Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1538/18 octobre 1918

Un décret contre l’obturation des caves

Le Figaro du 18 octobre 1918 rappelle qu’il ne faut pas obturer les fenêtres des caves. Les Parisiens peuvent y suffoquer lorsqu’ils s’y réfugient lors des bombardements, et la qualité de la nourriture entreposée est vite compromise.

«Au plus fort du bombardement par les gothas, M. Baux, préfet de police, avait rendu une ordonnance prescrivant d’obturer les soupiraux de caves où se réfugiaient les Parisiens.

Cette ordonnance fut mal comprise: on ne demandait qu’une fermeture partielle, destinée à arrêter les éclats d’obus et partout on boucha hermétiquement, si bien qu’on risquait d’être suffoqué par le manque d’air respirable.

MM. Pointel et Dherbécourt, conseillers municipaux, viennent d’adresser au préfet une lettre demandant l’abrogation de cette ordonnance. Ils font remarquer que la fermeture complète des caves n’est pas seulement préjudiciable à la santé publique, mais qu’elle compromet la conservation des denrées qui y sont remisées.» écrit Le Figaro du 18 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/18/26002-20141018ARTFIG00125-18-octobre-1918-un-decret-contre-l-obturation-des-caves.php

Photo prise le 18 octobre 1918

SPA 33 LO 2090 Lille, Nord, arrivée des troupes anglaises dans les faubourgs de la ville. 18/10/1918, opérateur Lorée.

Lors de l’offensive du groupe d’armées du Nord, les 2e et 5e armées britanniques, commandées par les généraux Plumer et Birdwood, libèrent, le 17 octobre, la ville de Lille occupée depuis quatre ans par l’ennemi. Ici, un cavalier anglais est accueilli par les enfants de la ville

Les Canadiens libèrent Denain (Nord)

Le 18 octobre 1918, les Canadiens mettaient un terme au calvaire des Denaisiens, qui venaient de subir plus de quatre ans d’occupation allemande. Les habitants accueillirent avec un immense soulagement ces soldats qui, comme eux, parlaient français et qui combattirent vaillamment pour les libérer.

Nous sommes le 18 octobre 1918 et, depuis plus d’une semaine, Denain subit les bombardements de l’artillerie anglaise pendant que l’occupant allemand achève sa destruction finale et pille allègrement tout ce qu’il peut emporter. C’est sous les «  au revoir !  » que les derniers «  boches  » quittent la ville en direction de Valenciennes, pendant que les premiers éclaireurs canadiens entrent du côté ouest.

C’est effarés que les Canadiens constatent que les malheureux Denaisiens non évacués, affaiblis, exposés à tous les dangers, vivaient terrés dans des caves. Malgré l’arrivée des libérateurs, personne n’était en sécurité, car le bombardement allemand commençait. Pendant plusieurs jours, la fumée des poêles continue à sortir des soupiraux des caves pour s’élever au-dessus des routes dépavées.

Denain était redevenu la « ville feumière », mais pas de la même manière qu’en 1914.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fle-18-octobre-1918-les-canadiens-liberaient-la-ville-de-denain-ia15b36964n2440077

Journal du vendredi 18 octobre 1918

Les troupes belges, anglaises et françaises ont continué leurs attaques de Dixmude à la Lys. Partout l’ennemi a reculé devant les brillantes attaques des troupes alliées, et, sur un front de cinquante kilomètres, l’avance réalisée dépasse six kilomètres.
Les forces belges ont franchi l’Yser, en aval de Dixmude, jusqu’à Schoorbake, et l’armée anglaise a traversé la Lys en amont de Menin, poussant à plusieurs kilomètres sur la rive droite.
Plus de vingt villages ont été délivrés. Les Belges se sont emparés de Thourout, les Français de Lichtervelde et Ardoye, les Anglais de Menin et de Courtrai.
Les troupes britanniques, dans la vallée de la Selle, ont pris le village d’Haussy et fait 300 prisonniers. Sur le front Douai-Lille, l’ennemi poursuit sa retraite. Les Anglais ont atteint la ligne Oignies-Carvin-Allennes -les-Marais-Capinghem.
En Flandre, la 2e armée britannique a avancé de treize kilomètres en trois jours. L’ennemi a été chassé de la rive gauche de la Lys. 4000 prisonniers et 150 canons ont été capturés.
Les troupes françaises ont réalisé des progrès locaux, au nord-ouest de Sissonne, où elles ont pris Notre-Dame-de-Liesse, et, à l’ouest de Grandpré, où elles occupent Talma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1537/17 octobre 1918: Albert Londres témoin de la libération de Lille

