1018/17 mai 1917

Parution de la Baïonnette

source: http://www.ebay.fr/itm/La-Baionnette-n-98-17-MAI-1917-Paul-IRIBE-/361353510315

Une message du général Nivelle

A la date du 17 mai 1917, un message du Général NIVELLE est reproduit dans le JMO du 409è RI :

Officiers, sous-officiers et soldats, vous venez encore dans de nouveaux combats, toujours plus rudes et plus glorieux, d’affirmer votre supériorité grandissante sur l’ennemi détesté.
Par les efforts combinés de nos fidèles alliés anglais et de nos troupes nous avons en moins d’un mois fait à l’ennemi plus de 50.000 prisonniers, pris 500 canons lourds ou de campagne, un très grand nombre de canons de tranchée, plus de 100 mitrailleuses.
Nous lui avons fait subir des pertes considérables. Les réserves formidables, plus de 50 divisions, qu’il avait accumulées sur notre front pour nous attaquer se sont fondues dans la grande bataille.
Soldats de France, vous tenez à la gorge l’ennemi qui avait tenté d’échapper à votre étreinte par la retraite. Vous ne le lâcherez plus.
Au nom de la France, fière de ses enfants, je vous remercie.

Au G.Q.G. le 9 mai 1917
Signé NIVELLE

source: http://409ri.canalblog.com/archives/2011/02/08/20330317.html

Conscription sélective au Canada

Le 17 mai 1917, le premier ministre Robert Borden annonce « la conscription sélective, c’est-à-dire graduelle. Les hommes seraient répartis en un certain nombre de classes, appelées au fur et à mesure des besoins6. » La nouvelle provoque des manifestations regroupant des milliers de personnes dans les rues de Montréal. Le projet de loi sur le service militaire (Military Service Bill) de 1917 n’en est pas moins adopté à la troisième lecture, le 24 juillet, avec une majorité de 58 voix.

source: http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no4/doc/richard-fra.pdf

17 mai 1917
Lettre de Maurice Drans à sa fiancée Georgette

Avant-hier soir, dans l’encre bleue de la nuit je parcourais sur la terre les signes de croix de l’au-delà…
C’était l’éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes les gisements et par des cadavres innombrables, sans sépultures, le charnier à nu dans le grouillement des verts et dans les pluies d’obus qui continuaient.
Plus d’un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés charriés les uns sur les autres…
Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos ; je défaillais ; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur : l’ennemi et le Français sympathisants dans le rictus suprême, dans l’accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes.
L’Allemand et le français pourrissant l’un dans l’autre, sans espoir d’être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. 
Aller les recueillir, c’est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre…
Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s’agitent les spectres, le cœur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées.
Oh ma Georgette, je devrais te parler d’amour, et je te parle de ça !…
Mais le comble, c’est que nous mangeons au retour après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres ; nous mangeons à l’aveuglette sans même un moignon de lumière. Ah ! Ca ne coule guère et c’est froid, figé, pas tentant

source: http://www.journal-essentiel.be/?Paroles-de-poilus

Journal du jeudi 17 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont poursuivi leurs attaques sur la région au nord et au nord-ouest du moulin de Laffaux jusqu’à la voie ferrée de Soissons à Laon. Ma1gré l’importance des effectifs engagés par l’ennemi et la violence des assauts, nos troupes ont infligé un sanglant échec à l’adversaire. Sur quelques points où notre ligne avait momentanément fléchi, nous avons exécuté de brillantes contre-attaques, qui nous ont rendu tout le terrain perdu. Les Allemands ont subi des pertes élevées en essayant d’arrêter notre progression par de nouvelles tentatives qui ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Une centaine de prisonniers valides sont restés entre nos mains, ainsi que de nombreux blessés allemands, qui ont été dirigés sur nos ambulances.
Violente lutte d’artillerie sur tout le front d’attaque. Canonnade dans le secteur de Craonne.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Sur le front de Macédoine, progrès des Anglais et des Serbes. Les Bulgares ont subi de lourdes pertes.
Le cabinet russe s’est reconstitué par l’introduction d’un certain nombre de délégués du comité de Tauride. M. Milioukof a abandonné le ministère des Affaires étrangères.
Les Italiens ont remporté des succès signalés sur l’Isonzo. Ils ont déjà fait 3375 prisonniers, dont 98 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1017/16 mai 1917

