783/journal de guerre du 24 septembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Bombardement

Journal de guerre du Dimanche 24 septembre 1916 à travers Le Miroir

Nos patrouilles, poussant jusqu’aux lisières sud du village de Combles, ont trouvé de nombreux cadavres d’Allemands. Elles ont fait 15 prisonniers.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région de Bouchavesnes et dans le secteur Belloy-Berny. Pas d’action d’infanterie.
Dans les Vosges, l’ennemi a fait une tentative contre nos positions au sud du col de Sainte-Marie. Après un assez vif combat à la grenade, il a été rejeté dans ses tranchées.
Sur le front belge, combat à coup de bombes près de Boesinghe.
Au sud de l’Ancre, les Anglais ont réalisé une nouvelle avance à l’est de Courcelette. Ils se sont emparés d’un important système de tranchées ainsi que d’un certain nombre de prisonniers et ont avancé leurs lignes sur un front de 800 mètres.
Une attaque ennemie a été brisée avec fortes pertes à l’ouest de la ferme du Mouquet.
A l’est de Béthune, l’artillerie britannique a fait exploser un dépôt de munitions ennemi.
Les Russes ont refoulé une offensive allemande sur le Naroch.
Les Roumains ont progressé dans les Carpathes septentrionales et infligé un nouvel échec en Dobroudja, sur le littoral, aux Germano-Bulgares.
Les Autrichiens ont fait trois vaines attaques sur le Carso.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre16.html

Apprendre la langue de Molière grâce à un dictionnaire d’argot

Un officier russe entre dans une librairie et dans un français appliqué, demande un dictionnaire d’argot. Le Figaro du 24 septembre 1916 apprécie cette scène très parisienne.

«Petite scène “bien parisienne” malgré la nationalité du héros. Dans une librairie du boulevard, au moment où l’on feuillette les nouveautés, et où les conversations entre habitués ne manquent pas d’animation.

Un superbe officier russe, d’une haute taille, très galonné et très doré, avec une dragonne de couleurs vives au sabre d’ordonnance, fait son entrée. Il salue militairement, avec beaucoup de gravité. On se tait pour l’entendre.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/24/26002-20140924ARTFIG00112-24-septembre-1916-apprendre-la-langue-de-moliere-grace-a-un-dictionnaire-d-argot.php

Raid de dirigeables de l’armée impériale allemande sur l’Angleterre

Nuit du 23 au 24 septembre 1916.-Raid massif des dirigeables de l’armée impériale allemande sur l’Angleterre. 11 Zeppelins sont engagés. Deux d’entre eux ne reviendront pas de cette mission de bombardement : Le Lz-74 L32 -Voir deux posts plus haut- et le Lz-76 L33, un type « r » tout neuf dont c’est la première mission, abattu par des tirs venus du sol, et contraint à atterrir à Little Wigbough. Tous les occupants du L32 périssent, ceux du L33 sont faits prisonniers.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-240.html

Inauguration d’une nécropole à Revigny-sur-Ornain (Meuse)

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Cette nécropole inaugurée le 24 septembre 1916, rend un hommage bouleversant à tous les soldats tombés sur les champs de bataille de Verdun et de Champagne. 1 313 tombes y sont recensées dont deux datant de la seconde guerre mondiale.

source: http://www.revigny-sur-ornain.fr/lieux-monuments.php

 

Jeux vidéo: la forêt d’Argonne et l’Aisne servent de décor à «Battlefield 1»

Le jeu vidéo « Battlefield 1 » – sur fond de Première Guerre mondiale – sortira le 21 octobre sur  PC, PlayStation 4 et Xbox One.Surprise, les gamers se baladeront sur les champs de batailles défigurées de la ville de Saint-Quentin… mais aussi en Argonne.

Écrire que le jeu est extrêmement attendu par la communauté des gamers (joueurs) est un euphémisme. Saint-Quentin dans l’Aisne et la forêt d’Argonne font partie du décor du jeu.

La ville de Saint-Quentin est  le théâtre du premier niveau. Le joueur s’immergera dans une attaque massive sur les champs de bataille défigurés de la ville. Sous les ordres du Kaiser, l’armée allemande jette toutes ses forces pour tenter de passer les lignes britanniques. Le joueur partira à l’assaut dans les tranchées de la Balafre de Saint-Quentin, franchira des lignes fortifiées pour se ruer sur le petit village de Travecy.

