Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1611/31 décembre 1918

Fermeture de l’hôpital auxiliaire de Rouen

C’est le premier hôpital auxiliaire de la 3eme région militaire qui ait été organisé par la Société Française de Secours aux Blessés Militaires.
C’est le comité de Rouen de cette association qui prit les choses en mais. Les locaux choisis avaient été prêtés par la Société Anonyme d’Education Chrétienne qui en était propriétaire et qui y hébergeait le pensionnat Jean-Baptiste de la Salle.

Le principe de sa mise en place remontait à 1901. Ils devait être ouvert au 15e jour de la mobilisation et être opérationnel au 22e jour. Son objet était les opérations de chirurgie pour 200 blessés.

C’est en fait dès le 20 août qu’arriva le premier patient. Quatre jours plus tard, 30 blessés sont reçu. Cela devait continuer toute la durée de la guerre.

Le médecin chef était le docteur François Hue.

On dut rapidement organiser un service de radiologie. Ce fut l’œuvre d’un professeur du pensionnat, M. Letter. Il fut pourvu en 1917 des instruments les plus modernes.

En juin 1915, le nombre de lits fut porté à 300.

L’hôpital a été fermé le 31 décembre 1918.
Pendant la durée de la guerre, l’hôpital reçut 6 295 blessés (dont 145 alliés et 15 ennemis) On compta 129 décès.

source: https://www.rouen-histoire.com/14-18/Hopital_1.htm

Journal de guerre de Maurice Bedel

« Les temps sont noirs. L’horizon est barré. Il ne faudra pas que l’on croie dans cent ans que c’était gai, la Victoire. Il faudra montrer à nos arrière-petits-enfants les routes de Lorraine détrempées par les inondations où allait la théorie des soldats fatigués, des chevaux fatigués, des voitures fatiguées, des camions fatigués – où marchaient en bandes loqueteuses, misérables, déshumanisées, Russes, Roumains, Italiens, Français, Anglais, poussés hors d’Allemagne, harcelés par la grippe et redoutés des populations. Il faudra leur montrer le champ de désolation de la Champagne et de la Meuse, de la Picardie et des Flandres, où se lamente sans vivres et sans abris sous les pluies exécrables d’un hiver pourri tout un peuple accouru des exils de Gascogne, de Touraine, de Poitou dès les premières heures de l’armistice. Il faudra leur montrer Nancy, carrefour des misères où la grippe terrasse les rapatriés au seuil de la Terre Promise, les démobilisés échappés aux obus, aux gaz et aux balles – Reims qui n’est plus, Lille où l’on est affamé… Il faudra leur montrer Paris insouciant et fol, vieille coquette ayant retrouvé sa poudre, son rouge et ses mouches et tenant salon au boulevard des Italiens à l’heure où tout un monde s’écroule. »

M. B., 31 décembre 1918 « Bedel utilise le langage dans sa plus humaine dimension, celle de la parole : dire pour comprendre, dire pour se comprendre, dire pour donner à l’autre. En plus de cela, et peut-être sans en être conscient, il me semble qu’il se coud un vêtement de mots. Son journal est son habit. Au départ chemise légère, bien vite tunique de Nessus. Quand bien même celle-ci brûlerait insupportablement la peau, il convient de la garder sur soi, car le mal enduré prouve qu’on est vivant. Encore vivant. »

source: https://www.tallandier.com/livre/journal-de-guerre-1914-1918/

La guerre est finie. Les impôts reviennent

Loi du 27 décembre 1918 ayant pour objet d’autoriser la perception des impôts budgétaires pour 1919 et d’allouer un crédit provisoire pour les dépenses courantes de l’Etat des mois de janvier, février et mars 1919.

source: http://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/1918/12/27/n1/jo

