Archives pour la catégorie monument force noire

(Sénégal) La croix de la Légion d’honneur remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye

Dakar, 11 nov (APS) – La famille de l’ancien combattant Abdoulaye Ndiaye, « dernier tirailleur sénégalais » de la Première Guerre mondiale décédé le 29 octobre 1961 à Dakar, a reçu samedi, en marge d’une cérémonie commémorative de l’armistice de 1918, la croix de la Légion d’honneur, décernée à ce dernier par la France.
C’est l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, qui l’a remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye, pour rendre hommage à ce « héros de la grande guerre ».
« Je suis très heureux de remettre ce matin l’insigne à sa famille qui permettra de reconstituer le mannequin du musée des Forces armées de la République, témoin de la gloire de votre aïeul », a dit M. Bigot.
Il intervenait lors de la 99e édition des commémorations de l’armistice, un traité signé le 11 novembre 1918 et qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale 14-18.
Au cours de cette cérémonie organisée à la base dakaroise Des Eléments français au Sénégal (EFS), à Ouakam, en présence de leur commandant, le général Denis Mistral, l’ambassadeur de France a souligné « les valeurs qui nous animaient et celles qui nous animent toujours et qui font la force de l’engagement du Sénégal dans les forces de maintien de la paix ».
Christophe Bigot est revenu sur « le parcours digne d’éloge » du tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, « un héros de la grande guerre, le premier soldat africain à avoir été fait commandeur de la légion d’honneur en 1956 », plus exactement le 29 novembre.
« C’était un natif de Saint-Louis. A 19 ans, il rejoint le 6ème et le 22ème régiments d’infanterie coloniale au sein duquel il rejoint les théâtres du nord de la France et d’Orient où il est engagé à plusieurs reprises », a rappelé l’ambassadeur de France au Sénégal.
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(vidéo) Le premier pilote noir américain, Eugène Bullard

Il est sans doute le plus français des Américains … Eugène Jacques Bullard, premier pilote noir, passé par l’armée française, fait partie de ces héros oubliés, négligés. En premier lieu par sa patrie d’origine : les Etats-Unis.

Fils d’un esclave planteur de coton, Eugène Bullard est né en Géorgie, en 1895. Dès l’âge de huit ans, il quitte sa famille avec l’intention d’aller en France. Son père lui a dit qu’on y était jugé « par son mérite et non par sa couleur de peau »…Il erre avec des gens du voyage, devient jockey. Puis cible vivante dans une foire au Royaume-Uni et boxeur professionnel. En octobre 1914, il se vieillit d’un an pour intégrer la légion étrangère française. Il est aussitôt envoyé sur la ligne de front. IL se bat dans la Somme, en Champagne et à Verdun, où il est grièvement blessé à la cuisse en 1916.

Convalescent, il est décoré de la Croix de guerre mais ne peut plus servir dans l’Infanterie. Pourtant Eugène Bullard veut continuer à se battre. Il devient élève-pilote dans plusieurs écoles et ainsi l’un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l’Histoire, avec l’ottoman Ahmet Ali Celikten. Il est affecté au Lafayette Flying Corps = l’escadrille La Fayette. Une unité sous commandement français, née ici à Luxeuil les Bains, et composée de volontaires américains qui n’ont pas attendu l’entrée en guerre des États-Unis pour combattre. Eugène Bullard vole avec sa mascotte : un petit singe nommé Jimmy. Et la devise inscrite sur son fuselage est « All blood runs red » = « Tout sang coule rouge »

En août 1917, lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis, les pilotes américains de l’escadrille La Fayette sont versés dans l’aviation américaine, tous sauf Eugène Bullard, refusé pour sa couleur de peau. Sous prétexte d’une bagarre avec un adjudant français, il est déclaré inapte au vol. Il finit la guerre dans l’infanterie française dans le Puy de Dôme. Après-guerre, il mène une carrière de jazzman, d’espion, est blessé en 1940 et  finit sa vie comme opérateur d’ascenseur au Rockfeller Center, anonyme à New York. Il se fait enterrer dans son uniforme de légionnaire. Le Général De Gaulle l’a décoré de la Légion d’Honneur en 1959 mais il faudra attendre 1994 pour que sa patrie d’origine reconnaisse ses mérites et qu’il soit promu au grade de sous-lieutenant, à titre posthume.

source: France 3 Bourgogne, Franche-Comté Haute Saône

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/histoires-14-18-premier-pilote-noir-americain-eugene-bullard-1354585.html

1061/29 juin 1917: des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

La guerre continue à Verdun

Enfin, le 29 juin, l’ennemi lance une attaque plus importante sur nos positions de la cote 304 et sur les saillants sud du bois d’Avocourt que nous contraints d’évacuer.