le 17 octobre 1918, Albert Londres témoin de la libération de Lille

Le célèbre journaliste est à Lille lorsque la cité est libérée par les troupes britanniques. Il témoigne dans « Le Petit Journal » de l’immense joie qui s’empare de la foule et du spectacle tragique d’une ville dévastée.

«  C’est le plus émouvant spectacle de ma vie. » Voilà les mots écrits par Albert Londres le 17 octobre 1918 à son arrivée dans Lille libérée. Ayant abandonné son statut de journaliste parlementaire, l’homme est devenu grand reporter. Il porte la casquette anglaise, l’uniforme kaki et le brassard vert des correspondants de guerre. Depuis 1914, il est le pèlerin des grandes douleurs humaines. Au côté des troupes britanniques du général Birdwood, il partage l’immense explosion de joie des Lillois.

Depuis quatre ans, la ville souffre de manière abominable l’occupation allemande. Disparitions, départs volontaires, mobilisation : la population est tombée de 217 000 habitants à 120 000. Lille n’est plus qu’une cité de femmes, d’enfants, de vieillards et d’indigents. La faim, le froid, la tuberculose, la dysenterie, le scorbut et la – mortifère – grippe espagnole ont aussi fait des ravages. La fière cité, ravagée par les bombes, n’est plus que ruine.

« Les cris de la foule ne cessent de s’élever »

«  Des quartiers florissants, il n’est plus que murailles, les cortèges qu’on voit ne sont que funérailles », décrit gravement Albert Londres. Mais le reporter s’enflamme aussi, ému par la foule en liesse : «  Toute une ville en délire vient de se jeter sur nous, nous qui étions les premiers à entrer dans Lille. J’ai vu ce que je ne reverrai plus jamais. Les femmes, les enfants nous embrassaient. Nous ne pouvions plus avancer. La foule criait : «Vive la France, vive les Anglais !» Devant la mairie, la foule s’est amassée, elle est maintenant comme une mer.  »

Vers 11 h, un aviateur français parvient à atterrir place du Théâtre. « C’est le premier uniforme français que voient les délivrés.  » Londres termine ainsi : «  Je vous écris cette dépêche sur des feuilles d’imprimés allemands. Les cris de la foule, de plus en plus puissants, ne cessent de s’élever.  »

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup/region/lille-le-17-octobre-1918-albert-londres-etait-temoin-ia19b0n2439012

video: voir aussi: https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/oise/pays-bray/histoires-14-18-albert-londres-correspondants-guerre-1168435.html

L’église de Linselles  (Nord) dynamitée par les Allemands

Le 17 octobre 1918, l’armée allemande bat en retraite. Elle quitte Linselles en dynamitant l’ancienne église (voir ci-contre) dont le noyau primitif datait du XVIe siècle. Il faudra attendre 1923 pour voir s’élever la nouvelle construction, édifiée sur les plans des architectes Maillard de Tourcoing.

Monseigneur Quillet, archevêque de Lille, se rend à Linselles le 17 octobre 1926 pour bénir le nouveau lieu de culte, deux mille personnes assistent à l’événement. La construction a connu quelques péripéties occasionnées par les difficultés financières liées au manque de versement des acomptes des dommages de guerre. En 1925, les travaux furent suspendus durant une année complète.

Vigneron, poilu et patriote

Des poilus ayant bu toute la cave de champagne d’un vigneron ont été félicité par celui-ci, nous raconte Le Figaro du 17 octobre 1918.

«Un mot d’un simple vigneron. Combattant de la première heure, ce brave Champenois avait sa maison, sa vigne et sa cave dans une localité bombardée de telle sorte que tous les habitants durent l’évacuer pendant quelque temps.

