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1354/18 avril 1918: Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

A Merville (Somme), arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval

18 04 1918
9 / Réf. SPA 118 R 4326 Merville, Somme, arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval.

Au cours du mois d’avril, d’importantes contre-attaques sont lancées par les troupes françaises pour dégager la ligne de chemin de fer Paris-Amiens, dont l’accès est directement menacé par l’avancée allemande qui s’est déroulée au cours des premiers jours de l’offensive Michael. En effet, la prise de cette ligne de communication vitale pour les Français et les Britanniques annoncerait inévitablement la tombée du front. Le 18 avril 1918, à partir de 4 h 30 du matin, sans préparation d’artillerie qui aurait trahi le départ de l’attaque, les cavaliers du général Debeney s’élancent depuis le village de Thennes, au nord de Moreuil. La surprise de l’attaque permet d’atteindre la lisière de Castel et de Mailly-Reneval, où plus de 700 soldats allemands sont capturés.

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

Capture d_écran 2018-03-23 à 09.53.24Cheikhou Cissé est né vers 1890 dans le territoire actuel du Niger, qui était alors sous domination française. Alors que la Première Guerre Mondiale éclate en 1914, Cheikhou Cissé est incorporé de force dans le 4e régiment de tirailleurs sénégalais et combat dans le détroit des Dardanelles ainsi qu’au Maroc. Blessé en 1917, il est rapatrié au Sénégal où sa compagnie est désignée pour aller cultiver des terres. En effet, il n’était pas rare que les tirailleurs sénégalais soient affectés à des tâches autres que militaires. Cheikhou Cissé et ses camarades de compagnie protestent et demandent à être renvoyés chez eux. Il est arrêté en octobre 1917 et inculpé pour « complot contre l’Etat » et « incitation la guerre civile ». Le 18 avril 1918, Cheikhou Cissé est condamné à être déporté vers le bagne de Nouvelle-Calédonie et à y demeurer à perpétuité. Après avoir été emprisonné à Dakar puis déporté par erreur sur l’Ile du Diable, un autre bagne situé au large de la Guyane, Cheikhou Cissé débarque en Nouvelle-Calédonie. Malgré une campagne de mobilisation en faveur de sa libération, menée par plusieurs organisations anticolonialistes, et une requête en grâce du député communiste André Marty auprès du ministre de la guerre, Cheikhou Cissé demeure enfermé dans le bagne de Nouvelle-Calédonie où il fut le dernier prisonnier présent. Cheikhou Cissé est y décédé en 1933.

source: https://www.facebook.com/DocsAfros/posts/898316080235676:0

Journal du jeudi 18 avril 1918

Sur le front de la Somme et de l’Oise, assez grande activité des deux artilleries et rencontres de patrouilles.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main dans les lignes ennemies, notamment au sud-ouest de la butte du Mesnil, dans la région de Tahure et au nord de Flirey. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, une tentative ennemie, à l’est de Samogneux, a échoué.
Les Anglais avaient perdu Wytschaete, Saint-Eloi et Meteren. Ils ont contre-attaqué avec succès près de Wytschaete. A Meteren, leur contre-attaque a également rétabli la situation et ils ont repris le village.
L’ennemi a lancé des assauts répétés an nord de Bailleul. Il a été repoussé et a subi des pertes. Des éléments ennemis, pris sous le feu de nos alliés, ont été décimés: des prisonniers ont été faits.
Les Allemands ont tenté de progresser à l’est de Robecq; ils ont été arrêtés par le feu de l’artillerie.
A la suite des progrès effectués par l’ennemi sur le front de la Lys, les troupes britanniques qui occupaient des positions avancées à l’est d’Ypres, ont été retirés, et occupent une nouvelle ligne. Le repli a été exécuté méthodiquement sans que l’ennemi intervînt.
L’artillerie allemande a fortement augmenté son feu devant le front britannique au sud de la Somme.

Bataille de la Lys: communiqué officiel

jeudi 18 avril 1918

Après-midi : Aucun changement sur le front britannique.

Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur au sud du front de la Lys, entre Givenchy et les lisières est de Robecq. Un violent bombardement de nos lignes entre Locon et Robecq continuait au lever du jour.
Hier au soir, nos troupes ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris. Des rapports plus détaillés sur les combats d’hier entre la forêt de Nieppeet Wytschaete confirment l’importance des pertes allemandes.
Au sud-est du mont Kemmel, l’infanterie ennemie attaqua en trois vagues et sur un point refoule légèrement notre ligne. La situation fut rétablie par une contre-attaque, et au début de l’après-midi les Allemands étaient repoussés partout. Trois assauts déclenchés par l’adversaire au cours de la matinée dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois omplètement brisés.
Les rapports établissent qu’hier au soir notre ligne restait intacte sur tout le front.

Soir : Il y a eu encore de durs combats aujourd’hui sur la plus grande partie du front de la bataille de la Lys. Depuis le canal de la Bassée à Givenchy jusqu’à la Lys à l’est de Saint-Venant, le bombardement d’hier matin a été suivi de fortes attaques ennemies qui ont toutes été repoussées.
Les pertes infligées à l’infanterie d’attaque allemande par le feu de notre artillerie sont de nouveau extrêmement fortes et plus de deux cents prisonniers ont été capturés par nos troupes.
La bataille a été particulièrement volente dans les environs de Givenchy, où l’ennemi a fait des efforts obstinés, mais sans succès, pour rattraper les assauts infructueux de la veille.
Le combat à cet endroit n’est pas encore terminé et l’activité de l’artillerie ennemie continue sur tout le front.
Plus tard dans la matinée, de nouvelles attaques accompagnées d’un violent bombardement se sont développées contre nos positions au sud de Kemmel et furent repoussées.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/18_avril_1918.html

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1309/4 mars 1918: les coloniaux sauvent Reims

Les coloniaux sauvent Reims

coloniauxToute la nuit, au corps à corps, une lutte sanglante se poursuit entre les assaillants, qui bien que violemment bombardés par l’artillerie française, tiennent toujours la partie supérieure de l’ouvrage et les marsouins qui résistent devant les sapes inondées de vapeurs délétères. Le 2 mars, à 6 heures, une contre attaque est menée par la 5e compagnie du 21e R.I.C. et un peloton du 1er Bataillon. Face aux coloniaux qui baïonnette haute progresse à la grenade, les allemands reculent et à 9 heures la situation est rétablie.

Le Fort de la Pompelle présente alors »l’aspect d’une carapace informe dont les voûtes même ont été crevées par les 210″. Aussi lorsque le Général Puyeroux vient féliciter les hommes du 2/21e R.I.C. et de la 101e Batterie, leur chef, le tonitruant Capitaine Marfaing s’excuse avec un humour très colonial « de lui remettre un ouvrage un peu abîmé ».

Dépités par leur échec, les allemands s’acharnent alors à bombarder Reims avec des obus dont certains atteignent le calibre 380 voire 420.

A ce moment là, Reims évacué par ses habitants qui en mars 1918 ont reçu l’ordre « de liquider leurs volailles », n’est plus que ruines. la presque totalité de ses 14 000 maisons est détruite et les ligne passent parfois à 4 kilomètres de la cathédrales dévastée.

Quelques jours avant l’offensive allemande, le quartier général français est partisan d’une rectification de front éliminant le saillant formé autour de l’agglomération. Le Général Gouraud commandant la IVe Armée qui serait gravement menacée par cet abandon, va voir alors le Général Mazillier en son P.C. de Louvois.

source: https://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist010.htm

(Marine) Disparition de l’USS cyclops

USS

En février 1918, le navire se trouve en escale à Rio de Janeiro pour charger du manganèse, le 16  il lève l’ancre et entre au Salvador quatre jours plus tard. Le 22 février il part pour Baltimore. Juste avant son départ du Bresil, le commandant Worley signale dans un rapport que un cylindre du moteur droit est fissuré, un conseil d’enquête confirme la panne, la réparation est prévue dès son retour aux Etats-Unis. Après un arrêt imprévu à la Barbade, le 4 mars l’USS Cyclops met le cap sur Baltimore.

