1442/15 juillet 1918: l’offensive allemande en Champagne i

L’offensive allemande en Champagne  – La bataille défensive française

15 au 19 juillet 1918

Lire le dossier complet sur le site http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

lire aussi: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/bataille-du-15-juillet-1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Champagne_(1918)

Franchissement de la Marne

Le 15 juillet 1918, les troupes allemandes franchissent la Marne entre Château-Thierry et Reims, tentant d’enfoncer les lignes alliées tenues par la 9e armée du général de Mitry et la 5e armée du général Berthelot. La 1. Armee bouscule les lignes françaises et parvient devant la ville d’Epernay par la vallée de l’Ardre et de la Marne. Elle espère ainsi s’emparer de Reims en la contournant par le sud. Rapidement, les troupes françaises, italiennes, américaines et britanniques s’opposent à l’avancée allemande et reprennent l’initiative de l’attaque.

1 / Référence : SPA 8 AD 186 Epernay, Marne, troupes italiennes montant en ligne. 15/07/1918, opérateur Daniau.

Au déclenchement de l’offensive allemande, les troupes italiennes du 2e corps d’armée du général Albricci participent aux combats défensifs. Stationnés dans la région ouest de Reims, les soldats italiens des 3e et 8e divisions d’infanterie combattent des éléments supérieurs en nombre. Le premier jour de l’offensive, le 15 juillet, les Italiens présents dans les bois de Vrigny sont écrasés par les obus chimiques et explosifs, et subissent de lourdes pertes. Des renforts traversent la ville d’Epernay en direction du nord pour se porter contre l’offensive allemande.

2 / Référence : SPA 9 AD 194 Igny-Comblizy, Marne, le 14e d’infanterie monte en ligne pour l’offensive du 18 jui

Les soldats du 14e régiment d’infanterie de ligne, rattaché à la 131e division d’infanterie et commandé par le lieutenant-colonel Bouffard, traverse la localité d’Igny-Comblizy, située à l’ouest d’Epernay. Le régiment, qui a participé à la bataille défensive de la Somme et de la forêt de Retz, se retrouve porté en direction de la Marne et des combats de Mareuil-en-Brie et de la forêt d’Enghuien, où il parvient à stopper les attaques allemandes.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

L’attaque allemande du 15 juillet vue par le général Ludendorff

Ce texte  est extrait des « Souvenirs de Guerre » du Général Ludendorff, paru chez Payot, en 1921. Plusieurs informations contredisent ce qui était perçu par les Alliés :
– Ludendorff ne pense plus pouvoir gagner la guerre (malgré la paix à l’Est) mais obtenir une victoire permettant de négocier une paix acceptable à l’Ouest; .

– La future attaque du juillet (Mangin-Degoutte) est connue de Ludendorff et la 9e Armée est prédisposée à cet effet (mais les Allemands seront néanmoins surpris par l’attaque);
– « Friedensturm » doit « user » les réserves françaises qui sont au Nord de Paris, faire de nombreux prisonniers (5e Armée), menacer Verdun « à revers », etc … . Mais deux semaines plus tard les Britanniques doivent être écrasés en Flandre (ils ne pourront plus être secourus par les Français épuisés) par une attaque nouvelle, inattendue du groupe d’armées du Kronprinz Rupprecht, contraignant les Alliés à la négociation;

– La date souhaitée de l’attaque était le 12 juillet et non pas le 15 (lendemain du 14, fête nationale française bien « arrosée ! »);
– L’échec des 1re et 3e Armées Allemandes, le 15 juillet, face à la 4e Française est la cause de l’arrêt de la progression au sud de la Marne, que plus rien ne justifie plus, puis du repli sur la rive Nord, et non pas l’attaque Mangin-Degoutte du 18.