Autre théâtre d’opération du jeu, la forêt d’Argonne. Les profondeurs de la forêt d’Argonne abritent l’un des combats rapprochés les plus violents de Battlefield 1. Vous y trouverez des pièges vicieux et un véritable labyrinthe de bunker et de mitrailleuses. Des canons de campagne camouflés tirant à bout portant, des troupes d’assaut nettoyant les bunkers au gaz, et des combats sans merci à la baïonnette détermineront les champions de cette forêt. Des héros sont nés lors des combats intenses de cette carte pour infanterie.

(…)la suite sur le site de L’Union

source: http://www.lunion.fr/807386/article/2016-09-22/jeux-video-la-foret-d-argonne-et-l-aisne-servent-de-decor-a-battlefield-1

Moscou-sur-Marne à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne) dimanche 25 septembre

Moscou-sur-Marne :
du casque lourd au casque audio

Lorsqu’il a entendu, il y a des années, dame Lucienne du Theil,
photo Alain Hatat (Reims)

Le dimanche 25 septembre à 14 heures à Saint-Hilaire-le-Grand, le festival des « Itinéraires » propose une nouvelle expérience peu commune avec «Moscou-sur-Marne ».

Le 25 juin 2015, l’émission « Sur les docks » de France Culture diffusait le documentaire de Marie Charton et Christine Robert intitulé « Moscou-sur-Marne ».

Enregistré sur le site du cimetière et de la chapelle russe de Saint-Hilaire-le-Grand, il livre un portrait sensible des enfants et petits-enfants des soldats russes venus combattre aux côtés des français dès 1916.

Deux artistes marnais vous proposent une immersion dans cette histoire. Grâce au designer sonore Nicolas Canot, le spectateur écoutera au casque le reportage avec un travail de spatialisation du son permettant d’être plongé «au cœur du son».

Le photographe Jean-Christophe Hanché réalisera un reportage photographique sur le site de Saint-Hilaire-le-Grand et qui sera diffusé pendant l’écoute du reportage sur grand écran, poursuivant l’immersion à la frontiere entre photographie documentaire et expression artistique.

Cette création est une commande du Département de la Marne dans le cadre du Centenaire de la Grande guerre.

Dimanche 25 septembre à 14 heures à Saint-Hilaire-le-Grand

781/22 septembre 1916: une délégation japonaise visite Reims

Carnets du rémois Paul Hess

Bombardement dans la matinée

Journal du vendredi 22 septembre 1916 à travers Le Miroir

Le mauvais temps a gêné les opérations sur les deux rives de la Somme.
En Argonne, une attaque ennemie, déclenchée sur nos positions du Four-de-Paris, à la suite de l’explosion d’une mine, a échoué sous nos tirs de barrage.
Sur la rive droite de la Meuse, nos troupes ont exécuté deux opérations qui ont brillamment réussi. Au sud-est de l’ouvrage de Thiaumont, nous avons enlevé plusieurs éléments de tranchée, capturé plus de 100 prisonniers, dont 2 officiers et pris 2 mitrailleuses. Dans la partie est du bois de Vaux-Chapitre, nous avons poussé notre ligne d’une centaine de mètres en avant.
Un avion allemand a été abattu près de Péronne.
Les Serbes ont repoussé une contre-attaque bulgare au Kaimakçalan et une autre à Bousnica. A l’aile gauche, nos troupes ont progressé jusqu’aux abords de la cote 1550. Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers.
Les Roumains, après cinq jours de combat, ont infligé un échec signalé aux Bulgaro-turco-Allemands en Dobroudja.
La Grèce réclame de l’Allemagne la restitution des troupes hellènes qui se sont rendues aux Bulgares à Cavalla.
Les Russes ont fait en Galicie un millier de prisonniers.

Un docteur en droit n’est pas médecin

À cause d’un goût prononcé pour la médecine, un magistrat a été mobilisé en tant qu’aide-infirmier, nous raconte Le Figaro du 22 septembre 1916.

«La révision des réformés et des inaptes vient de créer quelques situations particulières dont certaines valent d’être citées.

Celle-ci entre autres: un de nos magistrats parisiens qui, tout en faisant son droit, avait eu la curiosité des choses médicales, compta ainsi jusqu’à sept inscriptions à l’Ecole de médecine. Ces études, spéciales, depuis longtemps oubliées, sont aujourd’hui cause qu’il est rappelé en qualité d’aide-major dans une formation sanitaire.

-Mais je ne suis pas médecin s’empressa-t-il de s’écrier. Je serais même incapable de faire un mauvais aide-infirmier. Docteur en droit, mais non en médecine!

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/22/26002-20140922ARTFIG00070-22-septembre-1916-un-docteur-en-droit-n-est-pas-medecin.php

Une délégation japonaise visite Reims

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Pour montrer au monde l’horreur des bombardements, en particulier ceux de la Cathédrale, Reims a reçu, tout au long de la guerre des délégations de parlementaires qui y viendront régulièrement ainsi que des groupes de journalistes en provenance des cinq continents.

