Reims: conseil municipal 23 novembre 1915

A lire en intégralité sur: http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=5f68fa3de5bc44b1fac6f56e3e4818df¶m=visu_1&page=1#

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1586/6 décembre 1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Une tâche immense et délicate attend les autorités françaises qui s’installent à Strasbourg, Metz et Colmar au cours des semaines qui suivent l’Armistice du 11 novembre 1918. Le gouvernement et l’administration peuvent toutefois s’appuyer sur les réflexions conduites par différentes instances chargées, depuis 1915, d’étudier le devenir de l’Alsace-Lorraine dans le cas d’une victoire française. Mais à l’automne 1918, l’équipe constituée autour de Clemenceau fait le choix de l’assimilation rapide : nomination de commissaires de la République chargés d’administrer l’ancien Reichsland selon une logique départementale, liquidation des institutions régionales -en particulier du Landtag-, congédiement des fonctionnaires allemands. Cette organisation nouvelle est bien éloignée des recommandations prudentes formulées par la Conférence d’Alsace-Lorraine.

Les alertes répétées émanant de personnalités politiques locales, le mécontentement grandissant de la population parviennent toutefois à dessiller les yeux des fonctionnaires gouvernementaux. La mise en place d’un commissariat général de la République à Strasbourg au printemps 1919 rend compte des orientations nouvelles du gouvernement dans le sens de la déconcentration des pouvoirs et d’une meilleure prise en compte du « fait régional » en Alsace.

source: https://journals.openedition.org/alsace/1951

70 morts dans un train de permissionnaires

 

6 décembre 1918 –  4 h du mat – Entre Luant et Lothiers (36)
Les Permissionnaires

Après 4 ans de guerre, parfois 6 ou 7 ans sous les drapeaux (pour les classes 1911-1913), les hommes épuisés ont hâte de rentrer chez eux. Ils retournent dans leurs casernes et attendent leur tour de permission, en attendant que viennent leur démobilisation.

Les accidents ferroviaires furent hélas nombreux entre
1914-1918 et celui de Saint-Jean-de-Maurienne reste le plus couramment cité. le 12 décembre 1917, 435 soldats partant en permission pour Noël furent tués.

Le Vendredi 6 décembre 1918 – La guerre est finie, deux trains de permissionnaires circulent sur la voie au sud de Châteauroux. A 4 heures du matin, dans le brouillard, le second train vient percuter le premier arrêté près de Lothiers : 70 morts et 151 blessés.

source: http://memorialmoissac.blogspot.com/2015/06/x-comme-xbre-1918.html

Journal du vendredi 6 décembre 1918

Le roi et la reine des Belges, accompagnés de leur fils ainé, sont arrivés à Paris, où ils ont été chaudement acclamés.
La 3e armée américaine, continuant sa marche au sud de la Moselle, a atteint la ligne Berncastel-Malborn-Otzenhausen.
Les Allemands, commençant leurs restitutions, ont remis une somme de 300 millions en or, provenant du trésor russe. Ils ont restitué également des objets d’art. On estime, qu’ils en avaient pris pour 2 milliards.
M. de Romanones a renoncé à former à Madrid un cabinet de coalition. Devant le refus des autres chefs de partis de collaborer avec lui, il a pris la décision de constituer un cabinet purement libéral.
M. Wilson a manifesté l’intention de rester environ six semaines en Europe. Il ira en Angleterre, en Italie, et peut-être en Belgique. Au cours de son voyage à Rome, il irait rendre visite à Benoît XV.
Kurt Eisner semble redevenir en faveur à Munich, après avoir provoqué contre ses actes une vive opposition.
L’Entente a refusé d’adoucir les conditions de l’armistice naval conclu avec l’Allemagne.
La première journée des élections anglaises – celle de la proclamation des candidats qui n’ont pas de concurrents – a donné soixante-quatre élus à la coalition libérale-conservatrice, c’est-à-dire gouvernementale; quatre au parti Asquith, douze aux travaillistes et vingt-quatre aux Sinn Feiners d’Irlande.
Les troupes franco-anglaises ont été chaleureusement accueillies à Bucarest.
Charles 1er aurait manifesté le désir d’être candidat à la Constituante autrichienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1586/5 décembre 1918