Henri Maurel, 2009.

source photos http://asmac.fr/Files/Other/Bulletins/NAVARIN%202018%201.pdf

………….
On admettait, d’après les nouvelles qui nous étaient parvenues, que l’ensemble des forces combattantes envoyées par les États-Unis en France pendant les mois d’avril, mai et juin devait atteindre à peu prés 25 divisions. Il pouvait donc y avoir en tout, en France, à ce moment, 20 divisions américaines. C’était plus que je n’avais cru possible. La supériorité que nous avions en mars, au point de vue du nombre des divisions, se trouvait ainsi compensée. La situation numérique avait d’autant plus évolué à notre désavantage que les divisions américaines comprenaient 12 bataillons à forts effectifs. Il est vrai que là où nous avions combattu les divisions qui se trouvaient depuis longtemps déjà en France, nous étions restés maîtres de la situation, même inférieurs en nombre. On ne pouvait s’attendre à voir les formations nouvelles, moins entraînées, qui arrivaient avec rapidité, combattre mieux que les divisions anciennes. Dans le jugement que l’on porte sur la valeur de l’ennemi, il ne faut exagérer ni dans un sens, ni dans l’autre. Sinon, comment aurions-nous pu attaquer et vaincre les Russes en 1914: Aussi longtemps que nos troupes garderaient leur solidité interne, elles viendraient à bout de n’importe quel ennemi, même de ces fortes divisions américaines, dont les nerfs n’étaient pas usés comme ceux des armées qui combattaient depuis longtemps. Mais, chose fort importante, les nouveaux renforts américains pouvaient libérer des unités françaises et anglaises en occupant les secteurs calmes. Il y avait là un fait d’une importance considérable; il éclaire l’influence que l’envoi des forces des États- Unis eut sur l’issue de la guerre. L’Amérique devint par là le facteur décisif.

La suite sur http://1418bd.free.fr/labase/L%20attaque%20du%2015%20juil%20vue%20par%20Ludendorff.pdf

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=8U0iZxZmoMQ

La gare de La Ferté-sous-Jouarre détruite

Le 15 juillet 1918, à 22 h 40, deux bombes détruisent la gare. Sous ses ruines de malheureuses victimes : le chef de Gare Maillet, le sous-chef Marchal, l’employé Facteur enregistrant Henry et deux soldats secrétaires, auxiliaires des gares Fromaget et Sezelle.

source: http://www.la-ferte-sous-jouarre.fr/la-ville/histoire-de-la-ville/324.html

Journal du lundi 15 juillet 1918

Au nord de Montdidier, actions d’artillerie locales, notamment dans les régions des bois Sénécat et de Cantigny et dans le secteur de Gournay-sur-Aronde.
En Champagne, nos reconnaissances ont exécuté plusieurs coups de main qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Les Anglais, à l’est de Doove, ont repoussé avec pertes un coup de main ennemi.
L’artillerie ennemie s’est montrée active au nord-ouest d’Albert, à l’ouest du mont Kemmel, au sud et au sud-est d’Ypres, et la nôtre, sur divers-points.
L’aviation ennemie n’a montré aucune activité. L’aviation anglaise, en raison du mauvais temps, n’a pu exécuter qu’à de rares intervalles sa besogne de repérage. Aucun combat n’a eu lieu. Durant la nuit, les aviateurs britanniques ont jeté quatre tonnes de bombes.
Sur le front italien, les Autrichiens ont attaqué la position du Cernone (Sasso-Rosso) avec de grosses patrouilles lancées en éventail. Mais ils furent prévenus par nos alliés qui les contre-attaquèrent à la baïonnette et les mirent en fuite en les poursuivant jusqu’à leurs tranchées de départ. De nombreux adversaires restèrent sur le terrain, 2 officiers et soldats ont été capturés ainsi que 4 mitrailleuses.
Activité d’artillerie au Pasubio. Dix avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1440/13 juillet 1918: (vidéo)L’offensive alliée de juillet

(vidéo)L’offensive alliée de juillet 1918

source: https://www.youtube.com/watch?v=01SZXWvyfDA

 