À leur place, vinrent des poilus, des poilus bientôt vainqueurs, qui repoussèrent l’ennemi assez loin pour que les villageois rassurés pussent venir reprendre possession de ce qui restait de leurs foyers. Hélas! il ne restait pas grand-chose, surtout dans les caves, car les poilus avaient grand soif, et la femme du vigneron, entre autres, constata que les nombreuses bouteilles de Champagne qui constituaient la majeure partie de la fortune du ménage avaient été congrûment vidées.

Indignée, elle écrivit à son mari, parlant de porter plainte, et le bon vigneron répondit: “Évidemment la perte est grosse. Il faudra beaucoup travailler pour la réparer. Mais ne te plains pas des camarades qui ont vidé nos bouteilles. Remercie-les au contraire. Car s’ils ont bu le vin, ils ont sauvé la vigne.”» écrit Le Figaro du 17 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/17/26002-20141017ARTFIG00356-17-octobre-1918-vigneron-poilu-et-patriote.php

Journal du jeudi 17 octobre 1918

Au nord de l’Oise, nous avons réalisé une avance dans la région d’Arsonville. Nous bordons la rive sud de la Serre, jusqu’à Pouilly-sur-Serre, qui est entre nos mains. Nous avons également progressé au nord-est de Marchais, faisant 400 prisonniers.
Plus à l’est, nous nous sommes emparés de la Selve et de Nizy-le-Comte. A l’ouest de Grandpré, nous tenons la route de Vouziers à Grandpré. Nous avons fait là 400 nouveaux prisonniers.
Les Anglais ont traversé le canal de la Haute-Deule, des deux côtés de Pont-à-Vendres, pris Estevelles, Meurchin et Bauvin. Plus au nord, ils ont progressé dans le voisinage de Haubourdin.
Les forces franco-belges ont continué leur avance en Flandre.
Les Belges ont progressé jusqu’aux abords du bois de Wyssendaele et de Thourout. Les Français ont gagné les abords de Lichtervelde et progressé au delà de la ligne Roulers-Lichtervelde.
Les Anglais ont atteint la route Courtrai-Ingelmunster et sont arrivés aux approches de Courtrai, enlevant Menin, Wervicq et prenant pied sur la rive droite de la Lys.
Les deux dernières journées, sur ce front ont donné 12.000 prisonniers et 100 canons.
Les Américains ont gagné du terrain à l’est et à l’ouest de la Meuse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1535/15 octobre 1918: le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

Explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux

L’explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux est encore plus terrible. L’incendie se déclare le 15 octobre 1918 vers dix huit heures trente, dans un bâtiment situé entre Saint-Fons et Vénissieux. Les flammes se propagent et, vers vingt deux heures quarante, touchent les magasins garnis d’explosifs. La déflagration est fulgurante, La Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite croient voir venir un véritable holocauste: les murs cèdent, les vitres éclatent; même la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble est coupée. Heureusement, la première alerte, donnée rapidement, se produit à un moment où l’atelier de chargement est presque désert de ses ouvriers et permet aux habitants de Vénissieux et de Saint-Fons de se ruer en direction de la ville de Lyon. Les pompiers luttent plusieurs jours ; de nombreux obus éclatent au fur et à mesure de la propagation de l’incendie. On déplore deux morts et une centaine de blessés, parmi lesquels dix sept pompiers Lyonnais.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2003.duportal_c&part=75654

Le Corps Expéditionnaire Américain dans les Vosges

Deux unités de la 93rd Division furent présentes dans les Vosges du 14 octobre au 1er janvier 1919 : le 371st Infantry Regiment et le 372nd Infantry Regiment. Cette Division n’exista jamais en tant que telle mais fut en fait un amalgame de quatre régiments noirs et de régiments français. Cette unité était donc mixte pour deux raisons : elle était composée de soldats noirs, commandés par des officiers blancs ; ils étaient mêlés à des soldats français et étaient équipés de tenues et de matériel français. Le 372nd Infantry Regiment arriva à Ban-de-Laveline le 15 octobre 1918. A proximité de cette localité, le régiment perdit le 7 novembre un officier et 22 hommes qui tombèrent aux mains des Allemands. Le 17 novembre, le 372ndInfantry quitta Ban-de-Laveline pour Granges où il s’installa le 18 novembre, pour n’en partir que le 1erjanvier 1919. La 93rd Division perdit 42 hommes dans le secteur d’Anould, qu’ils occupèrent pendant près d’un mois, du 15 octobre au 11 novembre 1918.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/le_corps_expeditionnaire_americain_dans_les_vosges_partie2.html

Le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

15 octobre 1918

A 7 h du matin, le Bataillon Fages occupait les emplacements qui lui avaient été assignés pour l’attaque, dans la zone d’action du Régiment avec deux compagnies en 1ère ligne et 1 compagnie en réserve.
Le Bataillon Barbaud (Bataillon II) se trouvait en arrière de lui, dans la même formation.
Le Bataillon Duchénois (Bataillon III) en réserve de DI au Bois de l’Échelle.