Le dernier à l’avoir aperçu est le pétrolier américain « Amolco », il signala que le Cyclops faisait route en direction du Triangle des Bermudes. Depuis le navire ne sera revu nulle part.

source: http://lelignard.canalblog.com/archives/2016/02/08/33341406.html

Journal du lundi 4 mars 1918

Deux tentatives de coup de main ennemis, au nord du Chemin des Dames et dans le bois de Malancourt, ont échoué sous nos feux.
Bombardements assez vifs sur le front du bois Le Chaume.
En Lorraine, au nord-est de Reillon, nos tirs d’artillerie ont empêché une attaque en préparation de sortir de ses lignes.
Sur le front britannique, un coup de main a été exécuté avec succès sur les lignes allemandes au sud-est d’Armentières.
Des détachements ont été rejetés avant d’avoir pu aborder les lignes de nos alliés, au nord-ouest de Saint-Quentin et à l’est d’Arleux-en-Gohelle.
Une troisième tentative sur les tranchées britanniques de la région de Pontruet a échoué à la suite d’un corps à corps avec les patrouilles alliées. L’ennemi a subi des pertes importantes.
Un certain nombre de prisonniers sont restés aux mains des Anglais. Sur le front italien, échec d’une tentative ennemie dans le val Frenzela.
Canonnade réciproque sur le reste du front.
Les maximalistes ont signé à Brest-Litowsk une paix qui prend date du 3 mars.
Les Allemands ont débarqué dans l’archipel finlandais d’Aland. Ils ont notifié leur décision à la Suède.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1241/26 décembre 1917: les Harlem Hellfighters à Bresti

Les Harlem Hellfighters à Brest

Les Harlem Hellfighters est le nom donné au 15e régiment de la garde nationale de New York, uniquement composé de volontaires afro-américains de Harlem et d’une minorité de Portoricains.

Les Harlem Hellfighters sont entrés dans la rade de Brest le 26 décembre 1917 à bord de USS Pocahontas, au son de la musique dirigée par James Reese Europe , qui jouait sur le pont du navire. Noble Sissle était du nombre.

http://www.une-autre-histoire.org/les-harlem-hellfighters/

Journal du mercredi 26 décembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente sur divers points du front.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes du bois des Caurières n’a donné aucun résultat.
Au sud de Juvincourt, nous avons réussi une attaque dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
Les Belges ont bombardé Schoore, Leke et la route de Schoorbakke en représailles d’un tir ennemi à obus toxiques dirigé sur Ramscapelle.
La lutte d’artillerie a été légèrement intense dans la région de Bixschoote.
Des prisonniers ont été faits à l’ennemi dans la région de Merckem.
Une escadrille anglaise a bombardé, avec d’excellents résultats, Mannheim sur le Rhin. Une tonne d’explosifs a été jetée sur la ville et des explosions ont été observées à la gare centrale, dans les usines et dans la ville, où des incendies ont été provoqués. Un feu très violent a accueilli les aéroplanes de nos alliés; l’un d’eux a été contraint d’atterrir avec des avaries. Tous les autres sont rentrés indemnes.
La bataille continue, acharnée au front italien, sur le plateau d’Asiago.
Les contre-attaques entreprises par nos alliés ont réussi à arrêter l’ennemi et à ramener le combat sur les positions évacuées par eux précédemment. Au cours de la lutte, de nombreuses mitrailleuses ont été capturées.
L’aviation britannique a bombardé les aérodromes de Flandre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

Avec le 149 le régiment d’Infanterie

26 décembre 1917

On hospitalise Calippe dans mon service ; il traîne la patte de plus en plus et m’avoue aussi une autre petite misère. On soignera le tout à la fois. D’ailleurs, il ne s’ennuie pas pour la première journée. Deux clientes assidues de Collard, des dactylos de Peugeot,viennent lui tenir compagnie, et de plus en plus, je passe tout mon temps dans mon service confortable ; j’aide Collard à soigner ses gentilles clientes.

Le patron décide de me garder jusqu’après le jour de l’An et me fait écrire en ce sens à M. Rouquié et à Lebranchu.

27 décembre 1917

Il a été décidé hier, au cabinet de Collard, qu’on prendrait ce soir le thé chez moi. À 17 h 00, tout est prêt ; de bons gâteaux reçus de la maison sont sur la table, le feu chauffe bien, mais… nous passons jusqu’à 7 h 00 sans voir venir nos invités.

28 décembre 1917

Nous faisons d’amers reproches à l’hôpital à M… et à A… pour leur lapin d’hier soir et passons avec eux une bonne soirée. La neige a cessé ; il fait un clair de lune splendide et l’effet sur la neige est vraiment très joli. Le thermomètre est à – 16°, et le Doubs est entièrement pris. D’ailleurs, on ne voit plus circuler que des traîneaux.