Parution du canard Enchaîné

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Eugène Nicot est fait prisonnnier

Le 16 mai 1917, alors que le 278e R.I. vient à peine de s’installer dans les tranchées du secteur du moulin de Laffaux (Aisne), il est soumis à une violente offensive allemande, qui bouscule les premières lignes. Au soir de cette journée, le régiment compte 29 tués dont 3 officiers, 130 blessés dont 7 officiers et 168 disparus dont 1 officier. Au nombre de ces derniers, Eugène Nicot est fait prisonnier par l’armée adverse. Il est interné à Limburg-sur-Lahn (Limburg an der Lahn), en Hesse (Allemagne). Le 29 décembre 1918, il est rapatrié. Le 6 janvier 1919, il est admis à l’hôpital complémentaire 48 de Bourgoin (Isère) pour « bronchite, mauvais état général, anémie ». Il y reste une semaine, puis part pour une convalescence de deux mois. Il rentre au dépôt le 14 mars. Le 29 juillet, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Sardant. Plus tard, Eugène Nicot fera le compte : « sept années soldat, trente-deux mois au front, dont vingt mois prisonnier… ». Plusieurs commissions de réforme successives lui diagnostiqueront un emphysème.

http://www.memoirevive.org/eugene-nicot-45925/

Journal de guerre du mercredi 16 mai 1917 à travers Le Miroir

Après un violent bombardement dirigé sur le chemin des Dames, dans la région ouest de Braye-en-Laonnois, les Allemands ont attaqué nos positions sur un large front, vers les Bovettes et l’épine de Chevrigny. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont brisé l’attaque, qui n’a pu aborder nos lignes, sauf sur un point où une fraction a pris pied dans un de nos éléments avancés du sud-ouest de Filain.
Des coups de main ennemis sur nos postes au nord-est de Craonne, à l’est de la cote 108 et au nord-est d’Auberive, ont échoué sous nos feux. Nous avons fait des prisonniers, dont un officier.
En Woëvre et en Lorraine, nos détachements ont pénétré en plusieurs points dans les lignes allemandes et ramené des prisonniers.
Engagements d’avant-postes, au front anglais, près d’Epéhy. L’ennemi a lancé deux vigoureuses contre-attaques vers Bullecourt. La tentative a totalement échoué après un dur combat. Une autre contre-attaque a été arrêtée près de Loos.
Les Italiens, sur tout le front du Carso, ont accompli avec succès des attaques d’infanterie et capturé des Autrichiens.
Le chancelier allemand a déclaré au Reichstag qu’il se refusait à formuler ses buts de guerre. M. Scheidemann a brandi la menace de la révolution et réclamé une paix blanche.
Un accord semble s’établir entre le gouvernement provisoire russe et le comité de Tauride, ce dernier acceptant de participer au pouvoir.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1016/15 mai 1917: Pétain remplace Nivelle

Journal de guerre du mardi 15 mai 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, l‘artillerie allemande, violemment contre-battue par la nôtre, a bombardé le front au nord de Braye-en-Laonnois et de Cerny.
Actions d’artillerie assez vives à l’est de Berry-au-Bac et en Champagne, dans la région du Mont-Haut.
Sur les Hauts-de-Meuse,une tentative ennemie sur un de nos petits poste, au bois des Chevaliers, a été aisément repoussée.
Dans les journées des 13 et 14, six avions ennemis ont été abattus. Un autre appareil s’est ecrasé sur le sol à la suite d’un combat. Nos escadrilles de bombardement ont lancé 4000 kilos d’explosif sur les gares et bivouacs en arrière du front allemand.
Les Anglais ont repoussé des raids allemands au nord-est d’Epéhy et au nord d’Ypres. Un certain nombre de prisonniers ont été capturé par eux. Ils ont réalisé une avance dans le village de Roeux. Le butin des armées franco-anglaises du 9 avril au 12 mai se décompose ainsi : 49579 prisonniers, dont 976 officiers, 444 canons lourds et de campagne, 943 mitrailleuses, 386 canons de tranchées.
Le zeppelin L-22 a été détruit en mer du Nord.
M. Goutchkof, ministre de la Guerre russe, et le général Kornilof, commandant la place de Petrograd, ont démissionné. Les généraux Broussilof et Gourko, commandants de groupes d’armée, ont également démissionné.

