1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

1112/dimanche 19 aout 1917

Journal du dimanche 19 août 1917

Assez grande activité d’artillerie dans les régions des plateaux de Vauclerc et de Californie et sur les deux rives de la Meuse.
Sur le front britannique, les Allemands ont fait une tentative infructueuse au nord-est de Lens. Ils ont subi de lourdes pertes. Deux autres contre-attaques ont été exécutées l’une à l’est de Loos, l’autre vers le bois Hego. Sur le premier de ces points, les assaillants ont été pris à courte distance sous les barrages et les feux de mitrailleuses de nos alliés. Ils ont reflué en désordre en subissant des pertes élevées. Bien que soutenue par des jets de liquides enflammés, la seconde attaque n’a pas permis à l’infanterie ennemie de parvenir jusqu’à nos tranchées.
L’artillerie allemande s’est montrée plus calme sur le front de la bataille d’Ypres.
Sur le front d’Orient, activité moyenne d’artillerie.
L’aviation française a bombardé les installations ennemies de la région de Demir-Hissar, l’aviation anglaise, celles de la région de Resna.
M. Poincaré et le roi d’Italie ont échangé des télégrammes cordiaux à l’occasion de la visite du président sur le front de Moldavie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Parution de la mode illustrée

source: http://courcarree.blogspot.fr/2016/08/la-mode-illustree-19-aout-1917.html

 

1111/18 août 1917

Journal du 18 aout 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, une attaque des Allemands sur nos nouvelles positions, de part et d’autre du Steensbeck, a complètement échoué. L’ennemi n’a plus ensuite réagi : nous avons réduit les derniers ilots de résistance, et porté à 400 le total de nos prisonniers. Nous avons capturé en outre 15 canons et un grand nombre de mitrailleuses.
L’ennemi a lancé une vigoureuse attaque sur un front de 2 kilomètres entre le moulin de Vauclerc et le plateau de Californie. Repoussé par nos feux, il n’a pu nulle part aborder nos lignes. Il a échoué également dans les violentes offensives à l’est de Cerny.
Canonnade réciproque en Champagne, vers le mont Blond et le Cornillet.
Sur les deux rives de la Meuse, vives actions d’artillerie. Sur la rive droite, après un court bombardement, les Allemands ont déclanché une violente attaque entre la corne nord du bois des Caurières et Bezonvaux. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté de presque tous les points les assaillants qui avaient réussi à prendre pied dans les éléments avancés.
Les Anglais, qui avaient occupé Langemarck où ils avaient fait 1800 prisonniers, ont eu une série de contre-attaques à repousser aux abords de Lens.
De violents combats se poursuivent en Moldavie : chaque fois que les Austro-Allemands ont progressé, les réserves roumaines ont reconquis le terrain perdu.

Incendie de Thesalonnique

En  1917, tout le centre de la ville est ravagé par un incendie catastrophique. Le feu prend le samedi  18 août  vers 15 h. Il part d’une petite maison de réfugiés au 3 Olympiados dans le quartier de Mevlane situé entre le centre-ville et la ville-haute. Il aurait été causé par une étincelle provenant d’une cuisine et qui aurait atteint un tas de paille voisin. L’absence d’eau et l’indifférence des voisins empêchent l’extinction rapide du feu. De plus, un vent violent déplace le feu vers les maisons voisines, puis vers l’ensemble de la ville.

Le feu s’étend principalement dans deux directions. Vers le Diikitirio (préfecture) en passant par la rue Agiou Dimitriou et vers le marché en passant par la rue Leontos Sofou. Le Diikitirio est sauvé des flammes grâce à ses employés qui accourent pour prévenir l’arrivée du feu. Le vent se renforçant encore, le feu se dirige vers le centre de la ville. Au matin du 19, le vent change de direction et les deux fronts principaux de l’incendie détruisent le centre commercial de la ville. À midi, le feu s’approche d’Aghia Sofia, mais l’épargne et se dirige plus à l’est, remontant la rue Ethnikis Amynis, où il s’arrête. Il s’éteint le soir du dimanche 19 août. En trente-deux heures, 9 500 bâtiments sont détruits, laissant 70 000 personnes sans abri2

 L’hôtel Splendid ravagé par l’incendie
Incendie de Salonique recto – 19 au 22 août 1917 : Histoire des faits relatés par les correspondants à Salonique

Incendie de Salonique verso – 19 au 22 août 1917 : Histoire des faits relatés par les correspondants à Salonique

Les quantités d’eau à Thessalonique sont limitées du fait que la plupart des réserves sont utilisées par les camps militaires alliés dans les faubourgs de la ville. De plus, la ville n’est pas pourvue d’une brigade de pompiers. Seuls quelques pompiers travaillent à titre privé pour des compagnies d’assurance. Ils ne sont généralement pas ou peu entraînés et disposent de vieux équipements.