Journal du samedi 13 juillet 1918

Nous avons accentué notre progression au nord de Chavigny et à l’est de Faverolles. Nos troupes ont occupé le village de Longpont et la ferme Javage. Nous avons fait une brillante opération entre Castel et Mailly-Raineval sur un front de 5 kilomètres. Nous avons progressé sur une profondeur qui a atteint jusqu’à 2 kilomètres et enlevé le village de Castel avec 500 prisonniers.
Vive activité de l’artillerie ennemie sur la rive gauche de la Meuse.
Les troupes britanniques ont pénétré profondément dans les lignes allemandes aux environs de Merris. Elles ont capturé plus de 120 prisonniers et 10 mitrailleuses.
Un raid tenté par l’ennemi au sud de Bucquoy a été repoussé.
Les Gallois ont fait une incursion dans les tranchées allemandes près de Hamel, enlevé 16 prisonniers et une mitrailleuse. En outre, ils ont détruit de nombreux abris et infligé des pertes à 1’ennemi.
Les Américains ont repoussé une attaque dans les Vosges et fait des prisonniers. Ils annoncent avoir perdu 5 avions.
Un avion allemand a été descendu sur le front belge et onze autres sur le front anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1439/12 juillet 1918: le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le groupe de chars AS11 entre Marne et Aisne

Le Groupe AS11 embarque le 2 juillet 1918 à 6 heures du matin en gare de Lizy pour débarquer le 4 juillet 1918 à 5h30 en gare de Germaine.
Les chars rejoignent Saint-Imoges (Marne) pour 13h30, et le Groupe AS11 restera 10 jours sur place.
Le terrain d’exercice de Saint-Imoges, qui n’était pas un terrain spécifique de l’AS, a été utilisé en juillet 1918 par le Groupe AS11, pour l’instruction char d’unités d’infanterie du GAC.

Le 12 juillet 1918, les chars rembarquent en gare de Germaine pour rejoindre le Groupement d’AS n° II à Villers-aux-Cornilles

Après Saint-Imoges le 61319 a participé aux trois engagements de l’AS11 de l’été et de l’Automne 1918

Le 20 juillet 1918 au Bois de Nesles / Bouquigny (Marne).

Engagé le 20 août 1918 sur le plateau de Nouvron-Vingré, en direction du ravin de Chavigny/Juvigny (Marne).
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet

Engagé le 30 septembre 1918 entre la Vesles et l’Aisne.
Chef de char : Sous-Lieutenant Bourguet
Le char engage le combat vers le ravin de Glennes et riposte au feu des mitrailleuses ennemies.
Plusieurs hommes d’équipage sont blessés.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/156-classement-individuel/schneider-ca1/1807-61319

Le 167 ème RI aux abords de Corcy (Aisne)

Le 12 juillet au soir, l’ordre d’attaque du Général Mangin, commandant la Xe Armée, parvient au Régiment. Mission est de traverser les marais et le ruisseau de la Savière durant la nuit, d’escalader les pentes abruptes de l’autre rive, et d’y former une tête de pont.
Malgré une violente pluie d’orage et une résistance acharnée des Allemands, cette opération fut exécutée.
Manquant de vivres, économisant les munitions et dans l’impossibilité de procéder à l’évacuation de leurs blessés, les soldats du 169e RI vont maintenir cette tête de pont en dépit de violentes contre-attaques ennemies, des tirs d’obus de tous calibres et de nombreux bombardements à l’arsine et à l’ypérite.
Cependant, une violente contre-attaque nous rejette du Bois Madame sur la Savière. A 19 heures, après une préparation d’artillerie violente et d’un tir intense d’obus toxique sur le fond de la Savière, les Allemands déclenche une forte attaque sur nos éléments qui avaient pris pied dans le Bois Madame. Nos éléments avancés repassent la Savière mais arrêtent l’Infanterie ennemie qui cherche à s’infiltrer vers la Tuilerie de Saint-Paul

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanteriejuillet1918.html

Lettre de Maurice à ses parents

Le 12 juillet 1918

Mes chers parents,
je vous envoie quelques lettres boches que j’ai fait traduire en Français par Melle Marthe. Vous verrez qu’en Allemagne ils souffrent aussi beaucoup de la faim. Il y a deux lettres d’une fiancée à son poilu et la lettre d’une mère à son fils