Pétain remplace Nivelle

Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 15 mai 1917 et remplacé par le général Pétain, auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions.

L’historien Guy Pedroncini chiffre le nombre de condamnations à 3.500 environ et les exécutions effectives à 60 ou 70. Les autres condamnés voient leur peine commuée en travaux forcés (ils échappent du même coup à la guerre !). L’historien Jean-Baptiste Duroselle évalue à 250 le total des mutineries sur le front français au printemps 1917. Elles auraient impliqué un maximum de 2.000 soldats et se seraient soldées par 27 exécutions pour faits d’indiscipline collective.

Les mutineries du printemps 1917 sont passées pratiquement inaperçues des contemporains et n’ont suscité l’intérêt des historiens qu’à partir des années 1930.

source: https://www.herodote.net/16_avril_1917-evenement-19170416.php

Bataille du détroit d’Otrante

15 mai 1917.-Les armées allemandes et austro-hongroises attaquent les forces italiennes, britanniques et françaises à proximité du détroit d’Otrante, situé entre l’île grecque de Corfou et le talon de la péninsule italienne. Les forces de la Triplice visent ainsi à détruire le barrage des alliés, constitué de champs de mines, de patrouilles de chalutiers armés et de forces de surface. Le combat se solde par une victoire de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie sans que cela ait de conséquences notables sur la guerre elle-même.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/15/5/1/a/59521/bataille_du_detroit_d_otrante.shtml

http://milguerres.unblog.fr/la-bataille-du-detroit-dotrante-15-mai-1917/

(Art) Prise du plateau de Californie

Dessin de François Flameng dieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau Qu’on doit laisser sa peau, Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés.

source: https://fr.pinterest.com/pin/704813410403730310/

 

1015/14 mai 1917: un accord signé avec les Etats-Unis

(Marine) Un U48 coule le cargo Meuse

Le 14 Mai 1917, Meuse effectue une traversée New York – Le Havre avec 6.800 tonnes de fret divers dont 2000 tonnes de fer. Il est commandé par le Capitaine au Long-Cours Charles Boivin un vétéran de la voile. A 22 heures 10, heure du bord, il est atteint par une première torpille lancée par le sous-marin U 48 puis par une seconde 30 minutes plus tard.

source: http://www.histomar.net/GSM/htm/meuse.htm

Journal de guerre du lundi 14 mai 1917 à travers Le Miroir

Les deux artilleries se sont montrées assez actives entre la Somme et l’Oise et sur le front de l’Aisne. L’ennemi a prononcé de violentes attaques sur le plateau de Craonne, au nord de Reims et dans la région de Maisons-de-Champagne.
Toutes les attaques ont été brisés par nos tirs d’artillerie et d’infanterie et ont reflué après avoir subi de lourdes pertes. Nous avons fait des prisonniers.
Dans la région de Verdun, nous avons exécuté deux coups de main qui ont parfaitement réussi et nous ont procuré un certain nombres de prisonniers.
Les Anglais on repoussé deux contre-attaques sur leurs positions de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. De nombreux cadavres allemands sont restés devant les tranchées. Les troupes australiennes se maintiennent vaillamment dans ce secteur où, en dix jours, elles ont rejeté douze offensives. La majeure partie du village de Bullecourt, situé dans la ligne Hindenburg, est aux mains de nos alliés. Au nord de la Scarpe, ils ont occupé la partie ouest de Roeux et progressé sur le Greenland Hill en faisant des prisonniers.
Le combat d’artillerie ne cesse d’augmenter en étendue et en intensité sur le front italien, particulièrement dans la région de l’Isonzo.
Le chancelier allemand, qui était parti subitement pour Vienne, est rentré à Berlin après avoir conféré avec l’empereur d’Autriche et le ministre des Affaires étrangères, comte Czernin.

Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu

14 mai 1917.- Le Zeppelin LZ64 (L22) est abattu par un hydravion britannique. Aucun membre de l’équipage ne survécut.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1917

Un accord signé avec les Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-8/

Elie Burnod En route vers Salonique

Le 14 (mai 1917). « le Mustapha II » arrive avec 600 marins permissionnaires et nous embarquons le lendemain 15 mai.