L’espoir de Thessalonique réside en l’intervention des Alliés.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_de_Thessalonique_(1917)

Modification de la taxe des médicaments

A partir du 1er juillet 1917, la taxe des médicaments, publiée par arrêté du 30 janvier 1917, est complétée conformément à l’annexe du présent arrêté. Les suppléments de prix prévus par la nouvelle annexe seront ajoutés aux prix des médicaments fixés par l’arrêté du 30 janvier 1917; ces majorations ne sont pas susceptibles du rabais prévu à l’art. 2 du dit arrêté.

source: http://memab.legitech.lu/memab/bridge2server?action=getPDFFromDoc&refpub=1917A0994B

Réglage, d’un tir de l’ALGP, par un avion, en 1917

L’action se déroule lors de la bataille de Verdun d’août 1917.

Du 11 au 20 août 1917, la BR 210 [1] réalise 80 réglages ou contrôles de tir, dont 20 dans la journée du 17. Puis plusieurs tirs de destruction suivent qui durent entre 3 et 4 heures.

L’étude des photographies aériennes révèlent des déblais qui prennent un volume considérable. Les spécialistes en déduisent que les allemands creusent tout un système de tunnels dans la région ; ce fait est confirmé par l’interrogatoire de prisonniers. L’artillerie lourde de grande puissance (ALGP) reçoit l’ordre de détruire les accès aux tunnels.

Les mortiers et obusiers de 370 et 400 ont reçu l’ordre de détruire les accès à ces tunnels ou organisations souterraines.

Une mission de réglage ALGP le 18 août 1917

Le Lieutenant Henri Pierret est chargé du réglage des deux canons de 400 mm de la batterie Simonin [2] qui doit tirer sur le tunnel Kronprinz. Des tirs ont déjà été effectués les jours précédents, mais sans succès. Il faut dire que des tirs sur un objectif aussi précis, à une très longue distance, demandent des réglages en permanence.

L’équipage composé du Sergent Jean Fabre et du Lieutenant Henry Pierret décolle au petit matin après avoir prévenu la batterie par téléphone. Il indique le type de son appareil (pour être bien reconnu) et la fréquence de son émission TSF sur laquelle le radiotélégraphiste de la batterie accordera son poste.

Après avoir pris suffisamment d’altitude, l’observateur déploie l’antenne métallique, d’une cinquantaine de mètres, qui va trainer derrière l’avion. Il vérifie immédiatement le bon fonctionnement de l’ensemble radio, et communique par lettres codes à la batterie Simonin.

En passant à proximité du poste de réception de l’escadrille, ils aperçoivent deux long draps blancs, disposés en rectangle, signes que les signaux radio n’ont pas été entendus. Il faut donc faire demi-tour car sans TSF, il n’est pas possible de remplir la mission.

Après plusieurs essais infructueux il est décidé de changer d’appareil. Comme celui du capitaine est prêt, l’équipage infortuné monte à bord et s’envole immédiatement. Cette fois, les essais radio sont bons et le signal est donné de commencer la mission.

L’avion file vers la batterie à régler qui est dissimulée quelque part dans la vallée de Vaudelaincourt, sur un raccordement à la voie ferrée de Clermont à Verdun.

Les artilleurs, ont déjà pris en compte les conditions météorologiques, pointé et chargé leurs pièces. Ils commencent à s’impatienter. L’avion est relié à l’artilleur « radio » qui attend dans sa « cagna » à flanc de coteau. C’est lui qui retransmet par téléphone les ordres de correction au commandant de la batterie. La batterie déploie ses panneaux au sol pour signaler que les messages TSF sont parfaitement compris et que le réglage proprement dit va pouvoir commencer.

L’ordre de tir est donné, une pièce ouvre le feu.

L’observateur, d’un rapide coup d’œil en arrière, s’assure que le coup est parti [3]. L’obus, qui vient d’être tiré, met à peu près une minute pour arriver. Pendant ce laps de temps, le pilote place son avion dans les conditions les plus favorables pour que l’observateur puisse voir l’éclatement du projectile. Un énorme nuage de poussière et de fumée jaillit non loin des sorties du tunnel.