A l’heure H, 12h15, le Bataillon Fages se portait à l’attaque, en liaison, à droite avec le 119e RI.
Au moment du départ, l’artillerie ennemie déclenche un tir de barrage assez violent en arrière du Bataillon Fages et ses mitrailleuses entrent en action.

A 13h30, les tirs de 1ères lignes sont arrêtés. Dans les petits bois au sud de la tranchée Dobroudja et ne peuvent plus progresser à cause du tir des mitrailleuses qui les prennent de face et sur leur flanc gauche.
Un tir d’artillerie est exécuté par le groupe [Gradet] sur les points 53.38 et 53.45.
Les engins d’accompagnement entrent en action.

A 15h40, la situation est la suivante :
Front occupé passant par les points 57.37 et 60.36 (renseignement passé par TSF).
Les tirs sont exécutés de nouveau en avant du front de la compagnie de gauche ce qui lui permet de réaliser une petite avance. La compagnie de droite est toujours soumise au tir de mitrailleuses ennemies et ne peut progresser.
Après renseignements reçus du Colonel commandant l’ID6 que la cote 118 et les bois de la Cote 121 sont occupés par le 119e, le commandant Fages reçoit l’ordre d’engager à droite dans le secteur du 119e, sa compagnie de réserve, de façon à prendre par l’Est les organisations de la tranchée Dobroudja et réduire les nids de mitrailleuses.
Cet ordre est exécuté et une compagnie du Bataillon de soutien (7e Compagnie) est mise à la disposition du commandant Fages pour remplacer sa compagnie de réserve engagée.
Ce mouvement permet à la compagnie de droite de progresser jusqu’à la tranchée Dobroudja et établit la soudure à droite avec les éléments de 1ère ligne du 119e RI.
La liaison est assurée à droite avec le 119e par les Bataillons I et II ; à gauche l’intervalle entre le 24e et le 28e étant trop grand, la compagnie de gauche du Bataillon II est prête à intervenir dans cet intervalle en cas d’attaque de l’ennemi ; cette compagnie est en liaison avec le Bataillon II du 24e et cherche la liaison avec le Bataillon I du 24e, en 46.39.

La situation à 22h15 est la suivante :
Front jalonné par les points 55.38 59.38 64.37. Liaison assurée avec le 119e à notre hauteur. Nous sommes au contact immédiat de l’ennemi et nous ne pouvons plus progresser à cause des tirs très nourris des mitrailleuses qui nous prennent de face et sur notre flanc gauche.
Les JD ont permis de réduire les nids de mitrailleuses pendant la progression.

1 officier blessé (sous-lieutenant Veillon (1).
Environ 20 tués ou blessés.

Les noms de hameaux français sont pittoresques

Le récit des avancées des armées permet au Figaro du 15 octobre 1918, de nous faire découvrir des hameaux français de 1918 aux noms très pittoresques.

«Les Ardennes, déjà entamées par Gouraud, et vers lesquelles inlassablement marchent les armées franco-britanniques, sont un des pays de France où les noms des hameaux et villages ont le plus de pittoresque; par exemple, […]

Dans un espace de deux ou trois kilomètres à peine, à droite de Vervins, on trouve la Nigaudière, l’Arbre-Joli, la Fosse-aux-Larrons, la Demi-Lieue, le Chaudron, la Grande-Denteuse, et… la Cour des Beauches.

Beaucoup plus au nord, Mal-Assise, fort bien placée cependant entre la Sambre et la forêt de Nouvion. À l’ouest de Rocroi, Mon-Idée et au nord, près de l’Escaillère, la Loge-Rosette.