Dans la soirée, il poursuivait son avantage à l’ouest du Mort-Homme. Nos contre-attaques immédiates reprenaient aux Allemands qu’une partie du terrain perdu.

 

Les 2 et 4 juillet, il continue ses offensives locales au sud-ouest de 304.

 

Le 8 juillet, un régiment de marche est constitué sous les ordres du lieutenant-colonel Rozier, comprenant le 4e bataillon du 346e (dans lequel la 15e compagnie, plus éprouvée dans les derniers jours, a été remplacée par la 17e) et le 4e bataillon du 335e.

Ce régiment de marche a pour mission d’enlever le saillant Gauthier qui, situé à la corne sud-est du bois d’Avocourt, constitue l’un des points d’appui ouest des défenses de la cote 304; il sera à l’aile gauche d’une attaque qui doit reprendre tout le terrain perdu les 28 et 29 juin et s’emparer, en outre, des anciennes premières lignes allemandes jusqu à la cote 304.

 

Le 17, vers 3 heures, les emplacements de départ sont occupés après une marche lente et rendue pénible par le bombardement ennemi. Le bataillon du 346e est le bataillon d’assaut

Les tirs de préparation d’artillerie durent depuis plusieurs jours; ils deviennent tellement intenses, tellement formidables dans les instants qui précèdent l’heure H, que la confiance de nos troupiers redouble.

Ils s’élancent à l’assaut avec une ardeur folle, trouvant trop lente à leur gré la marche du barrage roulant, qui les précède. C’est ainsi que le lieutenant Vautrin, emporté par son élan dans le tir de barrage, est tué à la tête de sa compagnie. La résistance de l ennemie est assez faible; partout les tranchées sont nivelées, les abris enterrés, une seule mitrailleuse tire. En quelques instants toute résistance ennemie est brisée et 260 prisonniers environ, affolés et piteux, dont 4 officiers, sont envoyés à l’arrière.

Mais vers 9 heures, l’ennemi commence à violemment bombarder le terrain conquis, bombardement ininterrompu par obus de tous calibres, qui va durer jusqu’au 20 juillet.

On a promis que la relève aurait lieu dans les vingt-quatre heures si l’attaque réussissait; l’attaque a parfaitement réussi, les objectifs assignés ont même été légèrement dépassés; et néanmoins, pendant trois journées interminables on doit encore tenir sans un abri, sous un bombardement violent et incessant, il faut regarder mourir les camarades sans pouvoir les soulager d’une goutte d’eau; et pourtant, on trouve encore la force de repousser, le 17 au soir, avec l’aide d’un infernal barrage d’artillerie, une contre-attaque de l’ennemi dont deux bataillons sont anéantis.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Des tirailleurs sénégalais inhumés sur l’île d’Oléron

Pendant la Première Guerre mondiale, dix tirailleurs sénégalais sont inhumés pendant l’été 1917 sur l’île d’Oléron dans les cimetières de Saint-Denis-d’Oléron, Saint-George-d’Oléron et Saint-Pierre-d’Oléron. Il s’agit en fait des victimes du torpillage, le 8 juin 1917, du navire le Sequana faisant près de 200 morts.