Le point d’impact est immédiatement repéré sur le plan directeur à grande échelle, ou encore mieux, sur une photo aérienne récente où l’axe de tir est tracé.

A l’aide du quadrillage à l’échelle du plan, il évalue les écarts en direction et en portée. Pendant ce temps, le pilote fait demi-tour et rapproche l’avion de la batterie pour réduire la distance d’émission.

Dès que la communication des corrections à apporter est faite, le chef de batterie, au moyen de ses tables de tir, évalue les modifications à apporter en hausse et en dérive.

Il communique alors aux chefs de pièces les nouvelles valeurs à prendre en compte. Une fois, les pièces réglées et chargées, le Breguet fait demi-tour. L’équipage, avant de s’enfoncer en territoire ennemi, vérifie les panneaux « batterie prête ».

Nouveaux tirs et nouvelles observations. Dix fois, vingt fois, ces manœuvres vont être répétées jusqu’à ce que la réserve de carburant ne permette plus à l’avion d’assurer sa tâche…

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1352

 

1110/17 août 1917: à propos de la désinformation

A propos de la désinformation

Le concept de désinformation  est le processus qui, à l’aide des médias de masses ( presse, radio, films, télé etc), consiste à présenter une information fausse comme étant vraie, ou une partie de celle-ci, fausse ou vraie, comme étant la plénitude de la réalité. La désinformation est donc un simple transfert del’ information  initiale, qui a été transformé au préalable.

Elle se manifeste entre autre par la modification de photos, la parution de faux-documents dans les journaux, ou par la radio qui en temps de guerre peut servir à démoraliser l’adversaire, en lui faisant croire à de fausses mauvaises nouvelles… Mais également par deux moyens principaux: soit ne dire qu’une partie de la vérité, soit présenter un maximum d’informations superflues afin de masquer celles qui sont importantes (cette méthode est appelée « sur-médiatisation ou « désinformation par exagération »). Il y a alors un contrôle des journalistes et des informations diffusées.

On retrouve donc dans la désinformation une part de censure et de propagande.

Le concept de désinformation consiste à empêcher d’informer.

Voici un exemple de désinformation,

Dans cet article du 17 août 1917, du journal « L’Intransigeant », on peut lire en quelque sorte que les attaques allemandes sont incapables de nuire à l’armée française. On voit donc bien ici, que les journalistes ne disent pas la vérité aux lecteurs, car les tirs ou toutes autres attaques, qu’ils viennent de France ou d’Allemagne, sont tous aussi nuisibles.

Journal du vendredi 17 août 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, notre attaque commencée la matin, s’est poursuivie toute la journée. Notre infanterie, dominant l’adversaire, a brisé sa résistance à l’ouest de Steensbeck, et continuant à l’est sa progression, en liaison avec les troupes britanniques, s’est emparée de toutes les positions ennemies. Plus de 300 prisonniers, dont 4 officiers, sont tombés entre nos mains, ainsi qu’un nombreux matériel.
Canonnade dans les régions de Laffaux et d’Hurtebise. Sur la rive gauche de la Meuse (cote 304), une de nos patrouilles a ramené des prisonniers.
An Alsace, deux coups de main tentés par les Allemands au Barenkopf et au sud de l’Hartmannswillerkopf, ont complètement échoué.
Les Allemands ont mis le feu à la cathédrale de Saint-Quentin.
Les Anglais ont à nouveau attaqué dans la région d’Ypres. Ils progressent. Sur le front de la bataille de Lens, ils ont repoussé trois nouvelles contre-attaques. Ils ont dispersé des formations ennemies qui se concentraient vers la cité Saint-Auguste.
La note que le pape avait adressée aux puissances belligérantes pour les exhorter à la paix a été publiée.

 

1109/16 aout 1917: incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

Incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

La basilque en 1917

Dans l’Aisne, le sort de la ville de Saint-Quentin à partir de 1917 fut au cœur de ce débat. En partie épargnée par les combats de 1914, Saint-Quentin est entièrement vidée de ses 48 000 habitants par l’armée allemande en mars 1917. Désormais considérée comme un bastion sur la ligne Hindenburg, la ville est rapidement la cible de l’artillerie alliée. Dans la nuit du 15 au 16 août 1917, un incendie anéantit la charpente de la basilique du XIIesiècle. L’orgue est détruit et les tuyaux descendus pour être fondus. Un sort similaire est réservé au monument du siège de 1557 qui trônait sur la place de l’hôtel de ville.

