1223/8 décembre 1917: le drame de Lourdines: 20 ouvrières tuées

Le drame de Lourdines: 20 ouvrières tuées

drame.jpg En ce 8 décembre 1917, et comme à l’accoutumé depuis que la guerre fait rage, près de 300 femmes viennent travailler dans les anciennes carrières de pierre de Migné-Auxances à la fabrication de gargousses (charge pour les canons). Entourées de tonnes de poudre, elles ne songent pas au risque d’incendie et à la catastrophe qu’une simple étincelle peut produire…. Ce samedi matin à 10h45, un incendie se déclare dans un des baraquements. En moins d’une minute, le bâtiment qui mesure 40 mètres sur 10 s’embrase et il en faut de peu que le feu se propage aux autres lieux de stockage de poudre.

Malgré « l’énergie et le dévouement du personnel militaire », 15 ouvrières meurent, prises au piège des flammes et 8 autres sont mourantes. Sur l’état des victimes fait par le lieutenant-colonel, on retrouve que la plus jeunes n’a alors que 15 ans… une enfant ! Annoncé dans la presse locale, le bilan provisoire fait état de 21 mortes et 4 blessées. Au final, ce sont 22 ouvrières qui trouveront la mort dans ce qui restera pour l’histoire « le drame des Lourdines » ! Des obsèques nationales se déroulent à Poitiers le jeudi 13 décembre en présence du Ministre de l’Armement, Louis Loucheur.

source: http://www.archives.departement86.fr/1203-le-doc-du-mois-de-fevrier.htm

Une vidéo: http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/decouverte-du-poitou-mysterieux-2e-etape-lourdines-migne-auxances-1311499.html

Lettre de Quentin Roosevelt

8 décembre 1917.-Je suis Commandant de ce qu’on appelle le détachement du Quartier Général. Il comprend environ six cents cadets et quarante officiers. […] Ce n’est vraiment pas le poste d’un lieutenant de l’armée e l’air. […]
Il y a deux semaines environ, j’ai eu des instants mouvementés avec un avion. (il explique comment de la boue projetée  dans l’hélice, la cassa, comment l’avion prit feu avant que le contact puisse être coupé, et comment il en sortit en moins de 30 secondes). Cependant, lorsque je sortis mes chaussures et mes jambes de pantalon étaient en flammes (il cite alors d’autres accidents d’avions).

source: http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Et un nouvel emprunt, un

72344-50

Emprunt souscrit sous la nacelle d’un zeppelin allemand abattu à Bourbonne.

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72344-50-

Le contre torpilleur « le Bouclier » victime d’une grande sous-marine

contretorpilleur.jpgLe Bouclier, contre-torpilleur de la Marine Nationale (de 1911 à 1933), quitte Dieppe pour rejoindre Dunkerque. Le navire est commandé par le Lieutenant de Vaisseau Richard.
Le 8 décembre 1917, une grenade sous-marine explose contre toute attente à bord du contre-torpilleur et fait 7 victimes dont l’Officier de 2ème Classe Louis Kervran âgé de 21 ans.
Le Bouclier finira son temps en 1933 en étant vendu à Toulon pour la récupération des métaux.

source: https://www.presqu-ile-de-crozon.com/guerre/1917-12-08.php

Journal du 8 décembre 1917

Portugal.-Le 8 décembre, des dépêches de source espagnole annonçaient que des troubles graves avaient éclaté à Lisbonne et à Porto, à l’occasion de la cherté de la vie. Il s’agissait, en réalité, d’un véritable coup d’Etat politique. Il a eu pour instigateurs M. Sidonio Paës, qui fut ministre dans plusieurs cabinets républicains, le colonel Recadas, ancien aide de camp du roi Manuel, et M. Suarez Branco, ancien ministre des finances des cabinets royalistes.

 

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1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1221/6 décembre 1917: L’explosion de Halifax fait près de 2.000 morts

L’explosion de Halifax (Angleterre)

Halifax_Explosion_Aftermath_LOC_2L’explosion de Halifax fut la plus importante explosion causée par l’homme qui se soit produite avant celle des bombes atomiques de la Seconde Guerre mondiale.

