Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1416/19 juin 1918

( Aviation)mort de l’as italien Francesco Baracca

Francesco Baracca, le plus grand « As » italien de la WW1 avec 34 victoires aériennes homologuées dont 9 en collaboration, et 14 autres probables est tué en opérations à Montemello, en Italie, son SPAD VII étant abattu derrière les lignes ennemies par des tirs venus du sol.
Son corps ne sera retrouvé que quelques jours plus tard, près de la carcasse calcinée de son avion, son revolver à la main, et un impact de balle à la tête.
En dépit de cet article du « Evening World-Herald » d’Omaha, dans le Nebraska, il existe des incertitudes sur la cause de sa mort, entre une balle reçue lors d’un combat au sol pour éviter d’être capturé ou un suicide.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Des soldats du Siam participent au conflit

Le 19 Juin 1918 les soldats quittèrent Bangkok par bateau en direction de l’Europe. Ils débarquèrent à Marseille, le 30 Juillet sur un vaisseau anglais « Empire ».

(…)Lorsque le corps expéditionnaire siamois débarqua à Marseille le 30 juillet 1918, le sort de la guerre était déjà joué après l’échec de l’offensive allemande du printemps qui faillit bien changer le cours des événements malgré l’arrivée massive des Américains. Il n’en était de loin pas de même lorsqu’un an plus tôt le roi prit la décision de faire entrer son pays en guerre. La contribution de Siam fut certes mineure en termes d’effectifs envoyés au front, ne comprit pas de pertes au combat mais constitua cependant une étape cruciale dans la longue route de l’admission du Siam dans ce qu’il est convenu d’appeler « le concert des nations ». Le prix à payer fut celui de 19 morts, tous de jeunes hommes, tous volontaires, membres de la force expéditionnaire envoyée en France par le roi Rama VI en 1918. Leur souvenir perdure gravé dans la pierre du « monument des militaires volontaires » (อนุสาวรีย์ ทหาร อาสา anusawari thana asa) situé au centre de Bangkok, à l’angle nord-ouest de Sanam Luang (สนามหลวง – « le terrain royal »).

Ensuite, les groupes ont été séparés pour suivre une formation continue dans différentes villes.

Face nord… Puis le 14 octobre 1918 le corps des automobilistes a été envoyé au front. Du 26 au 31 octobre ils ont assisté les troupes françaises dans une zone soumise à un fort bombardement d’artillerie. Ils l’ont fait avec tant de courage que le gouvernement français leur a accordé un emblème pour leur pavillon : Cet emblème a été appelé la Croix de Guerre.  

Quand l’ennemi a été vaincu et qu’a été signé l’armistice le 11 Novembre, les puissances alliées occupèrent  la rive gauche du Rhin en Allemagne. Le corps de transport du moteur a été adjoint aux forces alliées. Ils sont restés en territoire ennemi jusqu’à la signature du traité de paix (de Versailles) le 24 Juin 1919. Mais l’escadron d’aviation n’a pas vu le combat faute d’avoir pu terminer sa formation avant la défaite ennemie.  Les aviateurs sont revenus au Siam et sont arrivés à Bangkok le 1 mai 1919. Le corps des transports à moteur est arrivé à Bangkok le 21 Septembre 1919, et le roi leur a remis la médaille de l’Ordre de Rama pour les récompenser de leur bravoure

source: http://www.alainbernardenthailande.com/2015/02/le-memorial-de-bangkok-a-la-memoire-des-19-militaires-siamois-morts-au-cours-de-la-grande-guerre.html

Sénat: le point sur les pertes humaines du 21 mars au 20 mai 1918

un document   à lire (feuillet 57 et 58)

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/pdf/69%20S%20Commissions%20generales/Armee/Commission/FR_SENAT_069S_083/6_19-06-1918.pdf

