1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

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1295/18 février 1918: mise en place des cartes d’alimentation

Mise en place des cartes d’alimentation

alimentation 2

En mars 1918, les chefs de famille doivent remplir une déclaration pour les membres vivant au même foyer pour l’établissement des cartes
individuelles d’alimentation (loi du 10 février 1918 et décret du 27 juin 1918). Cette nouvelle mesure se veut « un instrument de répartition équitable des denrées indispensables à la nourriture de tous ». Elle concerne le pain et le sucre. Les premières cartes délivrées en mai sont pourtant remplacées par d’autres dès le mois d’octobre 1918 suivant pour entrer en vigueur le 1er janvier 1919.

La première version n’avait pas suffisamment pris en compte les travaux de force auxquels étaient soumis les plus jeunes (11–13 ans) et les plus de 60 ans, spécialement travaillant la terre, qui comme le dit le maire de Lanrigan, « remplacent dans les familles où ils se trouvent les hommes partis à la guerre ». Les rations ont aussi augmenté. Des coupons sont à remettre aux commerçants. En outre, les familles n’ont plus à choisir un boulanger.

Les soldats en permissions ou en déplacement sont également soumis au régime de la carte d’alimentation. Le ravitaillement civil prend officiellement fin en octobre 1920. La commission régionale d’étude relative à la cherté de la vie, créée en 1920, établit l’année suivante que le coût moyen d’un ménage de quatre personnes a été multiplié par 2,5 entre 1914 et 1919 et par 3,2 entre 1914 et 1920.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2016/12/14/34683710.html

Les Allemands défient les bolchéviques

Guillaume II qui réunit son gouvernement le lundi 18 février 1918 après avoir consulté ses conseillers, considère qu’en refusant de signer le traité de paix, les Bolcheviques ont virtuellement dénoncé l’armistice aussi les Allemands  reprennent les opérations militaires au cours de l’offensive Faustschlag. Lénine qui mesure le danger tient à imposer la paix au plus vite et à n’importe quel prix pour s’assurer le pouvoir dans la durée. Il intervient devant ses camarades et ne ménage pas ses efforts pour déclarer avec fermeté : « Le moujik ne fera pas la guerre et il renversera n’importe qui lui dira de la faire ».

La suite sur le site de L’union: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-allemands-defient-bolcheviques

Parution du Rire

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L’escadrille La Fayette transférée à l’armée américaine

escadrille

Le 18 février 1918, l’escadrille La Fayette est officiellement transférée à l’armée américaine. Elle devient, sous le numéro 103, la première escadrille de chasse de l’armée de l’air des Etats-Unis.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lescadrille-la-fayette

lire aussi: https://www.histoire-image.org/etudes/ronald-hoskier-legende-escadrille-lafayette

Alerte à Paris

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Ce jour-là, le Petit Journal publie un article alarmant intitulé « Une alerte à Paris » et évoquant ses « bruits suspects de moteurs signalés » : fausse alerte, et l’article est de surcroît censuré… Et aussi : six avions boches, un seul atteignit Londres ; raid de torpilleurs sur la côte dalmate ; des documents diplomatiques oubliés dans un taxi ; aujourd’hui la guerre reprend entre l’Allemagne et les Maximalistes, combattre la Russie, besogne facile… mais il y a aussi la crise polonaise ; au Conseil national du parti socialiste, les majoritaires l’emportent ; coups de main boches repoussés par les Anglais ; attentat politique à Valence ; caricature : « vos discours nous les comprenons, mais vos blés… »

https://www.geneanet.org/blog/post/2018/02/18-fevrier-1918-alerte-a-paris

La première ligne visée en Argonne

Les Allemands visent encore tout au long du front de l’Argonne marnaise, la capacité des poilus à résister au matraquage qui leur est infligé. Le lundi 18 février 1918, ce sont des torpilles qui s’abattent sur les postes français avancés tandis que des grenades sont balancées sur toute la première ligne de tranchée. Cette situation reproduit ce qui s’est déjà produit la veille lorsque dans l’après-midi, une dizaine de torpilles ont éclaté sur la gauche des positions du 27e régiment d’infanterie comme l’a constaté Pierre Perrin. L’ennemi a envoyé aussi de nombreuses fusées, profitant de la nuit pour préparer ce qui ressemble à une attaque globale de la ligne de front. Les tirs de barrage et de fusants sont impressionnants.

