Visite virtuelle du musée 1914-1918 de suippes (Marne)

Créé en 2006 afin de rappeler l’intensité et l’horreur de la Première guerre mondiale sur la partie du front de Champagne situé entre Verdun et le Chemin des Dames, le centre d’interprétation historique « Marne 14-18 » fermé pour cause de Covid 19 propose une visite virtuelle du site.

https://www.marne14-18.fr/

Lire l’article de Sophie Dumay sur le site de France 3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/suippes/marne-le-musee-historique-de-suippes-marne-14-18-propose-des-visites-virtuelles-en-immersion-2053624.html

Savez-vous où est inhumé le premier mort de la Grande Guerre ?

Fortuné Pouget et de Paul Honoré sont inhumés au cimetière de Pont-à-Mousson

Lu sur Facebook. Extrait d’un article de l’Est Républicain

Le premier officier tué de la Grande Guerre, tombé à Lesménils le 6 août, est donc le premier soldat tombé en temps de guerre. Il est également inhumé à Pont-à-Mousson. Il s’agit de Paul Honoré, né en 1891 à Roubaix, sous-lieutenant au sein du 26e bataillon de chasseurs.

Un autre soldat est tombé sous les balles allemandes à Vittonville, le 4 août vers 12 h 15 donc avant l’entrée en guerre officielle. Il s’agit de Fortuné Pouget , deuxième classe au sein du bataillon des 12e chasseurs. Né à Paris en 1893, il est lui aussi enterré au cimetière de Pont-à-Mousson.

Pourtant c’est sur la tombe de Jules André Peugeot, au cimetière d’Étupes (Doubs), décédé le 2 août 1914, qu’on peut lire qu’il est la première victime de la Première Guerre mondiale alors même qu’à cette date, elle n’est officiellement pas commencée. La Première Guerre n’a été officiellement déclarée le 4 août.

les corps de 5 Poilus identifiés Au Châtelet-sur-Retourne (Ardennes)

A lire sur le site de France Bleu Champagne. Les restes de 14 soldats de la Première Guerre mondiale ont été mis au jour l’été dernier au Châtelet-sur-Retourne. Cinq d’entre eux ont pu être identifiés, parmi lesquels le capitaine Etienne d’Hotelans. Sa famille a accueilli la nouvelle avec une grande émotion.

14 corps de Poilus ont été découverts lors des fouilles archéologiques menées au Châtelet-sur-Retourne pendant l'été 2020

Tout commence par des silos agricoles, au Châtelet-sur-Retourne. Leur propriétaire porte un projet d’extension. Dans le Sud des Ardennes, terres de combats des Première et Deuxième Guerres mondiales, la Direction régionale des Affaires culturelles prescrit quasi-systématiquement un diagnostic archéologique préalable aux chantiers de ce type.

Durant l’été 2020, des fouilles sont donc menées par la cellule archéologique du Conseil départemental des Ardennes. Sont découverts des traces d’implantation gauloise et, dans une tranchée de cinquante centimètres de large et cinquante centimètres de profondeur, des restes humains.

Douilles trouvées lors des fouilles archéologiques du Châtelet-sur-Retourne

Des fouilles complémentaires menées en septembre par la Direction régionale des Affaires culturelles permettent d’établir que les ossements sont ceux de 14 soldats. Commence un travail d’enquête pour tenter de les identifier.

Cinq corps identifiés

Les premiers indices sont immédiats. Les hommes ont été inhumés dans leurs uniformes. Ce sont des soldats de la Première Guerre mondiale. On retrouve des boutons de capote militaire portant le dessin d’une ancre de marine. Les soldats appartenaient donc à l’infanterie coloniale du Maroc.

Les 6e, 7e et 9e bataillons étaient composés de soldats métropolitains chargés de maintenir l’ordre au sein du protectorat français du Maroc. Rappelés en urgence pour tenter d’arrêter l’offensive allemande, leurs hommes débarquent à Sète le 17 août 1914 et prennent part aux combats du Châtelet-sur-Retourne le 1er septembre 1914. Un déluge d’obus s’abat sur les troupes françaises. Bilan : 18 tués, 160 disparus.

Le capitaine Etienne d'Hotelans
Le corps du capitaine Etienne d’Hotelans a été identifié

La suite sur le site de France Bleu

https://www.francebleu.fr/infos/insolite/106-ans-apres-la-grande-guerre-les-corps-de-5-poilus-identifies-dans-les-ardennes-des-descendants-1608974760

photo:La suédoise Sanna Dullaway à l’honneur

Spécialiste de la retouche photo la suédoise Sanna Dullaway qui colorise de vieilles images historiques ( portraits, scènes de guerre etc) vient de se faire remarquer par des Rémois sur Facebook.