Le 6 décembre 1917, le Mont Blanc, navire français chargé de 2,9 kilotonnes d’explosifs, entra en collision avec le navire de secours belge Imo dans le port de Halifax. Un incendie se déclara à bord du Mont Blanc, que les pompiers locaux tentèrent en vain d’éteindre. Quand les flammes atteignirent le chargement explosif du Mont Blanc, la déflagration qui en résulta dévasta une grande partie de la ville. Le secteur de Richmond, dans la partie nord de la ville, et la région de Dartmouth, de l’autre côté du port, furent presque anéantis.

Le nombre de morts officiel fut de 1963. Il y eut en outre 9000 blessés et 6000 sans-abri.

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre/tragedies-du-temps-de-guerre/lexplosion-de-halifax/

lire aussi

Lire aussi: https://www.collectionscanada.gc.ca/sos/002028-4300-f.html

et http://myriamalamkan.over-blog.com/2017/11/conference-au-canada-2017-partie-2.html

une vidéo: https://www.google.fr/search?safe=active&q=halifax+explosion+video&sa=X&ved=0ahUKEwjl576tgqLXAhWD2RoKHTvlDz0Q1QIIbigC&biw=1366&bih=588

https://www.youtube.com/watch?v=L4cJBf2ECKk

Journal du 6 décembre 1917

Nos alliés ont dû, à la suite des dernières attaques allemandes devant Cambrai, rectifier leur ligne et abandonner sans combat le saillant formé par leurs positions vers Noyelles-sur-l’Escaut et le bois Bourlon. Leur mouvement de repli qui s’est accentué, jusqu’au Sud-Ouest de ces localités, a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 décembre, sans que l’ennemi s’en rendît compte. Les travaux de campagne ont été systématiquement détruits.
Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1219/4 décembre 1917: les Français en Italie

Journal du 28 ème RI

plan_grugiesL4 décembre 1917.-De 0h30 à 0h45, un avion de bombardement lance une dizaine de bombes sur la région de Grugies.
Journée et nuit assez calmes, dans le CRD et le CRF.

Un tir exécuté par notre AT sur la tranchée de la Drave à 13 heures, provoque une violente riposte de l’artillerie allemande sur le CRB et la droite du CRD.

De nombreux avions ennemis ont traversé nos lignes pendant la nuit, pour aller bombarder notre zone arrière.

Vers 6 heures, l’observatoire Eugène signale des bruits de klaxons venant de droite (origine éloignée) et une très légère odeur de gaz.

Extrait du JO du 29 novembre 1917 (Réserve)
Par décret du Président de la République en date du 25 novembre 1917, sur la proposition du Président du Conseil, ministre de la Guerre, M. Martin, du 28e I, est promu à titre définitif au grade de Lieutenant de Réserve pour prendre rang du 7 octobre 1917.

Extrait du JO du 29 novembre 1917. Passage des Officiers de la classe 1914 dans la réserve.
Par décision ministérielle du 13 novembre 1917, les officiers d’infanterie à TT dont les noms suivent, nommés officiers de l’Active comme appartenant à ce moment à une classe d’active ou suivant le sort de cette classe, cessent d’appartenir comme Officiers de l’armée active, à compter de la date à laquelle cette classe est passée elle-même dans la réserve, et sont nommés avec le même grade Officiers de réserve à titre temporaire pour prendre rang de la date depuis laquelle ils jouissent de ce grade :
Colleville (M.E.), sous-lieutenant (1)
Le Roy (H.M.P.E), idem
Pourny (E.A.B.), idem

http://vlecalvez.free.fr/JMO_decembre1917.html

Indépendance de la Finlande

Le 6 décembre 1917, la Finlande s’émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917.

Les Français en Italie

 mont tomba

Le 4 décembre, les unités françaises montent en ligne. Les chasseurs alpins de la 47e D.I .A. reprennent le Monte Tomba le 30. Fantassins, chasseurs, artilleurs, sapeurs vont tenir leurs secteurs jusqu’en mars 1918. Foch rappelle la 10e armée sur le front Ouest, sauf le 12e C.A. qui devient les F.F.I. (Forces françaises en Italie) commandées par le général Graziani.