Journal du mardi 31 décembre 1918

M. Clemenceau a obtenu une énorme majorité à la Chambre. Les crédits ont été votés à la presque unanimité; un scrutin sur une motion tendant à n’accorder qu’un douzième au lieu de trois a recueilli 93 voix.
La crise allemande s’est dénouée, au moins temporairement: les commissaires du peuple minoritaires sont sortis du gouvernement ; ils sont remplacés par trois majoritaires : Noske, hier gouverneur de Kiel, l’un des leaders du vieux parti social démocrate ; Löbe, rédacteur au journal socialiste de Breslau ; et Wissel, député au Reichstag. Hindenburg a envoyé de nouvelles troupes à Berlin pour prêter main-forte au gouvernement contre le groupe Spartacus. En Bavière, Kurt Eisner a pris position pour les indépendants, et en réclamant le départ d’Ebert.
Des conflits ont éclaté également en Saxe entre socialistes majoritaires et socialistes indépendants. Les mineurs de la Ruhr ont saccagé deux mines. Ils ont livré une bataille en règle aux troupes.
Les renseignements qui arrivent d’Angleterre confirment le grand succès de M. Lloyd George, mais le chiffre des votants a été restreint. Il n’a pas dépassé 50%. Un tiers à peine de l’armée a voté.
Les troupes françaises sont à Odessa, et l’escadre britannique à Batoum, mais les maximalistes continuent a progresser en Esthonie.
Une bataille de rues a eu lieu à Posen, entre la foule et les troupes allemandes, à propos de l’arrivée du grand pianiste Paderewski.


source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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1608-BIS /28 décembre 1918

Les morts veulent revenir

Tous les fonctionnaires bien placés comme moi sont fréquemment sollicités par nos amis, nos tantes, nos cousins… pour faire revenir le corps d’un ou de plusieurs disparus au front. Il s’agit de leur faire prendre leur place dans tel ou tel caveau familial et dans le cimetière de région parisienne, de Normandie, de Bretagne, où toute la famille repose déjà en paix.

La réponse est immanquablement négative. Les pays n’a absolument pas les moyens, ni le temps, de faire transporter des centaines de milliers de dépouilles des régions de l’Est vers l’ouest ou le sud du pays. Il faudrait affecter des régiments entiers à l’opération, ouvrir des centaines de milliers de tombes individuelles (où l’on n’est pas forcément sûr de trouver les – bons – « restes » du corps que la famille espère récupérer) et organiser une logistique d’acheminement effroyablement complexe. L’armée est totalement opposée de participer à l’opération et les mairies des régions de l’Est, en pleine opération de relogement, de ravitaillement de populations exténuées et de début de reconstruction, ont vraiment d’autres priorités.

Nous envisageons dès lors d’offrir à toutes les veuves et aux orphelins, un voyage en train par an, sur place, pour se recueillir sur la tombe du cher « Mort pour la France ».  Cela va être très coûteux mais toujours moins que d’organiser un immense et improbable transfert massif des corps concernés.

Les morts – qui ont de toute façon fait leur dernier voyage – ne bougeront plus et ce sont les vivants qui leur rendront visite !

source: http://ilyaunsiecle.blog.lemonde.fr/2018/12/28/28-decembre-1918-les-morts-veulent-revenir/

Journal du samedi 28 décembre 1918

Le sous-secrétaire d’Etat à la Guerre a donné des chiffres précis sur les pertes de la France durant la guerre. Il signale 31.300 officiers et 1.040.000 soldats tués, 3.000 officiers et 311.000 soldats disparus, 8.300 officiers et 438.000 soldats prisonniers.
La Chambre a fixé à 2400 francs le taux maximum des pensions.
Le gouvernement a décidé que des avions de bombardement concourraient à ravitailler le Nord.
Le président Wilson est arrivé à Londres, où il a été acclamé. Il a dîné au palais de Buckingham.
M. Poincaré a visité Sedan, Mézières, Charleville, Rethel et Vouziers.
De nouveaux troubles ont eu lieu à Berlin. Le groupe Spartacus s’est emparé temporairement du Worwärts. Bernstein a quitté le groupe indépendant pour rentrer dans la social démocratie majoritaire.
On annonce la mort de Conrad de Hohenlohe, ancien président du Conseil d’Autriche.
Une crise ministérielle a éclaté à Budapest, par la démission du ministre de l’instruction publique, Martin Lovaszy.
Le pape a prononcé une allocution pour la paix.
L’anniversaire d’Oberdan a été célébré en grande pompe à Trieste.
Le président Wilson, invité à se rendre dans la Haute-Loire, a, en raison de ses occupations, décliné cette invitation.
M. Guillemin, ancien ministre de France à Athènes, est nommé ministre à Christiania.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

