679/journal du 12 juin 1916 : tranchée des baïonnettes (suite)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 12 juin 1916

Entre Oise et Aisne, notre artillerie a détruit un ouvrage ennemi dans la région du bois Saint-Mard.
En Argonne, lutte de mines à notre avantage à la Haute-Chevauchée; par un camouflet, nous détruisons les travaux souterrains de l’ennemi. L’explosion de deux mines allemandes a provoqué un seul entonnoir de 80 mètres de diamètre, dont nous avons occupé les bords sur trois côtés.
Sur le front nord de Verdun, bombardement sur les deux rives de la Meuse. Deux coups de main dirigés par l’ennemi, l’un sur nos positions de la cote 304, l’autre à l’est de cette cote, ont complètement échoué. Sur la rive droite, pas d’action d’infanterie.
En forêt d’Apremont, nous rejetons deux petits détachements ennemis qui avaient pénétré dans nos tranchées.
Dans les Vosges, à la suite d’un violent bombardement, les Allemands avaient abordé nos tranchées au sud du col de Sainte-Marie. Ils ont été repoussés par une contre-attaque immédiate.
Canonnade sur tout le front anglais.
La contre-offensive italienne se développe dans les secteurs du Trentin.
Les Russes ont fait encore 35000 prisonniers portant leur chiffre total à plus de 107.000. Ils ont aussi capturé 30 canons.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Tranchée des baïonnettes (suite)

12 juin 1916.

Récit d’un lieutenant d’infanterie :

Comment rappeler ici ce bombardement du 12 juin, le lieutenant écrivait des ordres sous un a
bri de terre qui s’effondre au moment même où il l’évacue, mes servants et mes pièces disparaissent sous des avalanches !
Par trois fois, je suis enseveli et la terre remuant autour de moi m’indiquent des hommes enterrés qui étouffent. De nos mains, nous fouillons le sol, nous exhumant mutuellement.
Hélas, nos mitrailleuses, des Saint-Etienne, armes précises de stand, mais bien compliquées sur un champ de bataille bouleversé, étaient dans un état pitoyable, la boue et la poussière en ayant eu raison.
Vers minuit descendant vers le PC, j’empruntai la ligne 1bis, où se tenait en réserve la 1ére compagnie : ses soldats debout étaient tous accoudés au parapet, veillant, le fusil près d’eux, baïonnette au canon.
L’un d’eux, assis au milieu du boyau retint mon attention car je l’avais interpellé et il n’avait pas bronché.
J’eus alors la sensation qu’il était raidi par la mort.
Je l’ interpellais à nouveau et il ne répondit pas.Les autres, debout, ne font aucun geste, ne parlent pas.
J’en secoue quelques uns, je leur parle. Ils sont tous raidis, morts dans l’attitude du combattant, plus de cinquante ainsi.
De quoi étaient-ils morts ? Asphyxiés sans doute ou violemment commotionnés par une explosion.
En tout cas, ils n’avaient aucune trace d’hémorragie apparente.

http://www.fissiaux.org/verdun14-18/?page_id=111

http://scrapfolies-de-jen.over-blog.com/article-verdun-la-tranchee-des-baionnettes-109056592.html

La marche héroïque de la 5 ème division

40917569-1Le 12 juin 1916, à Condé-en-Brie, les musiques réunies des 36e, 74e et 129e R.I. jouent, pour la première fois, la « Marche Héroïque de la 5e Division« , oeuvre glorifiant la vaillance des poilus de Mangin à Neuville-Saint-Vaast puis à Douaumont. Composée par André Caplet, musicien affecté au 129e R.I., cette marche ne sera jouée que quelques fois durant la guerre, et connaîtra quelques enregistrements après guerre.

http://74eri.canalblog.com/archives/2009/06/20/14152432.html

LA CARTE POSTALE DU JOUR

(1) 12 juin 1916

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