1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1383/17 mai 1918

 Clemenceau contre les défaitistes : « Je fais la guerre »

Fouilloy, Aisne, visite de Monsieur Clemenceau au camp d’aviation. Date : 17/05/1918, photographe : Albert Moreau. Source : ECPAD

C’est sur le front parlementaire que l’inquiétude est la plus vive. Les critiques contre Clemenceau fusent de toute part, essentiellement de la gauche. Elles sont parfois contradictoires, le « Tigre » étant à la fois accusé de négliger les affaires du gouvernement par ses fréquents voyages au front et de se comporter en dictateur.

Clemenceau sait que sa présence sur le front revêt une grande importance pour les combattants, pour les généraux, mais aussi pour les Alliés. Il est le principal artisan du commandement unique de mars-avril 1918, et un échec militaire du général Foch mettrait en péril son gouvernement et rejaillirait aussitôt sur celui de Lloyd George. De fait, les revers des 27-29 mai provoquent une véritable tempête au Parlement : le président du Sénat, Dubost, les socialistes, les républicains multiplient les interventions à la Chambre et au Sénat, accusant les chefs militaires et le gouvernement d’incapacité, d’impéritie et Clemenceau lui-même de dictature. Cette dernière accusation n’était pas nouvelle, le « Tigre » ayant déjà reçu de semblables épithètes lors de son précédent ministère, de 1906 à 1909.

Ces reproches n’étaient d’ailleurs pas dénués de fondement : accaparé par les fréquents séjours aux armées et les conférences interalliées, le président du Conseil ne s’embarrasse guère de scrupules avec les parlementaires. Il s’en remet très souvent à son jeune chef de cabinet, Georges Mandel, mais tient en main tous les pouvoirs, directement (il est à la fois président du Conseil et ministre de la Guerre) ou indirectement, à travers des hommes sur qui il sait pouvoir compter (Pichon aux Affaires étrangères, Leygues à la Marine, etc.).

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/printemps-1918-les-offensives-allemandes

Avec le centre maritime d’Arzew (Algérie)

Le 17 mai 1918, le CAM est prévenu par radio à 19 h et 23 h de la présence d’un sous-marin à 60 milles à l’Ouest-nord-ouest d’Oran, qui vient d’attaquer un convoi avec un autre U-Boot (le U 50) et a réussi à couler un vapeur britannique, le Sculptor (4 874 tonnes) dans une attaque à la torpille. Le 18 mai, dès 5 heures du matin, une section de deux appareils commandée par l’EV1 Campardon (observateur) appareille pour protéger le convoi. Pris dans le mauvais temps à 45 milles au Nord d’Oran, ils renoncent à faire route au Nord et cherchent le convoi Gibraltar-Bizerte qu’ils trouvent à 7 h 10 à 75 milles dans le 30° d’Oran. Ils l’escortent pendant quelques minutes puis, à court de carburant, mettent le cap sur Oran. A 20 milles du convoi, ils aperçoivent un U-Boot en demi-plongée, se dirigeant vers le Nord-est. Les deux hydravions attaquent aussitôt et lancent 4 bombes sur le sillage, sans effet apparent (le sous-marin ne subit effectivement aucun dommage). N’ayant pas de TSF, ils rentrent à Arzew à 8h45 et préviennent aussitôt le commandement d’Oran par téléphone.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Arzew.htm

Mort d’un pilote français et d’un pilote allemand

Eugene Adrien Gilbert, « As » français
Eugene Adrien Gilbert, « As » français de la WW1, 5 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein des escadrilles MS23, MS37 et MS49, trouve la mort dans un accident aérien à Villacoublay, à la suite d’une avarie sur son stabilisateur.
Mort en combat aérien dans le secteur de trévise, sur le front italien, de Franz Gräser, « As » austro-hongrois de la WW1, 18 victoires aériennes au sein des Flik 2, 32, 42J et 61J, 2 obtenues sur Hansa-Brandenburg C.I et 16 sur Albatros D.III.
Il est abattu pendant une mission d’escorte par l’as italien Antonio Chiri, de la 78a Squadriglia.

 Troubles dans le sud tunisien

En mai 1918, plusieurs rebelles furent poursuivis entre Fatnassia et Bir al-Atslah : un rebelle tué.