Les joies du libéré

Ce jour-là, le Petit journal publie une caricature de Luc Cyl évoquant les joies du… libéré. Nos pertes et les leurs. Ebert débordé se retirerait avec le Gouvernement. Les Bolcheviks menacent les provinces baltiques. Metz ! … Les courses vont reprendre. Les crues entraveront-elles le ravitaillement de Pais ? Dans Avesnes libéré. Sans wagons, pas d’allumettes et pas de tabac ! Politique extérieure, élections, régions libérées, etc etc..

source: https://www.geneanet.org/blog/post/2018/12/28-decembre-1918-joies-libere

1586/5 décembre 1918

Célébration de l’amitié franco-belge

[photographie de presse] / [Agence Rol]
Le prince de Brabant [Léopold III] et M. Clemenceau [célébration de l’amitié franco-belge, à Paris, le 5 décembre 1918]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005552s.item

lire aussi http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Lettre d’Emilie Mertzdorff  à son fils

5 Décembre 18

Mon cher Louis,

Décidément l’industrie du livre est bien malade ! je n’ai pu avoir que la partie Allemand-français du dictionnaire, l’autre ne sera réimprimée que dans quelques jours. L’expérience m’ayant appris que ces quelques jours peuvent être parfois de nombreux jours, je t’ai expédié ce matin avec l’allemand-français un petit dictionnaire de poche français-allemand que j’avais et qui te suffira pour converser avec les citoyens que tu rencontreras, en attendant mieux. J’y ai joint une grammaire allemande qui m’a paru simple, chose aussi rare que précieuse, et le manuel que je t’ai annoncé comme pis-aller. Je vais faire faire un examen de conscience à tes frères1 pour savoir s’ils n’auraient pas pris ton manuel. Je me rappelle que l’un des deux m’a répondu : « Cela n’a aucune importance » quand je lui ai fait observer qu’il emportait un objet t’appartenant ; mais je ne me rappelle pas quel était l’objet.

Tu devines combien ta lettre m’a intéressée depuis l’histoire de ta patriote hôtesse jusqu’aux sentiments d’antipathie que manifestent les Alsaciens aux boches en leur disant si allègrement adieu et en passant par les rues pavoisées de Strasbourg où tu as eu l’honneur de défiler à la suite du Maréchal Pétain. Que de beaux moments pleins d’émotion tu as dû passer et tu as dû sentir mon cœur d’Alsacienne battre dans le tien. Maintenant que l’on connaît mieux l’abominable race allemande on comprend que les Alsaciens soient restés si français et aient senti l’impossibilité de s’assimiler leurs idées et leurs sentiments n’est-ce pas ? les Alsaciens, malgré leur écorce un peu rude, sont si français de nature.

Là-bas tout est à l’enthousiasme, à la joie franche du retour et exempte d’arrière-pensées. Il n’en est pas tout à fait de même dans nos contrées libérées où l’on se montre fort inquiet de l’avenir, un peu déçu de ne pas trouver par ici plus de sympathie, plus l’élan et de spontanéité. Le ravitaillement très difficile se fait mal, on souffre encore et surtout on doute que les réparations se fassent assez complètement et rapidement pour que l’industrie du Nord ne soit pas irrémédiablement concurrencée. Il y a certainement bien des questions à étudier et le Gouvernement a fort à faire pour les mener à bien.