29 décembre 1917

Avec le médecin-chef et M. Jourdan, nous faisons une nouvelle ascension dans la neige à la batterie des Roches et je rentre vite chez moi à 17 h 00. Cette fois, les invités sont exacts au rendez-vous et nous passons une soirée agréable.

30 décembre 1917

Hier, j’ai reçu une lettre de Lebranchu disant qu’il m’attendait le 29. Je décide d’aller m’entendre avec lui, et par ce bel après-midi de dimanche, je file en vélo par Mattay, Mandeure, Valentigney et Seloncourt. À Seloncourt, je m’arrête à l’infirmerie du régiment, où on m’apprend que M. Rouquié est absent depuis 3 ou 4 jours ; je monte jusqu’à Vaudoncourt, village de cultivateurs. Lebranchu  ne fait aucune difficulté pour m’attendre jusqu’au 3 ; il me présente à l’aide-major, M. Richard, un jeune homme qui semble très doux et très sympathique et je fais demi-tour pour arriver à Pont-de-Roide  à la nuit noire. Il gèle toujours très fort, aussi j’ai rencontré dans toutes les descentes quantité de lugeurs et lugeuses.

http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20à%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

 

(Sénégal) La croix de la Légion d’honneur remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye

Dakar, 11 nov (APS) – La famille de l’ancien combattant Abdoulaye Ndiaye, « dernier tirailleur sénégalais » de la Première Guerre mondiale décédé le 29 octobre 1961 à Dakar, a reçu samedi, en marge d’une cérémonie commémorative de l’armistice de 1918, la croix de la Légion d’honneur, décernée à ce dernier par la France.
C’est l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, qui l’a remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye, pour rendre hommage à ce « héros de la grande guerre ».
« Je suis très heureux de remettre ce matin l’insigne à sa famille qui permettra de reconstituer le mannequin du musée des Forces armées de la République, témoin de la gloire de votre aïeul », a dit M. Bigot.
Il intervenait lors de la 99e édition des commémorations de l’armistice, un traité signé le 11 novembre 1918 et qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale 14-18.
Au cours de cette cérémonie organisée à la base dakaroise Des Eléments français au Sénégal (EFS), à Ouakam, en présence de leur commandant, le général Denis Mistral, l’ambassadeur de France a souligné « les valeurs qui nous animaient et celles qui nous animent toujours et qui font la force de l’engagement du Sénégal dans les forces de maintien de la paix ».
Christophe Bigot est revenu sur « le parcours digne d’éloge » du tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, « un héros de la grande guerre, le premier soldat africain à avoir été fait commandeur de la légion d’honneur en 1956 », plus exactement le 29 novembre.
« C’était un natif de Saint-Louis. A 19 ans, il rejoint le 6ème et le 22ème régiments d’infanterie coloniale au sein duquel il rejoint les théâtres du nord de la France et d’Orient où il est engagé à plusieurs reprises », a rappelé l’ambassadeur de France au Sénégal.

(vidéo) Le premier pilote noir américain, Eugène Bullard

Il est sans doute le plus français des Américains … Eugène Jacques Bullard, premier pilote noir, passé par l’armée française, fait partie de ces héros oubliés, négligés. En premier lieu par sa patrie d’origine : les Etats-Unis.

Fils d’un esclave planteur de coton, Eugène Bullard est né en Géorgie, en 1895. Dès l’âge de huit ans, il quitte sa famille avec l’intention d’aller en France. Son père lui a dit qu’on y était jugé « par son mérite et non par sa couleur de peau »…Il erre avec des gens du voyage, devient jockey. Puis cible vivante dans une foire au Royaume-Uni et boxeur professionnel. En octobre 1914, il se vieillit d’un an pour intégrer la légion étrangère française. Il est aussitôt envoyé sur la ligne de front. IL se bat dans la Somme, en Champagne et à Verdun, où il est grièvement blessé à la cuisse en 1916.