Mardi 16 Juillet 1918

Mes chers parents,
je viens répondre à votre carte lettre du 12 qui me fit bien plaisir. Nous sommes toujours en tranchée de 2ème ligne, nous montons en 1ère ligne après-demain. Le secteur est toujours calme. Aussi nous ne demandons pas à être relevés car on pourrait nous emmener dans un secteur plus activé. Je suis content de savoir Morin prisonnier, il peut souffrir moralement chez les boches mais au moins il a la vie sauve. Vous seriez bien aimables chers parents de m’envoyer un peu d’argent car mes réserves commencent à s’épuiser. Je termine en vous embrassant tous bien affectueusement.
Maurice

Source: https://www.facebook.com/bongeourre/posts/978370855652773

Journal du vendredi 12 juillet 1918

Nous avons élargi nos gains aux lisières de la forêt de Retz, pris le village de Corcy dans sa totalité, la station de Corcy, le château et la ferme Saint-Paul. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains dont un officier.
Des coups de main exécutés dans la région de Maisons-de-Champagne et du mont Sans-Nom, nous ont valu une dizaine de prisonniers.
Les troupes anglaises ont amélioré leurs positions à l’est de Villers-Bretonneux. Elles ont exécuté aux environs de Festubert et de Merris des coups de main heureux, qui leur ont valu des prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie a montré quelque activité contre nos positions des deux rives de la Somme.
Sur le front italien, actions habituelles d’exploration et de harcèlement. Le feu d’artillerie a été très vif dans le val de la Brenta. Sur le plateau d’Asiago et au Cornovo, des patrouilles ennemies ont été mises en fuite.
Les aviateurs anglais ont détruit sur le front occidental 9 avions ennemis. Ils ont bombardé des objectifs importants, en particulier dans la région de Lille et aux alentours de Bruges.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1438/11 juillet 1918

Parution de La baïonnette

SYLVAIN SAUVAGE 1918 

En attendant de remettre les drapeaux, il faut continuer à arroser le laurier…

Journal du jeudi 11 juillet 1918

Au sud de l’Aisne, notre infanterie a achevé de réduire la résistance de l’ennemi en quelques points au nord de la ferme Chavigny. Nous nous sommes emparés de la ferme, de la grille et des carrières à l’est.
Nos patrouilles ont poussé jusqu’aux abords de Longpont et nous avons pénétré dans la partie nord de Corcy, faisant de nouveaux prisonniers. Nous avons abattu sept avions ennemis.
Sur le front britannique, activité plus grande de l’artillerie ennemie, suivie d’attaques locales enrayées. Nos alliés ont repoussé un raid au sud de Bucquoy. Ils ont avancé leur ligne par une opération locale faite avec succès aux environs de Merris. Nous avons fait plusieurs prisonniers et pris une mitrailleuse.
Sur le front italien, actions d’artillerie plus fréquentes au plateau d’Asiago et dans la région occidentale du Grappa. Au sud du Stelvio, la garnison d’un poste italien a mis en fuite un détachement ennemi. Nos alliés ont fait 24 prisonniers dans le val Brenta.
En Albanie, ils ont élargi à l’est l’occupation des hauteurs à la tête du Tomorica.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1437/10 juillet 1918

Journal de La Huronne: à propos des pillages

10 juillet 1918.

Un député a voulu interpeller sur les actes de pillage commis par les troupes pendant la retraite, dans les localités qu’elles abandonnèrent et qui ne furent pas occupées par l’ennemi. Le gouvernement s’est opposé à ce que ces plaintes fussent apportées à la tribune. Elles sont malheureusement justifiées et montrent une fois de plus que la guerre en elle-même déchaîne la sauvagerie des combattants. Ils obéissent à l’instinct du viol plus qu’à celui du vol, car ils ne peuvent rien emporter. Mais ils détruisent tout, malgré les consignes mortelles. C’est un délire. Dans certaines maisons, pas un tiroir qui n’ait été vidé, pas un meuble qui n’ait été forcé, pas une glace, un battant d’armoire, une porte qui n’aient été brisés. Les lettres, les livres, les albums, déchirés, gisent en monceaux entassés au milieu des pièces. Le linge, les vêtements de femme, les nippes vénérables, ont servi à de folles mascarades…

