Archives pour la catégorie Dans la presse

En juin à Reims: expo 1914-1918, le patrimoine s’en va en guerre

A partir du mois de juin 2021, le musée Le Vergeur, Place du forum à Reims (Marne) présente l’exposition: « 1914-1918, le patrimoine s’en va en guerre », coproduit avec la Cité de l’architecture et du patrimoine et présentée à Paris en 2016.

Cette exposition relate comment, lors de la première guerre mondiale, le patrimoine a été instrumentalisé au service de la propagande antigermanique.

Moins d’un an après les destructions emblématiques de Reims et de Louvain, Paris est le théâtre de spectaculaires expositions fondées sur l’exaltation du patrimoine architectural et artistique meurtri par l’ennemi.

La tête de l’ange au sourire de la cathédrale Notre-Dame de Reims, symbole de la destruction de la cathédrale de Reims

L’exposition explore, pour le cas français, la manière dont les artistes et les intellectuels se sont mobilisés au lendemain de la destruction de la bibliothèque de Louvain (25-26 août 1914) et de la cathédrale Notre-Dame de Reims (19 septembre 1914). Scènes de destructions réelles ou imaginaires, caricatures et photographies saturent l’espace médiatique et attisent le discours de haine envers l’ennemi.

Oeuvres, documents originaux, photographies et objets-phares de ces « expositions de guerre » retrouvés au terme de patientes recherches, montrent combien la cause patrimoniale fut dévoyée pour orienter les opinions. Elle constitua, en ce sens, une puissante arme idéologique.

Dans cette guerre de l’image, toujours d’actualité, la présentation des oeuvres sera enrichie d’éléments spécifiques à l’histoire de Reims et de la Marne, afin de mettre en valeur des éléments du patrimoine local et des collections des musées de Reims.

Lire aussi :https://reims1418.wordpress.com/2021/02/19/propagande-autour-du-bombardement-de-la-cathedrale-de-reims/

https://reims1418.wordpress.com/2014/08/11/livre-naissance-dun-mythe-lange-au-sourire-de-yann-harlaut/

CRAONNE:des opérations de sondage au tunnel de Winterberg

Publié dans le journal l’union du 27 avril 2021

Publié dans le journal l’union du 27 avril 2021

A la suite de la réunion de travail du 15 février en préfecture de l’Aisne, présidée par le préfet, avec l’ensemble des acteurs concernés le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK), le service d’entretien des sépultures de guerre allemand, entame à partir de ce mardi 27 avril des opérations de sondage sur le site dit du «Tunnel de Winterberg» dans l’Aisne, jusqu’au 29 avril. Ce dossier a fait polémique. Ces nouvelles explorations techniques qui s’étaleront sur trois jours sont organisées en liaison avec les autorités françaises et coordonnées par la préfecture de l’Aisne conformément aux règles en la matière. Le 3e Régiment du Génie de Charleville-Mézières apportera un soutien en coordination avec le service de déminage, le Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux et la Bundeswehr. Ces opérations sont le fruit d’une large concertation franco-allemande dans le respect des règles de sécurité et celles visant un maximum d’égard pour la mémoire de ces soldats et de leurs descendants. Elles doivent permettre de mieux identifier les caractéristiques du site avant d’éventuelles opérations de fouilles archéologiques à mener en concertation avec les représentants du territoire. Cette nouvelle étape constitue un point fort dans la coopération engagée depuis de nombreux mois entre les autorités françaises et allemandes. Pour la préfecture, « elle confirme les solides liens tissés entre les deux pays pour la construction d’une mémoire partagée ».

Visite virtuelle du musée 1914-1918 de suippes (Marne)

Créé en 2006 afin de rappeler l’intensité et l’horreur de la Première guerre mondiale sur la partie du front de Champagne situé entre Verdun et le Chemin des Dames, le centre d’interprétation historique « Marne 14-18 » fermé pour cause de Covid 19 propose une visite virtuelle du site.

https://www.marne14-18.fr/

Lire l’article de Sophie Dumay sur le site de France 3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/suippes/marne-le-musee-historique-de-suippes-marne-14-18-propose-des-visites-virtuelles-en-immersion-2053624.html

Propagande autour du bombardement de la cathédrale de reims

Trouvé dans l’ouvrage de Jean-Pierre Auclert intitulé : »Baïonnettes aux crayons ». Dans l’ouvrage de 207 pages (aux éditions Gründ) retrouvez plus de 450 illustrations couleur et noir et blanc et des caricatures destinées à la propagande et à la contre propagande.

Ici trois dessins parus à la suite du bombardement de la cathédrale de Reims en septembre 1914.

« La voix de Dieu »Un dessin de Nelson Green dans le journal Puck de New-York

Prétextant la présence d’observateurs sur les tours de la cathédrale des sacres de Reims, les allemands ont considéré l’édifice comme un objectif militaire.

La cathédrale fut endommagée, « mais moins sérieusement que la propagande alliée voulut bien le clamer auprès des pays neutres. » Selon l’auteur de l’ouvrage, dans un télégramme adressé à tous les représentants de la France à l’étranger, le président de la République française parla de « sa destruction pure et simple »

Et de préciser que si les allemands l’avaient voulu ils avaient la puissance de feu suffisante pour détruire totalement la cathédrale.

A gauche « la gloire de la Kulture germanique. Dessin américain non signé. A droite :le Kaiser dans un « carton » pour un vitrail destiné à la nouvelle cathédrale néogothique de Potsdam? Dessin de Raven-Hill dans le Punch de Londres

La contre-propagande allemande

Les deux dessins suivant illustrent la position de l’Allemagne face au bombardement de la cathédrale.

« Les troupes françaises n’arrêtent pas de se dissimuler derrière leurs monuments et leurs oeuvres d’art pour nous tirer dessus, nous sommes donc tenus à considérer ces derniers comme des objectifs militaires « 

Dessin extrait du Kladderradatsch
Dessin extrait du Simplissimus

Savez-vous où est inhumé le premier mort de la Grande Guerre ?

Fortuné Pouget et de Paul Honoré sont inhumés au cimetière de Pont-à-Mousson

Lu sur Facebook. Extrait d’un article de l’Est Républicain

Le premier officier tué de la Grande Guerre, tombé à Lesménils le 6 août, est donc le premier soldat tombé en temps de guerre. Il est également inhumé à Pont-à-Mousson. Il s’agit de Paul Honoré, né en 1891 à Roubaix, sous-lieutenant au sein du 26e bataillon de chasseurs.

Un autre soldat est tombé sous les balles allemandes à Vittonville, le 4 août vers 12 h 15 donc avant l’entrée en guerre officielle. Il s’agit de Fortuné Pouget , deuxième classe au sein du bataillon des 12e chasseurs. Né à Paris en 1893, il est lui aussi enterré au cimetière de Pont-à-Mousson.

Pourtant c’est sur la tombe de Jules André Peugeot, au cimetière d’Étupes (Doubs), décédé le 2 août 1914, qu’on peut lire qu’il est la première victime de la Première Guerre mondiale alors même qu’à cette date, elle n’est officiellement pas commencée. La Première Guerre n’a été officiellement déclarée le 4 août.