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Chemin des Dames: le tunnel où périrent 270 allemands a été retrouvé

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En mai 1917, 270 soldats allemands du IIIe RIR (Régiment de réserve d’infanterie) périssaient asphyxiés au fond du tunnel dit de « Winterberg »)pilloné par les obus français. Ce tunnel duquel ne survécurent que trois soldats était situé sous le plateau de Californie sur le Chemin des Dames à Craonne. Suite à d’intenses recherches ce tunnel vient d’être localisé peut-on lire dans le journal L’Union de Reims du mardi 17 novembre 2020

Pour en savoir plus, se procurer L’Union.

Saisi le 22 novembre 2020 sur Facebook (origine militaria)

Des centaines de corps de soldats allemands de la Première Guerre mondiale retrouvés à Craonne, en France]
En 1917, lors de la bataille du Chemin des Dames, plusieurs centaines de soldats allemands se réfugièrent dans un abri souterrain afin d’échapper à l’artillerie française. Mais un obus va sceller leur cachette, la transformant en tombeau. Il aura fallu attendre plus d’un siècle et 2020 avant que les quelques 250 soldats allemands ne soient finalement retrouvés .
La découverte est à mettre au crédit de Alain Malinowski, 63 ans, amoureux de l’histoire et fidèle des archives militaires du château de Vincennes. Passionné par la Grande Guerre et l’offensive du Chemin des Dames d’avril 1917, région dont il est originaire, Alain fait une passionnante découverte en 1995 : les plans d’un important tunnel allemand à Craonne, le Haupt Tunnel, large de 5 mètres et long de 260 mètres. Ce dépôt de munitions est un abri bienvenu en cas d’attaque ennemie. Pour Alain, il s’agit d’un tunnel encore jamais découvert.
Alors Alain se renseigne. Il sait que le tunnel est dans la zone d’opérations du 111e régiment d’infanterie de réserve et que le 4 mai 1917, l’armée française a déclenché un tir d’artillerie comme rarement vu dans la guerre. Plus de 300 soldats allemands sont pris pour cible et décident de se cacher dans le tunnel. Mais vers 12h, un obus français frappe l’entrée du tunnel et en bouche l’ouverture. Si une trentaine d’hommes peut s’enfuir, le reste de l’unité s’enfonce plus profondément, persuadés qu’ils pourront sortir plus tard. Un jeune officier en donne l’ordre. Alors ils attendent.
Ils tentent de se protéger des émanations toxiques avec des barricades de sacs de sable et de vêtements. Mais aucun air de l’extérieur ne peut rentrer et les opérations de secours sont vouées à l’échec : les Français prennent les positions le 5 mai et ne font aucun effort pour dégager l’entrée du tunnel. Enterrés vivants, les hommes vont agoniser pendant plusieurs jours. Seuls trois rescapés vont sortir de l’enfer, grâce à de pionniers allemands qui se sacrifient pour tenter de dégager un passage.
En septembre 1917, les Allemands reprennent les positions aux Français. Ils retrouvent les corps mais devant la putréfaction et la situation désastreuse, ils décident de les laisser dedans. Pourquoi les sortir ? Toute la région est un cimetière à ciel ouvert où reposent des dizaines de milliers d’hommes des deux camps. Les corps sont abandonnés là. En 1935, la France cesse officiellement les recherches des dépouilles des soldats français et allemands.Le tunnel est oublié.
Dans les années 1960, une équipe allemande cherche brièvement le tunnel, mais le terrain, la géographie ont tellement évolué qu’ils sont incapables de trouver l’entrée.
Alain Malinowski, avec les plans en sa possession, se met au travail, qui va l’occuper plus de 15 ans. Finalement, en 2009, première vraie avancée : il découvre un embranchement de chemins qui figure sur l’une des cartes en sa possession. Il suit les marquages et finalement, s’arrête en pleine forêt : c’est là, sous ses pieds. Il en est persuadé. Il monte un dossier et fait venir l’Office national des anciens combattants français et le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, association privée chargée de retrouver tous les morts allemands dispersés sur les champs de bataille d’Europe. Mais ils sont sceptiques, et repartent. Défaite amère. Aidé de ses fils, Alain décide de chercher l’entrée, seul.
Mais la loi punit les fouilles clandestines et assimile à une violation de sépulture le fait de déterrer un corps. Les trois hommes, qui s’affranchissent des lois, trouvent pourtant l’entrée, grâce à l’un des fils : en 2019, Erik décide d’utiliser des données GPS et des modélisations et affirme que l’entrée est toute proche.
La famille monte une petite équipe : après une déconvenue le 22 décembre, les deux fils et des amis se remettent à creuser avec une pelleteuse le 1er janvier 2020 au soir. Et après quelques heures, le Graal : les hommes trouvent l’entrée !
Les deux mitrailleuses MG08 et les corps des deux servants de garde devant le tunnel sont retrouvés. Les hommes trouvent des éléments du poste de télégraphie, des baïonnettes intactes, un couteau ou encore un fusil. Pendant toute leur progression, les chercheurs filment et photographient leur avancée, avant de finalement s’arrêter : ils ne veulent pas trouver les corps, juste avoir la preuve qu’ils ont trouvé le tunnel, ce qui est le cas. Ils rebouchent tout et repartent dormir.
Les soldats allemands sont donc là, exactement là, au mètre près, la technologie ayant confirmé l’intuition humaine. A mi-flanc de la colline de Craonne, 20 mètres sous cette lourde terre de l’Aisne, recouverts d’un épais linceul de calcaire et de sable, attendent quelque 250 corps de soldats allemands, emmurés dans un tunnel il y a un siècle.
L’information ayant été envoyée aux gouvernements français et allemand, la Bundeswehr pourrait débuter une campagne de fouilles fin 2020 ou début 2021
Source: Benoît Hopquin, pour Le Monde