La suite sur le site de L’union http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-premiere-ligne-visee-argonne/

Journal du lundi 18 février 1918

Actions d’artillerie assez vives entre la Miette et l’Aisne, sur le front du bois le Chaume et en Haute-Alsace.
Un coup de main ennemi a échoué à l’est d’Auberive; un autre, au sud de Metzeral.
Activité de combat dans les zones montagneuses du front italien.
Bombardements violents dans la région de l’Astico. Actions de patrouilles sur divers points.
Devant le Montello, des groupes de soldats anglais en exploration, ayant passé à gué la Piave, ont atteint les lignes adverses.
Dans la plaine, actions locales, luttes d’artillerie. Une patrouille italienne, sortie de la tête de pont du Capo Sile, a surpris un petit poste ennemi et ramené les armes des occupants, qui ont été tués ou mis en fuite.
En Macédoine, près du lac de Pretkovo, un détachement britannique a pénétré dans les organisations ennemies et exécuté des destructions.
Sur le front serbe, deux reconnaissances bulgares ont été repoussées.
Un raid d’avions a eu lieu sur Londres. Une bombe est tombée faisant quatre victimes.
L’alerte a été sonnée à Paris, et des tirs de barrage ont été exécutés.
La Russie proteste contre la notification allemande aux termes de laquelle les hostilités reprendraient immédiatement.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1294/17 février 1918: (Suite) Paul Bolo fusillé

(Suite) Paul Bolo fusillé

bolo-execution

Le 17 février 1918 au matin, nous dit un témoin « en présence des magistrats qui venaient de l’éveiller et de lui annoncer la fatale nouvelle, le pacha Bolo se plut à revêtir du linge fin; il boutonna habilement un faux col; il refit deux fois le nœud de sa cravate; puis il prit un vêtement noir et de coupe élégante que son frère lui avait apporté à la prison et, avant de quitter sa cellule, il tint à enfiler des gants de chevreau blancs. Il est attaché au poteau de son supplice, devant douze soldats, tous volontaires, qui le passèrent par les armes. Justice était faite. De l’élégant homme d’affaires et séducteur il n’y eut plus qu’un cadavre écroulé. « Dans l’aube qui s’élevait au-dessus de la caponnière de Vincennes, on ne pouvait plus reconnaître Bolo Pacha qu’à ses gants blancs. »

source: http://www.apophtegme.com/ALBUM/bolo.htm

 Deux bombes perforent le plafond de l’église de Dieulouard (54)

17 février 1918.-Deux bombes perforent la voûte sans exploser. Ces bombes, après avoir été vidées, sont exposées dans la nef.

https://structurae.info/ouvrages/eglise-saint-sebastien-de-dieulouard

17 février 1918. Nous avons été nous promener à cheval à Soissons et nous avons vu un combat d’avions formidable. L’avion boche après un quart d’heure de lutte est tombé. Aussitôt, au galop, nous sommes allés voir. Il y avait à l’endroit où l’avion était tombé un épouvantable mélange de bois, de toile et d’acier tordu (…)Combat d’avion au-dessus de Soissons

source: https://books.google.fr/books?id=jOIhAgAAQBAJ&pg=PA282&lpg=PA282&dq=17+f%C3%A9vrier+1918&source=bl&ots=b1_t–gPlZ&sig=1yzgJc3eA4Pcu50ee82LdMkeZ1k&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0h6ei5sjYAhUFPVAKHQe0BXM4ChDoAQg5MAQ#v=onepage&q=17%20f%C3%A9vrier%201918&f=false

Enorme explosion à Saulnes (Meurthe-et-Moselle)