source: http://correspondancefamiliale.ehess.fr/index.php?15572

Vers la fin du travail des femmes

La démobilisation des femmes dans les usines de guerre est brutale dès la fin des hostilités. Une circulaire ministérielle du 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice, informe qu’une prime, un mois de salaire, est offerte à toutes celles qui auront quitté leur emploi avant le 5 décembre 1918. Des entreprises privées suivent l’exemple de l’État. Catherine Olmès, dans Ouvrières parisiennes, marchés du travail et trajectoires professionnelles au 20e siècle, parle de débâcle rapide et massive pour l’emploi féminin. A titre d’exemple, elle cite les chiffres de l’Inspection du travail de Paris annonçant une chute de 56,8% et un taux de féminisation des effectifs industriels reculant de dix points depuis l’Armistice. Si, dans les services publics et administratifs, le nombre des femmes a doublé durant le conflit, dans les usines, il est revenu au niveau de 1906, les munitionnettes étant les plus touchées par le chômage.

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2018/01/le-travail-des-femmes-apres-la-premiere-guerre-mondiale.html

Parution de la guerre aérienne

Journal du jeudi 5 décembre 1918

M. Wilson a quitté les Etats-Unis. Il sera le 12 à Brest et le 13 à Paris.
La conférence de Londres s’est séparée : elle s’est mise d’accord sur le cas du kaiser et a également délibéré, sur l’armistice. MM. Clemenceau et le maréchal Foch ont quitté l’Angleterre. Le colonel House, souffrant, n’a pu assister aux délibérations de Londres.
L’assemblée monténégrine, réunie à Podgoritza. a déclaré Nicolas Ier déchu du trône monténégrin. Le Monténégro se réunira à la Serbie sous la dynastie des Karageorgevitch et entre dans la patrie commune du peuple à trois dénominations; celui des Serbes, des Croates et des Slovènes. Un conseil national sera élu pour gouverner les affaires de la Serbie et du Monténégro réunis.
D’après certaines nouvelles, le roi de Bulgarie Boris se retirerait.
La presse suisse demande la démission de trois conseillers fédéraux taxés de germanophilie. L’un d’eux, M.Muller, a déclaré renoncer à la présidence de la Confédération.
Le cabinet espagnol, présidé par M. Garcia Prieto, est démissionnaire. M. de Romanones a été chargé de former le cabinet.
La 3e armée américaine, dans sa marche en Allemagne, a atteint la ligne Dalhem-Berncastel-Steinberg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

 

1609/29 décembre 1918

Parution du Cri de Paris

Soure BNF Gallica

Sur l’acharnement français contre la Russie après 1918

Le 29 décembre 1918 le ministre français des affaires étrangères, Pichon, qui foudroie le régime «  odieux, abominable » instauré en Russie par « une poignée d’énergumènes », exalte la grande victoire qu’auraient remportée les troupes « blanches » dans l’Oural et salue Koltchak et son « gouvernement d’Omsk », dictateur militaire avec Janin pour maître d’œuvre ; et Millerand, en mai 1920, « reconnaîtra » même, officiellement, le « gouvernement » de Wrangel, lui accordant un « large appui moral et matériel ». Le plan français est de couper en deux la Russie ; une flotte française est en mer Noire pour un débarquement à Odessa, tandis que les Anglais cherchent à s’emparer de la Transcaucasie et de ses puits de pétrole. Le général Berthelot encourage les Roumains à se jeter sur la Moldavie, et Foch déclare qu’il est prêt à envisager la reconstitution, sous son contrôle, d’une sérieuse armée allemande et que, si les Etats-Unis mettent cent mille hommes à sa disposition, il se fait fort de rejeter les Russes sur l’Oural, au-delà duquel les forces « blanches » de Sibérie les anéantiront. Mais si Wilson a consenti à une présence américaine, symbolique surtout, à Vladivostok, il ne l’a fait que pour surveiller les Japonais dont les avidités l’inquiètent, et il n’entend pas engager son pays dans une croisade antisoviétique.