Le service des renseignements français ayant fait connaître qu’un groupe de 40 tentes était installé à 4 km environ sud-ouest de Wazin ; un ordre fut donné à l’escadrille 541 (5 avions) de le bombarder par obus et par bouteilles de brome. Deux bombardements successifs ont été effectués le 17 mai 1918.

Une section de tracteurs-mitrailleurs éclairée par des goumiers s’installa en repli à la frontière tripolitaine.

 Vers 8 heures du matin, un combat s’engagea à la mitrailleuse à Dhahrat an-Nisf avec les rebelles descendant du col de Wazin qui tentèrent d’encercler la section.

Un groupe commandé par le capitaine Bouvet des Affaires Indigènes (goum, spahis, section montée, section de 65, etc.) puis la colonne mobile de Dahibat (cap. Bayard) appuya successivement la section des tracteurs-mitrailleurs.

La rupture du combat dirigé par le commandant de Bordesoulle, chef de secteur fut obtenue facilement vers 11 heures par l’intervention en masse de l’escadrille qui bombardait les rebelles.

Un goumier fut blessé. Les rebelles eurent une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

A lire sur le site: http://alfutuhat.com/histoire/Ifriqiyah/Ifriqiyah07.html

Journal du vendredi 17 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans le secteur Hailles-Castel. Un coup de main allemand à l’ouest de Montdidier a échoué sous nos feux. Nos Patrouilles, opérant au nord de l’Ailette, ont ramené des prisonniers.
Les troupes britanniques ont exécuté un raid dans les tranchées ennemies aux abords de Gavrelle. Elles ont fait quelques prisonniers.
En dehors de l’activité réciproque de l’artillerie en différents points, particulièrement dans les vallées de la Somme et de l’Ancre, à l’est d’Arras et au front nord de bataille, il n’y a rien à signaler.
Les Belges, par des incursions réussies dans les lignes ennemies, en avant de Ramscappelle et de Merken, ont ramené une quinzaine de prisonniers. L’ennemi a lancé de nombreuses bombes d’avions sur leurs cantonnements.
Lutte de bombes vers Nieuport et au nord de Dixmude : activité d’artillerie assez intense vers Wertdendreft. Un aviateur belge a abattu en flammes un avion allemand vers la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, nos alliés ont fait irruption dans des éléments de tranchées ennemis de l’Asolone, détruisant une partie de la garnison et mettant en fuite le reste. Quelques prisonniers sont restés entre leurs mains.
Les marins italiens ont torpillé une grande unité navale autrichienne à Pola.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1382/16 mai 1918


Parution de la Baïonnette

Journal du jeudi 16 mai 1918

Bombardement violent dans la région au nord de Montdidier et entre Montdidier et Noyon.
Nos troupes ont prononcé une violente attaque contre les positions ennemies au sud d’Hailles et se sont emparées d’un bois sur la rive ouest de l’Avre, en dépit de la résistance acharnée de l’ennemi.
Une forte contre attaque des Allemands a donné lieu à un vif combat. Nos troupes ont intégralement maintenu leur gain et infligé des pertes très sérieuses aux assaillants. Le chiffre des prisonniers que nous avons faits est de 70, dont un officier. Une autre tentative, au sud de Rollot, menée après un vif bombardement, a également subi un complet échec.
Au nord du Chemin des Dames, nous avons repoussé un coup de main sur nos petits postes de la région de la Bovelle.
Sur le front britannique, l’ennemi a attaqué sur une largeur d’un mille environ, au sud-ouest de Morlancourt. Il est parvenu à pénétrer en un point dans la position de nos alliés. Partout aîlleurs, l’attaque a été repoussée avec de lourdes pertes pour l’ennemi. Une contre-attaque immédiate, exécutée par des troupes australiennes, l’a rejeté hors de la position où il avait pu pénétrer et a complètement rétabli la ligne. Les soldats britanniques ont capturé plus de 50 prisonniers : leurs pertes sont légères.
Un raid allemand a été repoussé près de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

 

1381/15 mai 1918

Les courriers de  Fernand Burniaux: « survivre à la guerre pour rencontrer sa fille « 