(Suite) Les femmes invitées à arrêter de travailler

L’Armistice est signé à Rethondes. Parisiens et Alliés se réunissent pour chanter La Marseillaise à Paris autour de Madame Chenal de l’Opéra. Dans cette foule joyeuse, se mêlent tous les uniformes mais aussi beaucoup de rubans noirs de deuil.
Quelle reconnaissance pour les femmes, soutiens des soldats ?  Dès le 13 novembre les ouvrières sont invitées à quitter les usines par la loi Loucheur, avec une indemnité de départ de un mois de salaire si elles partent avant le 5 décembre 1918.  Si les usines de la Défense nationale peuvent payer, de nombreuses petites usines laisseront partir les ouvrières sans aucune indemnisation. Les fabrications d’armes s’arrêtent avec l’Armistice, et il faut que les soldats retrouvent leurs femmes à la maison.

Quelle reconnaissance pour les femmes ?  

Les quelques améliorations législatives dans le but de redonner des enfants à la France, sont en fait les principales ‘’récompenses’’ qu’obtiendront les femmes. Par contre si elles sont dénoncées comme ayant avorté, elles vont en prison. Les journaux locaux sans donner les noms indiquent de quelles villes ou de quels villages elles proviennent !  Quelles différences avec la plupart de leurs consœurs féministes en Europe et en Turquie. Il faudra une Seconde Guerre mondiale pour que les Françaises ‘’résistantes’’ obtiennent enfin le droit de vote.

Cette méfiance vis-à-vis des femmes est sensible également dans les instances internationales d’après- guerre : ni la Société des Nations, ni la Croix-Rouge internationale ne font appel à elles au début de leur organisation. En 1919, Jeanne Bouvier, féministe et cégétiste française écrira dans ses Mémoires : « Je pensais que les hommes en rentrant dans la vie civile sauraient apprécier ce que les femmes avaient fait en leur absence. J’espérais aussi que les années passées dans les tranchées auraient fait disparaître le sectarisme de ceux qui de 1910 à 1912 avaient fait une guerre acharnée aux syndicalistes féminins qui siégeaient à la Bourse de Paris ».

source: http://le-souvenir-francais.fr/la-lettre/loeil-de-lhistorienne-chantal-antier/

Parution de La baïonnette

Les Belges à la reconquête de la Belgique

La victoria (voiture cheval) du roi des Belges et du président de la République traversant la place de la Concorde, à Paris, le 5 décembre 1918. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration
Le roi Albert 1er. Source : Wikimedia Commons – libre de droits

Au cours de la période qui sépare la fin de la guerre de mouvement en 1914, la guerre de position ponctuée par les assauts au gaz allemands sur l’Yser, au cours de l’année 1915, et sa participation aux côtés des Anglo-Français à la deuxième bataille des Flandres entre les mois de juillet et d’octobre 1917, l’armée belge emmenée par Sa Majesté Albert Ier, le « Roi Soldat », ne cesse de poursuivre la lutte. (…)

Le 5 décembre, le roi Albert 1er, la reine Elisabeth et le prince héritier Léopold, sont accueillis en héros par les Parisiens, lors d’une visite officielle.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Journal du jeudi 5 décembre 1918

M. Wilson a quitté les Etats-Unis. Il sera le 12 à Brest et le 13 à Paris.
La conférence de Londres s’est séparée : elle s’est mise d’accord sur le cas du kaiser et a également délibéré, sur l’armistice. MM. Clemenceau et le maréchal Foch ont quitté l’Angleterre. Le colonel House, souffrant, n’a pu assister aux délibérations de Londres.
L’assemblée monténégrine, réunie à Podgoritza. a déclaré Nicolas Ier déchu du trône monténégrin. Le Monténégro se réunira à la Serbie sous la dynastie des Karageorgevitch et entre dans la patrie commune du peuple à trois dénominations; celui des Serbes, des Croates et des Slovènes. Un conseil national sera élu pour gouverner les affaires de la Serbie et du Monténégro réunis.
D’après certaines nouvelles, le roi de Bulgarie Boris se retirerait.
La presse suisse demande la démission de trois conseillers fédéraux taxés de germanophilie. L’un d’eux, M.Muller, a déclaré renoncer à la présidence de la Confédération.
Le cabinet espagnol, présidé par M. Garcia Prieto, est démissionnaire. M. de Romanones a été chargé de former le cabinet.
La 3e armée américaine, dans sa marche en Allemagne, a atteint la ligne Dalhem-Berncastel-Steinberg.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1585/4 décembre 1918

Des Alsaciens-Lorrains  posent devant le fort du prince de Württemberg

2/ Réf. SPA 8 NS 355 Metz, Meurthe-et-Moselle, Alsaciens-Lorrains devant le fort du prince de Württemberg. 04/12/1918, opérateur inconnu.