Homélie en mémoire de Pierre des Vallières

Le 19 juin 1918, en l’église de Beaumont (Seine et Oise), l’aumônier volontaire à la 151e D.I. : M.Chevrot, prononce les mots suivants lors du Service Funèbre célébré pour le Général des Vallières et les morts de la 151e D.I.  : Après le départ du Général Lanquetot, nous vîmes arriver notre nouveau chef, grand de stature, d’allure et d’âme, d’abord un peu distant, tant qu’il gardait le silence, mais qui se révélait, après quelques minutes d’entretien, l’homme d’une rare intelligence et d’un cœur plus vaste encore….. Il a été tué le 28 mai, journée particulièrement cruelle pour notre division. Attaqué dès la première heure du 27, le 410e R.I. avait remarquablement résisté, repoussant du Mont-des-Tombes l’adversaire qui était parvenu à s’y accrocher au travers de nos rangs décimés par le plus violent bombardement. Il s’apprêtait à poursuivre la contre-attaque, lorsque des ordres contraires, motivés par la situation générale, obligèrent un de ses bataillons à se replier légèrement et amenèrent à sa droite son vieux frère d’arme, le 403e. Ce fut alors, pour les deux régiments, dès le lendemain matin et toute la journée du 28, une lutte sans merci…. Devant la gravité des événements, le Général des Vallières lança l’ordre de résister à outrance. Toutes ses réserves étaient en ligne….. Il voulut aller lui-même confirmer, expliquer son ordre, dont la rigueur ne lui échappait pas, mais que sa parole et surtout sa présence rendraient sans doute d’une exécution moins amère. Et c’est comme il revenait d’encourager nos camarades du 403e, atrocement éprouvés depuis quelques heures qu’un parti ennemi qui s’était insinué en deçà de nos lignes, à travers les blés et sous le couvert déloyal des capotes bleues de nos prisonniers, braqua sa mitraillette sur le chef qui s’avançait sans méfiance. Une balle l’atteignit au cœur……. L’Armée perdait un de ses officiers les plus remarquables

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_des_Vallières

La 73 ème RI dans les combats de Juin

Du 8 au 11 juin, le front atteint reste fermement tenu par la 73e D. I. A sa droite, la 167e D. I. ne peut déboucher au delà de Montecouve; les Allemands, pour empêcher ce débouché, bombardent avec violence les positions dominantes atteintes par le 4e bataillon du 356e; celui-ci subit, en particulier du 9 au 12 juin, des bombardements par obus toxiques très sévères. Mais, malgré les pertes, il fait preuve des plus belles qualités d’opiniâtreté, repousse toutes les contre-attaques d’infanterie ennemie et, grâce à l’appui de son artillerie avec laquelle la liaison est très bien établie, il ne perd pas un pouce de terrain.

Enfin le 21 juin, la 167e D. I. ayant débouché jusqu’au Bois en Croissant, l’ennemi, définitivement rejeté de la Vallée du Clignon, renonce à ses tentatives quotidiennes. Au centre du front de la Division, la Voie ferrée entre Vinly et Chézy est un couvert qui peut favoriser sa contre-offensive. Il faut la lui enlever pour affirmer et maintenir les succès déjà acquis.

Un premier essai, le 16 juin, a coûté la vie au vaillant commandant de la compagnie du centre, Lieutenant Fabre, et, bien qu’ayant permis de prendre 30 prisonniers et 6 mitrailleuses, l’attaque fut refoulée par une contre-attaque ennemie.

Le 30 juin, le 367e reprend cette attaque avec un plein succès et atteint la crête jalonnée par la voie ferrée sur un front de 1.800 mètres. Les deux rives du Ravin de Saint-Gengoulph sont définitivement conquises; elles se flanquent réciproquement et leur organisation rend désormais vains tous efforts ennemis pour faire reculer nos troupes.

Le Boche n’a cependant pas désarmé, et tout fait prévoir qu’il va tenter encore un effort suprême pour obtenir le succès dont dépend le sort de la campagne. Les secteurs sont organisés en prévision de cette attaque e t les principes sur la défensive (directives Pétain de Décembre 1917) sont appliqués sur l’ensemble du front; on renonce à l’idée de 1914-1915 : « ne pas perdre un pouce de terrain », pour admettre que « le but est d’empêcher l’adversaire de passer ».

En conséquence, tout en maintenant les positions conquises par une occupation solide, mais destinée seulement à éventer, à dissocier et retarder les attaques ennemies, on organise d’une façon méthodique une position hors des premiers coups de l’adversaire : cette position est jalonnée par le plateau du Charme (signal), le village de Gandelu, la Ferme des Granges.

Elle est à plus de 2 kilomètres de l’ennemi (hors de portée de ses minenwerfer); on pourra l’aménager, sans trop de pertes, méthodiquement. Elle barre solidement la vallée du Clignon. Elle sera tenue avec les deux tiers de l’effectif (infanterie et artillerie) de la division. Son organisation commence immédiatement après la prise de la ligne ferrée Vinly-Chézy.

