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1463/5 août 1918:Fismes libérée

 Fismes libérée

Le cimetière américain de Fismes

La ville est libérée les 4 et 5 août 1918 par les Américains. Ceux-ci avaient atteint les lisières de la ville et il leur fallut la prendre rue par rue, maison par maison, pour continuer de repousser cette seconde offensive jusqu’au bord de la Vesle. C’est là notamment que s’illustre l’engagement des régiments prestigieux et emblématiques de l’armée américaine sur le sol Français.

Arès la Première Guerre Mondiale, la reconstruction du pont de Fismette, auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surontées de statues et de deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’Etat de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918, était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

Les plans ont été conçus par les architectes américains : Thomas H. Atherton et Paul P. Cret. Les architectes parisiens Lahalle et Levard ont assuré la direction des travaux de construction. Le pont-mémorial a une portée de 18m et comporte une chaussée de 8m de large, bordée de trottoirs de 1m50. La première pierre a été posée le 24 mai 1926. Il a été inauguré le 28 mai 1928, 10 ans jour pour jour après sa destruction par les Allemands le 28 mai 1918.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

Dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre

Le dernier raid de zeppelin sur l’Angleterre a lieu le 5 août 1918 avec 5 Hauts Grimpeurs commandés par Peter Strasser en personne, un militaire ayant reçu la médaille Pour le mérite, la plus haute distinction de l’armée allemande. Il est certain de pouvoir frapper l’Angleterre au cœur. Mais sous les feu des canons antiaériens anglais aucun des dirigeables ne touchent de cibles utiles. Strasser décide néanmoins de voler à basse altitude pour s’assurer que les objectifs ont été atteints quand il est abattu par des chasseurs britanniques. Il meurt ainsi que les 23 membres de son équipage dans l’incendie puis l’explosion de leurs dirigeable qui s’écrase au sol. Les 4 autres dirigeables larguent leurs dernières bombes dans la Manche et se hâtent de rentrer.

source: http://lautrecotedelacolline.blogspot.com/2014/07/la-premiere-bataille-dangleterre-et-la.html

Journal du lundi 5 août 1918

Les attaques menées par nos troupes et les unités alliées sur le front au nord de la Marne ont obtenu un plein succès.
Bousculés sur toute la ligne, les Allemands ont été contraints d’abandonner la position de résistance qu’ils avaient choisie entre Fère-en-Tardenois et Ville-en-Tardenois, et de précipiter leur retraite.
Sur notre gauche, nos troupes sont entrées dans Soissons.
Plus au sud, elles ont franchi la Crise sur tout son parcours.
Au centre, progressant largement au nord de l’Ourcq, nous avons dépassé Arcy-Sainte-Restitue et pénétré dans les bois de Dôles.
Plus à l’est, Coulanges, à quatre kilomètres au nord du bois Meunière, est en notre possession.
A droite, Goussancourt, Villers-Agron, Ville-en-Tardenois, sont à nous. Sur cette partie du front, nous avons porté nos lignes à cinq kilomètres environ au nord de la route de Dormans à Reims, sur la ligne générale Vezilly-Lhéry.
Entre l’Ardre et la Vesle, nous occupons Gueux et Thillois.
Les Anglais ont repoussé avec pertes un raid tenté par l’ennemi aux environs de Feuchy. Leurs patrouilles ont poussé en avant dans le secteur d’Albert et occupé des portions de la première ligne allemande.
Canonnade entre Béthune et Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

(vidéo) Clément-Bayard, le Zeppelin français

« Monsieur Clément-Bayard continue à être de la part de l’ennemi l’objet d’une haine qui l’honore ». Dans cet article du Matin, daté d’octobre 1914, le style est fleuri. Maire de Pierrefonds, Adolphe Clément-Bayard est un personnage qui compte : la presse le présente comme le Zeppelin français.

Avant les dirigeables, il y avait les vélos et les voitures. Admirez cette Clément-Bayard,  une voiture exposée au Palais Impérial de Compiègne. « Sans peur et sans reproche », telle est la devise de ce serrurier devenu capitaine d’industrie : il est le premier importateur des pneus Dunlop et ses automobiles participent au circuit de la Sarthe ou au Tour de France. Un de ses fils se tue lors d’un grand prix. Son père apprendra la nouvelle en descendant de son ballon.

La suite sur France 3 hauts de France: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/histoires-14-18-clement-bayard-zeppelin-francais-1331639.html

1174/20 octobre 1917

17 octobre 1917: la vie nocturne est étroitement surveillée

La Grande Guerre entraine un encadrement strict des divertissements nocturnes; le plus emblématique reste la consommation d’alcool dans un bar, qui est désormais punie, d’après un article du Figaro du 17 octobre 1917 .