Le dossier sur:

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

 

Journal du mardi 4 décembre 1917

Dans la région de Saint-Quentin et au nord du bois des Fosses, des coups de main ennemis sur nos petits postes sont restés sans succès.
Entre la Miette et L’Aisne, dans la région à l’est de Reims, et sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a été assez violente.
En Woëvre, après un vif bombardement l’ennemi a prononcé une attaque sur nos positions au nord de Flirey. Nos feux ont arrêté et refoulé l’assaillant, qui a subi des pertes élevées. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Dans les Vosges, une tentative de coup de main sur nos petits postes de la région de Violu a complètement échoué.
Les Anglais ont exécuté une opération de détail au nord-est d’Ypres. Quarante-cinq bâtiments et fortins ont été capturés sur la crête principale au nord de Passchendaele.
Sur le front de bataille de Cambrai, les troupes britanniques se sont repliées par ordre et sans intervention de l’ennemi du saillant aigu formé par le village de Masnières. Dix attaques allemandes ont été repoussées sur ce front.
Dans la région de Bourlon, nos alliés ont capturé des mitrailleuses et des prisonniers.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

 

1218/3 décembre 1917: en Belgique, Polderhoek Chateau (disparu)

Soldats américains à Paris

79299-22

20 place Vendôme. Club Canadien. Salon avec des soldats américains. Paris (Ier arr.). Plaque de verre. Photographie de Charles Lansiaux (1855-1939), 3 décembre 1917. Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris.

© Charles Lansiaux / DHAAP / Roger-Viollet

En Belgique, Polderhoek Chateau (disparu)

parcNous avons peine à l’imaginer mais, pendant la guerre, un magni que parc s’étendait dans la vallée devant nous. Situé autour du château Polderhoek, aux allures méridionales, il était même un des plus beaux de la région. Ce n’est pas sans raison si la population locale parlait du « château des eurs ». Le parc fut aménagé à partir de 1850 et s’étendait sur une super cie de 30 hectares. En 1914, le front s’immobilisa dans cette rue. À partir de là, le parc Polderhoek se trouva en zone allemande. Le 4 octobre 1917, les troupes britanniques réussirent à s’emparer de la partie nord-est du parc. Elles n’allèrent pas plus loin et l’o ensive fut arrêtée sur la crête de la colline. Tout le terrain fut ravagé par les bombardements et le ruisseau Reutelbeek, qui traversait le parc, se transforma en un vaste marécage. Le 3 décembre 1917, le parc subit une nouvelle attaque, menée par les troupes néo-zélandaises. L’opération échoua. Les hommes furent pris pour cible par leur propre artillerie, dont les canons s’étaient a aissés dans la boue. Un vent violent anéantit l’action du rideau de fumée protecteur. Le recours à des troupes sans entraînement contribua également à l’échec de l’opération. En raison des lourdes pertes subies près de Passendale, des troupes de réserve inexpérimentées avaient été envoyées ici. Néanmoins, les hommes se battirent avec ardeur

Journal du lundi 3 décembre 1917

Au sud de Saint-Quentin et au nord-ouest de Reims, nous avons réussi des coups de main et fait des prisonniers.
L’activité de l’artillerie a continué, très vive, sur la rive droite de la Meuse, sans action d’infanterie.
En Haute-Alsace, vers Ammerzwiller, nous avons repoussé diverses tentatives de coups de main sur nos petits postes.
Les Allemands, au front britannique, ont répété leurs attaques sur les positions de nos alliés, à Masnières, Marcoing, Fontaine-Notre-Dame, Bourlon et Moeuvres. Ils ont été repoussés. Des détachements ennemis avaient réussi à prendre pied dans le village les Rues-Vertes, sur la rive ouest du canal de l’Escaut. Ils en ont été délogés par une contre-attaque.
En Macédoine, activité moyenne de l’artillerie sur l’ensemble du front, plus vive vers Doiran et dans la région de Monastir-Cerna. Rencontres de patrouilles sur la Strouma et dans la haute vallée du Scumbi. L’aviation britannique a bombardé Rahova (vallée du Vardar).
Sur le front italien, la canonnade reste intense du plateau d’Asiago à la Piave inférieure. Nos alliés ont pris sous le feu de leurs batteries des troupes ennemies en marche sur la route du mont Ciemon au val de Los. Ils ont obtenu un succès par coup de main au mont Pertico.
Une attaque d’une flottille autrichienne, près de Pesaro a échoué.
source:

