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(vidéo) Tournassoud, le “commandant-photographe” de 14-18

Un des poilus photographiés par Jean-Baptiste Tournassoud / © Reproduction – Droits : Département de l’Ain

Il a photographié la guerre 14-18 mais fut aussi un portraitiste reconnu. Jean-Baptiste Tournassoud est le témoin d’une période où la photo était composée plus qu’instantanée. Le Musée de la Bresse lui rend hommage, en dévoilant l’album de sa vie.

C’était un temps où le temps de pause poussait à la mise en scène, à la composition. Le « commandant-photographe » Tournassoud n’a donc sûrement pas mis les pieds sur le front. Mais il a donné à voir ces poilus qui se battaient pour la France, des Français de toutes les régions du monde.

Jean-Baptiste Tournassoud fut aussi l’un des premiers à expérimenter la couleur à travers des autochromes sans doute mis au point avec les frères Lumière.

Une fois la guerre passée, une fois l’armée quittée, Tournassoud n’a pas cessé la photo, bien au contraire. Les chiens, les volailles, les chevaux ont seulement remplacé les Généraux!

Mais le fils d’une lingère et d’un sabotier de Montmerle-sur-Saône, s’est aussi appliqué à saisir la campagne de l’Ain, notamment la Bresse paysanne telle qu’on l’imagine.

L’octogénaire quitta le XXe siècle en 1951, laissant derrière lui des milliers de vies capturées. Une richesse pour le Musée de la Bressequi lui rend hommage jusqu’au 15 novembre 2017.

Sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ain/bourg-bresse/ain-tournassoud-commandant-photographe-14-18-1350753.html

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(vidéo) Zille, le dessinateur berlinois

Pendant la 1ère guerre mondiale, Heinrich Zille est l’un des plus célèbres peintres de la scène artistique berlinoise. Personne mieux que lui ne sait croquer les petites gens de la capitale de l’Allemagne, dans leur vie quotidienne, dans leurs souffrances de cette guerre qui n’en finit pas. Au fil des dessins, Zille montre de plus en plus d’aversion pour le conflit.

Malgré les tentatives de son père pour en faire un boucher, Heinrich Zille préfère le maniement du crayon à celui du couteau, la vue du sang le panique. Sa vocation est récompensée. Le succès arrive vite. Son sujet de prédilection, les Berlinois, de préférence dans les quartiers pauvres. Heinrich Zille observe et dessine sur le vif.

Pendant la guerre, Zille collabore à l’hebdomadaire satirique Ulk. Chaque semaine il réalise une chronique du front publiée sous le titre « Vadding im Frankreich », Vadding en France. Ses personnages sont débonnaires, pacifiques et prennent toujours la vie au front du bon côté. A tort, ses dessins sont perçus comme glorifiant la guerre.

Pour contrebalancer cette image, Zille publie dans une revue artistique un dessin ouvertement contre le conflit : « das eisernde Kreuz ». On y voit une mère désemparée avec ses enfants. Son petit garçon regarde avec curiosité la croix de fer posée sur la table, une décoration, témoignage de la bravoure du père mort au front. Une grande détresse se dégage du dessin. De quoi sera fait l’avenir de cette famillle ? De nombreuses familles se poseront la question.
La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-zille-dessinateur-berlinois-1297103.html

 

(vidéo)Le film “Es werde Licht” met en garde les allemandes contre l’adultère !

Nous sommes en pleine guerre. Berlin souffre, Berlin a faim mais Berlin continue aussi à s’amuser. Même les touristes n’ont pas déserté la capitale allemande épargnée par les combats. Les plus fortunés peuvent continuer à sortir au théâtre, au cabaret, et même au cinéma. Les comédies font oublier quelques instants la lourdeur du quotidien mais c’est un film bien particulier que les Berlinois peuvent découvrir  sur grand écran en cette année 1917. Son titre : es werde Licht, (« et la lumière fut »)

Es werde Licht, est tout simplement le premier film d’éducation sexuelle projeté en Allemagne  et cette production ne doit rien au hasard : à cause de la guerre, nombre d’hommes et de femmes vivent séparés et pendant une période beaucoup plus longue que prévue. Conséquence : des relations illégitimes se multiplient et avec elles les maladies vénériennes. Souvent amenée par des soldats en permission, la syphilis est notamment largement répandue dans Berlin.