Près de Metz, au début du mois de décembre, des Alsaciens-Lorrains libérés du service militaire allemand, parés de cocardes tricolores, posent devant le fort du prince de Württemberg.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le pont de Kehl à Strasbourg

9/ Réf. SPA 228 H 7524 Strasbourg, Alsace, le pont de Kehl gardé par des soldats du 4e RZ. 04/12/1918, opérateur Frédéric Gadmer.

Le pont de Kehl à Strasbourg est gardé d’un côté par des soldats français, de l’autre, par des sentinelles allemandes. Ici, ce sont les soldats du 4e RZ (régiment de zouaves) qui tiennent leur poste, équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss. Au début du mois de décembre, des milliers d’Alsaciens- Lorrains, libérés du service militaire allemand, traversent le pont en direction de la France.source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Venue en France du Président Wilson

Accompagné de son épouse le président américain embarque le 4 décembre 1918 sur le « George Washington« , un navire de 25000 tonnes filant 19 noeuds. Ce transatlantique appartenait à la compagnie « Nord Deutscher LLoyd ».

Il est escorté depuis les Etats-Unis par le cuirassé « Pennsylvania » encadré de 5 contretorpilleurs.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2018/04/30/36345469.html

lire aussi https://books.google.fr/books?id=z4UmCwAAQBAJ&pg=PT53&lpg=PT53&dq=4+décembre+1918&source=bl&ots=ABSp5uQJjR&sig=VVurYF3WyqFS_QEiFkIelB6whJk&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj5lLHZnePeAhVFgM4BHX9PAtQ4FBDoATAIegQIAhAB#v=onepage&q=4%20décembre%201918&f=false

Albert Londres se rend en Allemagne

Depuis 1915, il était sur tous les fronts. Ce n’est pas une image : reporter pour le quotidien Le Petit Journal, Albert Londres a couvert la Première Guerre mondiale en France, en Belgique, en Italie, en Grèce, en Serbie, en Albanie et en Turquie. Et fin 1918, trois semaines après l’armistice, il accompagne l’armée anglaise dans l’Allemagne vaincue.

Le 4 décembre, il raconte son entrée chez les Allemands. Le ton est patriotique, comme c’est la règle dans tous les journaux de l’époque. Mais la force de la description est saisissante.

article payant: https://twitter.com/RetroNewsFr/status/793345723483951105

Journal du mercredi 4 décembre 1918

La 3e armée américaine, continuant son avance en Allemagne, a atteint la ligne générale Krewinkel-Metterich-Morscheid-Hirschfelderhof. La ville de Trèves a été occupée.
La conférence de Londres a tracé le programme préliminaire de la paix. Une brillante réception en l’honneur de M. Clemenceau et du maréchal Foch a eu lieu à notre ambassade à Londres.
Les souverains belges ont fait leur entrée triomphale à Liège.
Les troupes françaises ont traversé Bruxelles, acclamées par la population.
Le président Wilson a lu son message au Congrès. Il y a déclaré que la paix serait conclue au cours du printemps prochain. Il est parti pour l’Europe à bord du George Washington, à bord duquel il a fait installer un poste très puissant de T.S.F. afin de pouvoir rester en contact permanent avec son pays.
Selon un journal allemand, le gouvernement de Berlin aurait demandé au président de se rendre en Allemagne.
L’Assemblée nationale monténégrine a prononcé la déchéance du roi de Montenegro et L’union de ce pays avec la Serbie.
L’Allemagne acceptera tout, a dit le commissaire du peuple Barth. Les C.O.S. se prononcent dans tout le pays pour la convocation de l’Assemblée nationale. Un complot pour la restauration du kaiser a été dénoncé a Berlin. Ebert déclare qu’il maintiendra l’unité germanique à l’encontre de toutes les tentatives de séparatisme.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, après avoir exilé le directoire panrusse, annonce qu’il reconnaît toutes les dettes de la Russie, et proclame en même temps illégaux tous les actes des Soviets.
Le kronprinz a renoncé à la couronne pour lui-même, mais non pour ses héritiers.
On annonce que le roi de Grèce viendra à Paris après les autres souverains de l’Entente.
M. Klotz déclare à la Chambre, en lui faisant part des résultats de l’emprunt, que les frais de la guerre devront être payés par les Etats responsables.