Sous le Chemin des Dames, le trésor oublié des soldats « artistes » de la Grande Guerre

Sur le site du Point

Ave César les morts te saluent »: sous le Chemin des Dames, une carrière souterraine ayant servi de cache aux troupes allemandes puis aux Poilus et aux Américains recèle toujours les témoignages écrits, dessinés et sculptés des soldats calfeutrés sous terre, dans l’horreur de la Grande Guerre.

« Vous avez pris des vêtements chauds ? » lance Gilles Chauwin, président de l’association du Chemin des Dames créée pour préserver le site des dégradations survenues à plusieurs reprises.

Ecusson « Army national guard » cousu sur sa polaire, il fait partie des rares connaisseurs à explorer la creute, nom donné aux carrières souterraines picardes, à la sortie du village de Braye-en-Laonnois (Aisne), pulvérisé pendant la Première Guerre mondiale. Le lieu n’est accessible qu’au cas par cas, via l’association.

« On est en-dessous du plateau, à une vingtaine de mètres : tout autour c’était protégé par les Allemands, bunkerisé », explique le guide, lampe frontale vissée sur le crâne, ouvrant la marche dans ce dédale fantomatique de « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Un siècle après les combats, la cavité où ont vécu, selon M. Chauwin, « 1.800 soldats allemands » puis des Poilus « du 64e régiment d’infanterie » et « des Américains de la 26ème division » semble être figée dans le temps. Les aiguilles d’un réveil rouillé se sont arrêtées: il était 09H15 au moment de l’impact, un jour de bombardement…

« Ici c’est un pot de graisse à canon, ça c’est du mortier anglais et là des godasses », inventorie-t-il au milieu de ce capharnaüm militaire, précisant que ce qui fut d’abord « une forteresse allemande » était équipée « d’un système de ventilation, de communication souterraine et d’électricité ».

La suite sur http://www.lepoint.fr/culture/sous-le-chemin-des-dames-le-tresor-oublie-des-soldats-artistes-de-la-grande-guerre-29-07-2017-2146696_3.php

Reims: appel à volontaires pour une pièce de théâtre sur la guerre 14-18

Appel à volontaires pour une pièce de théâtre sur la guerre 14-18

Dans le cadre des commémorations du Centenaire 14-18 à Reims, Le Facteur Théâtre s’investit depuis 4 ans dans la préparation d’un événement et d’une pièce de théâtre. Intitulée Reims Intime Underground 14-18, la pièce sera présentée d’abord dans la cave d’un particulier rémois, 18 fois, puis programmée à sept reprises au Théâtre du Chemin Vert. Concernant l’événement prévu le 28 septembre au cryptoportique du Forum, Le Facteur Théâtre recherche donc des volontaires pour y figurer. Un spectacle où il leur sera aussi demandé de lire de façon chorale, de murmurer… Plusieurs répétitions devront être effectuées en amont. Pour en savoir plus et participer, contactez la compagnie au 03 26 02 97 76 ou à infos@lefacteurtheatre.com

source: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/32225/appel_a_volontaires_pour_une_piece_de_theatre_sur_la_guerre_14-18

Le Lozèrien Augustin Trébuchon, dernier mort de 14-18 célébré dans les Ardennes

La commune de Vrigne-Meuse dans les Ardennes a  rendu  hommage le 15 avril à Augustin Trébuchon. C’est là que le 11 novembre 1918, 10 minutes avant le cessez-le-feu de la première guerre mondiale ce berger lozérien est mort, tué par une balle allemande. Il avait 40 ans.