Elle se poursuivait au moment où la 73e D. I. est relevée et envoyée au repos vers la Ferté-sous-Jouarre (1er juillet).

source: http://batmarn2.free.fr/73edi_ok.htm

Journal du mercredi 19 juin 1918

Au sud de l’Aisne, nous avons réussi une opération locale.
Au sud d’Ambleny et à l’est de Montgobert, nous avons fait une centaine de prisonniers, dont deux officiers. Une autre opération heureuse, au sud de Valsery, nous a valu encore 100 prisonniers.
Entre l’Ourcq et la Marne, nos patrouilles ont capturé quelques Allemands.
Canonnade sur le front de la Somme.
Les Anglais ont repoussé un coup de main au sud-est de Villers-Bretonneux et fait des prisonniers.
Ils ont également fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse au cours de coups de main heureux au sud-ouest d’Albert et dans le voisinage de Moyenneville, ainsi que dans des rencontres de patrouilles à l’est de la forêt de Nieppe.
L’artillerie ennemie a été plus active que d’habitude dans la vallée de l’Ancre, au sud d’Albert. Elle a montré également quelque activité à l’ouest de Serre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie en face de Dixmude et au sud de Bixschoote.
Les Italiens continuent à briser l’offensive autrichienne sur tout le front. Ils ont fait plus de 2000 prisonniers nouveaux.
La violence de la bataille s’est atténuée légèrement dans la région montagneuse, mais s’est accrue graduellement sur la Piave. La 3eme armée a arrêté de puissantes forces ennemies devant Maserada et Candelu.
De Fossalta à Capo Sile, la lutte s’est déployée sans arrêt. Des contre-offensives italiennes ont paralysé toutes les attaques.
Les aviateurs ont partout participé au combat.
Sur le bord septentrional du Montello, nos alliés ont renforcé leurs positions sur le fleuve jusqu’à Cosa Serena. Deux attaques autrichiennes ont été contenues. Dans la région de Mont Grappa, nos alliés ont repoussé deux attaques partielles. D’autres ont été réprimées dans le val Brenta et à l’est du val Frenzela.
Des détachements français et italiens ont progressé dans la direction du versant de Costalonzo et ont fait des prisonniers.
Le cabinet bulgare, après la démission de M. Radoslavof, serait reconstitué par M. Malinof, chef du parti démocrate.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1415/18 juin 1918

Mission  Blaise Diagne pour recruter en Afrique

18 juin 1918. « Départ des recrues pour Kassan. Les choses se sont passées jusqu’ici sans difficulté, grâce sans doute à l’influence du chef de canton. Il n’en va pas de même chez les Gwanan. Le chef de Yéguéré, ayant insisté d’une façon que ses administrés ont jugée excessive ; ceux-ci lui ont lancé des flèches. Et le résident a jugé la chose assez grave pour aller lui-même en rendre compte au chef-lieu. »

8 juillet. « Issa revient de Kassan, où il était depuis 17 jours. Son recrutement était terminé depuis longtemps. Mais comme c’est à peu près le seul chef San qui ait quelque autorité, l’administration a eu recours a lui, pour faire marcher les cantons voisins. Quant aux villages réfractaires, il semble que l’on soit décidé à les laisser en paix. C’est une méthode absolument sûre pour ne pas avoir pas de troubles. »

voir le dossier sur http://webdoc.rfi.fr/blaise-diagne-grande-guerre-1914-1918-france-tirailleurs-afrique/chapitre-4/index.html

La défense de Reims avec le 63 ème RI

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Le 43 ème dans le secteur de Vrigny  (Marne)

Le 1er juin, la 2ème Division d’Infanterie Coloniale passe toute entière à l’ouest de Reims pour relever la 45ème DI en plein combat. Le 43 reçoit pour mission la défense du secteur de Vrigny, en particulier la cote 240 qui commande les vallées de l’Ardre et de la Vesle et qui domine la plaine de Reims.
Jusqu’au 26 juillet, le 43 va se cramponner au terrain, et faire face aux attaques particulièrement violentes du 9 juin (trois régiments allemands lancés contre le 43), du 18 juin, du 16 juillet … Le 18 juin 1918, l’offensive visait la rupture du front pour s’emparer de Reims. Le 43 se défendit une nouvelle fois au corps à corps, « résistant victorieusement à une puissante attaque ennemie, la disloquant par ses contre-attaques acharnées et conservant tout le terrain dont il avait la garde ».
Guillaume Morvan fut tué à l’ennemi lors de ces combats le 18 juin 1918 à Vrigny Pargny (Marne).
Il repose dans la nécropole nationale « La Croix-Ferlin » (commune de Bligny), tombe individuelle N°366.
Son acte de décès a été transcrit à Lannédern le 11 mai 1919.