Le corps des malheureux soldats dérivent ou sont portés par les courants de l’île d’Yeu vers le sud, vers les pertuis Breton et d’Antioche. Dans La Charente-Inférieure du 27 juin 1917, deux rubriques concernent les noyés, une pour Châtelaillon où «la mer a rejeté le cadavre qui ne portait pour tout vêtement qu’une vareuse retenue par une ceinture de cuir. Il avait dû séjourner une quinzaine de jours dans l’eau. On a trouvé dans son portefeuille une carte d’identité au nom de Escourre Jean-Raoul, cambusier, sans désignation d’origine, et une somme en monnaie française et anglaise de 1 200 francs environ.» Il s’agit bien du cambusier, mort à son poste, à la suite du torpillage du Sequana. Sous la rubrique Fouras, on peut lire que «le corps d’un noyé sénégalais a été recueilli en mer. Les obsèques ont été célébrées dimanche dernier avec le cérémonial dû à un soldat tombé pour la patrie.» Le journal Le Matin rapporte le 29 juin 1917 que «des cadavres de soldats sénégalais et de passagers du vapeur Sequana, torpillé récemment au large, sont ramenés en ce moment par nos bateaux de pêche ou rejetés sur nos côtes. On a recueilli, depuis 4 jours, à La Rochelle et à La Pallice, 19 cadavres de soldats noirs.»

source: http://www.jdpoleron.info/article/des-tirailleurs-senegalais-inhumes-a-oleron,15696.php

Journal du vendredi 29 juin 1917 à travers Le Miroir

Bombardements intermittents dans la région du monument d’Hurtebise, sur le Casque, le Téton, le mont Blond et le Cornillet. L’artillerie ennemie a été vigoureusement contrebattue sur tout le front.
Sur les pentes du mont des Roches (nord de Jouy), une forte patrouille ennemie, qui tentait un coup de main, a été repoussée.
Une tentative allemande sur le saillant de Wattwiller (nord-est de Thann) a échoué; l’ennemi a laissé plusieurs morts entre nos mains, dont un officier.
Des engagements de patrouilles devant Flirey et Bezonvaux nous ont permis de faire des prisonniers.
Un avion allemand a été abattu au sud de Craonne. Le pilote et l’observateur ont été capturés.
Sur le front belge, l’ennemi, après avoir bombardé les tranchées au sud de Saint-Georges, a lancé un détachement à l’assaut. Ce détachement a été rejeté après une lutte corps à corps, éprouvant des pertes sérieuses. Canonnade vers Steenstraete.
Les Anglais ont accompli une nouvelle progression au cours de laquelle ils ont fait des prisonniers au sud de la Souchez. Ils ont atteint les abords d’Avion.
Les Italiens ont repoussé une attaque autrichienne sur le plateau d’Asiago.
Les élections à la Constituante russe sont fixées au 30 septembre 1917.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

Cinéma : mise en lumière des tirailleurs sénégalais

En 1940 dans les Vosges, Addi Bâ, un jeune Guinéen est arrêté par les Allemands. Il réussit à s’évader et gagne le maquis dont il deviendra l’un des chefs. Addi Bâ a réellement existé. Il est arrivé en France à l’âge de 17 ans. En 1939, il s’engage dans l’armée française, dans les rangs des tirailleurs sénégalais. Mais avant de rejoindre le maquis, il est confronté aux dures lois de la guerre. Ce film rend hommage à Addi Bâ, ainsi qu’à tous ces anonymes qui se battaient pour la liberté.

Les oubliés de l’histoire

« Nos patriotes » met aussi en lumière le sort des tirailleurs sénégalais, ces oubliés de l’Histoire de France. « Je ne savais pas que ça avait existé, et c’est ça qui m’a beaucoup intéressé dans ce scénario. On découvre et on apprend une partie cachée de l’Histoire que les professeurs en école ne nous racontent pas », explique l’actrice Louane Emera. Arrêté, torturé, Addi Bâ est exécuté le 18 novembre 1943. En 2003, il est décoré de la médaille de la Résistance, 60 ans après sa mort.

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/cinema-mise-en-lumiere-des-tirailleurs-senegalais_2231111.html

vidéo: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=250469.html

 

987/16 avril 1917: début de la bataille du chemin des Dames

Début de la bataille du chemin des Dames

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http://www.chemindesdames.fr/pages/contenu.asp?contenu_id=60

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

D’où vient le nom du chemin des dames?

http://www.chemindesdames.fr/pages/faq_rep.asp?faq_id=29

L’offensive Nivelle du  16 avril 1917

A la tête des armées françaises depuis le début de la guerre, le général Joffre est remplacé le 13 décembre 1916 par Robert Nivelle alors qu’après l’échec des offensives d’Artois et de Champagne en 1915 et dans la Somme en 1916, il a préparé le plan d’une nouvelle offensive entre Soissons et Reims pour le début de l’année 1917.