Le Mustapha II, 105 mètres de long sur 15 de large s’appelait avant la guerre le Théodore Mante. Il appartenait à une Cie Marseillaise et faisait le service de l’Algérie. Il fut débaptisé lors de l’affaire Mante réquisitionné par le Ministre de la Marine et transformé en croiseur auxiliaire. Il est armé de 4 canons et de glissières lance grenades.

C’est un assez bon navire qui en est à son 28e voyage depuis 8 mois qu’il est militarisé. Il a ramené les rescapés de la Provence et du Gallia.

En montant sur le navire on a une certaine appréhension, mais au bout de deux heures on ne pense plus aux dangers que l’on va affronter. Les marins sont on ne peut plus complaisants pour nous et s’estiment très heureux de ne pas avoir à aller aux tranchées.

La vie à bord est très sévère, la discipline est bien plus dure qu’à terre mais l’on s’y prête facilement. Deux fois par jours le clairon sonne le garde à vous et chacun doit se rendre au poste qui lui est assigné, muni de sa ceinture de sauvetage. 
La nourriture est assez bonne, meilleure qu’à terre, et la plus grande propreté règne à bord. Nous assistons à l’embarquement du charbon, de l’eau douce (800 tonnes) et 10.000 caisses d’obus de 66 de montagne Italiens.

Nous devions quitter Tarente le lendemain 16 mai mais au moment d’appareiller le Com(mandant) fut appelé à terre et le départ remis à une date ultérieure. Il paraît que des sous marins étaient signalés dans la baie de Tarente. 
Le lendemain 4 officiers anglais et 3 infirmières de la Croix Rouge embarquaient avec nous.

17 mai. Départ de Tarente. Nous assistons aux derniers préparatifs, le pilote est arrivé à bord par une barque, les embarcations sont hissées à bord, l’escalier replié et à 4h 35 le capitaine donne l’ordre du départ.

Le Mustapha démarre tout doucement, quitte la baie de Picoletto et vient traverser le port de Tarente. C’est un beau départ, un spectacle inoubliable. Les quais sont noirs de monde, six grands cuirassiers italiens, quatre torpilleurs, huit chalutiers, avec tout leur équipage sur le pont au garde à vous. Les officiers saluent et les hommes nous crient « Hip Hip Hourra ! »

source: https://www.histoire-genealogie.com/En-route-vers-Salonique-avec-Elie

Carnet de route d’Alain Semblanet

14 Mai 1917  Beau temps. Cette nuit aussi violente canonnade d’où mauvaise nuit…De bonne heure, je suis allé jusqu’à Pargnan, petite localité où cantonnent les 2 ème et 3 ème Bataillons à 600 mètres d’ici environ. Village misérable comme Cuissy-Geny, juché au haut d’un ravin où grouillent des chevaux et des voitures de toutes sortes. A côté de l’église dont seuls existent les quatre murs et le clocher dont on voit par en dessous les cloches miraculeusement suspendues, le cimetière ombragé de grands arbres verts, recèle des morts de la récente offensive dont les petites croix noires à cocardes tricolores indique sans plus la place.
Il y a quelques soldats tués en 1914 en septembre ; deux Anglais y figurent. A gauche près de la grille, deux tombes surchargées de couronnes ; deux officiers supérieurs, l’un Colonel de l’infanterie de la 10 ème Division Coloniale, tombé en avril 1917 ; l’autre Lieutenant Colonel du 53 ème Régiment tombé en février 1917 ; d’autres tombes de soldats du Génie et le cimetière trop petit, on a du enterrer les morts de la dernière offensive ( car ils étaient trop nombreux ) à l’extérieur des murs, dans la prairie qui y confine. Et c’est un nouveau cimetière de soldats, presque aussi grand que le cimetière local qui est là et laisse voir une longue ligne de croix blanches ainsi que des couronnes à écharpes tricolores ; j’ai lu les noms des 12 officiers appartenant aux 19ème d’infanterie, 62 ème, 118 ème qui Capitaines, qui Sous-Lieutenants, tous tombés au champ d’honneur les 5 et 6 Mai 1917….
Je crois savoir que nous monterons demain en ligne. Ces deux jours de repos ont réparé nos forces. Le canon tonne toujours par intermittences ; l’activité aérienne est grande…Des avions Boches très hauts, pourchassés par nos obus sont annoncés par les coups de langue prolongés des clairons de garde, affectés à cet effet. Aujourd’hui, l’Etat- Major du régiment est parti reconnaître le secteur. Nous relèverions un régiment colonial et d’après les dires, le secteur ne serait pas si mauvais qu’on pourrait le penser.Mais il ne faut pas anticiper. Qui vivra, verra !.
En attendant, de petits groupes de prisonniers passent, venant de là-bas ; ce qui signifie que les coups de mains sont nombreux. J’ai recueilli par la bouche d’un artilleur des renseignements concernant l’offensive de Craonne. D’après lui, il eût mieux valu qu’au lieu d’un bombardement de 11 ou 12 jours effectué mollement à raison de quelques heures par jour, il se fût produit seulement pendant 48 heures de façon intensive. Le résultat a été que les Boches ont pu prévoir notre attaque et même que des organisations ennemies très fortes ont subsisté qui ont tenu et causé de grandes pertes aux fantassins et aux coloniaux spécialement. Il faut croire qu’il y a du vrai dans ce jugement d’un simple soldat. D’ailleurs, les interpellations à la Chambre sur la façon dont furent menées les opérations d’offensive en Champagne et dont nous avons entendu parler sur les journaux s’y rapportent…

