1503/13 septembre 1918

Bataille de Saint-Mihiel (Meuse) les 1é et 13 septembre (suite)

La bataille de Saint-Mihiel désigne un important engagement de la Première Guerre mondiale, sur le saillant de Saint-Mihiel, qui fut le premier auquel participèrent les troupes américaines, et qui se solda par une victoire alliée.

Dès le 24 juillet, pendant la seconde bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l’Entente, ayant atteint l’égalité dans le nombre des combattants, la supériorité dans le nombre des divisions en réserve, ainsi qu’en matière d’aviation, de chars d’assaut et même d’artillerie, et pris l’ascendant moral, le moment est venu de quitter l’attitude générale défensive imposée jusqu’ici par l’infériorité numérique et de passer à l’offensive. L’objectif est de réduire par deux armées franco-anglaises le saillant de Montdidier pour dégager la voie Paris-Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de Paris-Avrecourt.
Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

Journal du vendredi 13 septembre 1918

Nous avons repoussé une contre-attaque allemande au sud-est de Roupy, en faisant des prisonniers et en capturant des mitrailleuses.
Dans la région de Laffaux et de Celles-sur-Aisne, l’ennemi a tenté six assauts successifs, qui ont été brisés. Nous avons fait 150 prisonniers.
Activité de l’artillerie dans la région de Reims et de Prosnes. Echec de coups de main ennemis en Champagne et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté une heureuse opération locale au nord d’Epehy. Ils ont avancé leur ligne dans cette localité en faisant des prisonniers. Ils ont enlevé Attilly, Vermand et Vendelles et progressé aux lisières ouest du bois de Holnon. Ils ont repoussé une tentative allemande contre un de leurs postes à l’ouest de Gouzeaucourt. Ils ont progressé dans les secteurs d’Havrincourt et de Moeuvres, franchi le canal du Nord au nord-ouest d’Havrincourt, conquis des installations sur la rive ouest du canal. Ils ont, de nuit, enlevé une position très fortifiée au sud-ouest de la Bassée, en y capturant des hommes et des mitrailleuses.
Les Belges, après une courte mais violente préparation d’artillerie, ont attaqué l’ennemi sur un front de 2 kilomètres et demi. Ils se sont emparés des ouvrages qui constituaient leur objectif, gagnant 400 mètres en moyenne. Ils ont capturé 71 hommes et 5 mitrailleuses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1502/12 septembre 1918

La bataille de Saint-Mihiel (Meuse)

Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

La bataille se déroule entre Les Éparges et la Moselle sur un front de 64 kilomètres et dure une trentaine d’heures.

L’armée américaine, à cheval sur la tranchée de Calonne, doit atteindre Hattonchâtel ; pour les Français, la 15e DIC a pour objectif les Éparges et le 2e corps colonialdoit s’emparer de Chauvoncourt, Saint-Mihiel et marcher ensuite en direction de l’ouest.

À huit heures, les divisions américaines attaquent en direction de Vigneulles (Nord-Ouest) et, malgré une forte résistance du bastion de Montsec (position jugée imprenable) que l’ennemi avait ordre de tenir à tout prix, l’avance se déroule comme prévu, les unités américaines se révélant extrêmement efficaces. Emportées par leur élan, celles-ci enfoncent les lignes allemandes si bien que le saillant est rapidement conquis.

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

voir aussi

source: https://www.pourceuxde14-regimentschalonsursaone.fr/histo/pdf/41.pdf

Intervention des moyens aériens dans la bataille de Saint-Mihiel

Fortes de 1 million d’hommes et placées sous les ordres du général Pershing, les troupes américaines sur le front occidental ont déjà combattu sur le front occidental, mais l’opération de Saint-Mihiel constitue la première des batailles qu’elles livrent de façon quasi-autonome, une sorte de test de leur aptitude guerrière. Pour ce faire, la 1re armée américaine, soutenue par quelques divisions françaises, engage 216 000 hommes, 3 100 pièces d’artillerie, quelque 267 chars et plus de 1 400 avions. La bataille, ayant débuté le 12 septembre 1918, s’achève en quelques jours. Pressés de toutes parts, les Allemands abandonnent le saillant, laissant 13 200 prisonniers et 460 canons aux mains des alliés de l’Entente.

source: http://a3ba103.free.fr/Cerpa/le_temps_des_as_1918_09_12_Bataille_Saint_Mihiel.pdf

Dans le journal de La Huronne

Mon fils repart demain pour l’est, après dix jours de permission. Paron entre nous deux, nous avons achevé la soirée dans le petit salon. Ils ont discuté de la guerre et de l’avenir. Comme ce dernier entretien m’a frappée…

Peut-être pour me consoler, me réconforter, mon vieil ami annonçait l’issue prochaine, malgré la démence accrue, l’onde furieuse qui nous emporte. Et il prévoyait, dans le lointain du temps, le retour à la raison, la fin des massacres.