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

1216/1 décembre 1917


  1. (Aviation) l’évolution des escadrilles françaises

L’évolution fut rapide. En 1917 certains avions pouvaient atteindre des plafonds supérieurs à 6 000 mètres et une vitesse moyenne de 250 km/h. Les effectifs ne cessaient de croître. Il fallait, pour tenir compte de ces données nouvelles, « étager » la chasse, ce qui permettait l’utilisation d’un très grand nombre d’appareils.
Le 1er décembre 1917, l’armée française comptait 171 escadrilles au front. En novembre 1918 260 escadrilles, dont 74 escadrilles de chasse de 18 avions chacune : soit environ 4.500 appareils.
L’aviation maritime, inexistante en 1914, comptait 1.200 hydravions en 1918.
Les moyens aériens français surclassaient les moyens allemands et devaient être un des éléments décisifs de la victoire finale. En 1918, l’industrie aéronautique française occupait 190.000 personnes. Elle avait produit, (entre 1914 et fin 1918) 52.546 avions et 92.386 moteurs dont près de la moitié pendant la dernière année de guerre.
Les pilotes étaient formés par des écoles militaires. Il fut délivré 16.834 brevets de pilotes.
A la fin de la guerre, l’aviation est devenue une véritable arme offensive. La France a produit 51.040 avions et l’Allemagne 48.537. Malheureusement les pertes en hommes et en matériel ont été très lourdes.

source: https://www.lavionnaire.fr/HistoirePremGuer.php

Les colonies françaises durant la première guerre mondiale

Au 1er décembre 1917, soit un peu plus de 3 ans après le début du conflit, la Tunisie avait fourni 71 000 hommes se répartissant ainsi ; 12 000  étaient  sous  les  drapeaux à la déclaration de guerre, 14 100 rappelés, 3 900 engagés, 18 500 appelés pour les classes 14, 15, 16 et 17, auxquels il faut ajouter 10 300 travailleurs coloniaux et 12 000 ouvriers agricoles qui constituaient les ajournés.

Le dossier complet sur http://www.unc-boissire-montaigu.fr/les-colonies.html

Les buts de guerre alliés et leur soutien aux nationalités opprimées

L’automne 1917 apporte aux Alliés son lot de déceptions et d’échecs, dont l’effondrement du front italien en octobre n’est pas le moindre. La
défaite italienne à Caporetto a une importance considérable sur l’avenir de la question yougoslave. L’échec militaire va de pair avec un échec diplomatique, car les Alliés ne sont plus disposés à tenir compte des buts de guerre italiens, exprimés avec vigueur dans le traité de Londres. Le Royaume de
Savoie, aux yeux des Alliés, mène une guerre à part, carrément égoïste, avec pour seul objectif de réaliser ses revendications territoriales aux dépens de
la Double Monarchie, unique raison de son entrée en guerre. L’incapacité de son armée à les accomplir, libère pratiquement les Alliés des obligations
prises en mai 1915, car comme le disait Lloyd George avec sa candeur typiquement britannique : « On ne peut pas attendre de nos soldats qu’ils se
battent pour réaliser le projet d’une grande Italie. » En conséquence, toute idée de démembrement de l’Autriche-Hongrie est abandonnée. De cette fa-
çon, paradoxalement, la défaite italienne sonne le glas de l’unité yougoslave.
Désormais, Londres et Paris, toujours favorables à la survie de la Double Monarchie, exercent une influence accrue sur l’issue de la guerre avec cette
dernière. Après la défaite, la participation italienne dans la guerre devient conditionnée à l’aide économique et militaire des Alliés source le dossier complet sur http://www.doiserbia.nb.rs/img/doi/0350-7653/2011/0350-76531142049P.pdf

 

