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(vidéo) Le prisonnier docteur Albert Schweitzer

l est probablement l’alsacien le plus connu au monde : le docteur Albert Schweitzer est né en 1875 dans une Alsace alors allemande.
Après des études en philosophie, en théologie, en musique et finalement de médecine, en 1913 il part avec sa femme Hélène Bresslau fonder un hôpital à Lambaréné au Gabon, alors colonie française. Au déclenchement de la guerre, en tant que citoyens allemands, le couple Schweitzer est arrêté et assigné à résidence. Mais en septembre 1917, Clémenceau donne l’ordre de ramener en France tous les prisonniers des colonies…

C’est avec 300 kilos de bagages, essentiellement des médicaments et du matériel médical, qu’Hélène et Albert Schweitzer arrivent à Bordeaux… Ils sont internés pendant 3 semaines dans une vieille caserne désaffectée. Puis ils sont transférés dans un autre camp à Garaison  dans les Hautes-Pyrénées. Pendant les 6 mois d’internement, le docteur Schweitzer obtient le droit de soigner les autres prisonniers en cas de besoin. Mais en mars 1918, Albert et son épouse sont à nouveau déplacés vers un autre camp à Saint Rémy de Provence.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haut-rhin/histoires-14-18-prisonnier-docteur-albert-schweitzer-1332367.html

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Octobre 1917: les élus rémois toujours en bisbille avec l’armée

Les rapports entre la ville de Reims et l’armée ont toujours été tendus lors de la première guerre mondiale. On peut encore le constater en consultant le compte rendu du conseil municipal de Reims  d’octobre 1917.

Une fois encore on apprend que la ville est encore en bisbille avec l’armée française qui défend la ville depuis septembre 1914. Motifs du litige: la réquisition de matériels par l’armée à la ville et la consommation d’eau.

Ainsi, l’Armée qui a réquisitionné du matériel de voirie (2 balayeuses, huit tonnes d’eau pour des arrosages) et pris 160 mètres cube de pierres cassées ainsi que 133 m3 de grève refuse de payer le montant de ces réquisitions estimés à 13.775F par la ville. L’ Armée ne veut régler que 12.010F.

Une conciliation permet finalement aux deux parties de s’entendre pour la somme de 12.700F.

Autre motif de litige entre l’armée et la ville de Reims: la consommation d’eau. La facture remonte à la péridode du 1 octobre 1916 au 31 décembre  1916. L’ Armée a consommé72.628 m3 d’eau.

Alors que la ville fixe le M3 d’eau à 0,27 centimes, l’armée considère que le m3 ne vaut que 0,17 centimes le M3.

Une fois encore le conseil municipal présidé par le Dr Langlet décide de porter l’affaire en justice.

Alain Moyat

source: http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=96818efa5cd4d4de4fa710f335280ff2¶m=visu_1&page=1&id=514001036#

(vidéo) Tournassoud, le “commandant-photographe” de 14-18

Un des poilus photographiés par Jean-Baptiste Tournassoud / © Reproduction – Droits : Département de l’Ain

Il a photographié la guerre 14-18 mais fut aussi un portraitiste reconnu. Jean-Baptiste Tournassoud est le témoin d’une période où la photo était composée plus qu’instantanée. Le Musée de la Bresse lui rend hommage, en dévoilant l’album de sa vie.

C’était un temps où le temps de pause poussait à la mise en scène, à la composition. Le « commandant-photographe » Tournassoud n’a donc sûrement pas mis les pieds sur le front. Mais il a donné à voir ces poilus qui se battaient pour la France, des Français de toutes les régions du monde.

Jean-Baptiste Tournassoud fut aussi l’un des premiers à expérimenter la couleur à travers des autochromes sans doute mis au point avec les frères Lumière.

Une fois la guerre passée, une fois l’armée quittée, Tournassoud n’a pas cessé la photo, bien au contraire. Les chiens, les volailles, les chevaux ont seulement remplacé les Généraux!

Mais le fils d’une lingère et d’un sabotier de Montmerle-sur-Saône, s’est aussi appliqué à saisir la campagne de l’Ain, notamment la Bresse paysanne telle qu’on l’imagine.

L’octogénaire quitta le XXe siècle en 1951, laissant derrière lui des milliers de vies capturées. Une richesse pour le Musée de la Bressequi lui rend hommage jusqu’au 15 novembre 2017.

Sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ain/bourg-bresse/ain-tournassoud-commandant-photographe-14-18-1350753.html

(vidéo) Zille, le dessinateur berlinois

Pendant la 1ère guerre mondiale, Heinrich Zille est l’un des plus célèbres peintres de la scène artistique berlinoise. Personne mieux que lui ne sait croquer les petites gens de la capitale de l’Allemagne, dans leur vie quotidienne, dans leurs souffrances de cette guerre qui n’en finit pas. Au fil des dessins, Zille montre de plus en plus d’aversion pour le conflit.

Malgré les tentatives de son père pour en faire un boucher, Heinrich Zille préfère le maniement du crayon à celui du couteau, la vue du sang le panique. Sa vocation est récompensée. Le succès arrive vite. Son sujet de prédilection, les Berlinois, de préférence dans les quartiers pauvres. Heinrich Zille observe et dessine sur le vif.

Pendant la guerre, Zille collabore à l’hebdomadaire satirique Ulk. Chaque semaine il réalise une chronique du front publiée sous le titre « Vadding im Frankreich », Vadding en France. Ses personnages sont débonnaires, pacifiques et prennent toujours la vie au front du bon côté. A tort, ses dessins sont perçus comme glorifiant la guerre.