A lire sur https://brunoadrie.wordpress.com/2016/10/11/henri-guillemin-sur-lacharnement-francais-contre-la-russie-apres-1918/

Parution du Petit Journal

Journal du dimanche 29 décembre 1918

Le débat de politique générale a commencé à la Chambre à propos des douzièmes. Un premier scrutin a donné au gouvernement 382 voix contre 93. M. Marcel Cachin a posé des questions au sujet de l’intervention en Russie, de la rive gauche du Rhin et plus spécialement du bassin de la Sarre. M. Briand, dans une intervention, a fait une distinction entre pourparlers confidentiels et traités secrets.
Boris Savinkof, qui fut un des plus rudes adversaires de Lenine, est arrivé à Paris.
Les bolchevistes avançant dans les provinces baltiques, les habitants s’enfuient en masses sur leur passage. Deux contre-torpilleurs bolchevistes ont été capturés par les Anglais dans le voisinage de Reval.
Les socialistes français qui avaient donné leur démission à la commission de l’armée ont décidé de reprendre leurs sièges.
M. Wilson a prononcé un toast au banquet de Buckingham Palace, en insistant sur son désir de fonder la Société des nations.
M. Kramarcz, président du Conseil de l’Etat tchéco-slovaque, a prononcé devant notre ministre à Prague, M. Clément Simon, un discours d’hommage à la France.
On annonce que le gouvernement d’Ebert aurait démissionné à Berlin. En tout cas, la situation est des plus critiques. Les Spartaciens disposeraient, contre le pouvoir, d’armements considérables.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1608/27 décembre 1918

Journal du vendredi 27 décembre 1918

De nouveaux troubles ont éclaté à Berlin, où les marins ont tenté un coup de force et se sont rendus temporairement maîtres de la chancellerie. Ils ont même fait prisonniers plusieurs membres du gouvernement, qu’ils ont relâchés à la suite d’un compromis avec les troupes restées fidèles. Il y aurait eu 68 morts et blessés. Le commandant de la place, Wels, qui déplaisait de longue date aux Spartaciens, a remis sa démission. Richard Molkenburg a pris possession du poste. Deux amiraux ont été arrêtés à Kiel.
Un tribunal spécial a été constitué à Stamboul pour juger les tortionnaires.
M. Wilson a harangué les soldats américains qu’il avait passés en revue dans la HauteMarne.
Une réunion importante a eu lieu à Leipzig en faveur de l’annexion de L’Autriche allemande à l’Allemagne.
Les Allemands ont commencé à restituer les valeurs volées. Plus de 6 milliards ont déjà été rendus par eux. Les valeurs provenant de Lille, Roubaix, Tourcoing, Valenciennes ont été réintégrées dans ces villes mêmes; celles de Douai, Cambrai, Caudry et Saint-Quentin ont été remises à Paris, Lille ou Valenciennes. Un train en chargement à Bruxelles rapportera à Valenciennes des coffres-forts que les Allemands déclarent n’avoir pas ouverts.
Des délégations Parisiennes ont visité Metz.
Un ultimatum italien a été adressé à l’Autriche allemande. L’Autriche a accepté sur-le-champ les conditions formulées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

Le futur prince de Galles à Oret (Belgique)

Si Oret avait bien reçu vers 1850 la visite de la Reine Louise-Marie, le 27 décembre 1918, le village a l’honneur de connaitre une nouvelle visite royale, « britannique » cette fois : Celle du Prince de Galles

En effet, selon les archives militaires australiennes, le futur Edouard VII vient passer en revue les soldats de la première division d’artillerie australienne stationnés à Hanzinelle et à Mettet et c’est à mi-chemin entre les 2 localités que l’endroit de la revue est choisi : soit à Oret le 27 décembre à 11H30.

source: https://www.mettet14-18.be/articles/oret-le-27-decembre-1918-le-prince-galles-passe-en-revue-les-troupes-australiennes