Journal du mardi 18 juin 1918

Entre Oise et Aisne, nous avons réussi une opération de détail qui nous a permis d’élargir nos positions au nord et au nord-ouest de Hautebraye. Nous avons fait une centaine de prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Au bois des Caurières et dans les Vosges, nous avons repoussé des coups de main ennemis.
Les Anglais ont fait, à l’est d’Arras, un raid heureux qui leur a valu des prisonniers. Ils ont arrêté un coup de main tenté par les Allemands aux environs de Givenchy.
Au nord-ouest d’Albert, pendant une courte période de la nuit, l’artillerie ennemie a vigoureusement bombardé nos positions.
La lutte se développe sur le front italien. Les Autrichiens, sur le plateau d’Asiago et sur le mont Grappa, se sont bornés à lutter contre le retour contre-offensif de nos alliés, qui ont pu obtenir pourtant des succès partiels.
Sur la Piave, la bataille continue avec violence. Les ennemis ont maintenu leurs positions et tâchent d’élargir leur occupation du Montello.
Les troupes italiennes défendent bravement les passages du fleuve de San Andrea à Fossalta.
Le nombre des prisonniers faits par elles est de 4.500 hommes et de 1.200 officiers, y compris ceux capturés par les Franco-Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1414/17 juin 1918: les exploits de l’aviateur écossais Mick Mannock

  • L es exploits de l’aviateur écossais Mick Mannock

Le 17 juin 1918, près de Armentières, il attaque une machine Halberstadt et la détruit à une hauteur de 8000 pieds (2440 mètres). Le 7 juillet 1918, près de Doulieu, il attaque et détruit un Fokker, lequel plonge verticalement vers le sol à 460 mètres. Peu de temps après, il monte de 300 mètres et attaque un autre Fokker en tirant 60 coups sur sa cible qui rapidement effectue une vrille avant de s’écraser. Le 14 juillet 1918, près de Merville, il descend un Fokker depuis 2000 mètres. Le 19 juillet 1918, près de Merville encore, il tire 80 coups sur un Albatros biplace qui tombe en flammes. Le 20 juillet 1918, à l’est de La Bassée, il descend un appareil biplace ennemi à une altitude de 3000 mètres.

source: http://arham.monsite-orange.fr/page6/index.html

Lire aussi http://www.guerre1418.org/html/as4.html

Journal du lundi 17 juin 1918

Nous avons repris le village de Coeuvres et capturé 130 prisonniers.
Des actions locales au nord-est du bois de Genlis, au sud de Dammard et dans la région de Vinly, nous ont permis de faire 70 prisonniers et de capturer des mitrailleuses.
Une tentative ennemie pour franchir le Matz, en bordure de l’Oise, a échoué sous nos feux.
Un détachement anglais a pénétré dans un poste allemand au sud-ouest de Merris et ramené 11 prisonniers. D’autres raids ont été exécutés par nos alliés au sud de la Somme et dans le voisinage d’Hébuterne. Ils ont amené la capture de 17 prisonniers et de 3 mitrailleuses.
L’activité de l’artillerie ennemie s’est développée considérablement au nord de Béthune et entre Locre et le canal d’Ypres à Comines. Elle a été particulièrement intense dans le voisinage du lac de Dickebusch.
Les Autrichiens ont attaqué les Italiens sur un front de 150 kilomètres entre Asiago et la mer. Après avoir cédé du terrain sur quelques points, les Italiens en ont repris la plus grande partie, et les Autrichiens avouent qu’ils ont dû rétrograder sur la Brenta et aux Sept-Communes. Nos alliés ont fait 3.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1413/16 juin 1918

La fête des mères peut-être née le 16 juin 1918

A Lyon, le 16 juin 1918, le colonel de La Croix-Laval instaure la première « journée des mères » officielle. Il s’agit de rendre hommage aux femmes ayant perdu un fils ou un mari dans les tranchées. En 1920, une « journée nationale des mères de familles nombreuses » voit le jour. La fête s’inscrit dès lors dans le calendrier annuel mais il faudra attendre avril 1926 pour que la première cérémonie nationale ait lieu.
Ce n’est qu’à la suite de tout cela qu’intervient le maréchal Pétain, à qui l’on attribue souvent, à tort, l’invention de la fête des mères. Le 25 mai 1941, sous le Régime de Vichy, il officialise la « journée nationale des mères » et la met à profit pour rebâtir le pays.

source: https://actu.fr/bretagne/fougeres_35115/mais-qui-a-invente-la-fete-des-meres_3174690.html

(Hommage) Les poignantes lettres du Poilu Joseph Gracy

Le 16 juin 1918, le Poilu Joseph Gracy tombe sous les balles de l’ennemi. Des lettres poignantes écrites au front et sorties de l’oubli, ont conduit Nathalie Baudry à en faire un livre.

(…) Durant 7 mois, ce basque érudit, déjà fantasque mais affectueux, va s’effacer sous l’uniforme de soldat pour ne plus être qu’un numéro de matricule…On lui donne des ordres, il les exécute, il « va », creuse des tranchées, marche, veille, sans être dans le combat. En lui, ni haine, ni enthousiasme ; seulement le devoir de servir la patrie. Fin observateur, il écrit quasi quotidiennement à sa sœur Maï-Dominica, restée au Pays basque ; des courriers qui traduisent ses émotions et ses états d’âme (« je voudrais bien faire demi-tour et me débiner droit devant moi ») mais aussi sa colère teintée de lassitude. Mais toujours avec pudeur et tendresse pour ménager ses parents.