Enfin, le camarade américain, qui nous signale ces noms (car le Français ne sait pas sa géographie!) nous montre, carte en main, que les soldats de Gouraud marchent droit sur la Paix (2 kilomètres est de Sissonne).» écrit Le Figaro du 15 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/15/26002-20141015ARTFIG00285-15-octobre-1918-les-noms-de-hameaux-francais-sont-pittoresques.php

Journal du mardi 15 octobre 1918

Nous avons pris la Fère. Laon a été également occupée et 6500 civils y ont été délivrés. A l’est de la Fère, nous bordons la rive sud de la Serre, jusqu’à la station de Combes.
Notre ligne passe par Couvron et Aumescourt, Vivaise, Aulnoy-sous-Laon, Gizy et Marchais. Plus à l’est, elle atteint les abords du camp de Sissonne.
Engagements nombreux entre les détachements britanniques avancés et ceux de l’ennemi, sur la ligne de la Selle. Les têtes de ponts de nos alliés ont été élargies.
Ils occupent un faubourg de Douai, Courelles-lès-Lens et Noyelle-Godault. Ils s’avancent vers le canal de la Haute-Deule, entre Douai et Vendin-le-Vieil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1534/14 octobre 1918: photos prises le 14 octobre 1918

Photos prises le 14 octobre 1918

10/ Réf. : SPA 5 NS 231 Laon, Aisne, habitants libérés accueillant les troupes sur la route de Soissons. 14/10/1918, opérateur inconnu

Sur la route reliant Soissons à Laon, des habitants de la région accueillent les soldats de la 10e armée qui ont libéré l’Aisne de la 7e armée allemande du général Boehn.

SPA 5 NS 247 Laon, Aisne, Raymond Poincaré et le général Mangin. 14/10/1918, opérateur inconnu.

Laon libérée.-  Le général Mangin, chef de la 10e armée, accueille le président Poincaré à Laon pour fêter la libération de la ville.

SPA 333 M 5615 Pompey, Meurthe-et-Moselle, artilleurs américains sur la route de Pont-à-Mousson. 14/10/1918, opérateur Lavergne.

À 8 km au nord-ouest de Nancy, la 8e armée américaine du général Gerard avance dans une région restée relativement calme depuis le début de la guerre. À l’extrême est du front, des artilleurs du corps expéditionnaire américain rencontrent la population civile lors de la dernière offensive.

Dans le secteur de Bois-le-Comte, près de Toul, une cloche d’église est utilisée comme alarme en cas d’attaque aux gaz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Les trains circulent entre Reims et Epernay

Les premiers retours de Rémois dans leur ville commencent au lendemain du dégagement de Reims. Le 7 octobre 1918, le maire, Jean-Baptiste Langlet, ses deux adjoints, Jean de Bruignac et Emile Charbonneaux, ainsi que le commissaire de police Luchesse rentrent à Reims. A partir du 14 octobre 1918 les trains recommencent à circuler entre Epernay et Reims, ce qui facilite les retours. Les autorisations de revenir à Reims sont délivrées par l’autorité militaire, après avis et sous la responsabilité de l’administration municipale. En novembre 1918, 1 500 Rémois  ont obtenu le droit de rentrer. Ils sont 3 000 fin décembre. Les services municipaux reviennent à Reims le 16 décembre et sont hébergés à l’Ecole professionnelle de la rue Libergier ainsi qu’au 20 de la rue des Augustins dans les locaux de l’ancien petit séminaire. Chacun se loge comme il le peut.

source: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/32-premiers-retours-et-deblaiements-le-reims-provisoire-7606.html

Sissonne (aisne)  est libérée

Le matin du 14, le 20ème RI allemand se trouvait groupé ainsi : devant la position, jusqu’à la lisière de la forêt 2,5 kilomètres au sud de La Selve, les avant-postes de la division sous le commandement du Major Von Stengel, composé d’une compagnie des I et III du 20ème régiment d’infanterie et du III du 5ème régiment d’infanterie, avec chacun 2 mitrailleuses, 4 cavaliers, 10 pionniers ; s’y ajoute une section du 6. /9. FAR. Dans le secteur de la division, le régiment avait placé le sous secteur de chaque côté de La Selve, à droite le 12ème, à gauche le 15ème. L’ennemi pénétra cette fois plus vite et plus énergiquement que d’habitude. Déjà à 16 heures, on avait eu l’impression, chez le commandant de l’avant-poste du sud de La Selve, qu’une attaque ennemie allait avoir lieu. A 19 heures, la 9ème compagnie (d’avant poste) annonçait qu’elle avait subi une attaque surprise dans la partie de la forêt au sud-ouest de La Selve par des forces supérieures en nombre et qu’après de lourdes pertes, elle opérait un retrait. A la suite de cette attaque et de nombreux mouvements de recul aux avant-postes du voisin situé à droite, le commandant de l’avant-poste fut contraint d’amener ses troupes près de La Selve.