1607/26 décembre 1918

Crimes et violences de masse des guerres civiles russes

Plusieurs grandes grèves ouvrières (parfois accompagnées de mutineries d’unités de l’Armée rouge) suscitées par la dégradation des conditions de vie et l’arrestation de militants ouvriers mencheviks ou socialistes-révolutionnaires, sont durement réprimées par les unités spéciales de la Tcheka. Les répressions les plus violentes (massacres de manifestants, exécutions massives de grévistes) ont généralement lieu soit dans les villes reconquises sur les Blancs ou les opposants socialistes (SR et mencheviks) où les ouvriers ont soutenu les forces anti-bolcheviques (Oural) soit dans les villes qui constituent, au moment où éclatent les grèves ou les mutineries, une position militaire stratégique (Astrakhan).

source: https://www.sciencespo.fr/mass-violence-war-massacre-resistance/fr/document/crimes-et-violences-de-masse-des-guerres-civiles-russes-1918-1921

Parution de la baïonnette

La guerre n’est pas finie pour Jean Gontier du 73 ème RI

26 Décembre 1918

Le Régiment reprend le mouvement, le 3ème Bataillon va cantonner à Vallerange.

Itinéraire: Lucy, Chenois, Landroff

27 Décembre 1918

Le 3ème Bataillon stationne à Ellviller.

Itinéraire: Grostenquin, Hellimer, Saint Jean Rohrback, Hoste

28 Décembre 1918

Le 3ème Bataillon cantonne à Sarreguemines.

source: https://jeangontier1418.wordpress.com/73eme-r-i-1918-1919/

Journal du jeudi 26 décembre 1918

Les journaux espagnols annoncent qu’au cours de son séjour à Paris, M. de Romanones a traité la question du Maroc.
Le gouvernement français a converti le ministère du Blocus en ministère des Régions libérées.
La première brigade de cavalerie belge est entrée en Allemagne, atteignant Dalfdorf.
Les troupes françaises ont occupé le faubourg de Nied, près de Francfort-sur-Mein.
La Chambre turque a été dissoute. On sait qu’elle était composée à peu près exclusivement de créatures d’Enver pacha.
Un envoyé polonais, M. Hompel, est arrivé à Paris.
De nouvelles instructions ministérielles ont été envoyées aux armées concernant la démobilisation.
Le président Wilson a quitté Paris pour aller visiter les troupes américaines sur le front.
M. Poincaré a quitté également Paris pour se rendre dans les Ardennes.
Un office de liquidation des stocks de guerre a été créé au ministère de la Guerre.
La délégation roumaine à la conférence de la paix aura à sa tête M. Bratiano.
Plusieurs villes sont proposées pour siège de la future Constituante allemande: Bayreuth, Cassel, Erfurt, Weimar, Nuremberg.
100.000 officiers allemands ont formé une ligue pour défendre leurs droits. Les marins ont tenté un coup de force à Berlin, mais ils ont été repoussés. Il y a eu 68 morts et blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1606/25 décembre 1918

Villiers devient Villiers-sur-Loir

380 hommes de Villiers de 20 à 40 ans ont été mobilisés de 1914 à 1918. Cinquante d’entre eux ne sont jamais revenus et beaucoup d’autres ont été blessés. Michel Renvoizé raconte qu’ « Avant Villiers-sur-Loir s’appelait seulement Villiers. La cause : lors de la démobilisation et vu le nombre de blessés à rapatrier depuis le front, il y avait trop de communes s’appelant Villiers en France. C’est un décret passé au journal officiel le 25 décembre 1918 que la commune deviendra Villiers-sur-Loir ».

source: https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/villiers-sur-loir/villiers-sur-loir-en-1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Dans une instruction du 25 décembre 1918, Jeanneney donne sa lecture – qui est celle de Clemenceau – des clauses de l’Armistice du 11 novembre stipulant l’occupation militaire de l’Alsace-Lorraine. Pour le président du Conseil, la région ne saurait être considérée comme une portion du territoire allemand occupé jusqu’à la paix, elle constitue à l’instar des régions du nord de la France libérées, une terre française. L’assimilation administrative de l’Alsace-Lorraine, en l’absence de traité de paix entre la France et l’Allemagne, se trouve dès lors justifiée. Cette interprétation est bien entendu contestée par l’Allemagne : les réclamations du représentant allemand à la conférence interalliée d’armistice de Spa s’en font l’écho.