L’écriture pour échapper à la censure

Parfois, ces lettres comportent des jeux de mots en basque ; « c’était pour lui une façon d’échapper à la censure militaire » précise la conférencière. Ainsi, la phrase de connivence vient s’intercaler au milieu d’un texte insipide pour tromper la vigilance. Certaines autres sont « codées » ; un habile stratagème aussi simple qu’efficace pour contourner ladite censure ; « en français, il évoque une direction vers laquelle il doit partir, une ville à proximité de laquelle il se trouve. Puis immédiatement, en basque, un seul mot : Begira, ce qui signifie « observe ». Ce que sa sœur doit remarquer, ce sont de discrets petits points placés sous certaines lettres des premières phrases. Assemblées, elles forment des noms de ville : Senlis, Compiègne, Amiens, Somme » explique Nathalie

Une fort belle écriture, parfois couchée sur le papier au milieu des bombardements et qui se modifie d’ailleurs après le largage des bombes ; « j’ai dû m’arrêter ; nous venons de subir un bombardement épouvantable. Je suis encore en vie grâce à Dieu. Quand finira cet enfer ? » Dans une missive datée du 4 mai 1918, Joseph écrit : « …encore heureux d’avoir échappé au coup de bélier des Boches (1). Je ne sais pas comment tout cela peut finir et il est stupéfiant de voir qu’un pareil état de chaos dure si longtemps. Cela donnera à réfléchir aux générations futures, s’il en reste encore ! » Une réflexion prémonitoire puisque le 16 juin 1918 au matin, à 20 ans, Joseph reçoit une balle allemande qui entre par une oreille et sort par l’autre. Il tombe et pousse un dernier soupir. Ainsi se referme tragiquement la parenthèse qui mettra un point final à sa vie.

La suite sur https://www.sudouest.fr/2014/04/03/des-lettres-poignante-d-un-poilu-mort-au-front-sorties-de-l-oubli-1514300-3567.php

Journal du 43 ème RIC

Harcèlement sur les premières lignes.[…]

Sur les arrières ; a) les villages : LES MESNEUX, BEZANNES,

VILLE-DOMMANGE (50 obus), CHAMERY (une dizaine d’o-

bus), NOGENT, SERMIERS (une vingtaine d’obus ;

b) les batteries : une vingtaine de 105 sur la 23e Bie du III/203,  180 obus explosifs et toxiques sur les Bies du

Groupe région S.O. de VILLE-DOMMANGE, une centaine de 150 sur le PC du III/315 (région Sud des MESNEUX),

200 coups de 150 vers le PC du III/310 (région Nord de VILLE-DOMMANGE), 250 coups de 150 sur une pièce déta- chée de la 2e Bie du 1er RAC,

30 coups de 130 sur la Bie V/141 (région N. bois MAITRE-JEAN)

300 coups de 105-150 dans le bois aux abords de la Bie (région Nord du bois MAITRE-JEAN).

Activité aéronautique

Grande

Le 16 Juin de 4h à 7 h, plusieurs avions ennemis survolent la cote 240. Pendant une demi-heure, la présence dans cette même région d’avions français les en tient éloignés.

24 avions ont survolé nos lignes

[…] Travaux du Génie

Aménagement d’un obser- vatoire près la Chapelle St Lié ; […]

Amorçage de tranchée de 3e ligne à l’O. de la Chapelle St Lié. […]

8 tués, 17 blessés.

Ordre est donné au Sergent Delaportefaisant fonction d’adjt

d’assister au départ des équipes et de s’assurer que tous les

hommes les composant sont en état d’assurer leur service.

Relève ce soir de 4 équipes détachées au 43e Col.

six  équipes commandées par le Sergt Goujon partent à 21h 30 pour effectuer des relèves de cadavres.

Un obus tombant aux abords du cantonnement blesse le

brancardier Gérard par deux  éclats et contusionne le branc. Naze- Gérard  évacué aussitôt.

Arrivée au Groupe du Médecin auxiliaire LE CARN.

Passages aux PR du GBD : Villedommange :

45 dont 3 officiers : Lieut. Maire du 1er RAC, Lieut.Dupuis

du 24e RIC ; Capitaine Paul , Comt le 8e Groupe

du 203e RAL. Ecueil : 10. Chamery : 2

15 inhumations dont 9 militaires. français , 6 allemands.

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

…Bombardement

des arrières par ALGP (Ambulance15/22 à Louvois).