 

1584/3 décembre 1918

Albert  Londres contre le bourrage de crâne

L’expression bourrage de crâne apparue dans l’argot parisien à la fin du XIX siècle se répand pendant la Première Guerre mondiale pour désigner la propagande outrancière et souvent mensongère de la plupart des journaux. Elle a été popularisée par le journaliste Albert Londres qui dénonça dans ses reportages la propagande pendant la Première Guerre mondiale.

Si l’expression est restée utilisée par la suite pour désigner la propagande ou l’endoctrinement, elle est particulièrement en usage pendant la Grande Guerre.

Le bourrage de crâne est la conséquence de la censure, de l’esprit cocardier de la rédaction des principaux organes de presse et d’une volonté de maintenir le moral de l’arrière. Les communiqués laconiques des autorités masquant les revers de l’armée ne permettaient pas de satisfaire les besoins d’informations du public. Les journalistes sont donc contraints à l’invention.

Passé les premiers jours, les journalistes ne peuvent plus se rendre sur le front. Leur ignorance des opérations et des conditions matérielles des combattants leur permet d’autant plus de laisser libre cours à une imagination délirante, satisfaisant ainsi autant les autorités qu’une partie du public. Ces outrances choquent les combattants et trompent de moins en moins les civils ce qui amène les journalistes à adopter un ton plus mesuré et plus réaliste dans les dernières années de la guerre.

source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourrage_de_crâne

Journal du mardi 3 décembre 1918

Les troupes avancées de la 2e armée britannique, commandées par le général sir H. Plumer, ont traversé la frontière entre Belio et Eupen, et se sont dirigées vers le Rhin. Elles ont atteint la ligne générale Burg-Reuland-Bullingen-Montjoie.
La 3e armée américaine a franchi la frontière allemande et atteint la ligne générale Alfersteg-Wintencheid-Mastliom-Mulbach Cordel-Trèves-Saarburg-Trèves.
Le maréchal Foch a fait afficher une proclamation en Prusse rhénane, à titre de commandant en chef, pour annoncer l’occupation du pays et invitant la population à obéir strictement aux ordres des autorités militaires alliées.
M. Clemenceau et le maréchal Foch ont été reçus à Londres par de vives acclamations. L’assemblée nationale de l’Alsace-Lorraine fait parvenir à M. Poincaré un télégramme de félicitations et de bienvenue.
La commission municipale de Strasbourg a élu son bureau.
Un nouveau cabinet s’est constitué à Belgrade.
Les élections polonaises ont été fixées au 5 janvier. Le gouvernement polonais de Pilsduski proteste contre l’occupation allemande.
La situation de Kurt Eisner paraît ébranlée à Munich. On parle du ministre de l’Intérieur, le député socialiste Auer, comme d’un successeur éventuel.
L’acte d’abdication du roi de Wurtemberg été publié.
Les Russes ont attaqué les Allemands près de Narva.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, a lancé une proclamation au peuple russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1583/2 décembre 1918

Journal de guerre de 1918 du soldat canadien  Charles Robert Bottomley

2 décembre 1918 — Sommes partis de Tohogne vers 7 h. Avons traversé une région très accidentée et à l’allure sauvage; avons passé notre temps à monter et à descendre. Avons traversé un village appelé Bomal. Nous sommes arrêtés dans un village appelé Harre et avons dormi dans une école.

3 décembre 1918 — Sommes partis de Harre vers 9 h. Avons traversé un terrain très accidenté et à l’allure sauvage. Sommes arrivés vers 4 h à un endroit appelé Lierneux. N’avons pas eu de vivres avant 21 h. Avons acheté un peu de steak et avons mangé. Ai logé chez un couple âgé. Dernière ville belge.