Augustin Trébuchon, né dans un hameau du Malzieu-Forain au nord de la Lozère s’était engagé 4 ans plus tôt à Mende.

Un destin d’autant plus extraordinaire qu’ Augustin Trébuchon aurait très bien pu ne pas s’engager  :  il était en effet soutien de famille puisqu’orphelin, il  avait élevé ses frères et sœurs.

« Il a 36 ans, il quitte Mende le 6 août 1914. Il est blessé deux fois, cité deux fois. En 1918, il occupe le poste très délicat d’estafette. Il court à droite à gauche, pour apporter des ordres, des contre-ordres. C’est une activité où on est très exposé. Ça va pas louper, à 10h50, le 11 novembre, il prend une balle allemande alors qu’il apporte un message à son capitaine indiquant que la soupe est bientôt servie ».

Une statue à l’effigie d’Augustin inaugurée en octobre dans les Ardennes 

A Vrigne-Meuse, où il est enterré, une rue porte son nom. L’ancien maire, Georges Dommelier y tenait.

La suite sur le site de France Bleu: https://www.francebleu.fr/infos/insolite/le-lozerien-augustin-trebuchon-dernier-mort-de-14-18-celebre-ce-dimanche-dans-les-ardennes-1523625748

Un musée en hommage à l’engagement australien en 14-18 ouvre ses portes dans la Somme

Après plus de deux ans de travaux, le tout nouveau Centre d’interprétation Sir John Monash ouvre ses portes au public à Villers-Bretonneux dans la Somme. Pour L’Australie, ce bâtiment va permettre de retracer l’engagement et le sacrifice de la Nation sur le front occidental entre 1916 et 1918 et rendre hommage à ses 46.000 soldats tombés en Europe.

Ce centre d’interprétation, intégralement financé par l’Australie, a pris place derrière le cimetière et le mémorial australiens de Villers-Bretonneux dans la Somme. Un bâtiment de 1000 m² de béton et de bois qui retrace l’histoire de l’Australie et son engagement pendant la première guerre mondiale. Sur une nation qui comptait alors un peu plus de 4 millions d’habitants, 300.000 soldats ont participé au conflit, 46.000 sont morts sur le front occidental, 130.000 ont été blessés.

 Le Centre Sir John Monash a ouvert ses portes au public le 16 avril. Il sera officiellement inauguré en présence des autorités australiennes, de nombreuses personnalités et du Premier ministre français Edouard Philippe, le 24 avril prochain, à la veille des célébrations de l’Anzac Day, le jour où l’Australie rend hommage à ses soldats morts sur les champs de bataille européens. Le 25 avril marque aussi la libération de Villers-Bretonneux par l’armée australienne, menée par le général Sir John Monash.

1355/19 avril 1918

Article du journal « Le Matin » du 19 avril 1918 : Les Allemands ont brûlé Reims

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Article extrait du journal « le Matin » daté du 19 avril 1918. La date et le nom du journal sont annotés dans le coin à gauche.

Cet article au titre éloquent est rédigé le 18 avril 1918, par le correspondant de guerre du « Matin » qui est sur le front français.

Rappelons que l’incendie de la cathédrale de Reims a eu lieu le 19 septembre 1914, mais les bombardements réguliers de l’artillerie ennemie pendant toute la guerre vont la réduire à l’état de ruine. Il en sera de même des autres monuments comme la basilique Saint-Rémi, ainsi que de l presque totalité de la ville.

Le martyre de la cathédrale et de la ville seront utilisés par la propagande alliée pour dénoncer « la barbarie » ennemie, parlant de « Kultur Krupp » du nom de l’industriel allemand Alfred Krupp dont les aciéries fabriquaient les canons et les armes. C’est d’ailleurs le prénom de sa fille Bertha qui sera donné au canon à longue portée : « la Grosse Bertha ».