Dans la nuit du 17 février 1918, un avion fit sauter une quantité formidable d’obus ; l’explosion détruisit une grande partie du village de Saulnes Basse, et endommagea les habitations de Saulnes Haute. A partir de ce jour, les habitants furent sans cesse alertés par les bombardements aériens et assistèrent à débâcle de l’armée allemande

source: http://www.saulnes.fr/saulnes-historique/la-premiere-guerre-mondiale/

Journal du dimanche 17 février 1918

En Champagne, dans la région de Ville-sur-Tourbe et en Haute-Alsace, au sud de Burnhaupt-le-Bas, nous avons repoussé des tentatives de coups de main ennemis.
De notre côté, au cours d’une incursion dans le secteur de Vauquois, nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Lutte d’artillerie active sur la rive droite de la Meuse, notamment dans la région de Bezonvaux et en Haute-Alsace.
Des avions ennemis ont lancé plusieurs bombes dans la région au nord de Nancy. On signale des tués et des blessés dans la population civile.
Sur le front anglais, les troupes du Lancashire ont réussi un coup de main dans la région de la voie ferrée d’Ypres à Staden. Onze prisonniers ont été ramenés. Les pertes sont légères du côté de nos alliés.
Les batteries allemandes ont été actives du côté de Lens et dans les secteurs de la Bassée et de Wyschaete.
En Palestine, les Anglais ont avancé leur ligne sur un front de six milles et une profondeur moyenne de deux milles de part et d’autre du village de Mukhinas. Ils ont repoussé une tentative ennemie au nord-ouest de Jérusalem.
Un sous-marin allemand a bombardé Douvres.
La Suède a invité le gouvernement de Petrograd à faire évacuer la Finlande.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1293/16 février 1918

Dissolution du   262e Régiment d’Infanterie 

Constitué en 1914, il est issu du 62e RI dont il est le régiment de réserve. Celui-ci perd 1257 soldats durant la guerre. En avril 1916, le régiment a pour projet de fonder une musique militaire. Il demande donc à la municipalité de Lorient de l’aider à acheter des instruments et des partitions. Il est dissout le 16 février 1918 pour rejoindre l’artillerie d’assaut pour l’accompagnement des chars. C’est en effet le seul régiment français formé pour accompagner les chars.

source: http://archives.lorient.fr/comptoir-des-historiques/1914-1918/les-regiments-lorientais/

Bombardement sur Compiègne (Oise)

La ville subit tous les soirs depuis le 16 février 1918 des bombardements de plus en plus violent. Le départ général s’organise à partir du 26 mars, les habitants étant libre de leur choix. Hector Martin aura à batailler avec les autorités militaires pour faire obtenir quatre trains, car le gros de la population s’est dirigé vers la gare, ou on constate qu’il n’y a plus de locomotives. D’autres familles sont parties à pied, ou dans les péniches en direction de Pontoise. Le 27 mars, il ordonne le repli du Receveur Municipal, qui part mettre à l’abri sa caisse et toute la fortune communale, soit 75 000 francs en espèces et 3 millions de titres.

La suite sur https://ericdoubs.wordpress.com/2011/11/30/hector-martin-compiegne-1918/

 

Parution du Rire rouge

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source:https://www.google.fr/search?q=16+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwipv4So4sjYAhUGaFAKHQjkCEQ4HhD8BQgLKAI&biw=1366&bih=588#imgrc=Eb-wN7fXLQw6UM: 