Reprenant en partie le plan de Joffre, Nivelle promet d’opérer une percée décisive sur le Chemin des Dames « en 24 ou 48 heures ».

Plusieurs fois reportée, notamment suite au repli stratégique allemand sur la ligne Hindenburg (ou Siegfried), et même remise en cause (le 6 avril, Nivelle propose sa démission qui est refusée), l’offensive est finalement fixée au 16 avril à 6 heures du matin.

Plus d’un million d’hommes ont été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims : placée en réserve, la Xe armée est chargée d’exploiter les succès des Ve et VIe armées qui doivent rompre le front. Pour la première fois du côté français, des chars d’assaut doivent être engagés.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

(vidéo)Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

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Le 16 avril 1917, la France engageait des chars pour la première fois sur le champ de bataille. Cette attaque fut déclenchée entre le Chemin des Dames et la vallée de l’Aisne, à proximité de Berry-au Bac. Bien que cette première ne fut pas vraiment un succès, elle fut un acte de courage et d’espoir qui ouvrit la voie aux offensives décisives de l’été 1918 et fit la preuve que ce nouveau moyen de combat épargnait la vie de nombreux combattants, en particulier parmi les fantassins. Un Mémorial aux Morts des Chars d’Assaut fut inauguré par le maréchal FOCH, le 2 juillet 1922, à l’endroit où les chars s’élancèrent à l’attaque. Depuis lors, on a commémoré l’événement chaque année, sauf entre 1940 et 1945, afin de perpétuer le souvenir de ce fait d’armes et d’honorer la vaillance de ses participants.

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Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

http://www.ina.fr/video/CAF94005540

http://www.montjoye.net/bataille-berry-au-bac-chars-14-18-chemin-des-dames

L’exploit d’Emile Bigorne

http://www.mairie-frasnoy.fr/docs/Emile_Bigorne.pdf

(Point de vue) (bande son)Le  massacre entêté du chemin des Dames

craonneEn avril 1917, le général Nivelle a remplacé Joffre à la tête des armées. Il décide de maintenir une offensive prévue sur le chemin des Dames. Son objectif, percer le front, comme il l’a fait à la fin de la bataille de Verdun. Mais il faudra prendre un plateau, en grimpant sur une pente, que les Allemands ont lourdement fortifié. La bataille sera perdue dès la première heure.

Ils n’avaient personne devant eux . Français et Anglais ont mis plus d’une semaine à s’apercevoir que les Allemands ne sont plus dans les tranchées d’en face. Ils se sont repliés derrière la ligne Hindenburg. Et comme ils l’avaient voulu, ce repli ne fait pas l’affaire des Français. Avant d’être remplacé à la tête des armées, le général Joffre a en effet planifié une grande offensive franco-anglaise entre Vimy et Reims. Entre ces villes, le front présente un angle favorable à une attaque.

Après le repli allemand, cet angle a disparu . Mais pas l’offensive. Entre temps, le général Nivelle a remplacé Joffre. Ce brillant officier, prometteur, a été l’artisan de la percée de Verdun. Il décide donc de reprendre le plan de Joffre. Sauf qu’on n’attaquera pas un saillant, mais un front continu, voilà tout. L’idée est de s’emparer du chemin des Dames, entre les vallées de la Somme et de l’Ailette, ainsi nommé parce que jadis, les filles de Louis XV l’empruntaient pour se rendre dans de bucoliques châteaux campagnards.

(Point de vue suite) Le 16 avril 1916, l’offensive du Général Nivelle Extrait de l’émission « 14-18 », Alain Nayaert (1967)

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-16-avril-1916-l-offensive-du-general-nivelle?id=1938884

La bataille de Craonne, véritable boucherie de la Guerre 14-18

http://voyages.ideoz.fr/craonne-plateau-bataille-chemin-des-dames-guerre-14-18/

Les tirailleurs sénégalais au coeur de l’offensive du Chemin des Dames

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Quand les Sénégalais attaquaient sur le Chemin des Dames

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L’offensive du 16 avril sur l’Aisne a montré que, s’il avait fait moins froid, si l’approvisionnement en munitions avait été assuré, et surtout si les Sénégalais avaient été appuyés à droite, à gauche et à l’arrière, ils n’auraient pas lâchés le terrain conquis. Il suffit de prendre une carte et de voir où se trouve la jonction des boyaux de Trêves et de Juliers (7320) pour se rendre compte que les Sénégalais sont allés le plus loin en cette région et qu’ils y sont restés le plus longtemps.