«Le préfet de police a donné des ordres rigoureux pour que les consommateurs que l’on trouvera attablés dans un établissement de nuit, après la fermeture légale, soient conduits au poste de police le plus voisin.

Ils devront fournir leurs papiers d’état-civil, déclarer leur domicile qui pourra, au besoin, être vérifié sur l’heure. S’il se trouve parmi eux des propriétaires d’automobiles ayant leur voiture stationnant à la porte, celle-ci sera conduite à la fourrière.» écrit Le Figaro du 17 octobre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/17/26002-20141017ARTFIG00272-17-octobre-1917-la-vie-nocturne-est-etroitement-surveillee.php

L’atterrissage du zeppzlin L45 à Laragne-Monteglin

Un Zeppelin est un aerostat de type dirigeable rigide, de fabrication allemande. Son constructeur est le Comte Ferdinand von Zeppelin à la fin du XIXe siècle.

Dans la nuit du 19 au 20 octobre 1917 le commandant Strasser responsable des dirigeables de la Marine Impériale décida d’un raid massif de 13 zeppelins sur l’Angleterre. Le L 45 décolla de Tondern en compagnie du L 54.

Après avoir bombardé Northampton, Londres, Camberwell et Hither Green, faisant en tout 33 morts et 27 blessés, le L45 fut pris à partie par la chasse anglaise et  monta jusqu’à une altitude extrême entrainant des malaises au sein de l’équipage. Pris dans des zones de violentes turbulences, il dériva au-dessus d’Amiens, puis Compiègne puis le Sud de la France. Suite à de nombreuses avaries mécaniques dont des fuites de carburant, le Kapitän-Leutant Waldemar Kölle préféra au petit matin poser son zeppelin dans le lit asséché de la rivière Buëch près de Laragne à proximité de Sisteron.

http://sylviedamagnez.canalblog.com/archives/2014/12/12/31126973.html

Les premiers soldats US tués à  Bathelémont

Les soldats américains bénéficient d’un entraînement avec les troupes françaises dans le secteur de Gondrecourt en Meuse jusqu’au 20 octobre 1917. C’est ici que les premiers bataillons  de chaque régiment américain occupent les premières lignes.

Leur premier coup de canon est tiré le 23 octobre 1917, à 6h00, par le 6e RA depuis Bathelémont et leurs premiers blessés tombent le 28 octobre 1917 (le lieutenant Harden puis le soldat Ashburn).

Dans la nuit du 2 au 3 novembre 1917, les troupes sont relevées. C’est au tour du deuxième Bataillon du 16e RI à occuper les premières lignes. Les soldats, transis par le froid et le brouillard, piétinent dans les tranchées.

http://www.histoire-lorraine.fr/index.php/monuments-1914-1918/161-bathelemont-les-premiers-soldats-us-tombes

 Journal du samedi 20 octobre 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’une préparation d’artillerie particulièrement efficace, toute une série d’opérations de détail nous a permis de pénétrer dans les organisations allemandes de la région moulin-de Laffaux, Braye-en-Laonnois, d’y opérer des destructions et de ramener une centaine de prisonniers appartenant à quatre divisions différentes. Une tentative ennemie sur un de nos petits postes du saillant de Chevreux a échoué.
Entre la Miette et l’Aisne, nous avons exécuté un coup de main au cours duquel nous avons fait subir des pertes sérieuses à l’adversaire et capturé du matériel.
En Champagne, un de nos détachements, pénétrant dans les tranchées allemandes au nord du Casque, a poursuivi l’ennemi qui se retirait, et, après un vif combat, est rentré au complet dans ses lignes.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons repoussé une tentative allemande au nord de Chatillon-sous-les-Côtes.
En Macédoine, un monitor britannique a réduit au silence les batteries ennemies vers l’embouchure de la Strouma.
En Baltique, les Russes ont infligé des dommages à la flotte allemande qui avait réuni des effectifs très considérables. Deux torpilleurs ennemis ont été coulés, ainsi que deux chalutiers. Les Allemands ont occupé l’île de Mohn.
Vive activité autrichienne sur le front italien, entre les vallées de Posina et du Rio Freddo, mais nos alliés brisent toutes les tentatives.

source:

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

Le zeppelin « L. 49 », abattu le 20 octobre 1917 à Bourbonne-les-Bains

Photo agence Roll. Source Bnf gallica