René n’aime pas parler de la guerre. Là-dessus, il est muet. On le devine stoïque. Pourtant, il a protesté fermement contre les dernières paroles de Paron :

— Il y aura toujours des guerres. Croyez-moi. Les hommes aiment se battre, les nôtres comme ceux d’en face. Dès qu’on leur met une arme aux mains, ils brûlent de s’en servir, pour se défendre et pour tuer. Dites que le barbare reparaît, que la bête est lâchée, que c’est horrible. C’est ainsi. L’attrait de la lutte, du risque et de la chasse est en nous, dans nos moelles. L’instinct ne change pas, si les prétextes varient de lui donner carrière. Aussi n’avons-nous même pas à examiner ces raisons apparentes. Le devoir est simple. Il y a la guerre : il faut la faire.

Tout en moi protestait contre lui. Mais je n’étais même pas tentée de le contredire, tant je le plaignais. Comme il devait souffrir ! Que de pensées je devinais sous les mots… Ainsi, il n’était plus soutenu par la foi qui l’avait emporté. Il ne croyait plus à ces buts généreux : le droit, la liberté, la civilisation, la fin des guerres. Il ne s’en prenait plus qu’à un instinct, fixe et rude. Aussi jugeait-il superflu de chercher au conflit d’autres causes.

Et je me demande maintenant s’il n’obéissait pas à une sorte de pudeur filiale… Si ce parti-pris de n’accuser que la bête déchaînée ne lui permettait pas d’ignorer et d’absoudre ceux qui avaient lâché la meute.

Cependant Paron continuait de proclamer sa foi dans l’avenir amélioré.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Septembre_1918

Première victoire aérienne de Jan Olieslagers

Jan Olieslagers, futur « As » belge de la WW1, avec 6 victoires confirmées et 17 probables, à bord de son chasseur monoplace Nieuport 10 nommé « Le Démon », obtient sa première victoire aérienne sur un Aviatik C.

Mort d’un as américain

David Endicott Putnam, « As » américain de la WW1, 13 victoires aériennes homologuées et 16 probables, obtenues d’abord au sein des escadrilles Spa 156 et Spa 38 en qualité de pilote volontaire, puis au 139th Aero Squadron de l’USAAS, est tué en combat aérien, abattu dans son SPAD XIII au dessus de Limey-Remenauville, en Meurthe et Moselle, par l’as allemand Georg von Hantelmann, du Jasta 15

 

Thiaucourt délivrée par les Américains

Première ville française reconquise par les Américains le 12 septembre 1918, après quatre années d’occupation par le corps bavarois, Thiaucourt possède depuis mai 1988 un musée privé installé dans l’ancienne salle de cinéma et géré par l’Association pour la Sauvegarde des Souvenirs Militaires.

source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2009/12/06/musee-du-costume-militaire-de-thiaucourt-regnieville-54/

Assaut contre la « ligne Hindenburg »

Le 12 septembre 1918, commence l’assaut contre la « ligne Hindenburg », qui a déjà coûté tant de sang britannique. Les assaillants, qui disposent désormais d’une écrasante supériorité en terme d’artillerie, multiplient les attaques ponctuelles ; elles permettent d’économiser des hommes et d’éprouver un adversaire dont la combativité est en train de s’émousser, comme l’atteste le nombre de plus en plus élevé de redditions spontanées. Une première tentative, où sont engagées des troupes anglaises et néo-zélandaises, est couronnée de succès à Havrincourt, le 12 septembre. Le 27, une attaque de plus grande ampleur est lancée contre le canal du Nord, par une quinzaine de divisions. Les Canadiens s’emparent du bois du Bourlon, théâtre des combats sauvages de novembre 1917.