 Les Sénégalais ont été remarquables au cours de cette journée. Aucun obstacle ne les a arrêtés. Ils n’ont abandonné le combat le 17 que, vaincus par le froid, privés de munitions et parce qu’ils n’étaient plus soutenus.

 Tirailleurs et gradés ont rivalisé d’entrain et d’énergie au cours de cette journée.

 Au combat du 16 avril, le bataillon a eu les pertes ci-après détaillées. Il faut ajouter à ces pertes, 298 évacuations d’Indigènes pour maladie ; sur ce chiffre, 118 pour pieds gelés.

source: http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-quand-les-senegalais-attaquaient-sur-le-chemin-des-dames-45317055.html

De Soissons à Reims l’attaque du 16 avril 1917

https://vimeo.com/174362383

Journal de guerre du lundi 16 avril 1917 à travers Le miroir

Activité d’artillerie au nord et au sud de l’Oise. Nos reconnaissances ont trouvé partout les tranchées ennemies fortement occupées.
En Champagne, violente canonnade. Escarmouches à 1a grenade à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes complètement bouleversées par notre tir.
Sur la rive droite de la Meuse, l’ennemi a lancé deux attaques : l’une sur la corne nord-est du bois des Caurières, l’autre vers les Chambrettes. Ces deux tentatives ont été brisées par nos feux.
En Lorraine, rencontres de patrouilles vers Pettoncourt et dans la forêt de Parroy. Nos escadrilles de bombardement ont opéré sur les gares et établissements du bassin de Briey et de la région Mézières-Sedan. Les casernes de Dieuze ont été également bombardées.
Les Anglais ont arrêté une forte attaque allemande sur un front de plus de 10 kilomètres de chaque côté de la route Bapaume-Cambrai. L’attaque a été repoussée sauf à Lagnicourt, où l’ennemi a pris pied, mais d’où il a été aussitôt chassé. Nos alliés ont enlevé la ville de Liévin et la cité Saint-Pierre. Sur tout le front de la Scarpe, ils se sont avancés à une distance de 3 à 5 kilomètres de la falaise de Vimy. I1s arrivent aux abords de Lens.
Les Belges ont pénétré dans les deuxièmes lignes ennemies qu’ils ont trouvées inoccupées, près de Dixmude.
Violente canonnade en Macédoine, entre le Vardar et le lac Prespa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

973/2 avril 1917: FISMES: Les tirailleurs « sénégalais » au cœur de l’Offensive du Chemin des Dames3

2 avril 1917: réunion du conseil municipal de Reims

Il ne s’était pas réuni depuis le mois de janvier. Le Dr Langlet préside ce 2 avril 1917 une réunion de conseil municipal. Il y a 22 élus absents….

Crédit de 500.000F.-Après la traditionnelle lecture des dons divers faits à destination des oeuvres de bienfaisance et des nécessiteux, le maire demande l’accord des élus présents pour ouvrir un 28 ème crédit (cette fois de 500.000F)  afin d’acheter des denrées alimentaires nécessaires au ravitaillement de la population. Adopté.

Crédit de 20.000F._Le Dr Langlet informe aussi ses collègues élus qu’il a dû ouvrir d’urgence un nouveau crédit afin de financer la réparation de bâtiments communaux, assurer le logement de soldats isolés de passage et de convoyeurs de trains de ravitaillement.

Répartition du sucre.-Le conseil municipal accepte de donner une subvention au Comité départemental de répartition du sucre qui coûte 5 centimes par habitant. La ville comptant encore 17.000 habitants à cette date, la subvention sera de 850F.

Frais pour funérailles.-Le conseil accepte de financer les obsèques de deux policiers municipaux morts en service: MM Daugny et Mathieu. Dépense: 118F.