Lire sur le site reims14 18 http://14-18.documentation-ra.com/2014/06/2014-06-article-du-journal-le-matin-du-19-avril-1918/

Une loi pour l’attribution aux réfugiés des logements vacants

La loi du 19 avril 1918 impose l’installation d’urgence des réfugiés et rapatriés. Chaque maire est tenu de fournir au préfet une liste des logements vacants. A la demande d’un maire ou même d’un réfugié, le préfet arrête la réquisition d’un logement moyennant indemnité au propriétaire, le maire se chargeant ensuite de la mise en oeuvre. Des états des lieux sont dressés, avant l’occupation du lieu et parfois après, dans le cas d’une dégradation importante. Bien des dossiers sont clos par un arrêté préfectoral accordant une indemnité aux propriétaires.

source: http://archives.valdoise.fr/ark:/18127/vta5667f8725b585

Le point avec le 416 ème RI

Le 19 avril 1918, le 416e RI part du Pas-de-Calais et arrive à Poperinge (Belgique) en camion, à 19h. Ils sont cantonnés dans un camp anglais, le camp School, considéré comme étroit et inconfortable. Ils subissent des attaques aériennes allemandes.

Le 20 avril, le régiment reçoit l’ordre de relever le 99e RI dans le secteur du Mont Kemmel. L’État-major apprend qu’une attaque allemande est imminente. La relève s’effectue durant la nuit du 21 au 22 avril.
– Le 1er bataillon du 416e RI prend position sur le Petit-Kemmel
– Le 2nd bataillon est en soutien sur les pentes ouest du Petit-Kemmel
– Le 3e bataillon reste en réserve à Westroute (mon AGP est rattaché à ce bataillon mais effectue des liaisons avec les autres unités)
– Le PC du colonel est situé à l’ouest du col entre le Grand et le Petit-Kemmel.
– A droite, le JMO précise que le 413e tient Dranoutre et à gauche, le 30e occupe le Grand-Kemmel.

Le 24 avril, à 21h, le 416e RI avance ses premières lignes de 400m, en avant des fermes Donégal et Airkraft. La 2e compagnie fait un prisonnier qui donne des informations sur l’attaque du lendemain.

Le 25 avril, à 2h30 du matin, les Allemands entament une préparation d’artillerie sur les anciennes positions du 416e RI, ce qui cause peu de dégâts.
Vers 5h, une attaque de l’infanterie allemande est repoussée, mais le régiment est tout de même pris à revers par les troupes infiltrées sur le Grand-Kemmel.
Vers 7h, la première ligne du 416e RI est enfoncée : il ne reste que le 2e bataillon et la 3e compagnie du 1er bataillon en défense sur le Petit-Kemmel.
Ces hommes sont encerclés encerclés et subissent des tirs de toutes parts : à 10h45, les Allemands menacent les entrées du PC du colonel sur le Petit-Kemmel et somment l’Etat-Major de se rendre. Dans l’abri, deux lieutenants-colonels anglais, les colonels français du 30e et du 416e RI et trois chefs de bataillons décident de se rendre.

Le 3e bataillon du 416e RI tente une contre-attaque pour dégager le reste du régiment, sans succès.

Plus précisément, j’ai appris que mon AGP s’était porté volontaire pour guider durant la nuit du 26 au 27 avril une section du 15e régiment de Dragons qui devait mener des opérations de contre-infiltration sur les pentes du Mont-Kemmel (il reçoit la Médaille Militaire et sa deuxième citation à ce moment).

Les 28 et 29 avril, le 3e bataillon du 416e RI (les hommes des 1er et 2nd bataillons sont tous tués ou capturés), toujours en position, subit encore quelques pertes.
Dans la nuit du 29 au 30 avril, les restes du 416e RI sont relevés par le 16e corps d’armée et sont envoyés en auto à Malo-les-Bains pour reformer le régiment. Néanmoins, s’il est reformé, le régiment perd sa cohésion par l’arrivée de nouveaux éléments.

source: https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=437726

(vidéo) La bataille du Mont Renaud (Oise)

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https://www.youtube.com/watch?v=2UUL6yZqCMU

Bataille de la Lys: communiqué officiel

vendredi 19 avril 1918

Après-midi : Les attaques ennemies signalées hier matin au sud du mont Kemmel ont été repoussées complètement. D’autres assauts, lancés par les Allemands dans ce secteur au cours de la soirée, ont été brisés par nos cannons et nos mitrailleuses.

Sauf une activité réciproque des deux artilleries sur plusieurs points, la nuit a été relativement calme dans tout le secteur britannique.
Au cours de diverses actions de détail, nous avons fait quelques prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Il a été établi que des régiments appartenant à six divisions différentes ont été engagés dans les attaques infructueuses déclenchées hier par les Allemands dans la région Givenchy-Saint-Venant.
Le combat à Givenchy et ailleurs s’est terminé par l’échec complet de l’ennemi qui, après des assauts coûteux et poussés à fond avec une extrême énergie, n’est parvenu à prendre pied que sur un ou deux points limités dans nos défenses les plus avancées.
Il est certain que les Allemands, avant l’assaut, ont été extrêmement éprouvés par le feu de notre artillerie et que leurs pertes, au cours de la journée et pendant le combat, n’ont pas été moins lourdes.