Le 15 mai 1918, il écrit: “Dans le courant de l’après-midi, deux de nos ballons sont incendiés par l’ennemi. Un peu plus tard, un troisième ballon est manqué et l’aviateur boche est atteint par les « scrapnells » de nos artilleurs. Il est obligé d’atterrir et vient s’abîmer dans le toit d’une maison où il reste perché comme un pigeon à l’entrée de son colombier. Belges, Français et Anglais s’élancent pour cueillir l’aviateur qui, immobilisé dans sa nacelle, attend avec une angoisse visible le sort qui décidera de sa personne. Belges et Français poussés par la haine pour tout ce qui est boche veulent lui « arranger son affaire » mais en sont empêchés par les officiers anglais qui parviennent non sans peine à embarquer l’aviateur dans une auto et l’évacuer sur l’arrière« .

Il évoque également la situation en pays occupé pour lequel il a la plus grande inquiétude. Il parle de « révolte de la faim » à Bruxelles mais sans beaucoup plus de détails car la censure guette.

Au printemps de la même année, les troupes autour de Fernand sont également touchées par des fièvres et évacuées vers les hôpitaux. S’agit-il de la grippe espagnole? Nul ne sait! Le 31 mai 18, il écrit sa lassitude: « Rester constamment sous la gueule des canons et attendre si le prochain obus sera ou non pour vous. Ce n’est pas gai! Et voilà 5 jours que cela dure!Je préférerais de beaucoup être en première ligne … »

Fernand développe aussi du ressentiment face à certaines injustices dont il est le témoin sur le front. L’armée a besoin de tous les bras disponibles et certains soldats blessés sont renvoyés plutôt hâtivement au front: « Il me semble que c’est là une triste manière de récompenser les braves qui donnent leur sang et surtout très peu encourageant pour ceux qui sont tenté de regarder un peu en arrière, même pour ceux qui se dévouent”.

Au fil des pages, on sent Fernand de plus en plus amer et découragé mais l’offensive finale va se charger de lui trouver une nouvelle source d’espoir et de concentration. Son écriture se fait plus rare. On le devine en train de se battre, n’ayant plus de temps ou d’endroit pour poser ses pensées sur le papier. Sans doute, pense-t-il toujours autant à sa famille mais ses souvenirs, Fernand les emportera avec lui au plein coeur des batailles…

source: https://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_fernand-survivre-a-la-guerre-pour-rencontrer-sa-fille?id=8346072

Clément Duval condamné à mort

Clément Duval (né le 11 mars 1850 à Cérans-Foulletourte dans la Sarthe; mort le 29 mars 1935 à New York) est un anarchiste illégaliste français, membre du groupe « La Panthère des Batignolles », partisan de la « propagande par le fait » et de la « reprise individuelle ».

Procès Duval [l’affaire du « Bonnet Rouge » devant le conseil de guerre, 15 mai 1918, condamnation à mort] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Membre du groupe anarchiste « La Panthère des Batignolles », le 5 octobre 1886, Clément Duval cambriole, avec un complice nommé Turquais, un hôtel particulier, la rue de Monceau, appartenant à Mme Herbelin, qui l’habitait avec sa nièce, l’artiste peintre Madeleine Lemaire, dont Marcel Proust aimait les roses. Le 17 octobre 1886, lors de son arrestation chez un receleur, il poignarde le brigadier Rossignol, sans le tuer. Jugé le 11 janvier 1887, Clément Duval est condamné à mort puis gracié par le président de la République Jules Grévy.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Clément_Duval

 Journal du mercredi 15 mai 1918

Nos patrouilles, opérant au nord du bois de Hangard vers Courcy et à l’ouest de la Meuse, ont ramené des prisonniers.
Nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur nos petits postes au nord-ouest d’Orvillers-Sorel.
Lutte d’artillerie assez vive en Champagne dans le secteur de la Butte du Mesnil et dans les Vosges.
Une tentative allemande au nord de la Fecht a échoué sons nos feux.
Les troupes britanniques ont réussi un raid au nord-est de Robecq et fait quelques prisonniers sans subir de pertes. Un détachement ennemi a attaqué un poste anglais près de Merville. Il a été repoussé et décimé. L’artillerie ennemie a été active pendant la nuit dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre.
Sur le front belge, faible activité d’artillerie. Lutte de bombes vers Nieuport et Langemarck.
Les Italiens ont arrêté par leurs feux des tentatives ennemies sur le mont Corno, à Dosso Casina, au val Calcino et au val Ornic.
Des patrouilles anglaises et italiennes ont fait irruption dans le village de Pedescala, infligeant des pertes à l’ennemi.
Canonnade dans le Tonale et au nord de Montello. Onze avions autrichiens ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1380/14 mai 1918