La suite sur http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/loffensive-victorieuse-des-allies-aout-novembre-1918.html

 

Journal du jeudi 12 septembre 1918

Entre la Somme et l’Oise, nos troupes ont élargi leurs progrès malgré la vive résistance de l’ennemi.
Nous avons dépassé Hinacourt et repoussé une contre-attaque débouchant d’Essigny-le-Grand. Des combats se sont déroulés le long de la route de la Fère à Saint-Quentin. Nous occupons le village de Travecy.
Au sud de l’Oise, nous avons rejeté plusieurs contre-attaques dans la région de Laffaux.
Dans les Vosges, deux coups de main allemands ont échoué.
Les Anglais ont avancé leur ligne dans la direction d’Attilly et de Vermand. L’ennemi a violemment attaqué les positions de nos alliés, sur la crête ouest de Gouzeaucourt. L’attaque a été complètement repoussée, sauf sur un point où les Allemands ont pris un petit poste.
Des combats locaux ont eu lieu au voisinage de Moeuvres et à Ecourt-Saint-Quentin.
Lutte d’artillerie en Lorraine et dans les Vosges sur le front américain.
Les troupes britanniques ont opéré un brillant coup de main sur le plateau d’Asiago, faisant 71 prisonniers.
Les Italiens ont fait 61 prisonniers sur le mont Asolone, où ils ont également capturé du matériel.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1500/11 septembre 19184

Médaille Georges Clemenceau « Le jour de gloire est arrivé » 11 septembre 1918

source: https://picclick.fr/Médaille-Georges-Clemenceau-Le-jour-de-gloire-est-173412429165.html

Dégâts de la première guerre à Champigny (Marne)

Un mois et demi après la déclaration de guerre les Allemands arrivent à Champigny. Nous sommes le 11 septembre 1918. Des combats ont eu lieu car la commune va vendre en 1915 , comme bois de chauffage, des débris de peupliers abattus par les Allemands lors de leur arrivée.

Durant ces quatre années de guerre et surtout en 1918, les habitants ont subi d’importants dommages.

Par ordre de l’autorité militaire, la population évacuée en mars 1918 commencera à rentrer au début 1919 pour restaurer provisoirement les immeubles encore habitables et remettre une partie des terres et jardins en état de culture.

Le village a été envahi par l’ennemi jusqu’en octobre 1918.

Les bombardements ont détruit les trois quarts du village et endommagé l’autre quart par l’établissement des réseaux de fil de fer ou par les inondations provoquées par les barrages construits par l’armée sur la Vesle.

Le Maire Henri Loilier demande au ministre des finances d’exonérer totalement les habitants de Champigny de contributions pour ces quatre années de guerre.

Il demande aussi une subvention égale à son déficit sur le budget de 1920. En effet il lui paraît impossible d’augmenter les impôts !

Les propriétaires rédigent leurs déclarations pour dommages de guerre dès 1919/20. Les dégats aux terres cultivées et jardins maraîchers sont exprimés en m2 .Des tarifs s’appliquent à chaque catégories de dégats : trous d’obus selon leur diamètre, tranchées, fils de fer.

On mentionne ainsi :
1°) Des trous d’obus dont le diamètre varie de 2 à 6 mètres. 2 144 sont retenus !

2°) Les tranchées, converties en m2 s’étendent sur 1 708 m2. Elles représentent, sans doute au moins 2 kilomètres ! On en trouve surtout sur les terres du Mont-Saint-Pierre, 800 m2 du côté de champigny et sur d’autres lieux-dits comme La fosse Nicolas, les Huriaux de la Bove, la Saulx Masson, le Chemin de Gueux, Sous le Savart Mortier, Au-dessus du chemin de Gueux, La Gloie Mulet…

3°) Le fil de fer (barbelé). Il faudra en démêler sur 6 234 m2.
Les déclarations étant vérifiées sur le terrain par des experts, on peut considérer ces chiffres comme un minimum.

source: http://www.champigny51.fr/histoire/Dégats%20de%20la%20première%20guerre%20mondiale.pdf