4 décembre 1918 — Avons quitté Liemeux. Sommes passés par Corrone, Veilsalm et Pethihier et sommes entrés en Allemagne à 13 h 20. Pendant l’après-midi, le général Currie et son état-major nous ont pris en charge. Sommes entrés dans un village allemand appelé Recht et avons dormi en haut de la maison d’un fermier. Un peloton d’infanterie nous a été affecté. Avons passé la frontière à Valsalm.

5 décembre 1918 — Avons passé toute la journée à Recht pour faire reposer les chevaux et nettoyer les véhicules et les pièces. Étions assez bien logés. Les vivres ont commencé à arriver un peu plus régulièrement.

6 décembre 1918 — Avons reçu l’ordre de partir. Avons quitté Recht, avons traversé Born et nous sommes arrêtés dans un village appelé Bullingham. Ai logé chez un fermier allemand . C’était amusant de voir le soldat allemand retourné à la vie civile saluer nos sergents. La dame de la maison a préparé des pommes de terre et du chou. Le village et les routes sont très sales.

7 décembre 1918 — Avons quitté Bullingham à 5 h. Avons traversé la Rhénanie, qui est très accidentée et très belle. Sommes arrivés à 16 h dans un village appelé Reiffersherd. Certains de nos gars ont fait du raffut dans un estaminet. Le village ne paie pas de mine. Ai logé chez une famille composée de six enfants, du mari et de la femme. Passcherdale.

8 décembre 1918 — Avons quitté le village vers 7 h pour une courte marche. Avons traversé une très belle région. Les Allemands revenaient de l’église et se sont mis en ligne pour nous regarder passer. Avons traversé Gall et sommes entrés dans un village appelé Schever au sommet d’une colline. Ai logé chez des gens très sympathiques.

9 décembre 1918 — Avons quitté Scheven vers 7 h. Avons traversé une très belle région. Avons atteint une grande ville de caserne appelée Fuskuchen. Avons logé dans la caserne. Ai rencontré Jack Morton et un ou deux autres gars d’Oshawa.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/dec1918

Après la bataille de Tiérarche, Pétain à Hirson

Du 28 septembre au 18 octobre 1918, les soldats du 412 ème ont forcé le passage de l’Oise jusqu’alors tenu par l’ennemi. CIté à l’ordre de la 1ére armée, le 412e régiment, est-il précisé,  » a livré sans répit une série de combats acharnés, repoussant chaque jour l’ennemi, crevant la « Hermann Stellung » et s’emparant de haute lutte des glacis du plateau de Ferrière ».

Jusqu’à la dernière minute, précise encore l’ouvrage, le 412e eut à livrer dix attaques en dix-sept jours sans compter celles de la poursuite. Le bilan des pertes s’élevait à 54 tués, dont deux officiers et 615 blessés, dont vingt-trois officiers.

A la suite de ces opérations, le 2 décembre 1918, lors d’une prise d’armes solennelle sur la place d’Hirson, le Maréchal Pétain, alors Commandant en chef des armées françaises; accrocha lui-même la fourragère au drapeau du régiment.

http://jjthomas.canalblog.com/archives/2007/03/22/4387558.html

Le conseil municipal de Saint Avold (Moselle)  recomposé

Entrée des troupes françaises le 21 novembre 1918 à Saint-Avold

Dans la matinée du jeudi 21 novembre, Saint-Avold acclame le 129e régiment d’infanterie et son chef de corps le colonel Weiler. Monté sur une estrade installée place du Marché (actuelle place de la Victoire), Théodore Paqué, président du comité de réception et futur maire, prononce un discours patriotique en présence de l’ensemble du conseil municipal, des associations et de la population. Après avoir rappelé les souffrances de la guerre et de l’annexion, il exprime la confiance que les Naboriens ont toujours eue envers la France : « Séparés de notre patrie, la noble France, depuis près d’un demi-siècle, nous avons vécu sous la domination d’un peuple qui ne nous a marchandé ni tristesses, ni humiliations. Tous nos souvenirs, toutes nos aspirations ont été foulés aux pieds, être Lorrain était un titre de réprobation ! Aussi, pendant ces 40 longues années, que de fois nous somme-nous demandé : la France nous a-t-elle oubliés ? Cependant, à la longue, le patriotisme s’engourdissait, nos aînés disparaissaient, et l’indifférence menaçait de s’implanter dans le cœur de nos enfants élevés dans les écoles de nos dominateurs. Mais lorsqu’en août 1914 éclata la plus terrible des guerres, notre patriotisme français se réveilla, comme sous un coup de fouet plus vif et plus ardent que jamais ! Si quelque chose nous a aidés à supporter ces quatre années de guerre, c’est la confiance inébranlable que la France venait enfin nous reprendre, pour ne plus jamais nous perdre. (…) Et ce jour tant attendu est enfin arrivé ! Saint-Avold, patrie de tant de brillants officiers de l’armée française, est fier de l’honneur que vous lui faites en ce jour (…) ».