Les poilus noirs d’Amérique

Nous sommes le 14 mai 1918, il est 2 heures du matin. Une lune presque pleine éclaire d’un jour lugubre la terre bourbeuse du bois d’Hauzy, dans la vallée de l’Aisne, à moins d’un kilomètre des lignes allemandes. Le sergent Henry Johnson monte la garde avec un camarade à l’avant des tranchées françaises et agrippe nerveusement son fusil, un mousqueton Berthier. « Tu as entendu ça ? » demande-t-il à Needham Roberts. « Je crois que ce sont des rats. » Ce cliquetis, des rats ? Johnson comprend : « Ils ont coupé les fils barbelés. Cours prévenir le premier lieutenant ! » Mais il est trop tard. Alors qu’il saisit son fusil, une grenade explose et les projette au sol. Roberts est blessé.

Aveuglé par le sang, Johnson tire deux, trois fois. Les Allemands sont là, il sent leur souffle. Alors, il retourne son fusil et il frappe, hurlant, avec la crosse. Quand la crosse se brise, il saisit son couteau Bolo, une machette à lame d’acier, frappe encore et le lance, droit dans le ventre de l’Allemand. « Tue ! » Il rampe, les grenades pleuvent… c’est lui qui les lance. « Le nègre va vous crever ! » hurle-t-il. Quand les renforts arrivent, ils trouvent deux soldats évanouis et quatre cadavres d’ennemis. L’enquête établira que, ce soir-là, Henry Johnson a fait fuir, à lui seul, une trentaine d’Allemands. Un diable, issu d’un régiment de « guerriers de l’enfer », diront leurs ennemis : les Hellfighters.

la suite sur le site du Parisien http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-poilus-noirs-d-amerique-ils-ont-introduit-le-jazz-en-france-a-la-fin-certains-ne-voulaient-plus-repartir-09-03-2014-3655755.php

Yvonne Gainet condamnée à mort à Rouen

Triste histoire mais lumineux parcours ensuite : Yvonne Gainet a été la dernière Rouennaise à être condamnée à mort par la cour d’assises, le 14 mai 1918. Un mois plus tard, sa peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité. Mais sa bonne conduite, notamment pendant la guerre, lui permit tant d’être libérée en 1941 que d’obtenir sa réhabilitation en 1954. Une décision indispensable de la chambre de mise en accusation de Rennes pour que soit levée…

La suite (payante ) sur http://www.paris-normandie.fr/actualites/faits-divers/les-derniers-condamnes-a-mort-de-rouen–yvonne-gainet-en-1918-CE3677206

Création de la première division aérienne

En 1918, le 14 mai, la première division aérienne est créée, avec 600 avions de chasse et de bombardement, autonome et sous commandement unique (général Duval). On a compris que l’arme aérienne n’était pas comme les autres, et qu’on avait avantage à lui accorder l’autonomie. Au moment où le conflit prend fin, l’arme aérienne a fait de tels progrès qu’elle est devenue réellement offensive.

https://rosalielebel75.franceserv.com/aviation-grande-guerre.html

 

Lislet (02)tragique explosion

C’est probablement au cours du siècle dernier que la commune a connu son épisode le plus triste. Le 14 mai 1918 un dépôt de munitions allemand employant 45 femmes ou jeunes filles de Lislet et Montcornet explose ôtant ainsi la vie à 20 de ces femmes et celle d’un soldat allemand.

source: http://www.portes-de-thierache.fr/les-30-communes/87-portes-de-thierache/le-territoire/communes/123-lislet.html