Lorsque l’armée française entre dans Saint-Quentin le 2 octobre 1918, la ville n’est plus qu’un amas de ruines.

source: http://www.aisne14-18.com/les-evenements-de-lete

Pétain décore l’escadrille La Fayette

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l’escadrille sa première citation à l’ordre de l’armée : « Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thenault qui l’a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l’admiration profonde des chefs qui l’ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l’affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués ».

source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-25902016.html

Parution de La baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b111.htm

A propos de la chanson de Craonne

– La première mention de La Chanson de Craonne date du 16 août 1917, quand une lettre non signée du 89e RI est saisie qui la mentionne, même si le titre n’est pas encore définitif … Dans son livre La Saignée (1920), Georges Bonnamy rapporte qu’on la chantait dans son unité (le 131e RI) en juin de la même année.

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source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/09/

Journal du jeudi 16 août 1917 à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Belgique, au nord de l’Aisne, en Champagne sur les deux rives de la Meuse et en Haute-Alsace. Un coup de main exécuté par nous près du Four-de-Paris a ramené dans nos lignes une mitrailleuse et du matériel. L’ennemi a bombardé Reims et lancé 100 obus sur Pont-à-Mousson.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, sur la lisière nord-ouest de Lens, au bois Hego (nord-est de Loos). Les premières lignes allemandes ont été enlevées sur tous les points et les troupes de nos alliés ont accompli une avance satisfaisante. Elles ont conquis la fameuse cote 70 qui était formidablement défendue et ont, par la suite, poussé sensiblement leur progression autour de Lens. 282 prisonniers sont tombés entre leurs mains. Cinq contre-attaques allemandes ont été brisées avec de fortes pertes pour l’assaillant. Les pertes anglaises ont été légères.
Nos alliés ont également progressé au nord-ouest de Bixchoote, et fait échouer des coups de mains allemands à l’est de Klein-Gillebeke.
La bataille continue avec rage sur le front roumain avec des alternatives d’avance et de recul pour nos alliés.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar et sur la Cerna.
Des patrouilles ennemies ont été mises en échec devant les tranchées anglaises de la vallée de la Strouma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1108/15 août 1917: A Loosles Canadiens perdent des milliers d’hommes

Football: La Coupe de France est enfant de la guerre, pupille de la nation

Paris est la capitale du monde ! Enfin c’est ce qu’espèrent encore les Français quand naît Charles Simon en 1882. Jeune homme, il est sportif à la Belle Époque, mais pas seulement : Charles Simon est de ceux qui organisent le football français.

Nous sommes à la grande période du patronage, quand se multiplient les associations qui ont pour vocation d’édifier la jeunesse ! L’une des principales apparaît sous un acronyme bizarre : la F.G.S.P.F., la Fédération, gymnastique et sportive, des patronages de France, fondée par le docteur Paul Michaux.

Charles Simon en fait partie, il en est même le secrétaire général sportif. En 1907, il fonde aussi le C.F.I., le Comité Français Interfédéral, un nom un peu barbare mais qui est à l’origine de la Fédération Française de Football.

Charles Simon est proche de tous ceux qui font le sport de la Belle Époque : Pierre de Coubertin, Henri Delaunay, Jules Rimet…

Baigné d’idéalisme, ils croient en un avenir de progrès, d’humanisme, notamment grâce au sport. Alors vous imaginez combien la déception est rude quand éclate la guerre, en 1914 !

Charles Simon, tué au combat

Pendant la Première Guerre mondiale, plus d’1,3 millions de militaires français meurent au combat. Une soixantaine d’entre eux s’appellent Charles Simon : un prénom à la mode pour un patronyme répandu, Charles Simon. Parmi ces 60 Charles Simon, il y a le nôtre, figure des associations sportives d’avant-guerre.

Sur sa fiche militaire apparaît une date : le 15 juin 1915, quand il meurt pour la France. Rien de précis sur ce qui lui est arrivé : il est tué, c’est tout. Le préposé qui remplit la fiche militaire note soigneusement ses noms et prénom, son matricule. Il précise que Charles Simon est simple soldat au 205e régiment d’infanterie. Quant au lieu de la mort, le préposé note : tué au Labyrinthe, avant de rayer d’un coup de plume : le Labyrinthe n’est pas un lieu, c’est le nom donné à l’enchevêtrement de tranchés et de souterrains construit par les Allemands !