Journal du samedi 16 février 1918

Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord-est de Courcy et ont ramené une douzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
En Champagne, la lutte d’artillerie s’est maintenue assez vive toute la nuit, notamment dans le secteur de la butte du Mesnil. Le chiffre total des prisonniers que nous avons faits sur ce point est de 177.
Sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre, violents bombardements.
En Haute-Alsace, nous avons arrêté une tentative de coup de main ennemi dans la région au sud de Seppois.
Nos escadrilles ont lancé 4500 kilos de projectiles sur les gares de Thionville, Conflans, Chambley, Metz-Sablons. Des incendies et des explosions ont été constatés dans les gares de Chambley et de Metz-Sablons.
L’artillerie ennemie s’est montrée très active contre la première ligne anglaise, dans le secteur de Quéant.
Rencontre de patrouilles vers Lens. Un coup de main allemand a été repoussé à l’est de Merckem.
Sur le front portugais, activité d’artillerie. Sur le front italien, simple canonnade.
Des contre-torpilleurs allemands ont exécuté un raid dans la Manche, en coulant un chalutier et plusieurs petits bâtiments anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1292/15 février 1918: prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

(son) Prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

garros

Prisonnier pendant trois ans, Roland Garros ronge son frein et voit s’accomplir les exploits, souvent sanglants, des as de l’aviation. Il tente de s’évader par tunnel, par avion, mais échoue. Il y parvient finalement le 15 février 1918, déguisé en officier allemand.

Sa captivité l’a marqué. Sa myopie s’est aggravée et il doit se cacher pour se faire faire des lunettes. Clémenceau tente de le garder au sol comme conseiller, mais sa volonté de remonter dans un avion est trop forte et le « Tigre » cède. Après une formation aux nouvelles techniques de combat aérien, qui évoluent au rythme très rapide des changements technologiques, il est affecté au groupe de combat n°12. L’escadrille monte au front sur le terrain de La-Noblette-en-Champagne.

Roland Garros est redevenu un fin pilote et il remporte le 2 octobre sa quatrième victoire. Le 5, au matin, il quitte le terrain aux commandes de son SPAD XIII. Le lendemain, il s’en doute, ses camarades prévoient de lui fêter son anniversaire. Il aura 30 ans.

source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-octobre-1918-la-fin-de-roland-garros_1762027.html

Proust écrit à son frère et parle des « embusqués  » et des Poilus

proust(…)Rien de tel dans cette lettre adressée le 15 février 1918 à son frère Robert et qui illustre, à cette occasion, l’antagonisme important existant à l’époque entre les “embusqués” et les “poilus”: une problématique sociale qui sera magistralement développée à travers la chronique du Paris en guerre dans le futur Temps retrouvé .

Affectueux et compatissant aux souffrances de son frère qui se bat sur le front italien, Marcel, exempt de mobilisation en raison de sa constitution fragile, a soin de lui donner le plus de nouvelles possibles de la maison, de sa santé, comme de celle de leurs amis communs. Passées en vente à Drouot il y a quelques années, une série de lettres inédites envoyées de 1916 à 1919 à Madame Fournier – la maîtresse de Robert – montraient déjà combien l’auteur de la Recherche admirait le courage de son cadet mais s’inquiétait sans cesse de son sort sans oser trop le materner par crainte de se montrer envahissant. Parmi ses phrases suant l’angoisse, on y lisait, notamment, celle-ci : “J’ai longtemps cru que “l’absence était le plus grand des maux”. Je sais maintenant que c’est le danger couru par ceux qu’on aime.”

Mon cher petit Robert

« Ceci est un simple post-scriptum à une lettre que je t’avais envoyée il y a une quinzaine de jours. Dans cette lettre je me rappelle qu’il y avait une phrase assez vague où je te disais que Flers devrait bien me donner la critique littéraire du Figaro. Or je vois que cette critique n’est plus à prendre, elle est donnée à Hermant. Si donc tu n’as rien dit à Flers, ne lui en parle pas puisque ce serait sans utilité aucune, Hermant la gardera et certainement toujours et le fera d’ailleurs très bien. De plus étant en très bons termes avec lui, je serais désolé d’avoir l’air de songer même à la lui enlever ! Jamais je n’aurais pensé à cette critique si j’avais su qu’il était question de lui. Je ne m’en doutais pas. Et d’ailleurs c’est sans importance n’en ayant parlé qu’à toi. Si jamais tu me récris – mais c’est déjà trop beau d’avoir eu ces mots de toi si inespérés, et si souvent relus, dis moi si “le cas échéant” tu accepterais d’avoir Lucien Daudet comme secrétaire. (Il avait organisé une machine des … à … où il avait beaucoup travaillé, puis il s’est brouillé avec ses collaborateurs, et M. Godard l’a recueilli à Paris. Mais il s’y ennuie et je crois qu’il aimerait être avec toi. Mais il n’est je crois qu’infirmier de 2e classe, et de plus comme il a 40 ans et est exceptionnellement intelligent je pense qu’il voudrait un travail un peu relevé. Mais je te dis tout cela selon l’expression courante “incidemment”.) Mes yeux font de plus en plus mal et le nombre de mes épreuves s’accroit au fur et à mesure, ce qui m’inquiète non pour ma vue mais pour la possibilité de terminer mon ouvrage. La maison va être un hôpital car nous attendons le mari de Céleste, atteint d’un état vague qui est soit la fièvre des tranchées, soit le paludisme, soit de la tuberculose. (…)