Les services de l’Etat mettent en garde les femmes contre l’adultère et les exhortent à la fidélité. Des brochures de vulgarisation déconseillent, surtout à la population féminine, la consommation exagérée d’alcool, considérée, comme on peut y lire, le « bouillon de culture de l’immoralité ». Ou encore : une femme de combattant qui succombe à la tentation se rend coupable de prostitution secrète.

Es werde Licht, sera réalisé en 4 épisodes. Deux seront diffusés en 1917 et 2 en 1918. L’objectif de la production sera bien de mettre en garde contre les relations sexuelles non protégées, les conséquences des maladies vénériennes mais aussi les méthodes de traitement d’urgence. L’histoire ne dit pas si le film aura fait beaucoup d’entrées.

La suite sur France 3 grand est: http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-es-werde-licht-1297095.html

(vidéo) Eté 1917: Berlin a faim

Eté 1917, bientôt 3 ans de guerre. Berlin est loin du front mais subit malgré tout les conséquences de la guerre. Le Reich allemand ne s’était pas du tout préparé à un conflit long et dès 1915, la population a ressenti les effets du blocus maritime des Anglais. Berlin n’a plus d’argent et les prix ne cessent d’augmenter, Berlin a faim et les rations ne cessent de diminuer.

Cela fait bien longtemps que les cartes de rationnement font partie du quotidien des Berlinois. En effet, dès février 1915, des cartes de pain ont été distribuées, puis c’est pour la viande, le beurre, les œufs, le thé, le café, le sucre et les pommes de terre.
Avec l’introduction des cartes d’alimentation commence le temps des « Polonaises ». C’est ainsi que les Berlinois appellent les files de plus en plus longues devant les magasins.

La ration quotidienne est tombée à moins de 1000 calories par jour et la famine est aux portes de la ville. Conséquence de cette sous-alimentation, la mortalité générale augmente fortement. Un médecin berlinois remarque que les habitants ont les os des mâchoires qui ressortent et la peau dépourvue de graisse fait des plis.

L’année 1917 restera une année terrible. la famine aggravée par une récolte catastrophique de pommes de terre à l’automne 1916 et il faudra remplacer le tubercule par le navet. On le trouvera en soupe, boulette, compote et même en confiture… pendant de très longues années, les Allemands garderont ce souvenir de l’hiver des navets.
La faim aura tué des centaines de milliers de civils.
La suite sur France 3 grand est: http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-berlin-faim-1297087.html

(vidéo)La vie quotidienne des soldats de 14/18 au musée de Meaux (77)

Sur France 3 Paris Ile de France

De terre et d’acier, c’est une magnifique exposition consacrée à la vie quotidienne des soldats de la grande guerre. A voir, jusqu’au 18 septembre 2017, au Musée de Meaux, en Seine-et-Marne.

De  première guerre mondiale, il reste toujours et encore ses munitions, ses obus, que particuliers et archéologues déterrent au hasard d’une fouille.

Il reste aussi des corps. Ceux des soldats, Français, Allemands, Belges ou Britaniques, morts sous les bombes, jetés dans une fosse commune, ensevelis sous l’éboulement de leurs abris. Sur les 3.5 millions de morts, on estime à 700.000 le nombre de soldats dont les dépouilles n’ont pas été restituées à leurs familles. Certains finissent par être retrouvés.

Une exposition au Musée de la Grande Guerre leur rend hommage. Archéologues, conservateurs et historiens unissent leurs compétences pour y présenter plus de 300 objets de fouilles meurtris par la guerre et conservés par la terre, issus des champs de bataille de la Grande Guerre. C’est une véritable reconstitution de leur vie quotidienne. Farid Benbekaï et Philippe Aliès

La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-et-marne/vie-quotidienne-soldats-1418-au-musee-meaux-77-1228199.html

2ème Rencontres du Web 14-18 : que numériser avant la fin du Centenaire ?