Sur sa lancée, Théodore Paqué adresse au Président de la République un télégramme exprimant la joie de la population et le témoignage de sa fidélité à la France. En retour, le Président Raymond Poincaré envoie directement à Théodore Paqué un télégramme de remerciements.

Si, en ce jeudi 21 novembre 1918, les Naboriens laissent éclater leur joie c »est surtout parce que cette guerre abominable est enfin terminée et qu’ils espèrent des jours meilleurs. Tous, cependant, ne partagent pas cette allégresse : certains volets restent clos derrière lesquels on devine des familles inquiètes pour leur avenir. Si le retour à la France répond aux espoirs entretenus par les francophones, il nécessitera une importante réadaptation des germanophones dans un milieu national qui leur est désormais étranger.

Le conseil municipal confirme le maire, Joseph Koestel, dans une délibération du 30 novembre 1918. Rappelons que celui-ci est élu, en vertu de la loi de 1895, jusqu’au 30 septembre 1920. Il est néanmoins démis de ses fonctions par les autorités françaises le 2 décembre 1918. Les quatre autres membres allemands du conseil, qualifiés de renégats, sont expulsés et remplacés par cinq personnes extérieures, en application des mesures transitoires du gouvernement français. Théodore Paqué est élu maire par un conseil municipal recomposé. On procède à la francisation des noms des rues et des places à qui on donne souvent des noms de généraux et d’officiers qui se sont illustrés pendant les quatre années de guerre. La place centrale de la ville, la place du Marché (ancienne place Saint-Nabor) devient la place de la Victoire, nom qu’elle porte encore de nos jours.

Journal du lundi 2 décembre 1918

Guillaume II a enfin et réellement abdiqué à la date du 28 novembre. Il déclare qu’il renonce pour toujours à tous ses droits à la couronne de Prusse et aux droits connexes à la couronne allemande. Il rejette, d’autre part, la responsabilité de la guerre sur ses ministres de 1914.
La situation paraît de plus en plus chancelante à Berlin où le comité des commissaires du peuple est attaqué à la fois par l’extrême gauche et par les impérialistes. Les élections à la Constituante ont été fixées au 16 février, sous réserve de ratification de cette date par le congrès général des comités ouvriers et soldats qui siégera le 16 décembre. Le groupe Spartacus s’est rendu maitre des stations de T.S.F. de toute l’Allemagne.
Les 70.000 hommes de Mackensen ont été internés en Hongrie.
La flotte russe de la mer Noire a été remise aux Alliés.
Le Danemark a décidé de poser la question du Slesvig devant la conférence de la paix.
L’amiral Koltchak, qui s’est proclamé dictateur à Omsk, et qui a fait arrêter les membres du directoire panrusse, affirme qu’ils étaient d’accord avec les bolchevistes.
Le comte Czernin, après Bethmann-Hollweg, essaie de se disculper. Il veut démontrer que si la guerre s’est prolongée, le cabinet de Berlin et Ludendorf en sont seuls responsables.
D’après les évaluations faites, 200 sous-marins allemands ont été détruits au cours de la guerre.
Le dernier budget américain s’est élevé à 40 milliards.
Le dernier emprunt français a recueilli 28 milliards.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1582/1 décembre 1918

Naissance de la Yougoslavie

Le 1er décembre 1918 naît officiellement le « Royaume des Serbes, Croates et Slovènes ». Le nouveau pays est une fédération qui rassemble autour de la Serbie et de sa capitale Belgrade des provinces et d’anciens royaumes sortis des décombres de l’Autriche-Hongrie :