(JMO 1er CAC p 34/93)

8 tués, 17 blessés  (JMO ID/ 2 p 49/107).
blessés 17E ; tués 8 E (JMO DDSS/2 p 21/79)

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

Journal du dimanche 16 juin 1918

Lutte d’artillerie assez vive entre Montdidier et l’Oise, au sud de l’Aisne, ainsi qu’à l’ouest de Reims, vers Champlat et Bligny.
Au matériel pris à l’ennemi le 11 et déjà dénombré, il faut ajouter 9 canons dont sept lourds, et 40 mitrailleuses. Nos patrouilles, opérant en Champagne, ont ramené des prisonniers. Dans le secteur au nord de Bailleul, nous avons fait des prisonniers.
Les bataillons anglais et écossais ont réussi une opération au nord de Béthune. Plus de 60 prisonniers sont restés entre les mains de nos alliés. Ils ont également réussi un coup de main dans le secteur de Villers-Bretonneux où 3 mitrailleuses ont été capturées. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Aveluy.
Un combat local s’est livré dans le voisinage d’un poste avancé de la forêt de Nieppe.
Sur le front américain, au nord-ouest de Château- Thierry, actions réciproques d’artillerie très violentes, accompagnées de gaz.
Deux appareils allemands ont été abattus.
La canonnade devient plus violente sur l’ensemble du front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1412/15 juin 1918: carte postale du zouave convalescent Joseph Renaud

Création de l’escadre 13 de bombardement

L’escadre 13 de Bombardement qui après la guerre a formé le 12e Régiment d’Aviation de Bombardement a été elle-même constituée à la date du 15 juin 1918 par la note annexe à la note n° 11.948 du 11 juin 1918 du G. Q. G.

Du 15 au 30 juin 1918, l’Escadre 13 est engagée dans la Région Nord de Soissons où elle lance 9.490 kilos de bombes, livre 8 combats, abat 5 avions ennemis et en perd 3.
Le 14 juillet, l’Escadre se déplace pour aller opérer sur la Marne à l’Est de Château-Thierry où l’attaque allemande est imminente. Elle est commandée par le Chef d’Escadron Des  Prez De la Morlais qui a succédé au Lieutenant-colonel Pouderoux.
Le Capitaine Etournaud a remplacé le Commandant Voisin dans le Commandement du G. B. 3.
Elle bombarde à moins de 200 mètres d’altitude les passerelles établies sur la Marne par les Allemands entre Château-Thierry et Dormans, coulant les bateaux, mitraillant le personnel ; lance 40.000 kilos de bombes, tire 17.000 cartouches, livre sept  combats, abat 5cinqavions ennemis et en perd un.

la suite sur https://www.traditions-air.fr/unit/photo/div_01200_EB_album01.htm

Disparition de plusieurs aviateurs le 15 juin 1918

Ernest Tilton Sumpter Kelly, « As » canadien de la WW1, 6 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 1st Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a, est tué en combat aérien au sud de Laventie, dans le Pas-de-Calais, abattu par un Fokker Dr.I d’une unité non identifiée.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-945.html

Carte postale du zouave convalescent Joseph Renaud

Samedi le 15 Juin 1918
  Chère Cousine,
Deux mots en réponse à ta lettre que j’ai reçu aujourd’hui qui m’a fait bien plaisir. Je me porte à merveille et je vous désire tous ainsi. Chère cousine tu me dis qu’il y en a beaucoup au pays qui n’écrivent pas, je crois qu’il y en aurait beaucoup de prisonniers parmi eux. Pour moi je suis heureux comme je serai jamais de ma vie, je souffre pas autant et tous les jours je vais me promener en campagne boire un bon coup de pinard de la Touraine qui remonte un peu les idées. Je t’assure que j’ai la bonne vie mais malheureusement ça va pas durée bien longtemps. Enfin j’espère encore  y rester quelques jours et après une petite convalo  qui me fera bien plaisir à passer au pays et au moment qui se passe ça me dit rien de retourner là haut car c’est toujours aussi terrible, c’est malheureux de voir cela quand même.
Je termine en vous embrassant tous de loin.
 Ton cousin qui t’aime
   Pérois Joseph
116ème Infanterie Hôpital 36
à Chenonceau ( Indre et Loire
)

http://josephrenaud-sescartespostalesguerre14-18.over-blog.com/2015/10/cartes-de-l-annee-1918.html

Bataille du Piave (Italie)

L’offensive du Piave a débuté le 15 juin 1918, en Italie, le long du fleuve du même nom. Elle a opposé l’Autriche-Hongrie à la France, au Royaume-Uni et à l’Italie. Les pertes austo-hongroises sont estimées à 150 000 soldats, et l’empire est alors battu. L’offensive prend fin le 25 juin, l’Autriche-Hongrie cède, les Italiens attendront le rétablissement complet des troupes pour lancer une offensive en octobre. Elle sera fatale pour l’Autriche-Hongrie.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/15/6/1/a/59371/bataille_du_piave.shtml