Soir : Aucun changement pendant la journée sur le front britannique.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur différents points du front et a entrepris, dès l’aube, sur nos positions de Caudescure, au nord de Merville, un bombardement violent qui n’a été suivi d’aucune attaque d’infanterie.
Notre artillerie a bombardé efficacement les troupes ennemies et des transports le long des routes en arrière du secteur de la Lys.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/19_avril_1918.html

Journal du vendredi 19 avril 1918

Pas d’action d’infanterie sur notre front.
L’ennemi a bombardé violemment nos premières lignes et quelques villages de la région au nord de Montdidier. Nos batteries ont efficacement contrebattu l’artillerie ennemie et exécuté des concentrations de feux sur les positions allemandes.
Canonnade intermittente sur le reste du front.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Sur le front belge, les Allemands se sont livrés à une attaque en force contre le système des avant-postes entre l’étang Blanckaert et le chemin de fer d’Ypres à Thourout.
Ils ont réussi à prendre pied dans plusieurs des postes belges, mais d’énergiques contre-attaques de nos alliés les en ont complètement chassés. Six cents prisonniers environ sont restés entre nos mains.
L’ennemi a déclenché sur presque tout le front de bataille anglais de la Lys de violents bombardements, qui, de la forêt de Nieppe jusqu’à Wytschaete, ont été suivis d’attaques d’infanterie. Toutes ces attaques ont été repoussées et des pertes considérables infligées à l’ennemi.
Les troupes britanniques, qui avaient réussi à pénétrer dans les villages de Meteren et de Wytschaete, n’ont pas pu s’y maintenir.
Des troupes françaises coopèrent avec les forces anglaises sur ce front.
En Italie, les patrouilles anglaises sur le plateau d’Asiago et les patrouilles italiennes dans la région du mont Tomba ont capturé des prisonniers et du matériel.
En Afrique orientale, la colonne britannique du général Edwards, venant du littoral, et la colonne du général Northey, venant du lac Nyassa, exécutent un mouvement convergent contre les Allemands. La colonne du général Northey a occupé Magna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1917: quand la mairie de Reims était à Paris

L’hôtel de ville est victime d’un violent incendie en mai 1917. Le maire Jean-Baptiste Langlet fait alors installer les bureaux municipaux dans les caves de la maison de champagne Werlé situées juste à côté (aujourd’hui, le Cellier). Avec l’évacuation générale décrétée par l’État le 25 mars 1918, la mairie de Reims trouve alors refuge à Paris, au 19 avenue de l’Opéra. D’autres services municipaux sont dispatchés ailleurs dans Paris ainsi que dans d’autres villes de France.

Les services municipaux reviennent rapidement à Reims, après la libération de la cité.

Après l’incendie de l’hôtel de ville, les services municipaux trouvent refuge dans les caves de l’actuel Cellier, rue de Mars. Ici, une partie du conseil municipal de l’époque, en pleine réunion. – Coll. Archives municipales / Ville de Reims

La suite (payante) sur le site de L’Union

http://www.lunion.fr/85771/article/2018-04-12/incendie-de-la-mairie-10-ans-d-exil-pour-les-services-municipaux

Voir aussi le PDF du dernier magazine municipal « Reims attractive » (la dernière page)

http://fr.calameo.com/read/002338616d1e2e91372d4

Lire aussi dans L’Union (payant) 

Quand la mairie de Reims était à Paris

…, dans le 1er arrondissement de Paris. La «mairie provisoire» de Reims, notamment les services de l’état civil, la comptabilité et la recette municipale comme les allocations militaires est en mesure d’accueillir… «Ce 19 avril, sera une journée forte en symboles» Cent ans, jour pour jour, après la tenue du premier conseil municipal de Reims à la «mairieprovisoire» de Paris, l’ensemble des élus rémois…commémoration En 1918, lorsque l’ordre d’évacuation de la ville est donné, le conseil municipal trouve refuge à Paris. Cent ans après, ce 19 avril, les élus rémois se réuniront de nouveau…

source: http://www.lunion.fr/archive/d-20180412-3LM0X9?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2520desc%26word%3Dquand%2520la%2520mairie%2520%25C3%25A9tait%2520%25C3%25A0%2520Paris