Journal du mercredi 11 septembre 1918

De nouveaux progrès ont été réalisés par nos troupes en divers points du front de bataille.
Au nord de la Somme, nous avons pris les villages d’Etreillers et de Roupy. Au delà du canal Crozat, nous nous sommes emparés de Grand-Séraucourt, de Clastres, de Montescourt-Lizerolles et de Remigny. Nos éléments avancés occupent la cote 103 au sud de Contescourt, la station d’Essigny-le-Grand et la cote 117.
Au nord de l’Oise, nous avons pris le fort de Liez, les bois au nord-ouest, la ferme Canlers et la ferme Rouge.
Au sud de l’Oise, nous avons enlevé la Briquetterie et la station de Servais.
Nous avons, d’autre part, élargi nos positions dans la région au nord de Laffaux, ainsi qu’entre Aisne et Vesle, dans la région de Glennes.
Les Anglais ont enlevé les positions allemandes sur le plateau entre Pézières et le bois d’Havrincourt.
Après un vif combat, ils ont atteint l’ancienne ligne de tranchées britanniques sur la crête dominant Gouzeaucourt.
D’autres troupes anglaises ont avancé leurs lignes vers les lisières orientales du bois D’Havrincourt. Elles ont fait des prisonniers.
Des attaques ennemies contre les nouvelles positions de nos alliés à l’ouest de la Bassée ont été repoussées.

 

1499/10 septembre 1918

Le 29e régiment d’infanterie se distingue

Suite au combat de Saint-Simon-Clastres des 8, 9 et 10 septembre 1918, le 29e RI obtient une citation du 1° bataillon à l’ordre de la 169° division (22 septembre 1918) :

« excellent bataillon qui, sous les ordres de son chef, le chef de bataillon Stiot, s’était déjà signalé par sa belle conduite au feu lors de l’attaque allemande du 9 juin 1918, puis le 11 août, au cours des opérations offensives auxquelles a pris part la division.

Vient de donner une nouvelle preuve de son entrain, de son endurance et de ses belles qualités manoeuvrières dans la poursuite de l’ennemi les 8, 9 et 10 septembre, en exécutant une progression de plus de 8 kilomètres dans des conditions parfois très difficiles, du fait des nombreuses mitrailleuses ennemies qu’il a fallu réduire ».

source: http://29eri.canalblog.com/archives/2011/07/01/21523986.html

 

Euphémismes de guerre publiés dans un quotidien yougoslave

Comment distinguer le vrai du faux dans les communiqués militaires. Le Figarodonne l’exemple de la presse yougoslave qui informe son lectorat en usant d’euphémismes et de discours implicite.

«La censure autrichienne interdit aux journaux yougo-slaves de reproduire les communiqués alliés et de souffler mot des événements du front occidental. Voici comment le grand journal Natzê Jedinstvo, de Split, a tourné la difficulté. Il publie, dans son numéro du 17 août, les informations suivantes:

“Le Matin dit que cette année les Alliés sur le front occidental, grâce à l’appui de réserves venues des côtes de l’Océan, sont trois fois plus forts que l’an passé.

La presse anglaise glorifie le général Foch et le compare à Napoléon.

Le kronprinz allemand, dans un but d’humanité, a ajourné son attaque sur Paris.

Le Temps annonce que Foch a confié un commandement important à un général américain, Pershing.”

Et les Yougo-Slaves, qui savent lire entre les lignes, en concluront, sans doute, que nos affaires ne vont pas mal.» écrit Le Figaro du 10 septembre 1918.

source:http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/10/26002-20140910ARTFIG00382-10-septembre-1918-euphemismes-de-guerre-publies-dans-un-quotidien-yougoslave.php

Journal du mardi 10 septembre 1918

Nouveaux progrès de nos troupes.
Au nord de la Somme, nous avons enlevé Vaux-Fluquières, Happincourt, le Hamel et avancé vers Clastres en occupant la ferme la Motte.
Au sud de la Somme, la résistance allemande a été opiniâtre. De violents combats se sont livrés au nord et à l’est de Saint-Simon. Avesnes a été pris par nous, perdu, puis encore repris avec une centaine de prisonniers. Artemps est entre nos mains.
De part et d’autre de l’Oise, nous avons gagné du terrain à l’est de Fargniers et à l’ouest de Servais.
Entre Oise et Aisne, violentes réactions de l’artillerie et de l’infanterie ennemies. Deux fortes contre-attaques ennemies, dans la région de Laffaux, ont été repoussées, nous laissant 80 prisonniers.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main et fait des prisonniers au mont Sans-Nom.
Les Anglais sont entrés dans la région des anciens ouvrages défensifs allemands. L’ennemi offre une résistance croissante. Nos alliés gagnent du terrain vers Vermand, Herbécourt et Epehy.
Des attaques locales ennemies ont été repoussées près de Ploegstaert et de Vulwerghem.
19.000 prisonniers ont été faits par les soldats britanniques dans la première semaine de septembre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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