Journal du samedi 15 juin 1918

Situation plus calme sur l’ensemble du front.
Nous avons réussi plusieurs incursions dans les lignes ennemies, au nord de Grivesnes, dans la région de Courcelles et ramené une trentaine de prisonniers.
Vers la ferme des Loges, nous avons réalisé quelques progrès. Une attaque ennemie a été brisée près de la ferme d’Antheuil.
Entre la forêt de Villers-Cotterets et Château-Thierry, la lutte d’artillerie s’est poursuivie activement pendant la nuit.
Nos patrouilles ont fait des prisonniers dans la région de Bussiares, à l’ouest de Reims et en Champagne.
Les Anglais ont effectué des raids heureux vers la Neuville-Vitasse et Givenchy-lès-la Bassée. Rencontres de patrouilles à leur avantage au sud-ouest de Gavrelles et au nord-ouest de Merville. Ils ont fait des prisonniers et capturé des mitrailleuses. Ils ont repoussé une grosse attaque au sud-ouest de Merris et, là encore fait des prisonniers.
Canonnade dans le secteur de Villers-Bretonneux et dans la vallée de la Scarpe.
Les Italiens ont arrêté une offensive ennemie dans la région du Tonale et fait 130 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1411/14 juin 1918: 2ème bataille de la Marne: les Allemands n’avancent plus

2ème bataille de la Marne: les Allemands n’avancent plus

Mangin

A partir du 14 juin 1918, les Allemands n’avancent plus. Leurs lignes de ravitaillement sont beaucoup trop étirées.
Pourtant, le 18 juillet, ils tentent, par une offensive au sud‐ouest de Reims, et une autre au sud‐est, de percer le front par une manœuvre d’encerclement autour de la Montagne de Reims. Les Alliés, tenaces, mettent en échec cette dernière tentative. En particulier, les Italiens qui défendent la vallée de l’Ardre, vont voir plusieurs milliers d’entre eux mourir dans cette bataille. Mais, les Allemands atteignent et franchissent la Marne de part et d’autre de Dormans.

Le 18 Juillet la contre‐attaque de Mangin (10ème Armée) et Degoutte (6ème Armée) se révèle foudroyante. La bataille commence en direction de Fère‐en‐Tardenois, 2000 pièces d’artillerie ouvrent le feu, 13 divisions françaises et 5 américaines, ainsi que 500 chars participent à la bataille avec l’aide de toute l’aviation disponible. Complètement surpris par l’offensive, Ludendorff est contraint de reculer en direction de Fère‐en‐Tardenois et de la vallée de l’Aisne, tout en maintenant des positions sur les hauteurs du Massif de Saint‐Thierry sur la rive droite de la Vesle jusqu’au 30 septembre.

source: http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

Journal du vendredi 14 juin 1918

Nouvelles attaques ennemies entre Montdidier et l’Oise. A notre gauche, elles ont partout échoué. Nous avons progressé dans la région du bois de Belloy et de Saint-Maur, fait 400 prisonniers nouveaux, capturé plusieurs canons et de nombreuses mitrailleuses.
A notre droite, les Allemands avaient repris leurs attaques sur le Matz. Après plusieurs tentatives, ils avaient pris pied sur la rive sud dans le village de Melicocq et sur les hauteurs de la Croix-Ricard. Mais des contre-attaques nous ont permis de ressaisir ces positions et de rejeter l’ennemi sur la rive nord du Matz, en capturant une centaine de prisonniers et des mitrailleuses.
A l’est de l’Oise, les troupes françaises ont effectué leur repli sur la ligne Bailly-Tracy-le-Val-ouest de Nampcel sous la protection de détachements de couverture. Dans la région de Haute-Braye, nous avons repoussé une attaque ennemie et fait des prisonniers.
Au sud de l’Aisne, violents combats. L’ennemi a pris pied à Dommiers, Cutry, puis à l’ouest de ces villages et à l’est de Laversine, dans Coeuvres et Saint-Pierre-Aigle.
Au nord de la Marne, nous avons enlevé Montécourt, les boqueteaux d’Eloup et la partie sud de Bussiares.
Une violente attaque allemande sur le front Bouresches-bois de Belleau, a été brisée par le Américains.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1410/13 juin 1918: le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Photos du 13 juin 1918

Référence : SPA 51 W 2178 Camp de Clermont, Oise, prisonniers allemands faisant la queue pour la soupe. 13/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Au camp de prisonniers de Clermont dans l’Oise, des soldats allemands capturés lors de la bataille du Matz patientent pour obtenir leur repas. Au cours de la contre- offensive française des 11 et 12 juin, environ mille soldats allemands se rendent.

Référence : SPA 127 S 4599 Sammeron, Seine-et-Marne, troupes américaines montant en ligne. La pause au bord de la Marne. 13/06/1918, opérateur Emmanuel Mas.