1014/13 mai 1917

Journal de guerre du dimanche 13 mai 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie s’est montrée moins active sur le chemin des Dames. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes et fait sauter un dépôt de munitions au nord-est de Juvincourt.
Escarmouches de patrouilles dans la région du Panthéon (sud de pargny) et en Champagne, dans les bois à l’ouest du mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt, sans action d’infanterie.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord de Bezonvaux et sur plusieurs points en Alsace, dans le secteur d’Ammerstwiller. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations réussies. Ils ont lancé des attaques sur la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt, ainsi que de part et d’autre de la route Arras-Cambrai et au nord de la Scarpe. Ils ont atteint tous leurs objectifs et fait plusieurs centaines de prisonniers. Ils ont également opéré avec succès à l’est de Lempué.
La canonnade s’étend le long du front italien.
En Macédoine, l’ennemi a repris quelques tranchée sur la Skra di Legen. Plus à l’est, les troupes franco-helléniques ont enlevé un ouvrage bulgare. Les Serbes ont progressé sur le Dobropoljé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Ruines du village de Craonnelle

Ruines du village de Craonnelle le 13 mai 1917

source: https://inventaire.hautsdefrance.fr/illustration/ivr2220030202640nucab/fa978735-2f39-443f-ad8f-a440b09573d3

(Insolite) Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une « Dame plus brillante que le soleil », tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

source: http://fr.aleteia.org/2016/05/12/13-mai-1917-premiere-apparition-de-notre-dame-a-fatima/

 

1013/12 mai 1917

Le 342 ème régiment d’infanterie de réserve dissous

La réorganisation de l’armée française après l’offensive du 16 avril 1917 réduit à trois régiments toutes les divisions. Le 342e doit donc quitter ses camarades de combat de la 32eDivision : le 15ed’Albi, le 80ede Narbonne et le 143ede Castelnaudary.

Le Colonel BERTRAND qui commande, depuis janvier 1916, la 63eBrigade, où il a remplacé le Général de VOILLEMONT, vient faire ses adieux au régiment et rend hommage à sa « fermeté dans l’accomplissement du sacrifice » (Ordre n° 257). Le régiment est dissous le 12 mai 1917. Ce même jour, les bataillons s’embarquent à Lemmes pour la Ve Armée, où ils sont affectés au 35eR.I. de Belfort (Bataillon THIÉBAUD) et au 60eR.I. de Besançon (Bataillon JUSSELAIN).

