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(vidéo) Les américains dans la Grande Guerre et la guerre des images

Un aviateur américain et la caméra installée sur le cockpit / © France 3 Lorraine / US National Archives

La série de France 3  sur les Américains pendant la Première Guerre mondiale s’intéresse aux images de la guerre. Quelle représentation avaient les américains de ce conflit ? Quelles images envoyaient-ils aux États-Unis ? Quels objectifs poursuivaient-ils? Régis Cael, réalisateur décrypte les archives.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/guerre-14-18-amercains-grande-guerre-guerre-images-1544018.html

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14-18: la naissance de la superpuissance américaine

Il y a un siècle, l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, le 6 avril 1917, faisait pencher un conflit indécis vers une victoire alliée. L’Amérique en est sortie comme la nouvelle puissance mondiale dominante.
En déclarant la guerre à l’Allemagne, les Etats-Unis engagent leur puissance industrielle et leur abondante main-d’?uvre au service des armées alliées, embourbées dans une éreintante guerre de tranchées.
« La Première Guerre mondiale a marqué le tournant d’un nouveau rôle mondial pour les États-Unis, inaugurant un siècle d’engagement international », explique Jennifer Keene, professeur d’histoire à l’université Chapman (Californie, ouest des Etats-Unis).
Depuis le début du conflit en août 1914, les Américains avaient opté pour la neutralité. Mais l’opinion publique change avec le naufrage en mai 1915 du Lusitania, un paquebot torpillé par un sous-marin allemand au large des côtes irlandaises. Plus de 1.200 passagers perdent la vie, dont 128 Américains.
« Il semble inconcevable que nous nous abstenions d’agir, car nous le devons non seulement à l’humanité, mais à notre propre estime de nous-même », déclare à l’époque l’ancien président Teddy Roosevelt (1901-1909).
– Guerre sous-marine –
Malgré un sentiment pro-allié, la majorité des Américains insistent sur la neutralité des Etats-Unis. Le secrétaire d’Etat Williams Jennings Bryan démissionne en juin 1915, devant ce qu’il juge un ton excessivement belliqueux du président Woodrow Wilson (1913-1921) à l’égard de l’Empire allemand.
Des milliers d’Américains se portent pourtant volontaires pour rejoindre les forces alliées. Plusieurs aviateurs rejoignent les forces aériennes françaises au sein de l’escadrille La Fayette.
Parallèlement, l’ex-président Teddy Roosevelt séduit une frange de la population qui craint qu’une défaite alliée n’entraîne l’occupation de certaines régions du Canada et des Antilles françaises par les troupes allemandes.
Dans les premiers mois de 1917, trois événements vont bouleverser l’équilibre en place.

La suite sur le site du Parisien http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/guerre-14-18-la-naissance-de-la-superpuissance-americaine-03-04-2017-6819996.php

 

Joseph Darnand, nettoyeur des tranchées

Joseph Darnand, le secrétaire général de la milice française, l’un des symboles de la collaboration avec l’Allemagne nazie durant la deuxième guerre mondiale, exécutée à la libération. Une personnalité, plus que controversée, qui fut pourtant l’un des héros, méconnus, de la Grande Guerre.

En juillet 1918, le sergent Darnand, 21 ans, se trouve à l’est de Reims, au cœur des monts de Champagne. A seulement 21 ans, ses supérieurs ne cessent de louer son courage et ses qualités naturelles de chef. A cette époque de l’année, l’Etat-major français soupçonne Guillaume II de préparer une grande offensive, censée être décisive mais il lui faut des renseignements. Joseph Darnand se voit alors confier 170 hommes et une mission bien précise : pénétrer au sein des lignes allemandes et en ramener un maximum de documents et de prisonniers.

A 20 heures, le 14 juillet, galvanisé par la fête nationale, le commando s’élance, grenades à la main. Très vite, les premiers postes de commandement allemand sont atteints. Pendant 40 minutes, Darnand et ses hommes inspectent les lieux et reviennent au sein des lignes françaises avec 27 prisonniers, des cartes et surtout des plans d’attaque. Une attaque allemande était programmée pour le soir même. Cela ressemble à une offensive généralisée. Alerté, le général Gouraud ordonne immédiatement à l’ensemble des troupes françaises de reculer de trois kilomètres.

Dans la nuit, les fantassins allemands s’enfoncent dans un territoire presque entièrement vide, volontairement déserté. Un piège qui va vite se refermer sur eux lorsque l’artillerie française entre en action. Près de 15 divisions allemandes sont décimées et le soir, Guillaume II ne peut que se rendre à l’évidence : sa grande offensive baptisée « l’offensive de la paix » a échoué. La guerre est perdue.

Pour avoir fait basculer le cours de la guerre grâce aux renseignements récoltés. En 1927, Joseph Darnand reçoit la légion d’honneur des mains du président Poincaré ainsi que le titre d’artisan de la victoire. L’un des trois seuls Français distingué de la sorte avec le maréchal Foch et Georges Clemenceau…

(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

Un riche dossier sur les as de l’aviation… Et tous les autres

Les aviateurs Roland Garros et Eugène Gilbert, en 1914, dont la photographie reparaît en 1916. (MAE).