A Sammeron, sur les bords de la Marne, près de la Ferté-sous-Jouarre, les troupes américaines font halte dans leur progression vers le front de l’Aisne. A partir du 12 juin 1918, au temps fort de la bataille du Bois de Belleau, les renforts américains se dirigent vers Château-Thierry, où les pertes subies par les contingents de l’American Expeditionary Forces sont lourdes. En quatre semaines de combats ininterrompus, la 2e division d’infanterie américaine perd plus de 8 100 hommes, dont 1 811 tués, soit près de la moitié des ses effectifs.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Dans la première quinzaine de juin, le mouvement s’étend : pour la région parisienne, 42. 000 grévistes dont 30 000 femmes et 1 2 000 hommes en 13O grèves dont 98 portent sur les salaires et 32 sont des grèves de solidarité. En province, on recense environ 40 grèves avec 16. OO0 grévistes dont 1 ’l OO0 femmes : 38 pour des questions de salaire. Ces grèves sont de courte durée et cachées à l’opinion par la censure. Le 13 juin, une consigne de presse invite les journaux « à ne laisser passer sur les grèves en France que les informations communiquées par le ministère de l’Intérieur« .

Dans leur ensemble. elles portent sur des questions de salaire mais elles dénoncent aussi des règlements d’atelier trop sévères, le lait que l’on mette à des postes qualifiés des travailleurs non qualifiés, moins payés. La pratique du débauchage est fréquente et contribue à l’extension du mouve- ment, comme aux usines « Salmson », fabrique de moteurs d’avions qui emploie 4 5OO personnes dont mille femmes. Le lundi de la Pentecôte, 29 ouvrières s’absentent sans autorisation. Cinq sont renvoyées alors que dans toutes les usines travaillant pour la défense nationale, cette journée avait été accordée. Dans l’après-midi, ces cinq ouvrières et quelques autres arrivent devant les usines « Salmson » à la tête d’un groupe de 200 femmes, formé de grévistes de la lampe « lris » d’lssy-les-Moulineaux, de chômeuses de la maison « Citroën » et de blanchisseuses de la région de Boulogne. Elles envahissent les ateliers et adressent à la direction une délégation pour la réintégration. C’est l’échec. L’ensemble du personnel est congédié. Le débauchage s’étend à d’autres usines de l’aéronautique comme « Farman », « Henriot », « Kelner » et « Renault » dans la métallurgie.

Dans leurs appels à les suivre, elles disent que les poilus reviendraient plus tôt, que la guerre cesserait d’elle-même le jour où on ne fabriquerait plus de matériel ni de munitions. Dans les réunions qui ont lieu à la Bourse du Travail, les profits de guerre sont dénoncés.

Dans ces secteurs. l’effervescence reprend dans la deuxième quinzaine de juin ; le ministre de la Guerre vient d’élaborer un nouveau barème, suite à une proposition syndicale du 13 juin. ll accorde 30 o/o d’augmentation pour les ouvriers qualifiés mais rien pour les manœuvres et les femmes. Le 26, la grève générale « des bras croisés » est décidée par 3 5 000 voix contre 7 000. lls sont 54 000 à cesser le travail avec les 1O 000 qui avaient débuté les jours précédents ’. « Salmson », « Farman’ » et « Kelner ». « Renault » est seul établissement métallurgique à suivre. De nombreux mobilisés y participent.

http://revolutions-1917.info/spip.php?article41

Journal du jeudi 13 juin 1918

Entre Montdidier et l’Oise, la bataille se poursuit. Toutes les tentatives de l’ennemi ont été brisées à gauche où, par une brillante contre-offensive, nous avons repris de deux à quatre kilomètres, reconquérant la ligne occupée lundi soir. Nous avons réalisé de nouveaux progrès à l’est de Mery et du bois de Genlis.
Par de violentes attaques, les Allemands ont également tenté de nous rejeter sur l’Aronde. Sur le front Saint-Maur-ferme des Loges-Antheuil, nos troupes ont soutenu le choc, gardé leurs positions et infligé de lourdes pertes aux assaillants.
Sur notre droite, les Allemands, malgré leurs efforts réitérés, n’ont pu déboucher sur la rive sud de Matz. Nous tenons la partie sud de Chevincourt et de Marest-sur-Matz. En réalité, notre contre-attaque de la veille avait devancé une forte offensive ennemie et bousculé les effectifs allemands déjà agglomérés.
Au sud de l’Aisne, les Allemands ont attaqué entre la rivière et la forêt de Villers-Cotterets. Des combats acharnés se sont livrés sur le front Dommiers-Cutry-sud d’Ambleny.
Les Anglais ont fait un heureux coup de main à Boyelles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html