Journal du samedi 1 décembre 1917

Les deux artilleries se sont montrées particulièrement actives en Argonne et dans la région des Chambrettes où, après une série de violents bombardements, l’ennemi a exécuté un important coup de main qui a complètement échoué.
Un parti allemand qui tentait d’approcher les lignes anglaises, dans la région de Gavrelle, a été repoussé par les feux de nos alliés avant d’atteindre leurs tranchées.
L’artillerie ennemie a été active sur un certain nombre de points, au sud-ouest et à l’ouest de Cambrai. Les Allemands ont ensuite attaqué par masses et gagné quelque terrain.
En Macédoine, activité d’artillerie vers Doiran, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. Les batteries françaises et britanniques ont exécuté avec succès des tirs de destruction et provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions ennemi.
Vers Nonte, une forte patrouille ennemie a été repoussée.
L’aviation française a exécuté plusieurs bombardements dans la vallée du Vardar et au nord de Monastir.
Trois appareils ennemis ont été abattus, deux par l’aviation britannique, un par l’artillerie française.
Sur le front italien, combats d’artillerie vers Asiago et dans la région de la Piave inférieure.
Le comte Hertling, chancelier allemand, a annoncé au Reichstag qu’il acceptait de discuter les conditions de l’armistice offert par les maximalistes russes. Le comte Seidler a fait la même déclaration à la Chambre autrichienne.

L’éphéméride complet sur https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1366&bih=588&ei=PJz5Wej8FoOTaumTsfAH&q=1+d%C3%A9cembre+1917&oq=1+d%C3%A9cembre+1917&gs_l=psy-ab.3…239091.244310.0.245757.21.20.0.0.0.0.351.2502.0j8j2j2.12.0….0…1.1.64.psy-ab..14.3.710…0j35i39k1j0i7i30k1.0.qIXuCBHRbYE

1215/30 novembre 1917: (Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

(Aviation) décès du pilote allemand Rudolf Wendelmuth

Décès lors d’une collision aérienne à Fontaine-Notre-Dame, à l’ouest de Cambrai, avec l’appareil piloté par Wilhelm Schultze de la Jasta 4, de Rudolf Wendelmuth, « As » allemand de la WW1, 14 victoires aériennes au sein des Jasta 8 et 20.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-690.html

L’histoire de deux espions luxembourgeois

En 1916, les frères Louis et Anthony Collard nourrissent l’audacieux projet de rejoindre le front de l’Yser pour mettre leur connaissance de la topographie luxembourgeoise au service des aviateurs alliés.

(…)Le 30 novembre 1917, Louis et Anthony Collard reçoivent leur première grande mission : faire une observation minutieuse de la région de Virton. Les deux frères refont le chemin inverse vers leur village natal. Louis (Godefroid 1) recrute, dans la région, des observateurs, des boîtes aux lettres, des courriers…, Anthony (Godefroid 2) observe durant plusieurs jours le pays de Virton, mais ne recueille aucun renseignement significatif.

source: http://www.tintigny.be/histoire/cimetier/Collard.htm

Journal du vendredi 30 novembre 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie au nord de l’Aisne et dans la région de Sapigneul.
En Champagne, au nord du Cornillet, l’ennemi a tenté, à l’aide de gros effectifs, un coup de main qu’il avait fait précéder d’un bombardement rapide et violent; nous l’avons repoussé en lui infligeant de lourdes pertes.
Mont Cornillet en Champagne

En Argonne, une incursion dans les lignes allemandes, à l’ouest de l’Aire, nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Deux coups de main ennemis, l’un sur la rive gauche de la Meuse, dans la région de Béthincourt, l’autre sur la rive droite, au nord-ouest de Vaux-les-Damloup, ont complètement échoué.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur les positions belges de Aschhoop. Ils ont fait quelques prisonniers au sud de la Scarpe. Ils ont avancé leur ligne à l’est du bois de Bourlon et repoussé un coup de main vers Avion.
En Macédoine, la lutte d’artillerie a repris avec une grande activité sur l’ensemble du front et spécialement dans la région de Monastir.
Le tir de nos batteries a provoqué une explosion dans les lignes ennemies.
L’aviation britannique a bombardé Drama et les campements ennemis aux environs de Sérès et de Petric.
Sur le front italien, les Autrichiens essaient vainement de franchir la basse Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

Contact: alain.moyat@orange.fr