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juillet_1918

Mémoire des monts de Champagne: le rapport du sergent Darnant

« Le 10 juillet, on commença à étudier un coup de main profond et en utilisant notamment les groupes de grenadiers d’élite du Bataillon qu’on devait reconstituer pour la circonstance. J’étais alors sergent à la 14e Compagnie ; ma section était en réserve sur la gauche (ouest) du Mont-sans-Nom, quand on vint me prévenir de me présenter à mon chef de Bataillon, au P.C. Ham. Je trouvai là le lieutenant Balestié, le sous-lieutenant Villet et l’adjudant Seray, de la 13e Compagnie ; les anciens chefs de groupe des grenadiers étaient présents également : 5e Bataillon : sergent Castel, 6e Bataillon : adjudant Dubien.

Je reprenais le commandement du groupe de mes grenadiers du 4e Bataillon. Le commandant Besnier nous annonça que nous devions exécuter une opération d’assez grande envergure, que le temps pressait un peu et que nous nous préparerions en ligne même. Il étala un plan directeur sur sa table et nous donna quelques explications (grandes lignes).

Les questions de détail furent réglées ensuite par le lieutenant Balestié et par les gradés des différents groupes. Tous les jours, nous nous réunîmes au P.C. de la 13e Compagnie qui était en ligne et qui occupait le secteur où devait se dérouler l’affaire. Ardemment, nous nous mîmes au travail ; nous commençâmes à étudier sérieusement le terrain, les cartes et photos. En première ligne, d’un petit observatoire blindé, nous pouvions mieux nous rendre compte. Le terrain se présentait ainsi : les tranchées allemandes (occupées) étaient distantes d’environ 300 à 350 mètres des nôtres ; entre les positions adverses, se trouvait une légère dépression et le terrain était rempli de vieux réseaux et d’anciennes tranchées françaises et allemandes. L’impression ne fut guère favorable, car l’ennemi occupait une crête et disposait de bons observatoires. De retour au P.C., le lieutenant Balestié nous mit au courant des moindres détails, que nous discutâmes ensemble. Chacun y mit tout son savoir et tout son cœur et les plus ardents répondirent aux objections des autres.

Mission. Elle fut toute simple et pourtant bien difficile. Ramener des prisonniers coûte que coûte, rapporter des renseignements sur l’attaque et détruire du matériel.

source: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/rapport-du-sergent-darnand

Journal du mercredi 10 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons effectué une opération locale à l’ouest d’Antheuil.
Sur un front de près de 4 kilomètres, nos troupes, appuyées par des chars d’assaut, ont pénétré dans les lignes ennemies, enlevé la ferme Porte et la ferme des Loges, et réalisé une avance de 1.800 mètres environ en certains points. Une contre-attaque ennemie sur la ferme des Loges a été repoussée. Nous avons maintenu tous nos gains. Le chiffre des prisonniers atteint 540.
Activité des deux artilleries à l’ouest et au nord de Château-Thierry, notamment à la cote 204.
Nos patrouilles ont ramené des prisonniers en Champagne, dans le secteur des Marquises et vers la butte de Souain.
Les troupes de Londres ont exécuté un raid heureux à l’est d’Arras et capturé quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Les Italiens ont fait 1.300 prisonniers en Albanie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

La carte postale du jour

source image: https://www.google.fr/search?q=10+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpzfDQmbfbAhVBOSwKHf5ZC4A4yAEQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=ITKmaNV-tdLm9M:

1436/9 juillet 1918

Vaincus par des grenouilles collabos !

Le 9 juillet 1918 Le Figaro relate cette information.