Dans une seconde instruction, Jeanneney définit les attributions des commissaires de la République comme une consécration de l’organisation départementale française : « Il convient de s’y conformer en Alsace et en Lorraine, dans toute la mesure possible, non seulement en maintenant les organismes qui y satisfont, mais en évitant tout ce qui retarderait l’évolution de ceux qui y devront rentrer par la suite. » Quoique l’unité d’action entre les trois commissaires de la République soit jugée indispensable, il est rappelé que le haut commissaire ne dispose que de pouvoirs de coordination, les commissaires de la République de Metz et de Colmar ne lui étant nullement subordonnés.

source et document complet sur : https://journals.openedition.org/alsace/1951

Latécoère et Cornemont s’envolent pour la Catalogne

En ce mercredi 25 décembre 1918, c’est l’industriel français Pierre Georges Latécoère qui fait l’actualité aéronautique : ce dernier qui souhaite à terme créer une liaison postale de France jusqu’en Amérique du Sud, ouvre en ce jour un premier tronçon, qui va de Toulouse (France) à Barcelone (Espagne).

Un tout premier voyage que Pierre Georges Latécoère va réaliser avec René Cornemont, ce dernier prenant les commandes du chasseur Salmson démilitarisé qui va les conduire de Montaudran, à savoir un quartier toulousain, jusqu’en Catalogne, après le franchissement des Pyrénées, un raid par la voie des airs réalisé sans encombre en deux heures et vingt minutes.

source: https://www.air-journal.fr/2017-12-25-le-25-decembre-1918-dans-le-ciel-latecoere-et-cornemont-senvolent-pour-la-catalogne-5192286.html

En l’honneur des pupilles de la Nation

Journal du mercredi 25 décembre 1918

Alphonse XIII a adressé un télégramme au Président de la République pour le remercier de l’accueil qui a été fait à M. de Romanones.
Le roi d’Italie, de son côté, s’est, dans un message, déclaré enchanté du voyage qu’il a fait en France.
M. Antonesco, le nouveau ministre de Roumanie, a remis à M. Poincaré les lettres qui l’accréditent comme envoyé extraordinaire en France.
Les décisions du Congrès des ouvriers et soldats qui s’est tenu à Berlin ne seront que partiellement appliquées. On dit que le géneral Gröner est venu protester en effet contre les résolutions qui avaient été adoptées. Hindenburg et Gröner restent d’ailleurs en fonctions et Solf, qui a abandonné les Affaires étrangères, demeure aux Colonies.
Des pourparlers ont échoué entre majoritaires et minoritaires. Le clergé bavarois a pris catégoriquement position contre Kurt Eisner.
De nombreuses distinctions américaines ont été distribuées aux généraux français.
L’Angleterre et l’Amérique font une vive opposition a une entreprise d’intervention armée en Russie.
Les troupes yougo-slaves ont occupé Marbourg.
La nouvelle revient une fois de plus de la retraite prochaine de Karolyi, président du Conseil de Hongrie, qui serait débordé par la situation.
Ce n’est qu’en janvier que le régent de Serbie viendra à Paris.
D’après des informations puisées à bonne source, les gouvernements alliés ne songeraient plus à envoyer une expédition en Russie.
Les bolchevistes progressent en Esthonie.
Les Tchéco-Slovaques ont occupé une partie de la Hongrie.
Un certain nombre d’Allemands ont été expulsés d’Alsace-Lorraine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html