconiennes et qu’ils ont acceptées.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1278/1 février 1918:  le soldat inconnu vivant

 Le soldat inconnu vivant

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l’asile psychiatrique du Rhône. Tous les moyens sont employés pour l’identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s’étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies. Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre.
Comment départager ces familles qui n’arrivent pas à faire le deuil de leur proche disparu ? Une longue et douloureuse enquête débute. Elle durera tout l’entre-deux-guerres et s’achèvera sur un procès à rebondissements où s’opposent tous ceux et celles qui ont reconnu en l’amnésique un de leurs parents.
Les contemporains sont fascinés par cet homme sans passé : Jean Anouilh s’empare du fait divers pour écrire son Voyageur sans bagage et la presse baptise rapidement l’amnésique « le Soldat inconnu vivant ». Cette histoire singulière révèle en réalité une profonde souffrance née de la Grande Guerre, une douleur intime et collective : celle du deuil impossible à faire pour les familles des soldats disparus. Dans une société qui voudrait tant oublier et qui n’en finit pas de se souvenir, il n’y a pas plus de certitudes que de corps à pleurer.

source: http://www.fayard.fr/le-soldat-inconnu-vivant-1918-1942-9782012356054

http://www.blamont.info/textes268.html

L’église de Béthune bombardée

L’archiprêtre Duflot est finalement emmené à l’hôpital afin de subir une opération. Il semble, décidément, être né sous une bonne étoile : il est épargné par les obus qui frappent l’établissement. Dans l’une de ses lettres rédigées le 1er février 1918 à l’Institut Saint-François-de-Sales à Berck-Plage, il témoigne encore de ses péripéties : Ancien professeur de philosophie et doué d’un tempérament froid, il me semble que je n’ai rien du visionnaire ; je garde donc la conviction profonde d’avoir contemplé de mes yeux les traits de mon aimable Protectrice, au milieu de cette scène de deuil où sa pitié l’attira vers moi. Désormais, la chère petite sainte n’aura pas de plus fidèle apôtre que le pauvre prêtre qui lui doit tant !.
Le chanoine Duflot décède finalement le 18 septembre 1919, un an après l’Armistice.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1917/Le-18-decembre-1917-l-eglise-Saint-Vaast-de-Bethune-bombardee

Sur le front des Vosges

1er février 1918

Une patrouille de vérification de réseaux et de reconnaissances, composée d’hommes du  2e bataillon du 149e R.I., fait une sortie entre 7 h 00 et 10 h 00. Sur son parcours, elle découvre une longue ficelle posée à même le sol, qui suit la lisière du bois Ta 11 ter (40 – 62,5) en direction de la ferme Gretschy (42 – 64). Les hommes de la patrouille enlèvent un bon 150 m de cette cordelette, ce qui devrait fortement gêner l’ennemi pour retrouver son chemin.

Des guetteurs allemands sont clairement repérés dans un P.O. de la tranchée de Constantinople. Quelques coups de feu sont échangés avec les fantassins du 149e R.I..

Des travaux de réfection de tranchées sont effectués tout au long de la journée. Des réseaux de fils de fer sont posés devant la tranchée de Constantinople, pour consolider les défenses.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/04/24/31936412.html

Carnet de guerre d’Émile Poly, infirmier, puis caporal aux 128e et 87e RI

1 février 1918, les Éparges, tranchée de Calonne

« Nous touchons une grosse ration de gniole, nous devinons ce qui va se passer. Une compagnie du 7e colonial vient prendre position à nos côtés dans la nuit, pendant que les crapouillots et nos 75 bombardent les tranchées d’en face. »

« Nous réparons les boyaux complètement écrasés. Il pleut à torrent et sommes trempés jusqu’aux os. Nous n’avons plus rien d’humain et sommes décidés à nous faire tuer sur place. »

source: http://www.guerre1418.org/html/temoignages1918.html

Journal du vendredi 1 février 1918

Lutte d’artillerie assez violente dans la région de Flirey.
Un avion allemand a été abattu par nos pilotes et trois autres sont tombés dans leurs lignes à la suite de combats.
Sur le front de Macédoine, près du lac Doiran, les troupes britanniques ont exécuté avec succés un raid qui leur a permis de ramener des prisonniers.
Actions d’artillerie réciproques dans la région de Monastir.
Un avion ennemi a été abattu dans la région de Doiran.
Sur le front de France et de Flandre, les troupes anglaises ont fait un certain nombre de prisonniers.
Nos alliés ont bombardé un aérodrome au sud de Gand, un important dépôt de munitions à l’est de Roulers et les voies de garage de Courtrai. Des troupes ont été prises sous leur feu. Quatre avions allemands ont été abattus.
Les Italiens ont continué des poussées énergiques au sud d’Asiago et à l’ouest du val Frenzela. Leurs batteries ont tenu sous leur tir les arrières de l’ennemi, battant sans arrêt les passages forcés. Activité d’artillerie dans le val Lagarina et entre l’Adige et l’Astico. Sept avions ennemis ont été abattus.
Les gothas ont accompli sur Paris et sa banlieue un raid qui a duré près de deux heures. Il y a eu trente-sept morts et cent quatre-vingt-dix blessés. Un gotha a été abattu près de Chelles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html