Toutes les photographies de cet article viennent du « Fonds Valois » (de la rue de Valois à Paris où étaient déjà les bureaux des « Beaux-arts »)

Pour en savoir plus : lire l’article d’Hervé Chabaud : Compatir, soutenir, s’indigner, Les visites de personnalités à la cathédrale, pp 79-81 dans Reims 14-18– De la guerre à la paix, éd. La Nuée bleue.

Voir les photos des visites effectuées à Reims en 1916 sur l’excellent site https://14-18.documentation-ra.com/2013/12/2013-11-les-delegations-etrangeres-visitent-reims-en-1916/

 

780/21 septembre 1916: le peintre Jean Veber dans la Somme

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du jeudi 21 septembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, les Allemands ont tenté un violent effort pour nous déloger des positions que nous avions conquises. La bataille a duré toute la journée. Plusieurs vagues d’assaut ennemies se sont précipitées contre nos lignes sur un front de 5 kilomètres, après de violentes préparations d’artillerie. Nos troupes ont résisté magnifiquement en conservant intégralement le terrain occupé.
C’est surtout aux abords de la ferme Le Priez et près de Bouchavesnes que la lutte a été acharnée. Les Allemands ont laissé le terrain couvert de cadavres. Une contre-attaque irrésistible de nos soldats a chassé l’ennemi de la partie nord-est du village de Bouchavesnes où il avait réussi à prendre pied. 50 prisonniers sont restés entre nos mains. Les prisonniers avouent que les Allemands ont fait des pertes énormes.
Les Anglais ont, de même, repoussé au sud de l’Ancre de vigoureuses contre-attaques. Ils ont détruit deux emplacements de canons et opéré un coup de main heureux au sud d’Arras.
Les Italiens ont brisé victorieusement une série de tentatives autrichiennes.
Les Serbes ont occupé en Macédoine la crête la plus haute de Kaimakçalan, à 2655 mètres d’altitude.
Les Roumains ont cessé leur retraite sur le Streihu et infligé un échec à Mackenzen en Dobroudja.

Le peintre Jean Veber dans la Somme

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Il est 5 h 30, le soleil se couche.

Jeudi 21 septembre 1916

Ce neuvième jour de la bataille a été plus calme. Je t’écris de ma tranchée près de mes pièces. Bombardement aéros… Sans doute Claude, là-haut.

Une grande plaine vallonnée et criblée et trouée d’obus, un village tout ruiné où nous allons la nuit chercher de l’eau.

Le champ de bataille est couvert de morts – que de bons camarades tués !

Mais les Boches ne bougent plus. Nous avons arrêté la contre-attaque. Hier, j’ai tenu deux heures la mitrailleuse, je les voyais courir, tomber, se disperser. Ce matin les prisonniers.

Mais nous sommes bien fatigués, nous sommes très difficilement ravitaillés, nous avons faim et soif.

On nous fait espérer la relève cette nuit.

source: http://www.editionsitaliques.com/images/30/extrait5_64.pdf

voir sa bio https://1418memoires.com/2015/11/03/une-retrospective-jean-veber-dessinateur-de-presse-et-de-guerre/

Le casque de poilu, nouveau couvre-chef à la mode

Le port du casque de soldat par les Parisiennes mondaines est à la mode. LeFigaro du 21 septembre 1916 regrette que les Françaises suivent cette tendance.

«Un de nos confrères a rencontré un casque de poilu sur la tête d’une dame en promenade.

Ce casque n’était pas seul de son espèce, car il nous a été donné d’en repérer un autre, le 20 septembre 1916, rue Lafayette. Et c’en était bien un autre, car celui que notre confrère a vu avait une rose sur le côté et un petit pompon au sommet, tandis que celui que nous aperçûmes était presque absolument réglementaire et dénué de toutes fournitures de modiste; à part que la jugulaire de cuir qui encadre la visière était remplacée par une tresse aux couleurs de la croix de guerre, comme la fourragère.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/21/26002-20140921ARTFIG00056-21-septembre-1916-le-casque-de-poilu-nouveau-couvre-chef-a-la-mode.php

L’usurpation d’identité se multiplie

L’usurpation d’identité se banalise durant la Grande Guerre, Le Figaro du 21 septembre 1916 note que celle-ci est remarquable et appelle les lecteurs à se méfier.