Pour la deuxième fois, historiens, blogueurs, archivistes, généalogistes ou encore community managers étaient invités par la mission du Centenaire, pour faire un point d’étape sur l’avancement des projets mais aussi pour découvrir et discuter de nouveaux défis concernant la Première guerre mondiale. Au cours de ces IIe « Rencontres du Web 14-18 », qui ont eu lieu à Paris ce vendredi 17 mars 2017, une question essentielle a été posée : que peut-on encore numériser dans la perspective de la fin du Centenaire qui approche en novembre 2018 ?

Le Grand mémorial arrivera à terme avec 8 millions de fiches de combattants, les matricules seront alors tous mis en parallèle des Journaux de marche et opérations. De quoi susciter la formation de communautés de descendants de Poilus qui voudront enrichir la connaissance en regroupant virtuellement photos, lettres, d’hommes engagés dans le même conflit, et pourquoi pas dans le même régiment, la même section. Tous les descendants voudront en savoir plus, il leur faudra de nouvelles sources pour nourrir la mémoire individuelle et aussi la recherche historique et scientifique.

Parmi les possibilités ont été évoquées la numérisation des registres matricules des soldats coloniaux, les dossiers de pensions des blessés et des veuves et orphelins, et celle archives hospitalières militaires, le fichier des 1,3 million de blessés, les registres d’entrée et sortie des hôpitaux. Toutefois les archives contenant des mentions médicales devront attendre un avis de la CNIL avant d’être mise en ligne, comme ces registres des hôpitaux temporaires des Alpes-Maritimes déjà numérisés et en attente d’un avis pour mise en ligne, selon Yves Kinossian, le directeur des archives départementales.

Sinon, d’autres sources ont été mentionnées pour leur intérêt scientifique, car ce sont de grands ensemble thématiques propices à la recherche des historiens : les archives du front du Levant, les archives diplomatiques, les plans de 1917, les commissions parlementaires, les dossiers de dommages de guerre. Des internautes ont même demandé la numérisation des archives de la Comédie française pendant la grande guerre. Il sera difficile de satisfaire tout le monde, car après la numérisation et la mise en ligne se pose un autre problème, celui de la mise en valeur, de la mise cohérence de toute cette richesse disponible en ligne.

Comment la restituer, comment lui donner de la cohérence ? « On voulait un jardin à la française, on a eu un jardin à l’anglaise, exubérant avec plein de fleurs », a ironisé Hervé Lemoine, patron du SIAF. Mais les grandes institutions sont bien conscientes du problème. Elles commencent à structurer l’offre, comme par exemple la BNF qui est entrain de mettre en place des partenariats afin de donner un accès unifié à beaucoup de sources, soit par intégration, soit par interopérabilité, a expliqué Aline Girard, pour la Bibliothèque nationale.

La suite sur le site de la revue française de Généalogie

http://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/rencontres/2e-rencontres-du-web-14-18-que-numeriser-avant-la-fin-du-centenaire

Photographies : Fonds de la guerre 14-18 [Rennes]

Ce jeu de données est une extraction d’une base produite par le ministère de la culture. Les données extraites ne concernent que Rennes. Pour voir la base dans son intégralité, vous pouvez suivre ce lien

Photographies concernant la première guerre mondiale (18 982 notices textes et images).

Ces photographies ont été réalisées à des fins de propagande et de documentation par les services français –notamment la Section photographique et cinématographique des armées à partir de 1917– ou par les services alliés (Portugal, Italie). Elles montrent l’effort de guerre, les dégâts causés par les combats aux monuments historiques, l’évacuation des œuvres d’art, la situation à l’arrière du front (vie des civils, camps d’internement, de prisonniers, hôpitaux ou des militaires -théâtre aux armées ) en France au Maroc, au Cameroun (anciennes colonies allemandes)mais aussi le front Italien, Roumain, ou les Dardanelles, en Grèce…

Source: http://www.data.gouv.fr/fr/datasets/photographies-fonds-de-la-guerre-14-18-rennes/