En fait, Charles Simon est tué sur la commune d’Écurie, dans le Pas-de-Calais. Ce détail est-il considéré comme important quand ses amis apprennent la nouvelle ? Sans doute pas. Ce qu’ils retiennent, c’est que leur poteau est bel et bien mort !

source: https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-xavier-mauduit/la-chronique-de-xavier-mauduit-26-fevrier-2017

Les Canadiens perdent un lourd tribut à la bataille de Loos

Quartiers généraux, en France, 16 – Les dernières dépêches officielles racontent comment fut effectuée et consolidée l’avance canadienne. C’est à quatre heures, hier matin, que le signal de l’attaque fut donné aux troupes canadiennes.
Une canonnade furieuse éclata d’abord, près des lignes, suivie d’un grondement encore plus terrifiant, produit par des pièces à longue portée, plus loin en arrière. Bientôt la lumière suivant chaque dénotation fut éclipsée par des flammes plus intenses : on projetait, sur les tranchées de première ligne de l’ennemi, de l’huile et du liquide en feu. Comme les flammes atteignaient les tranchées de l’ennemi, nos hommes sortaient des leurs. En six minutes, les tranchées de première ligne de l’ennemi étaient à nous.

Notre feu de barrage fut alors levé et des vagues successives se lancèrent à l’assaut des lignes suivantes de l’ennemi, laissant aux renfort qui les suivaient le soin de déloger les allemands de leurs abris et de conduire les prisonniers à l’arrière.
Les allemands combattirent bien, tant qu’ils furent protégés par leurs mitrailleuses ; mais en rase campagne, ils se constituèrent prisonniers très facilement.
Dès dix heures et demi , les prisonniers commençaient à affluer, dans la région de Saint Laurent, qui est, comme on sait, un village formant banlieue près de LENS.
Comme toujours, nous officiers se sont signalés à l’égal des homme. Un jeune lieutenant remarqua une mitrailleuse qui semblait nous causer beaucoup d’ennui. Il s’en approcha en rampant, avec des bombes. Peu à près, il revenait avec la mitrailleuse sur son épaule : il avait tué tous les servants.
Un autre officier remarqua que les tranchées de première ligne de l’ennemi, dans lesquelles nos hommes devaient s’abriter, pour résister aux contre-assauts, étaient presque oblitérées par le feu de l’artillerie. Il se hâta de les faire reconstruire et sa présence d’esprit sauva probablement la vie à un grand nombre de nos soldats, qui eussent autrement été victimes des mitrailleuses et des fusils des allemands.
Ceux-ci n’ont cédé qu’après avoir vu décimer les sept bataillons qu’ils nous opposèrent. Ils appelèrent ensuite des renforts, qui furent dispersés par le feu de notre artillerie.
Aucune contre attaque n’a encore réussie à déloger les canadiens de leurs nouvelles positions et ils conservent la côte 70 et tous leurs gains, à l’exception d’un petit élément de tranchée, que l’ennemi a pu reprendre.
Les artilleurs déclarent que la situation de l’ennemi est maintenant rendue impossible ; et que s’il ne peut nous déloger de la colline 70, il devra évacuer LENS, à brève échéance.
Les troupes qui firent l’attaque comprenaient des canadiens de toutes les parties du Dominion et des vétérans enrôlés dès 1914, aussi bien que des recrues dont s’étaient là le premier combat.
Nous avons donc conquis le terrain que nous n’avions pu conserver, en 1915, après l’avoir enlevé une première fois à l’ennemi. Et, cette fois, tout indique que nous allons le conserver et que les allemands devront reculer encore davantage et évacuer l’importante ville de LENS.
« LA PRESSE »
MONTREAL – 16/08/17
 Quelques chiffres
Du côté allemand :- 21 assauts sont lancés pour reprendre la côte 70 entre le 15 et le 18 août
– Dans la nuit du 16 au 17 août, les allemands lancent un nouveau gaz qui est le Gaz Moutarde
sur les batteries canadienne positionnées à LOOS.
– Pertes :
~ 20 000 hommes
~ 1120 hommes + 23 officiers prisonniers