Pour contrebalancer cette image, Zille publie dans une revue artistique un dessin ouvertement contre le conflit : « das eisernde Kreuz ». On y voit une mère désemparée avec ses enfants. Son petit garçon regarde avec curiosité la croix de fer posée sur la table, une décoration, témoignage de la bravoure du père mort au front. Une grande détresse se dégage du dessin. De quoi sera fait l’avenir de cette famillle ? De nombreuses familles se poseront la question.
La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-zille-dessinateur-berlinois-1297103.html

 

(vidéo)Le film “Es werde Licht” met en garde les allemandes contre l’adultère !

Nous sommes en pleine guerre. Berlin souffre, Berlin a faim mais Berlin continue aussi à s’amuser. Même les touristes n’ont pas déserté la capitale allemande épargnée par les combats. Les plus fortunés peuvent continuer à sortir au théâtre, au cabaret, et même au cinéma. Les comédies font oublier quelques instants la lourdeur du quotidien mais c’est un film bien particulier que les Berlinois peuvent découvrir  sur grand écran en cette année 1917. Son titre : es werde Licht, (« et la lumière fut »)

Es werde Licht, est tout simplement le premier film d’éducation sexuelle projeté en Allemagne  et cette production ne doit rien au hasard : à cause de la guerre, nombre d’hommes et de femmes vivent séparés et pendant une période beaucoup plus longue que prévue. Conséquence : des relations illégitimes se multiplient et avec elles les maladies vénériennes. Souvent amenée par des soldats en permission, la syphilis est notamment largement répandue dans Berlin.

Les services de l’Etat mettent en garde les femmes contre l’adultère et les exhortent à la fidélité. Des brochures de vulgarisation déconseillent, surtout à la population féminine, la consommation exagérée d’alcool, considérée, comme on peut y lire, le « bouillon de culture de l’immoralité ». Ou encore : une femme de combattant qui succombe à la tentation se rend coupable de prostitution secrète.

Es werde Licht, sera réalisé en 4 épisodes. Deux seront diffusés en 1917 et 2 en 1918. L’objectif de la production sera bien de mettre en garde contre les relations sexuelles non protégées, les conséquences des maladies vénériennes mais aussi les méthodes de traitement d’urgence. L’histoire ne dit pas si le film aura fait beaucoup d’entrées.

La suite sur France 3 grand est: http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-es-werde-licht-1297095.html

(vidéo) Eté 1917: Berlin a faim

Eté 1917, bientôt 3 ans de guerre. Berlin est loin du front mais subit malgré tout les conséquences de la guerre. Le Reich allemand ne s’était pas du tout préparé à un conflit long et dès 1915, la population a ressenti les effets du blocus maritime des Anglais. Berlin n’a plus d’argent et les prix ne cessent d’augmenter, Berlin a faim et les rations ne cessent de diminuer.

Cela fait bien longtemps que les cartes de rationnement font partie du quotidien des Berlinois. En effet, dès février 1915, des cartes de pain ont été distribuées, puis c’est pour la viande, le beurre, les œufs, le thé, le café, le sucre et les pommes de terre.
Avec l’introduction des cartes d’alimentation commence le temps des « Polonaises ». C’est ainsi que les Berlinois appellent les files de plus en plus longues devant les magasins.

La ration quotidienne est tombée à moins de 1000 calories par jour et la famine est aux portes de la ville. Conséquence de cette sous-alimentation, la mortalité générale augmente fortement. Un médecin berlinois remarque que les habitants ont les os des mâchoires qui ressortent et la peau dépourvue de graisse fait des plis.

L’année 1917 restera une année terrible. la famine aggravée par une récolte catastrophique de pommes de terre à l’automne 1916 et il faudra remplacer le tubercule par le navet. On le trouvera en soupe, boulette, compote et même en confiture… pendant de très longues années, les Allemands garderont ce souvenir de l’hiver des navets.
La faim aura tué des centaines de milliers de civils.
La suite sur France 3 grand est: http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-berlin-faim-1297087.html

(vidéo)La vie quotidienne des soldats de 14/18 au musée de Meaux (77)

Sur France 3 Paris Ile de France

De terre et d’acier, c’est une magnifique exposition consacrée à la vie quotidienne des soldats de la grande guerre. A voir, jusqu’au 18 septembre 2017, au Musée de Meaux, en Seine-et-Marne.

De  première guerre mondiale, il reste toujours et encore ses munitions, ses obus, que particuliers et archéologues déterrent au hasard d’une fouille.

Il reste aussi des corps. Ceux des soldats, Français, Allemands, Belges ou Britaniques, morts sous les bombes, jetés dans une fosse commune, ensevelis sous l’éboulement de leurs abris. Sur les 3.5 millions de morts, on estime à 700.000 le nombre de soldats dont les dépouilles n’ont pas été restituées à leurs familles. Certains finissent par être retrouvés.

Une exposition au Musée de la Grande Guerre leur rend hommage. Archéologues, conservateurs et historiens unissent leurs compétences pour y présenter plus de 300 objets de fouilles meurtris par la guerre et conservés par la terre, issus des champs de bataille de la Grande Guerre. C’est une véritable reconstitution de leur vie quotidienne. Farid Benbekaï et Philippe Aliès

La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-et-marne/vie-quotidienne-soldats-1418-au-musee-meaux-77-1228199.html