– La Slovénie et la Croatie sont peuplées de Slaves de confession catholique, qui ont vécu depuis la fin du Moyen Âge sous la tutelle des Habsbourg d’Autriche. Ils utilisent l’alphabet romain et bénéficient d’un niveau de vie relativement élevé,

La suite sur https://www.herodote.net/1er_decembre_1918-evenement-19181201.php

Naissance d’une grande Roum anie

Le 1er décembre 1918 naît une grande Roumanie sur les décombres de l’Autriche-Hongrie et de l’empire ottoman. Elle succède au royaume issu du congrès de Berlin quarante ans plus tôt et constitué seulement des anciennes provinces ottomanes de Valachie et Moldavie.

Au début de la Première Guerre mondiale, le pays, sorti vainqueur des guerres balkaniques, demeura d’abord dans une prudente neutralité, le roi Charles 1er de Hohenzollern-Sigmaringen penchant plutôt pour l’Allemagne dont il était originaire et les citoyens et le Premier ministre Ion Bratianu plutôt vers la Russie et la France, auxquelles les rattachaient des liens affectifs et intellectuels.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2262.php

Correspondance d’Henri Rhein

Au 86e régiment d’infanterie, 24 juin-10 déc. 1918 (29 lettres, 1 carte postale ; lettre du 5 août incomplète, deux lettres non datées sans doute de fin oct. début nov.).

60 vues - Au 86e régiment d'infanterie, 24 juin-10 déc. 1918 (29 lettres, 1 carte postale ; lettre du 5 août incomplète, deux lettres non datées sans doute de fin oct. début nov.). (ouvre la visionneuse)
Présentation du contenu : 

Départ sur le front en renfort (24 juin), affectation comme radio télégraphiste (13 juill., vue 5), description de la  » guerre en rase campagne, pas de réseaux, ni tranchées, ni abris  » (23 juill., vue 9). Repos à l’arrière en passant par Epernay (28 juill., vue 11). Départ pour les tranchées dans le secteur de Verdun (5 août, vue 17), ennui :  » j’ai presque envie d’acheter un petit appareil photographique. Cela me passerait le temps  » (15 août, vue 21), relève par des Américains (sept., vue 33). Nouvelle destination en passant par Valmy, Vouziers (14 sept., vue 35), Mourmelon (19 sept., vue 37), victime d’une attaque au gaz (lettre non datée, vue 44). Armistice (11 nov., vue 49). Envoi possible comme troupes d’occupation en Allemagne (14 nov., vue 51 et 10 déc., vue 59).

source: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1NUM395

Journal du dimanche 1 décembre 1918

Le roi d’Angleterre, George V, a quitté Paris.
M. Clemenceau est parti pour Londres, ainsi que MM. Stephen Pichon, le maréchal Foch et Philippe Berthelot : il y conférera avec les ministres anglais et avec les ministres italiens.
L’ex-impératrice d’Allemagne a rejoint en très modeste équipage Guillaume de Hohenzollern.
M. Lloyd George a prononcé à Newcastle un discours électoral où il a abordé la question des indemnités à réclamer de l’Allemagne et celle du châtiment des coupables. « La paix, a-t-il dit, doit être d’une justice rigoureuse et inflexible.  »
M. Wilson fait annoncer qu’il viendra en Europe comme chef de la délégation américaine, qui comprendra M. Rouse, le général Bliss et sir Henri White.
Le président de la délégation japonaise à la conférence de la paix est le marquis Saionji, ancien président du Conseil dont la francophilie est bien connue.
La presse berlinoise de tous les partis a engagé une campagne extrêmement violente contre M. Kurt Eisner, en accusant la Bavière de séparatisme. Une réunion orageuse a eu lieu à Berlin, où les partis extrêmes continuent à réclamer la démission de Solf, d’Erzberger et de Scheidemann.
Des massacres d’israélites sont signalés de divers côtés en Pologne.
Des représentations ont été faites par l’Entente aux Pays-Bas.
Une escadre interalliée ira au-devant de M. Wilson.
D’après les statistiques publiées, un million d’Arméniens ont été massacrés au cours de la guerre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html