Litige avec l’armée.-La ville de Reims est toujours en conflit avec l’armée française qui refuse de payer l’eau consommée par la troupe du 26 mai au 30 septembre 1916. Si personne ne conteste la quantité d’eau fournie: 78.942 m3, c’est sur le prix du m3 que le litige porte. La ville veut le facturer 27 centimes alors que l’armée parle de 17 centimes le m3. Le litige devra être réglé par le tribunal civil.

Alain MOYAT

source: http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=d4af1acf004038c0f148b8d04fa600c0&param=visu_1&page=1&id=514001036#

FISMES: Les tirailleurs « sénégalais » au cœur de l’Offensive du Chemin des Dames

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le général de la VIe Armée, Charles Mangin, accompagné du Président de la République française, Raymond Poincaré, passe en revue « ses » combattants d’Afrique

Le 2 avril 1917, à proximité du village de Fismes (Aisne), le général de la VIe Armée, Charles Mangin, accompagné du Président de la République française, Raymond Poincaré, passe en revue « ses » combattants d’Afrique arrivés des camps du Midi de la France. En ce début du mois d’avril, dans l’attente des premiers signes annonciateurs de l’offensive, les tirailleurs « sénégalais » sont logés dans de misérables cantonnements, souffrant considérablement du froid. Ils « ont subi dès leurs débarquements des tempêtes de neige et des froids rigoureux ; avant d’entrer en secteur, les effectifs étaient fortement éprouvés par les intempéries » relate le général Famin en mai 1917 (1). Peu avant le début des combats, plus d’un millier d’entre eux sont évacués pour pneumonie et engelures (2). Pourtant, les effectifs des BTS(3) rejoignent les troupes métropolitaines en première ligne le 15 avril. Des pluies persistantes s’abattent sur les tranchées du Chemin des Dames. Les combattants transis, découvrent la note du général Nivelle avec résignation et détermination : « L’heure est venue, confiance et courage, vive la France ! ».

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Lire aussi: http://ldh-toulon.net/l-inauguration-bien-discrete-d-une.html

Préparation de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames

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Nivelle

Une longue et intense préparation d’artillerie qui commence le 2 avril, compromet tout effet de surprise et surtout, ne détruit que très partiellement les défenses allemandes.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

2 avril 1917 : le président des Etats-Unis demande la guerre

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le président Wilson

En avril 1917, les Etats-Unis rompent leur serment de neutralité pour entrer en guerre aux côtés des pays de l’Entente, France et Grande-Bretagne surtout. Dans son discours demandant au Congrès de voter la guerre, le président Wilson évoque les valeurs humanistes des Etats-Unis et la dette historique qui lie le pays à la France.

(…)

Depuis le début de la guerre, les Etats-Unis n’ont pas cessé de se rapprocher des pays de l’Entente. Les échanges commerciaux sont intenses. La France et la Grande-Bretagne achètent des produits industriels, des produits agro-alimentaires. Elles empruntent de l’argent aussi. Au point de passer de passer du statut de créancier à celui de débiteur des USA. Parallèlement, les échanges avec l’Allemagne s’étiolent. Le blocus maritime terriblement efficace instauré sur ses côtes les rend pratiquement impossibles.

L’Allemagne elle-même ne fait pas vraiment d’efforts pour arranger les choses. Le torpillage du Lusitania en 1915 a déjà choqué l’opinion. La guerre sous-marine à outrance de nouveau décrétée par le Kaiser en 1917 est insupportable pour les Américains : tout navire qui commerce avec l’Entente doit être coulé. Même s’il est neutre, même s’il est Américain. Le « télégramme Zimmermann », nom du ministre allemand des Affaires Etrangères, marque le point de non-retour : l’Allemagne propose une alliance avec le Mexique, contre les Etats-Unis. Après une longue réflexion, le président Wilson décide de s’adresser au Congrès…

Source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/2-avril-1917-le-president-des-etats-unis-demande-la-guerre_1752887.html

Lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/États-Unis_dans_la_Première_Guerre_mondiale

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/09/18/10001-20120918ARTFIG00381-1917-message-de-woodrow-wilson-au-congres.php