Le 342e RI a payé un lourd tribut en moins de trois ans : Sur les 2186 hommes qui sont partis le 10 août 1914, seuls un peu plus de la moitié sont encore vivants le 12 mai 1917. Le 342e a perdu 976 hommes de troupe en 33 mois (sans compter les officiers).

http://anorinfanterie.free.fr/Html/H-342RI.htm

Hommage aux enfants de Roucy (aisne)

A noter un sixième soldat fusillé « pour l’exemple » et, curieusement, un nouveau suicidé au cantonnement de Roucy, le 12 mai 1917 (fiche remplie par le Corps), pour lequel la Croix de Guerre est accordée pour être tombé glorieusement au champ d’honneur le 13 mai à Roucy.

source: http://www.le-regain-roucy.com/2015/07/1914-1918-hommage-aux-enfants-de-roucy-et-d-ailleurs-2eme-partie.html

Journal de guerre du samedi 12 mai 1917

Après un violent bombardement de la région de Cerny-en-Laonnois, les Allemands ont attaqué simultanément nos positions de part et d’autre du village. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont brisé les vagues d’assaut qui n’ont pu aborder nos tranchées dans le secteur est. A l’ouest, quelques fractions ennemies qui avaient réussi à prendre pied sur un front de 200 mètres environ dans nos éléments avancés, en ont été rejetés par une contre-attaque immédiate de nos troupes. La lutte d’artillerie s’est poursuivie très active sur cette partie du front.
En Argonne, vers Bolante, nous avons effectué un coup de main dans les lignes adverses et ramené des prisonniers.
Canonnade intermittente sur le reste du front.
Nous avons abattu cinq avions en combats aériens.
Sur le front britannique, les Allemands ont lancé des attaques au sud de la Souchez. Au bout de trois heures de violents combats, nos alliés ont dû abandonner une partie des positions attaquées. Ils ont repris ensuite tout le terrain perdu. L’ennemi a subi de lourdes pertes.
La bataille se poursuit en Macédoine, sur les fronts français, britannique et serbe.
Canonnade sur le front italien, dans le Trentin, sur le plateau d’Asiago et dans les Alpes Juliennes.

 

1012/11 mai 1917

Journal du vendredi 11 mai à travers Le Miroir

Au nord-est de Soissons et sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie a été intermittente, sauf dans le secteur de la Royère et au nord de Braye-en-laonnois où les deux artilleries se sont montrées très actives. Nous avons accompli des opérations de détail qui nous ont valu des avantages.
Au nord de Sancy, nous avons enlevé un système de tranchées ennemies et fait une trentaine de prisonniers. Dans le secteur de Chevreux, les Allemands ont essuyé, de nouveau, de nous rejeter des tranchées que nous avons conquises le 8. Leurs attaques ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Nos batteries ont pris sous leurs feux et dispersé des troupes ennemies rassemblées dans cette région.
Canonnade au sud de Moronvilliers ; au nord-ouest de Prosnes, nous avons progressé et fait des prisonniers.
Les Anglais ont avancé leurs lignes sur la rive sud de la Scarpe. L’ennemi a renouvelé ses tentatives à la faveur d’un bombardement sur les positions britanniques de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Son attaque a échoué. Une autre attaque près de Fresnoy a également échoué.
Six avions allemands ont été abattus, cinq autres forcés d’atterrir. Cinq avions anglais ne sont pas rentrés.
La mission française a reçu un accueil triomphal à New-York.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La France offre des ambulances à la Russie

Guerre 1914-1918. « La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

« La France offre des autos-ambulances à l’armée russe », le 11 mai 1917 au Grand Palais.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72197-52-guerre-1914-1918-france-offre-autos-ambulances-a-larmee-russe-11-mai-1917-au-grand-palais

Torpillage du Madjerda

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm

source: http://bernardbernadac.monsite-orange.fr/page-56658c187d0d6.html

l’histoire: http://alger-roi.fr/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm

L’armée portugaise au combat (11 mai 1917 – 10 avril 1918)

En mai 1917, la zone des opérations du C.E.P. comprenait une vaste région traversée par la rivière la Lys, affluent de l’Escaut. Une immense plaine humide coupée de canaux et de drains qui se transformait en un énorme bourbier à l’occasion des pluies. C’était des terres basses, argileuses où l’eau affleurait. Elle était formée par un couloir entre Arras, à droite, et Armentières à gauche, couloir limité par les hauteurs de l’Artois et par les monts des Flandres ( Kemmel, Mont Noir, Mont Rouge) de 70 à 150 mètres d’altitude.

Le 11 mai 1917, le premier bataillon lusitanien entrait dans les tranchées du secteur à responsabilité portugaise. Le front n’excéda jamais 18 kilomètres. En avril 1918, il était d’environ 11 kilomètres. La limite nord se situait à 3 kilomètres à l’est de Laventie et la limite sud était à 2,5 kilomètres à l’ouest de la Bassée. A l’ouest du front, la limite nord du secteur était constituée par la Lys, et la limite sud était formée par le canal de la Bassée. Le flanc droit portugais était occupé par la 55e division britannique et le flanc gauche par la 40e division (voir la carte du secteur portugais).