Journal du mardi 14 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans la région au sud de l’Avre. Pas d’action d’infanterie.
En Lorraine, nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes, au nord de Nomény et ramené une vingtaine de prisonniers.
Dans la région de Saint-Dié, un coup de main ennemi a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, l’artillerie a été active pendant la nuit dans les secteurs de la vallée de la Somme, d’Albert, ainsi qu’entre Locon et la forêt de Nieppe.
L’aviation française de chasse s’est montrée active. Deux avions allemands ont été abattus et huit gravement endommagés. Un ballon captif a été incendié par nos pilotes.
Nos bombardiers ont lancé 7.000 kilos de projectiles sur les gares, dépôts et cantonnements de l’ennemi, notamment dans la région de Noyon, Chauny, Flavy-le-Martel. Sur ce dernier point, plusieurs incendies ont été observés.
Les aviateurs anglais ont jeté quatorze tonnes de bombes sur Péronne, Bapaume, Thielt, Douai, Zeebrugge et les docks de Bruges. Huit aéroplanes allemands ont été abattus et six forcés d’atterrir; neuf des aéroplanes anglais manquent.
L’Allemagne et l’Autriche publient une note solennelle datée de Vienne pour dire que leur alliance militaire et économique a été reserrée et complétée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1379/13 mai 1918: début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Comme une traînée de poudre, le mouvement s’est amplifié tout au long du mois de mai 1918. Tout commence le 13, lorsque les salariés de chez Renault entament un mouvement de grève dans les usines d’armement. Len lendemain, ce sont 100.000 personnes qui se joignent aux manifestants. Plus tard, le 18, le mouvement gagne Saint-Etienne, dans le bassin de la Loire, devenu la principale région de fabrication du matériel de guerre. De là, il gagne Bourges et Lyon.

Finalement, le mouvement ne dura que quinze jours et s’acheva le 28 mai. En fait, ces grèves sont restées largement ignorées en raison de la censure qui frappait les informations de nature à inquiéter l’opinion. Elles ont été très différentes de celles de 1917 qui étaient avant tout le fait de femmes revendiquant des hausses de salaires. Là, les grèves ont été plus organisées. Elles ont essentiellement touché les métallos qui manifestaient « pour la paix » et utilisaient un langage révolutionnaire avec de fréquentes allusions à la révolution bolchevik. Redoutables parce qu’elles risquaient de mettre en danger les fournitures d’armes aux troupes, elles sont restées circonscrites à une seule catégorie d’ouvriers, les métallurgistes, ce qui explique leur arrêt rapide.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/13-mai-1918-debut-d-une-agitation-a10512.html?Drc8Ej8YjbCmmLvG.99

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Le sujet vu par l’Humanité

(…)Là aussi l’État prend en main le contrôle de la main-d’ouvre, visant à instituer des formes nouvelles de relations sociales, avec par exemple la création à la fin de 1917 des délégués d’atelier. Mais ces usines sont vite aussi le champ de création de formes nouvelles de radicalité, radicalité des luttes, radicalité aussi d’un pacifisme qui n’est jamais en France un défaitisme révolutionnaire. C’est le sens du mouvement de 1918, qui démarre le matin du 13 mai à l’initiative des délégués de Renault. La grève est fondamentalement un geste pacifiste qui se manifeste à travers l’opposition au renvoi au front des jeunes classes mobilisées en usine. Et les métallos parisiens passent désormais à l’avant-garde ; ce sont eux qui sont désormais les plus nombreux dans les grèves (et non plus ceux du bâtiment, comme avant 1914), ils introduisent leurs formes de lutte comme l’occupation de l’usine – fréquente déjà en 1918 – et construisent un syndicalisme dynamique et résolu.