Du côté canadien :
– Pertes :
~ 9 198 hommes (la 2ème brigade perds 50% de son effectif)
– Les canadiens lancent plus de 3 500 barils et 900 obus à gaz sur LENS
– Une mitrailleuse est installée tous les 30 mètres sur les positions nouvellement conquises et crachent ~ 250 000 coups chaque nuits

Source: http://1ere-guerremondiale.clicforum.com/t729-bataille-de-loos-15-aout-1917.htm

Lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_cote_70

Journal du mercredi 15 août 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, la lutte d’artillerie a pris par moments une grande violence en Belgique et sur les deux rives de la Meuse. Des coups de main ennemis sur nos petits postes à l’est de Cerny, du bois des Caurières et dans le secteur de Carspach, ont été aisément repoussés. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
L’aviation belge a exécuté des tirs de destruction heureux contre l’artillerie ennemie. Celle-ci a réagi sur certaines des tranchées de nos alliés et sur leurs voies de communication; elle a lancé des obus à gaz dans la région de Ramscapelle.
La région de Furnes a été bombardée. L’ennemi a attaqué la ligne britannique à l’est de Westhoeck. Prise sous le feu de l’artillerie lourde et de l’infanterie, son attaque a échoué. Nos alliés ont continué à consolider leurs positions sur la rive droite du Steensbeck, en faisant des prisonniers. Deux tentatives allemandes de coups de main ont échoué. L’une d’elles a été brisée par les troupes portugaises.
Les Russo-Roumains livrent une très grande bataille à l’armée de Mackensen. Elles résistent énergiquement et avec succès sur un front de 100 kilomètres. Il s’agit de la possession des hauteurs qui commandent directement la plaine Moldave, et par suite des communications entre cette plaine et la Russie.
La situation est devenue brusquement assez grave en Espagne, où des collisions sanglantes se sont produites.
Un contre-torpilleur anglais a coulé sur une mine.

 

1107/14 août 1917:Pierre Loti et la grande guerre

14 août 1917. Développement et tirage des photos dans le blockhaus de la Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) qui deviendra l’ECPAD.ECPAd

La mémoire vivante

Paris Match| Publié le 19/08/2014 à 16h51

Bruno Cabanes, historien. Dossier réalisé par Marc Brincourt et Juliette Camus

Match boucle sa série dédiée à la première guerre mondiale et publie des documents inédits qui font revivre le quotidien des poilus.

Dans une interview réalisée quelques mois avant sa disparition, on demande au grand linguiste Georges Dumézil, 88 ans, quel a été l’événement le plus marquant de sa vie. Sans hésitation, il cite la Première Guerre mondiale. « Jusqu’à maintenant, près de soixante ans plus tard, je conserve cette conviction : je me trouve ici par chance. J’en suis sorti différent, en sursis. » Au lendemain de l’armistice, cinq millions de soldats français démobilisables s’interrogeaient : eux, les survivants, que feraient-ils de ce surplus de vie que la chance leur avait miraculeusement accordé ? Tout ce qui avait fait leur quotidien avant la guerre, passions, projets, ambitions, tout cela avait-il encore un sens ? Dans les années 1920, le poids des morts sur les vivants était tellement lourd ! Un monument dans chaque commune, des milliers de noms récemment gravés dans la pierre, de jeunes veuves vêtues de noir et des parents inconsolables d’avoir vu leurs enfants enterrés avant eux… Au regard d’un tel cataclysme, tout le reste devient futile. Revenu à l’Ecole normale supérieure, parmi les rares rescapés de sa promotion, Maurice Genevoix préféra déchirer sa demande de réinscription à la Sorbonne et se mettre à écrire. C’était la seule activité, à l’époque, qui lui paraissait encore digne d’intérêt.

source: http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-memoire-vivante-premiere-guerre-mondiale-1914-1918-l-hommage-de-la-France-581980

Reims: La rue de l’Ecu après le bombardement du 13 août 1917

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-rue-de-l-ecu-apres-le-bombardement-du-13-aout-1917-121606868.html