Journal du lundi 2 avril 1917 à travers Le Miroir

Sur la Somme et sur l’Oise, actions d’artillerie intermittentes; fusillades assez vives aux avant-postes. Nous avons dispersé des patrouilles ennemies et fait quelques prisonniers.
Au sud de l’Ailette, au cours d’une action offensive vivement menée, nos troupes ont enlevé depuis l’Ailette jusqu’à la route de Laon p1usieurs systèmes de tranchées et des points d’appui organisés à l’est de Neuville-sur-Margival. L’ennemi, qui a fait une défense énergique, a été rejeté avec des pertes sérieuses jusqu’aux abords de Vauxaillon et de Laffaux. 108 prisonniers dont 2 officiers et 4 mitrailleuses sont restés entre nos mains.
En Champagne, grande activité des deux artilleries à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos batteries ont pris sous leurs feux des contingents ennemis aperçus en marche dans cette région.
Sur tout le front belge, violente lutte d’artillerie, spécialement dans la région de Dixmude. Lutte de bombes et de grenades vers Steenstraete.
Les Anglais ont pris Epéhy et deux autres localités et effectué plusieurs raids heureux sur les tranchées allemandes.
En Macédoine, l’ennemi a bombardé nos positions du Vardar et tiré une quarantaine d’obus sur Monastir.
La riposte vigoureuse de notre artillerie lourde contre les batteries adverses a provoqué une explosion dans le secteur de la Cerna. Une attaque autrichienne a été repoussée par les Ita1iens près de Gorizia.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

933/21 février 1917: hécatombe de soldats maliens du 26è BTS t à Plagia (Grèce)

(Marine) le vapeur Marne mis en circulation

Ce vapeur français fut construit en 1917 à « South Dock » par le chantier « Sunderland SB Co » pour le compte de la « Compagnie de Navigation d’Orbigny. Il fut lancé le 21 février 1917 et mesurait 114.3m pour 15.9m de large et 7.20m de tirant d’eau, jaugeant 4019t. Il était propulsé par une machine à triple expansion de 371 nhp

source: http://www.wreck.fr/marne.htm

Journal de guerre du mercredi 21 février 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez vives entre l’Oise et l’Aisne et dans le secteur d’Avocourt.
Sous la protection d’un violent bombardement qui détruisit entièrement une tranchée, de forts détachements ennemis, soutenus par des lance-flammes, se sont précipités à l’assaut d’un petit poste anglais au sud du Transloy.
Nos alliés ont pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et à l’est d’Ypres, occasionnant de graves dégâts.
Echec allemand sur le front russe près de Porgaitze.
Echec autrichien sur le plateau d’Asiago. Les Italiens bombardent la gare de Tarvis.
L’ Amérique somme l’Autriche de préciser ses vues sur la conduite de la guerre sous-marine.
Nouvelles démarches des alliés à Athènes : l’exécution du dernier ultimatum étant incomplète.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Hécatombe  de soldats maliens du 26è BTS t à Plagia (Grèce)

 ob_f78ff3_26bts19170221Une patrouille de la 2è compagnie commandée par l’adjudant Fantaisie Artenon n° Mle 24 ic 829 et composé de :

  • 8 ic 18128 Pieri Jules François, mitrailleur
  • 12191 Elassan Samba caporal
  • 28825 Birahima Guindo 2è cl.
  • 13646 Granvilla Coulibaly 2è cl.
  • 28313 Amady Timbo  2è cl.
  • 28319 Tenidou Taraolé 2è cl.
  • 28322 Ali Coulibaly  2è cl.
  • 28302 Arsiki Tamboura  2è cl.
  • 22834 Sidamet Ba  2è cl.
  • 4048 Ko Coulibaly  2è cl.
  • 20283 Mamourou Sangaré  2è cl.

Etait envoyée de Zerma par le sous-lieutenant Gallois en reconnaissance pour réquisitionner du foin à Slatina. En arrivant à ce village elle tombait dans une bande de 150 comitadjis et après une défense héroïque, elle succombait jusqu’au dernier homme. Les cadavres du soldat Pieri et d’un des tirailleurs étaient en outre odieusement mutilés.

source:  http://paddygenealo.over-blog.com/2015/11/le-massacre-du-21-fevrier-1917.html