«Les grenouilles sont pro-boches. Elles en ont bien l’air. Y a-t-il rien de laid comme une grenouille? avec ses yeux de Herr Doctor et son ventre de buveur de bière. Les grenouilles donc sont germanophiles. Elles l’ont prouvé au Chemin des Dames.

Ce sont leurs coassements, à en croire le correspondant du Lokal Anzeigef (mais est-on forcé de le croire?), qui auraient permis aux Allemands d’avancer sans éveiller l’attention des guetteurs français. Ces chétives pécores auraient couvert de leurs voix le bruit des troupes en marche.

Le Kaiser va-t-il leur donner des croix de fer?» écrit Le Figaro du 9 juillet 1918.

Correspondance et photographies de Gabriel Turquet, en Picardie

Le château de Pierrefonds

Gabriel Turquet est rappelé d’urgence sur le front de la Somme, suite à l’offensive allemande du printemps (mars à mai 1918), avant d’occuper des positions de défense de nouveau dans l’Aisne, où il participe à la seconde bataille de Noyon (août 1918). Il se retrouve pour finir en Champagne-Ardenne lors des grandes offensives françaises de la Marne (septembre – octobre 1918), secteur où il apprend l’armistice le 11 novembre 1918.

Il voue une véritable passion à la photographie, ce qui le conduit à prendre de nombreux clichés durant toute cette période : ses camarades, les secteurs où il est passé, les lieux de vie… Son reportage photographique est un formidable témoignage de la guerre vue par un soldat.

Lettres et images à voir sur le site des archives de la Vendée: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Mort de James Thomas Byford McCudden, as de la royal Air Force

James Thomas Byford McCudden est un as de la Royal Air Force, né le 28 mars 1895 à Gillingham dans le Kent. Il meurt dans un accident le 9 juillet 1918. Il fut l’as le plus décoré de la première guerre mondiale avec 57 victoires en combat aérien. Le major Mac Cudden débute comme mécanicien dans une escadrille à Amiens puis comme observateur, participant à de nombreux combats durant la première année de la guerre. Il passe son brevet de pilote de chasse à partir d’août 1916 et obtient sa première victoire le 6 septembre en abattant un avion biplace allemand. Il inaugure ainsi sa propre méthode de combat : le tir à distance. En août 1917, il est nommé à la tête du Flight B du squadron 56, qui comprend de nombreux pilotes d’exception. En mars 1918, il obtient la Victoria Cross. Après 57 victoires, il décède le 9 juillet 1918 trahi par la mécanique lors d’une mission. McCudden, inconscient, est retiré des restes de son appareil avec une importante fracture du crâne. Il décède le soir même, aux environs de 20 h, sans avoir repris connaissance.

source: http://racontemoi1418.fr/james-mccudden/#1

Médaille: création de la Silver star

La Silver Star (étoile d’argent) est une médaille créée le 9 juillet 1918. Elle est attribuée pour « Bravoure en opération contre un ennemi des États-Unis ».

source: http://www.memorialgenweb.org/mobile/fr/medailles_militaires.php

Journal du mardi 9 juillet 1918

Actions d’artillerie entre la forêt de Villers-Cotterets et la Marne.
Nous avons réussi une opération de détail près de Longpont, où nous avons progressé d’environ 1300 mètres, sur un front de 3 kilomètres et capturé 347 Allemands.
Les troupes australiennes ont légèrement avancé leurs lignes sur un front de 3.000 mètres de part et d’autre de la Somme, en faisant des prisonniers.
Au sud du canal de la Bassée, un raid heureux, entrepris par des troupes écossaises, a valu quelques prisonniers à nos alliés.
A l’est d’Hazebrouck, des troupes australiennes ont pénétré dans les tranchées allemandes et ramené des prisonniers.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur les deux rives de la Somme, ainsi qu’à l’ouest de Beaumont-Hamel et aux environs de Béthune.
Les Américains ont réussi un raid dans les Vosges, tuant et blessant un certain nombre d’Allemands et faisant des prisonniers.
En Macédoine, succès franco-italien à l’ouest de Koritsa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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