Le secteur était organisé en trois lignes de défense désignées A, B et C, d’une profondeur maximum de 2.000 mètres.

La ligne A, ou ligne avancée, était constituée par une tranchée continue tenue en différents points par une garnison réduite. C’était une ligne d’observation protégée du front par trois rangées de fil de fer barbelé de 3 mètres de large et espacées de 10 mètres.

Cette ligne A, ligne de front, serait abandonnée lorsque les bombardements ennemis deviendraient insoutenables. Près de la ligne A existait une ligne d’appui constituée par des postes d’armes automatiques. La ligne de front allemande se trouvait à une distance de 80 à 250 mètres de la ligne de front portugaise. La zone intermédiaire (« no man’s land ») était constituée de cratères remplis de boues et d’eaux nauséabondes creusées par les grenades ou les bombes.

La suite sur http://www.grande-guerre.fr/articles/item/l-armee-portugaise-au-combat-11-mai-1917-10-avril-1918.html

Grève des Midinettes

C’est donc seules que les couturières, les midinettes, de chez Jenny, une grande maison des Champs-Élysées, vont déclencher le vendredi 11 mai 1917 leur première grève.

Au prétexte que le travail se fait rare, on leur annonce qu’elles ne travailleront pas le samedi après-midi et perdront cette demi-journée de salaire. Du chômage technique en somme. D’autant plus révoltant que leurs collègues britanniques, elles, pratiquent déjà la « semaine anglaise » : ne pas travailler le samedi après-midi, tout en étant payées. Une espèce de RTT avant la lettre…

Le nom de midinettes leur vient du dîner pris rapidement à midi car elles logent trop loin pour revenir chez elles et ne sont pas suffisamment fortunées pour se payer un repas au restaurant. De plus, elles disposent de peu de temps pour le repas entre leurs dix heures de travail.

D’abord accueillie avec des sourires un peu patelins, la grève est décidée. On ne veut voir que de jolies filles qui rient, sautent et chantent dans les rues de Paris et qui ne savent pas bien ce qu’elles espèrent obtenir. Erreur ! Car déterminées, elles le sont. Et le patronat ne va pas tarder à s’en apercevoir. L’une après l’autre, les maisons de couture s’engagent dans le mouvement au cri de « Nos 20 sous ! ».

- le lundi 14 mai, les 250 grévistes de chez Jenny sont rejointes par les cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme

- le mardi 15 mai, la grève se généralise comme un feu de paille dans les maisons de couture. Deux mille s’élancent en manifestation sur les grands boulevards, en pleine guerre. Le journal L’Humanité en rend compte ainsi « Sur les Grands Boulevards, un long cortège s’avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet ; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n’est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C’est la grève. »

- le mercredi 16, elles se comptent trois mille

Lorsque les usines d’armement et les établissements bancaires sont à leur tour touchés, les patrons sourient déjà beaucoup moins.

Aux alentours du 20 mai, ce sont bien dix mille travailleuses grévistes qui manifestent pour leurs salaires, certes, mais bientôt aussi contre la guerre. Ce n’est plus « Nos 20 sous ! » qu’on entend dans les rues, mais : « Plus d’obus ! ». Car les grévistes n’oublient pas leurs fiancés, leurs pères, leurs frères, sacrifiés sur le front à une logique de guerre qui n’épargne que ses profits. La « grève joyeuse des midinettes », comme l’avaient surnommée les journaux, devient exemplaire, par l’élan qu’elle a suscité.

source: http://www.gauchemip.org/spip.php?article6949

(Aviation) Mort de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1

Mort en combat aérien de Edmund Nathanael, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de la Jasta 5.
Son Albatros D.V est abattu en flammes au dessus du bois de Bourlon, dans l’Oise, par l’as irlandais William Kennedy-Cochran-Patrick aux commandes de son SPAD XIII du 23 Sqn du RFC. Il est tué.
Il est à noter que René Fonck a, lui aussi, revendiqué cette victoire qui ne lui sera pas attribuée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6000.html