Convalescent, il est décoré de la Croix de guerre mais ne peut plus servir dans l’Infanterie. Pourtant Eugène Bullard veut continuer à se battre. Il devient élève-pilote dans plusieurs écoles et ainsi l’un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l’Histoire, avec l’ottoman Ahmet Ali Celikten. Il est affecté au Lafayette Flying Corps = l’escadrille La Fayette. Une unité sous commandement français, née ici à Luxeuil les Bains, et composée de volontaires américains qui n’ont pas attendu l’entrée en guerre des États-Unis pour combattre. Eugène Bullard vole avec sa mascotte : un petit singe nommé Jimmy. Et la devise inscrite sur son fuselage est « All blood runs red » = « Tout sang coule rouge »

En août 1917, lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis, les pilotes américains de l’escadrille La Fayette sont versés dans l’aviation américaine, tous sauf Eugène Bullard, refusé pour sa couleur de peau. Sous prétexte d’une bagarre avec un adjudant français, il est déclaré inapte au vol. Il finit la guerre dans l’infanterie française dans le Puy de Dôme. Après-guerre, il mène une carrière de jazzman, d’espion, est blessé en 1940 et  finit sa vie comme opérateur d’ascenseur au Rockfeller Center, anonyme à New York. Il se fait enterrer dans son uniforme de légionnaire. Le Général De Gaulle l’a décoré de la Légion d’Honneur en 1959 mais il faudra attendre 1994 pour que sa patrie d’origine reconnaisse ses mérites et qu’il soit promu au grade de sous-lieutenant, à titre posthume.

source: France 3 Bourgogne, Franche-Comté Haute Saône

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/histoires-14-18-premier-pilote-noir-americain-eugene-bullard-1354585.html

1061/29 juin 1917: des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

La guerre continue à Verdun

Enfin, le 29 juin, l’ennemi lance une attaque plus importante sur nos positions de la cote 304 et sur les saillants sud du bois d’Avocourt que nous contraints d’évacuer.

Dans la soirée, il poursuivait son avantage à l’ouest du Mort-Homme. Nos contre-attaques immédiates reprenaient aux Allemands qu’une partie du terrain perdu.

 

Les 2 et 4 juillet, il continue ses offensives locales au sud-ouest de 304.

 

Le 8 juillet, un régiment de marche est constitué sous les ordres du lieutenant-colonel Rozier, comprenant le 4e bataillon du 346e (dans lequel la 15e compagnie, plus éprouvée dans les derniers jours, a été remplacée par la 17e) et le 4e bataillon du 335e.

Ce régiment de marche a pour mission d’enlever le saillant Gauthier qui, situé à la corne sud-est du bois d’Avocourt, constitue l’un des points d’appui ouest des défenses de la cote 304; il sera à l’aile gauche d’une attaque qui doit reprendre tout le terrain perdu les 28 et 29 juin et s’emparer, en outre, des anciennes premières lignes allemandes jusqu à la cote 304.

 

Le 17, vers 3 heures, les emplacements de départ sont occupés après une marche lente et rendue pénible par le bombardement ennemi. Le bataillon du 346e est le bataillon d’assaut

Les tirs de préparation d’artillerie durent depuis plusieurs jours; ils deviennent tellement intenses, tellement formidables dans les instants qui précèdent l’heure H, que la confiance de nos troupiers redouble.

Ils s’élancent à l’assaut avec une ardeur folle, trouvant trop lente à leur gré la marche du barrage roulant, qui les précède. C’est ainsi que le lieutenant Vautrin, emporté par son élan dans le tir de barrage, est tué à la tête de sa compagnie. La résistance de l ennemie est assez faible; partout les tranchées sont nivelées, les abris enterrés, une seule mitrailleuse tire. En quelques instants toute résistance ennemie est brisée et 260 prisonniers environ, affolés et piteux, dont 4 officiers, sont envoyés à l’arrière.

Mais vers 9 heures, l’ennemi commence à violemment bombarder le terrain conquis, bombardement ininterrompu par obus de tous calibres, qui va durer jusqu’au 20 juillet.

On a promis que la relève aurait lieu dans les vingt-quatre heures si l’attaque réussissait; l’attaque a parfaitement réussi, les objectifs assignés ont même été légèrement dépassés; et néanmoins, pendant trois journées interminables on doit encore tenir sans un abri, sous un bombardement violent et incessant, il faut regarder mourir les camarades sans pouvoir les soulager d’une goutte d’eau; et pourtant, on trouve encore la force de repousser, le 17 au soir, avec l’aide d’un infernal barrage d’artillerie, une contre-attaque de l’ennemi dont deux bataillons sont anéantis.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

Pendant la Première Guerre mondiale, dix tirailleurs sénégalais sont inhumés pendant l’été 1917 sur l’île d’Oléron dans les cimetières de Saint-Denis-d’Oléron, Saint-George-d’Oléron et Saint-Pierre-d’Oléron. Il s’agit en fait des victimes du torpillage, le 8 juin 1917, du navire le Sequana faisant près de 200 morts.