A partir d’une photo prise le 20 mai 1919 à Reims par le personnel de la Croix Rouge américaine, l’artiste qui a retrouvé l’original déposé aux archives de la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis à Washington propose une vision inédite colorisée de la cathédrale vue depuis la rue de Vesle.

La perspective peu connue de la ville bombardée durant quatre années de septembre 1914 jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale nous permet de voir une scène de vie rue de Vesle.

Outre plusieurs personnages passant dans la rue, on remarquera lune charrette Goulet Turpin, un camion rempli de bagages et plusieurs bâtiments détruits dont le Grand Bazar, ancêtre des Galeries Lafayette.

Pour en savoir plus sur le travail de Sanna Dullaway et acheter ce document (photo, imprimé sur un sac ou sur une carte) allez sur le site de Sanna Dullamaway:

http://www.sannadullaway.com

https://www.dailymail.co.uk/news/article-2088611/Swedish-artist-Sanna-Dullaway-injected-colour-host-historic-photographs.htm

L’artiste peut aussi coloriser vos photos personnelles noir et blanc ou sépia. Un beau cadeau à faire à vos proches.

l’énigme du tunnel de Winterberg relancée

Des officiers allemands dans une tranchée près de la grotte du dragon (photo extraite du livre d’Alain Malinowski: « le chemin des dames. 1 la caverne du dragon »

ISABELLE BOIDANGHEIN du quotidien Aujourd’hui a publié le 10 décembre 2020 un article à propos de la découverte annoncée par trois membres d’une même famille de l’entrée d’un tunnel dans lequel auraient péri près de 200 soldats allemands au Chemin des Dames.

JEAN, Erik et Pierre Malinowski, un père et ses deux fils, tous historiens amateurs, en sont persuadés : ils ont mis au jour, à l’aide d’une pelleteuse puis à la main, l’une des ouvertures du mystérieux tunnel de Winterberg, sur le chemin des Dames (Aisne), un des hauts lieux des combats de la Première Guerre mondiale. C’est dans ce tunnel oublié d’environ 300 m de long, creusé dans la craie dans l’actuelle forêt domaniale de Vauclair, que le 4 mai 1917 ont été piégés à mort entre 200 et 250 soldats allemands tombés sous une pluie d’obus. Certains, face à la mort, se sont suicidés, d’autres ont demandé à des camarades d’abréger leurs souffrances… Seuls trois auraient survécu. L’un a laissé un témoignage écrit glaçant. Cette découverte, si elle se confirmait, serait un aboutissement pour la famille Malinowski . Jean, le mai re d’Orainville, une commune du Chemin des Dames, emmenait déjà ses deux fils, lorsqu’ils étaient enfants, pour de longues marches à la recherche des soldats reposant sur ces terres meurtries à jamais. Après l’annonce de leur trouvaille, le Sesma (Service d’entretien des sépultures militaires allemandes), qui travaille avec l’Office national des anciens combattants, affiche la plus grande prudence : « Nous y sommes allés cet été, raconte Carole Novy, déléguée pour la France du Sesma. Nous avons utilisé un géoradar. Les résultats n’ont pas été probants. Nous attendons toutes les autorisations nécessaires de la Direction des affaires culturelles (Drac) et de l’Office national des forêts (ONF), propriétaire du lieu, pour revenir prochainement avec d’autres appareils. « 

« La zone est interdite, il y a des obus partout « 

A ce jour, insiste Carole Novy, rien ne prouve que c’est le tunnel qui a été découvert. Mais, si c’était le cas, ce serait juste de pouvoir offrir une sépulture aux soldats. » Pierre Malinowski — président de la Fondation franco-russe des initiatives historiques, à qui l’on doit notamment d’avoir mis au jour le 10 juillet 2019, à Smolensk, en Russie, le cercueil du général Gudin, fidèle de Napoléon, mort là-bas en 1812 — tombe des nues. « Le 2 janvier (NDLR : jour de la « découverte » ), nous avons vu apparaître des planches complètement écrasées, des caisses de cartouches de masques à gaz, des corps momifiés. Nous avons ensuite rebouché puis avons prévenu la Drac. » « Ces fouilles sont le fruit de vingt-cinq ans de recherches menées d’abord par mon père grâce à des cartes de l’armée française. Sans les moyens modernes de localisation, je n’aurais pas trouvé le lieu précis, renchérit Erik, son frère. Nous espérons maintenant être associés à la suite des opérations. » Erik Malinowski a identifié plus de 180 noms de soldats. Par l’intermédiaire d’un ami vivant en Allemagne, il va publier un avis de recherche dans la presse d’outre-Rhin, afin de retrouver des familles. Pour un spécialiste des guerres souterraines tenant à rester discret, la découverte du tunnel par les Malinowski est quasi certaine. Mais le sujet est sensible au niveau diplomatique.