source: https://www.humanite.fr/node/308435

Journal du lundi 13 mai 1918

Bombardement assez violent dans la région à l’ouest de Mailly-Raineval.
Une attaque allemande sur nos nouvelles positions, au nord-ouest d’Orvillers-Sorel a subi un complet échec. Nos feux ont infligé des pertes sérieuses à l’ennemi, qui a laissé des prisonniers entre nos mains.
La lutte d’artillerie a été vive sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur bois des Caurières-Lès-Chambrettes.
Le communiqué britannique signale que, dans une attaque locale heureuse, les troupes françaises ont amélioré leurs positions au nord du village de Kemmel et fait plus de 100 prisonniers.
Aux environs du canal d’Ypres à Comines, un raid ennemi a été repoussé. Nous avons fait quelques prisonniers. Aux environs de Meteren, des combats de patrouilles ont permis à nos alliés de ramener plusieurs prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie s’est montrée active dans les secteurs de l’Ancre, au sud d’Albert, et contre les positions anglaises avancées à l’est de Loos et au sud de Voormezeele.
Sur le front italien, vive activité de patrouilles; celles de nos alliés ont fait irruption dans un poste ennemi, au col del Orso, anéantissant les défenseurs à la baïonnette et à la grenade et capturant une mitrailleuse. Canonnade le long de la Brenta et de la Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1378/12 mai 1918

(marine) Le Togo coupé en deux par une mine

photo source: https://www.google.fr/search?q=%C2%A0http://maupiti22.free.fr/letogo.html&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjk1snipa3aAhUzhqYKHdNED4YQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=Liu1UQ-pPLupaM:

La Compagnie Havraise Péninsulaire achète le navire et le rebaptise Ville de Valence. Cette compagnie possèdera jusqu’à 16 navires dont le plus gros le Ville de Paris jaugeait 3500 tonneaux. En 1906 il est revendu à la Compagnie Becchi Lalagno de Savone. Il navigue dès lors sous le nom d’’Amor. C’’est en 1912 qu’’il sera baptisé Togo après l’’acquisition qu’’en fait la compagnie génoise Ilva. Après les fruits c’’est le charbon que le Togo transporte dans toute la Méditerranée. Il sort presque indemne de la première guerre mondiale, mais le 12 mai 1918 il heurte une mine de 150 kg laissé par le sous-marin UC 35 (mouilleur de mines côtier). Comme plus tard le Donator et le Grec, le Togo est coupé en deux et coule immédiatement.

La suite sur http://www.bormesplongee.fr/togo

source: http://maupiti22.free.fr/letogo.html

http://iozzo.chez.com/togo.htm

Mort du pilote d’avion Henry Eric Dolan, « As » britannique de la WW1

Mort en combat aérien dans le secteur de Wulvergem, en Belgique, de Henry Eric Dolan, « As » britannique de la WW1, 7 victoires aériennes au sein du 74 Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a.
Son appareil B7731 est abattu par l’as allemand Raven von Barnekow de la Jasta 20. Il est tué.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-435.html

Conférence de Spa

 

Conférence de Spa, réunissant, à la demande de l’empereur allemand Guillaume II, les principaux responsables politiques du Reich et de la double monarchie. Dans le contexte de la révélation de l’Affaire Sixte, Charles Ier, empereur d’Autriche, roi de Hongrie, se voit imposer la vassalisation de son empire par le Reich.

Journal du dimanche 12 mai 1918

La lutte d’artillerie s‘est maintenue, très vive, dans toute la région de Grivesnes et de Mailly-Raineval. Nos troupes ont exécuté, au nord de Grivesnes, un coup de main qui nous a donné une quinzaine de prisonniers.
Une opération de détail sur le bois au nord-ouest d’Orvillers-Sorel, nous a valu un gain de terrain appréciable. 39 prisonniers et plusieurs mitrailleuses sont tombés entre nos mains. Une contre-attaque de l’ennemi a complètement échoué sous nos feux.
Nos détachements ont effectué, en outre, plusieurs incursions dans les lignes ennemies, notamment au sud-est de Montdidier, au nord-ouest de Thiescourt, dans le secteur de Sapigneul et en Woëvre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel.
Les Anglais ont exécuté des opérations heureuses à l’ouest de Merville, ramenant des prisonniers et une mitrailleuse. Ils ont enrayé par leur feu une attaque lancée par l’ennemi à l’est d’Ypres.
L‘artillerie allemande a canonné les organisations belges et les communications de la zone de Nieuport, pendant que la flottille anglaise procédait à l’embouteillage du port d’Ostende en coulant le Vindictive.
Les Italiens se sont emparés du monte Corno, en capturant une centaine de prisonniers.
L’Allemagne a adressé aux commissaires du peuple un ultimatum menaçant.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

Contact: alain.moyat@orange.fr