La suite sur https://www.franceculture.fr/emissions/la-boite-lettres/marcel-proust-son-frere-robert

https://largonnealheure1418.wordpress.com/2015/02/03/garros-aviateur-abattu-argonne/

 

Parution de Vogue

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source: https://www.google.fr/search?q=15+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=rQC-kqdHLd-YCM%253A%252CIILhHx1ZJVz4mM%252C_&usg=__7_nXHuZqYti3nOG4fDPymtiBJNE%3D&sa=X&ved=0ahUKEwj44oD4lMjYAhUHalAKHcS-B3YQ9QEIWjAM#imgrc=rQC-kqdHLd-YCM:

 

Journal du mercredi 15 février 1918

Une tentative ennemie sur un de nos petits postes au nord de Pargny-Filain a échoué.
Vives actions des deux artilleries dans la région à l’est de Reims.
En Champagne, dans le coup de main de la veille, des batteries américaines ont prêté un appui très efficace. Nos troupes ont organisé les positions conquises au cours de cette journée dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Le chiffre des prisonniers dépasse 150.
Nos batteries ont pris sous leur feu et dispersé un fort rassemblement ennemi signalé au sud de la Dormoise.
Sur le front britannique, les troupes canadiennes ont exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées ennemies à Lens; elles ont infligé de nombreuses pertes aux Allemands, fait quelques prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
Les pilotes britanniques ont exécuté quelques reconnaissances et lancé des bombes sur divers objectifs.
En Macédoine, activité réciproque des artilleries à l’ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Sur le front italien, canonnade dans le val Giudicaria.
Les Italiens ont réussi quelques coups de main audacieux, et détruit un poste avancé ennemi.

 

1291/14 février 1918: Paul Bolo condamné à mort

Concert de jazz à Tinqueux (Marne)

14 février 1918, Tinqueux (Marne). L’orchestre militaire des Harlem Hellfighters donne un concert sous la direction du lieutenant James Reese Europe (dernière image), un pionnier du jazz. Dans la salle, le général Gouraud, alors commandant de la IVe armée salue une infirmière.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/1914-1918-90-ans-apres-l-armistice/article/2008/10/23/l-armee-americaine-cote-noirs_1110446_736535.html#Lt3AQyu8qIYAVDXS.99

 Où l’on évoque un établissement juif en Palestine

Le gouvernement français envoie une lettre officielle à Nahum Sokolow dans laquelle il affirme que « l’entente est complète entre les gouvernements français et britanniques en ce qui concerne la question d’un établissement juif en Palestine ».

source wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_1918

Paul Bolo condamné à mort

boloPaul Bolo n’est pas natif de Fresnes, pas plus qu’il n’y a vécu : il fut interné à la Maison d’Arrêt pendant un mois, en octobre 1917.
Dentiste, commerçant maritime et colonial, aventurier… De nombreux qualificatifs lui sont donnés, mais la presse et l’opinion publique de l’époque le nommeront escroc et espion.