Le corps des malheureux soldats dérivent ou sont portés par les courants de l’île d’Yeu vers le sud, vers les pertuis Breton et d’Antioche. Dans La Charente-Inférieure du 27 juin 1917, deux rubriques concernent les noyés, une pour Châtelaillon où «la mer a rejeté le cadavre qui ne portait pour tout vêtement qu’une vareuse retenue par une ceinture de cuir. Il avait dû séjourner une quinzaine de jours dans l’eau. On a trouvé dans son portefeuille une carte d’identité au nom de Escourre Jean-Raoul, cambusier, sans désignation d’origine, et une somme en monnaie française et anglaise de 1 200 francs environ.» Il s’agit bien du cambusier, mort à son poste, à la suite du torpillage du Sequana. Sous la rubrique Fouras, on peut lire que «le corps d’un noyé sénégalais a été recueilli en mer. Les obsèques ont été célébrées dimanche dernier avec le cérémonial dû à un soldat tombé pour la patrie.» Le journal Le Matin rapporte le 29 juin 1917 que «des cadavres de soldats sénégalais et de passagers du vapeur Sequana, torpillé récemment au large, sont ramenés en ce moment par nos bateaux de pêche ou rejetés sur nos côtes. On a recueilli, depuis 4 jours, à La Rochelle et à La Pallice, 19 cadavres de soldats noirs.»

source: http://www.jdpoleron.info/article/des-tirailleurs-senegalais-inhumes-a-oleron,15696.php

Journal du vendredi 29 juin 1917 à travers Le Miroir

Bombardements intermittents dans la région du monument d’Hurtebise, sur le Casque, le Téton, le mont Blond et le Cornillet. L’artillerie ennemie a été vigoureusement contrebattue sur tout le front.
Sur les pentes du mont des Roches (nord de Jouy), une forte patrouille ennemie, qui tentait un coup de main, a été repoussée.
Une tentative allemande sur le saillant de Wattwiller (nord-est de Thann) a échoué; l’ennemi a laissé plusieurs morts entre nos mains, dont un officier.
Des engagements de patrouilles devant Flirey et Bezonvaux nous ont permis de faire des prisonniers.
Un avion allemand a été abattu au sud de Craonne. Le pilote et l’observateur ont été capturés.
Sur le front belge, l’ennemi, après avoir bombardé les tranchées au sud de Saint-Georges, a lancé un détachement à l’assaut. Ce détachement a été rejeté après une lutte corps à corps, éprouvant des pertes sérieuses. Canonnade vers Steenstraete.
Les Anglais ont accompli une nouvelle progression au cours de laquelle ils ont fait des prisonniers au sud de la Souchez. Ils ont atteint les abords d’Avion.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne sur le plateau d’Asiago.
Les élections à la Constituante russe sont fixées au 30 septembre 1917.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

Cinéma : mise en lumière des tirailleurs sénégalais

En 1940 dans les Vosges, Addi Bâ, un jeune Guinéen est arrêté par les Allemands. Il réussit à s’évader et gagne le maquis dont il deviendra l’un des chefs. Addi Bâ a réellement existé. Il est arrivé en France à l’âge de 17 ans. En 1939, il s’engage dans l’armée française, dans les rangs des tirailleurs sénégalais. Mais avant de rejoindre le maquis, il est confronté aux dures lois de la guerre. Ce film rend hommage à Addi Bâ, ainsi qu’à tous ces anonymes qui se battaient pour la liberté.

Les oubliés de l’histoire

« Nos patriotes » met aussi en lumière le sort des tirailleurs sénégalais, ces oubliés de l’Histoire de France. « Je ne savais pas que ça avait existé, et c’est ça qui m’a beaucoup intéressé dans ce scénario. On découvre et on apprend une partie cachée de l’Histoire que les professeurs en école ne nous racontent pas », explique l’actrice Louane Emera. Arrêté, torturé, Addi Bâ est exécuté le 18 novembre 1943. En 2003, il est décoré de la médaille de la Résistance, 60 ans après sa mort.

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/cinema-mise-en-lumiere-des-tirailleurs-senegalais_2231111.html

vidéo: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=250469.html