Si vous êtes passionnés par l’aviation, précipitez vous sur le dossier réalisés sur « les as de l’aviation » durant la première guerre mondiale

“Le titre d’as de guerre, créé pour ceux qui avaient abattu cinq appareils ennemis ou davantage, fut attribué à 184 pilotes en France entre 1915 et 1918. Tous ces aviateurs ont manifesté les qualités qui procurent en combat aérien des victoires répétées.
Ils ont eu aussi la chance de ne pas tomber trop tôt sur des adversaires trop coriaces, d’être secondés par des équipiers vigilants et adroits ou d’être conduits par un chef de patrouille sûr, de survivre assez pour s’aguerrir. L’inventaire résultant est donc injuste : il exclut tous ceux qui, pourtant doués des qualités voulues, ont été trahis par le sort avant d’avoir totalisé le score requis”.

Général Lucien Robineau

source: https://www.hydroretro.net/etudegh/lesas.pdf

Les aumôniers australiens de14-18 : sur le front sans arme mais avec foi

Avant l’Anzac Day 2018, France Bleu Picardie raconte les histoires de certains de ces milliers d’Australiens qui ont traversé la planète pour combattre pendant la Première Guerre Mondiale. 440 aumôniers ont accompagné les troupes. Leur rôle n’était pas seulement spirituel.

Contrairement à ce qui se passe en France, laïcité oblige, les cérémonies patriotiques anglo-saxonne intègrent le religieux. C’est le Dawn Service de l’Anzac Day. Il ressemble en partie aux offices célébrés pendant la Grande Guerre. Aux côtés des soldats, les armées dépêchaient leurs propres aumôniers. De 1914 à 1918 440 hommes d’église Australiens se sont engagés en Europe, en Afrique du Nord, en Asie. En première ligne ou à l’arrière front ils ont tenu un rôle très important

« Pour des soldats qui risquent leur vie au quotidien, il y a nécessairement un questionnement spirituel », explique Xavier Boniface. Il est professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Picardie Jules Verne et spécialiste des relations entre armée, religion et politique. « Les aumôniers sont là pour répondre à ces attentes ».

Éviter la fréquentation des bistrots

« Mais ils ne sont pas confinés uniquement dans le spirituel. Les aumôniers jouent aussi un rôle très important dans le maintien du moral », poursuit Xavier Boniface. Les aumôniers apportent aux soldats « douceurs, journaux cigarettes. Ils travaillent beaucoup avec les organisations de jeunesse chrétienne pour organiser les loisirs ». Il y a aussi une forme de moralisation dans l’organisation de toutes ces activités à l’arrière front. Les aumôniers veulent éviter que les soldats se rendent dans les bistrots.

source: https://www.francebleu.fr/infos/international/premiere-guerre-mondiale-les-aumoniers-1523899083

1917: quand la mairie de Reims était à Paris

L’hôtel de ville est victime d’un violent incendie en mai 1917. Le maire Jean-Baptiste Langlet fait alors installer les bureaux municipaux dans les caves de la maison de champagne Werlé situées juste à côté (aujourd’hui, le Cellier). Avec l’évacuation générale décrétée par l’État le 25 mars 1918, la mairie de Reims trouve alors refuge à Paris, au 19 avenue de l’Opéra. D’autres services municipaux sont dispatchés ailleurs dans Paris ainsi que dans d’autres villes de France.

Les services municipaux reviennent rapidement à Reims, après la libération de la cité.

Après l’incendie de l’hôtel de ville, les services municipaux trouvent refuge dans les caves de l’actuel Cellier, rue de Mars. Ici, une partie du conseil municipal de l’époque, en pleine réunion. – Coll. Archives municipales / Ville de Reims

La suite (payante) sur le site de L’Union

http://www.lunion.fr/85771/article/2018-04-12/incendie-de-la-mairie-10-ans-d-exil-pour-les-services-municipaux

Voir aussi le PDF du dernier magazine municipal « Reims attractive » (la dernière page)

http://fr.calameo.com/read/002338616d1e2e91372d4

Lire aussi dans L’Union (payant) 

Quand la mairie de Reims était à Paris

…, dans le 1er arrondissement de Paris. La «mairie provisoire» de Reims, notamment les services de l’état civil, la comptabilité et la recette municipale comme les allocations militaires est en mesure d’accueillir… «Ce 19 avril, sera une journée forte en symboles» Cent ans, jour pour jour, après la tenue du premier conseil municipal de Reims à la «mairieprovisoire» de Paris, l’ensemble des élus rémois…commémoration En 1918, lorsque l’ordre d’évacuation de la ville est donné, le conseil municipal trouve refuge à Paris. Cent ans après, ce 19 avril, les élus rémois se réuniront de nouveau…

source: http://www.lunion.fr/archive/d-20180412-3LM0X9?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2520desc%26word%3Dquand%2520la%2520mairie%2520%25C3%25A9tait%2520%25C3%25A0%2520Paris