Pierre Loti et la grande guerre

14 août 1917.-Un lourd et brûlant crépuscule descend sur la vieille ville très italienne où je viens d’arriver et d’où je dois repartir demain pour le Garso. Je n’ai pas le droit d’en dire le nom, bien que tout le monde le sache. Naguère elle devait vivre dans la tranquillité et le silence ; mais, depuis qu’elle est devenue une sorte de vestibule des batailles, elle s’est tout à coup encombrée d’officiers, de soldats et d’automobiles militaires qui y mènent grand tapage. Elle a de vieux palais dont quelques-uns sont adorables, des places avec statues et fontaines, des rues plutôt tortueuses bordées de porches aux antiques piliers ; à chaque pas, elle fait tableau. Pour comble, ces soldats, qui la peuplent jusqu’à l’encombrement, sont des Alpins ou des canonniers de montagnes, hommes grimpeurs, exercés à l’escalade des cimes d’alentour, et portant tous le chapeau de feutre que relève d’un côté une agrafe à longue plume d’aigle.
On est ici près du front et sous la menace des obus ; aussi, dès que la nuit commence d’embrouiller toutes choses, le silence se fait et les maisons s’éteignent. La lumière bleue, invisible d’un peu haut, est la seule tolérée, et, quand s’allument à tous les carrefours les petites lampes de guerre d’un bleu si intense, éclairant comme en rêve les palais, les fontaines, les statues et les silhouettes de ces hommes coiffés du feutre à plume pointue, on dirait du théâtre conventionnel, une mise en scène du vieux temps qui serait même presque exagérée, mais charmante.

source: http://www.alienor.org/publications/loti-grande-guerre/italie.php

Lettre d’un soldat canadien à sa chérie

Aaron Dhillon, 16 ans
Shaftesbury High School
Winnipeg, Manitoba
14 août 1917
Ma chère Margret,
Tout va bien ici dans les tranchées. Notre nouvelle mission nous voit en Belgique. La pluie d’obus a eu des conséquences pourtant. L’artillerie des Boches
a détruit la plupart des bassins de drainage, donc nos tranchées se remplissent d’eau après les grandes pluies. C’est la boue partout et si l’on ne fait pas
attention, on risque de se noyer là-dedans. À chaque jour, les officiers vérifient nos pieds pour le pied de tranchée. Le bruit des obus a provoqué chez certains
des courants et des tics de nervosité, mais pas moi. Comment va Sally? On me dit qu’elle a commencé l’école. J’espère qu’elle se fait des amis. Et comment vas-tu, ma chère femme? Ça fait longtemps que cette guerre dure, mais je serai de retour très bientôt. Ta cuisine me manque. Le biscuit et le bœuf séché ne ressemblent en rien à tes tartelettes garnies, mais apparemment on mange mieux que les Boches.
J’aime pourtant les rations de rhum, car c’est assez fort. Je me suis lié d’amitié
avec des gens ici, incluant un mec britannique qui s’appelle Will. Tu sais que notre ami de l’église, Cedric, est ici? J’ai passé quelques minutes à partager des
souvenirs avec lui. J’espère que ce village belge en vaut la peine. J’essaie de rester actif car on ne peut se déplacer que pendant la nuit. En conséquence, je ne dors pas beaucoup. Mais tout sera pour le mieux quand je rentrerai te prendre dansmes bras.
Je t’embrasse
R. Greenburg

source: http://www.dominion.ca/passchendaele/gwl-Aaron-Dhillon_fr.pdf

La grande guerre et les conserveurs de sardines

Il faut recourir à l’utilisation des sennes tournantes pour la pêche de la sardine, enfin autorisées par le décret du 14 août 1917

Lire le dossier sur la pêche à la sardine durant la grande guerre sur https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2005-3-page-71.htm

Journal du mardi 14 août 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie s’est poursuivie très vive au cours de la journée entre Cerny et Craonne. Les Allemands ont tenté de nouveau de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises au sud d’Ailles. Toutes les attaques ont été repoussées et nos troupes ont réussi à progresser sensiblement à l’est de la position.
La ville de Reims a reçu dans la journée 850 obus dont un grand nombre incendiaires. 4 civils ont été tués, 2 blessés.
Actions violentes d’artillerie en Champagne au mont Cornillet, sur les deux rives de la Meuse et en forêt de Parroy. Aucune action d’infanterie.
Sur le front britannique, recrudescence d’activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Avion-Cambrai et dans le secteur de Nieuport.
L’aviation allemande s’est montrée particulièrement agressive. Neuf appareils ennemis ont été abattus. Un raid d’avions allemands sur la côte anglaise a fait 30 morts.
Les Russes consolident leur résistance sur leur front.
Le gouvernement espagnol a proclamé l’état de siège, la grève s’étant rgénéralisée à Madrid.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Contact: alain.moyat@orange.fr