«C’est le Bulletin hebdomadaire de folie criminelle par lequel les magistrats se communiquent l’état civil, le signalement et, si possible, les portraits des malandrins en fuite. […] Il y a là d’inquiétantes figures, de face et de profil comme l’exige l’anthropométrie, et qui paraissent d’autant plus inquiétantes que la même légende les accompagne: “Vol, abus de confiance, escroquerie ou assassinat”.

Mais on on y trouve aussi des fantaisistes, tel ce prévenu, que signale le Parquet du Havre dans un des derniers Bulletins, et qui s’annonçait froidement à ses dupes Henri-Louis-Rodrigue-Antoine- Marie de la Trémoille, prince de Talmont, de Mortagne et de Gonzague, fils du prince Henri-Louis- Antoine, duc de Noirmoutiers et de Royan, comte, de Laval, baron de Vitré, gentilhomme français, et de Son Altesse Maria-Louise Antonia, princesse de Gonzague et de Mantoue.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/21/26002-20140921ARTFIG00066-21-septembre-1916-l-usurpation-d-identite-se-multiplie.php

 

 

« Vania, mort pour la France »samedi 24 septembre à 20 heures à Talus-Saint-Prix (51)

En pleine Abbaye, récit d’un soldat russe mort sur les champs de bataille de la Marne

« Vania, mort pour la France » par la Compagnie l’Allégresse du Pourpre c’est ce samedi 24 septembre à 20 heures à Talus-Saint-Prix, en l’Abbaye Notre Dame du Reclus.
La programmation des « Itinéraires » poursuit donc sur le thème de la Russie. Cette création est une commande du Département de la Marne à la compagnie L’Allégresse du Pourpre (direction Fred Pougeard) dans le cadre du Centenaire de la Grande guerre.

Un soldat russe, mort en 1917 sur les champs de bataille de la Marne, raconte de façon vivante la terrible épopée qui fut la sienne et celle de ses coreligionnaires du Corps expéditionnaire russe. Cet Ivan, ou Vania, nous fait entrer à rebours dans son épopée, de sa mort au combat à son départ de la Russie – depuis la Sibérie via les Océans Pacifique et Indien et la mer Méditerranée –, en passant par cette âpre vie des tranchées que viennent bouleverser considérablement les révolutions de Russie…
Le conteur Fred Pougeard est accompagné dans ce périple héroïque par l’accordéon poignant d’Yves Béraud, qui donne à l’ensemble son caractère vraiment russe, à la fois grave, sentimental et populaire.
Texte et mise en scène : Pascal Adam
Jeu Fred Pougeard, Accordéon Yves Béraud, Lumières Elie Romero

À Châlons-en-Champagne, la Grande Guerre se raconte en BD

A lire sur le site de L’Union par Marion Bertemès

Redécouvrir le conflit de 14-18 par le biais de la bande dessinée, c’est ce que propose l’exposition présentée par la bibliothèque Pompidou de Châlons-en-Champagne.

Vingt objets pour vingt histoires, racontées par vingt dessinateurs de BD et un scénariste, Kris. Des planches touchantes, retraçant la vie durant la Première Guerre mondiale, sur le front comme à l’arrière. L’exposition « Petites histoires de la Grande Guerre » prend place à la bibliothèque Pompidou de Châlons à partir du jeudi 15 septembre. Né de l’imagination de la Bande du 9, Bulles de Troy et Bulles de Champagne, le projet mêle planches de bande dessinées, panneaux explicatifs et objets d’époque.

« Créer une vraie dynamique »

Chaque planche raconte une histoire différente, parfois drôle, souvent émouvante. Parmi les artistes, des crayons locaux comme le châlonnais Vincent Bailly ou le Vitryat Laurent Cagniat, mais aussi des pointures nationales, à l’instar d’Alain Mounier.

Comme à chaque étape, l’exposition est enrichie de documents locaux. À Châlons, ce sont notamment des gravures parues dans les magazines d’époque et des dessins des soldats Taquoi et Naudin.

Abriter et enrichir l’exposition était une évidence pour la directrice du réseau des bibliothèques de Châlons, Valérie Wattier. «  Depuis deux ans, nous organisons des événements en lien avec le festival War on Screen (festival international de cinéma dédié aux représentations des conflits, NDLR), nous souhaitons créer une vraie dynamique sur le territoire. » Ce qui passe aussi par un partenariat avec le centre d’interprétation Marne 14-18 de Suippes, qui fournit deux silhouettes pour rendre l’exposition plus ludique. Des soldats grandeur nature dont il sera possible d’emprunter l’identité en glissant sa tête dans le trou prévu à cet effet.

La suite sur http://www.lunion.fr/801293/article/2016-09-13/a-chalons-la-grande-guerre-se-raconte-en-bd