Rondes de gendarmerie et des agents de l’ONF

Depuis la « révélation », les rondes de gendarmerie et d’agents de l’ONF sont plus nombreuses, par peur des pillards et aussi d’accidents. Car la zone est encore classée rouge et interdite d’accès : « Il y a des obus partout, souligne Carole Novy. Un coup de pelle ou de pioche et ça peut éclater. Il y avait un dépôt de munitions à l’entrée du tunnel. Seuls des professionnels peuvent intervenir. » Pierre Malinowski, lui, persiste et signe : « Si on n’avait pas agi de cette manière, rien ne serait arrivé. Le plus important est de leur donner une sépulture, soit en France, soit en Allemagne. Comme le dit le philosophe russe Vladimir Soloviov, la guerre n’est pas terminée tant que le dernier soldat n’est pas enterré. » L’énigme du tunnel de Winterberg relancée Trois membres d’une famille de l’Aisne affirment avoir découvert le tunnel où ont péri dans d’atroces souffrances 200 soldats allemands en 1917. Leur annonce embarrasse les autorités.

Un livre référence sur la grotte du dragon

Pour les amateurs d’histoire, vous ne pouvez pas faire l’impasse sur l’ouvrage d’ d’Alain Malinowski:

« le chemin des dames. 1 la caverne du dragon »

Imprimé sur les presses des imprimeries de Champagne à Langres
Cimetière « boche » dans l’entrée d’une caverne au Chemin des Dames. Photo extraite du livre d’Alain Malinowski

De Gaulle fait prisonnier à Douaumont

La remarquable personnalité de Charles De Gaulle, chef de la France libre à Londres, fondateur de la Ve République, en fait un homme hors du commun dont la vie ne doit pas connaître de zones d’ombre.  Il en reste pourtant une que les historiens hésitent à traiter : les circonstances de sa reddition aux Allemands le 2 mars 1916 dans les ruines du village de Douaumont.

Le 2 mars 1916, dans les ruines du village de Douaumont, le troisième bataillon du 33e régiment d’infanterie de l’armée française fut totalement anéanti par l’offensive du 19e régiment d’infanterie de l’armée allemande. Lors des combats, une unité d’assaut commandée par le lieutenant Paul-Casimir Albrecht reçoit la reddition de la 10e compagnie et de son chef, le capitaine Charles De Gaulle.

Lire aussi https://books.google.fr/books?id=sjTSKgl9IDwC&pg=PT142&lpg=PT142&dq=2+mars+1916&source=bl&ots=jbrGOZidRu&sig=-EF0iSvFCf-2MSEgdMZupeb-l0w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj9hL33kYvLAhXHzRQKHWFbDXI4RhDoAQhHMAg#v=onepage&q=2%20mars%201916&f=false

Le 2 mars 1916, sa compagnie est encerclée à Douaumont ; le capitaine de Gaulle est blessé d’un coup de baïonnette et il est fait prisonnier avec quelques survivants. Après cinq tentatives d’évasion, il sera détenu en Bavière au fort d’Ingolstadt, réservé aux officiers récalcitrants.

2 mars 1916. Alors que son régiment défend le village de Douaumont, près de Verdun, sa compagnie est anéantie au terme de longues heures de combat. De Gaulle est atteint par un coup de baïonnette à la cuisse gauche, tandis que non loin une grenade explose, il perd connaissance. À son réveil, il se trouve déjà en captivité: il tente alors une évasion – la première d’une longue série, en vain. Il est transféré au camp d’Osnabrück, en Basse-Saxe, avec d’autres officiers.

Exposition à Vassogne (Aisne) : « Transports d’exode (1914-1920) »

En 1914, les populations locales durent fuir leur habitat devant l’avancée des combats : cette exposition originale vous permettra de découvrir les moyens de transport utilisés par les réfugiés de 1914 et les objets / outils emmenés lors de l’exode… Ce sera également l’occasion d’une rétrospective des objets de transport paysan du XVIIIe siècle aux années 30 : brouettes, charrettes, bâts d’âne…

Attention : en raison de l’épidémie Covid-19, les visites sont de nouveau assurées mais uniquement pour individuels et sur prise de rendez-vous au préalable…

RV au musée de Vassogne  à 16 km de Fismes, 34 km de Reims, 28 km de Laon,  (ouvert chaque samedi et dimanche, et en semaine sur réservation téléphonique au préalable)

Centre Historique du Monde du Travail
2 rue de la Croix
02160 VASSOGNE  -Tel.+33 3 23 25 97 02

voir le site internet: https://www.outilsvassogne.fr/expositions.php

La guerre 14-18 au jour le jour +des portraits de poilus + des inédits à propos de la cathédrale de Reims