Au cours de ses nombreux voyages, Paul Bolo rencontre Abbas II Hilmi, khédive d’Egypte, et devient son conseiller personnel. Celui-ci lui donnera le titre de Pacha et Paul sera désormais surnommé Bolo-Pacha.

Le khédive d’Égypte est germanophile et lorsque qu’il est destitué par les autorités britanniques le 18 décembre 1914, il s’enfuit en Suisse, se rapprochant ainsi de l’Allemagne. Bolo-Pacha entre en contact avec des banques allemandes via New-York, sans doute par l’intermédiaire de son ami, et obtient des fonds pour contrôler des quotidiens français et les transformer en organes de presse pacifistes. L’Allemagne tenaillée entre deux fronts serait ainsi soulagée et pourrait disposer de la France à sa guise.
Mais les manipulations de Bolo-Pacha attirent l’attention de Clemenceau et d’Aristide Briand qui ordonnent une enquête. Les services secrets mettent à jour le transfert de 11 millions de mark vers les comptes de Bolo en provenance de la Deutsche Bank via une banque américaine.

Arrêté en septembre 1917, Paul Bolo est interné à Fresnes où il sera interrogé de nombreuses fois par le capitaine Pierre Bouchardon. Ce magistrat, du troisième conseil de guerre, spécialisé dans « l’ennemi de l’intérieur », dirigera également la réquisition contre Mata Hari.
Inculpé pour intelligence avec l’ennemi en temps de guerre, Bolo-Pacha est condamné à mort le 14 février 1918. Le président Poincaré lui refuse la grâce.
Exécuté le 17 avril 1918 au fort de Vincennes, Paul Bolo, fidèle à son image, s’habilla de linge fin, d’une cravate et revêtit ses gants blancs lorsque les gendarmes lui mirent les menottes.

source: http://www.fresnes94.fr/votre-mairie/autrefois-a-fresnes/fresnes-et-la-grande-guerre/fresnes-pendant-la-guerre-22/

Le maréchal Joffre élu à l’Académie française

joffre

Le maréchal Joffre fut élu à l’Académie française le 14 février 1918, à l’unanimité des 23 votants, au fauteuil de Jules Claretie. Son élection marquait la reprise des scrutins, après l’interruption des années de guerre qui laissait neuf fauteuils vacants. L’unanimité qu’il suscita inaugurait véritablement ce phénomène de « plébiscite » qui avait déjà marqué en 1912 l’élection du futur maréchal Lyautey, et que l’on devait appeler les « élections de maréchal ». Reçu le 19 décembre 1918 par Jean Richepin, il assista à la cérémonie, dans son uniforme de général d’armée, et non en habit vert que seuls les ecclésiastiques et les généraux en chefs sont dispensés de porter en la circonstance.

source: http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/joseph-joffre

Journal du jeudi 14 février 1918

Assez grande activité d’artillerie dans la région de Pinon et au nord-ouest de Reims.
Nous avons réussi plusieurs coups de main à l’est d’Auberive et dans les Vosges et ramené des prisonniers.
En Champagne, après une courte préparation d’artillerie, nous avons exécuté un large coup de main dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Sur un front de 1200 mètres environ, nos détachements ont pénétré dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne, bouleversé les défenses de l’ennemi et détruit de nombreux abris. Le nombre des prisonniers que nous avons faits dépasse une centaine.
A l’est d’Emberménil, une tentative ennemie sur un de nos petits postes est restée sans succès.
Nancy a été bombardée par des avions. Il y a trois morts et cinq blessés dans la population civile.
Du 1er au 10, nos pilotes ont abattu vingt-huit avions allemands.
Les Anglais ont réussi un coup de main au sud-est d’Hargicourt et ramené onze prisonniers.
Combats heureux de patrouilles près de Lens.
En Macédoine, actions d’artillerie à l’embouchure de la Strouma, à l’ouest de Doiran et au nord de Monastir.
Les Italiens ont dispersé des patrouilles en marche dans le val Lagarina et fait des prisonniers au col Caprile.

 

1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

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photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

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source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.

 

Contact: alain.moyat@orange.fr