Les français arrivent devant les avancées de la Hunding-Stellung. Cette position est occupée par la VIIème armée allemande. Une proclamation de cette armée, en date du 12 octobre, parle du rôle essentiel de la VIIe armée, « clé de voûte du front occidental ». Le haut commandement allemand, tout en envisageant une retraite éventuelle sur la Meuse, veut gagner une bataille défensive, « une victoire » sur la Hunding…

Le 5ème Corps d’Armée français arrive à 1 km du signal de La Selve.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

Mort de deux as canadiens

14 octobre 1918- John Edmund Greene, « As » canadien de la WW1, 15 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 10N Sqn du RNAS, puis du 210 Sqn du RFC, est abattu et tué à bord de son Sopwith « Camel » D3409 par des tirs anti aériens au dessus de la Belgique.

Claude Melnot Wilson, « As » canadien de la WW1,8 victoires aériennes dont 1 en collaboration au sein du 29 Sqn, toutes obtenues sur S.E.5a, est abattu et tué en combat aérien par un Fokker D.VII dans le secteur de Roulers, en Belgique.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Décès d’un as américain

Howard Clayton Knotts, « As » américain de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 17th Aero Squadron, est abattu par des tirs venus du sol alors qu’il est en train de straffer des nids de mitrailleuses. Blessé au pied droit, il se pose derrière les lignes allemandes et abat cinq soldats allemands avant qu’il ne soit capturé.
Pendant son transfert en train vers Mons, il arrive a incendier plusieurs wagons, lesquels transportent des Fokker destinés au front. Quatre jours après son internement à Mons, il s’évade, mais est repris quelques heures plus tard. Il est alors transféré dans un camp de prisonniers à Soignies où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Meuse-Argonne cimetière

Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie US (DIUS).
Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts.

14 .246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

source: http://www.campiste.com/fr/point-interet/410919-meuse-argonne-american-cemetery-and-memorial-cimetiere-et-memorial-americain-meuse-argonne

Journal du lundi 14 octobre 1918

La bataille engagée en Champagne le 26 septembre s’est terminée par une défaite complète de l’ennemi. La 4e armée a achevé de libérer la boucle de l’Aisne en réoccupant trente-six localités.
La 5e armée, à la gauche, a poursuivi l’ennemi en retraite, franchi la Retourne, et progressé d’une dizaine de kilomètres.
Nous tenons Vieux-lès-Asfeld et Asfeld-la-Ville, ainsi que les lisières sud de Blanzy. Nous avons franchi l’Aisne de vive force à Guignicourt et à Neufchatel.
Les Anglais, à l’ouest de Solesmes, progressent vers la Selle et ont enlevé quatre villages. Ils approchent du canal à l’ouest de Douai. A l’est de Lens, ils tiennent Montigny, Harnes et Aunay.
L’Allemagne a répondu à l’Amérique. Sa réplique constitue une première capitulation en ce qui concerne les conditions wilsonniennes

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1533/13 octobre 1918: Hitler de retour en Flandres est gazé

Laon (Aisne) libérée

La ligne de l’Aisne est débordée et dépassée, le massif de Saint-Gobain et Laon sont emportés le 13 octobre 1918, l’ennemi avait mis tout son espoir dans la position Hunding. La Ve Armée du général Guillaumat est d’abord arrêtée devant elle, puis elle se prépare à l’attaque. Les trois bataillons du 502e Régiment A.S. sont mis à sa disposition le 18 octobre. Le 4e et le 6e bataillon qui arrivent les premiers sont transportés, sur tracteurs de Reims vers Nizy-le-Comte, dans la zone du 21e C.A.. L’attaque est fixée au 25 octobre. Le 6e bataillon est affecté, à gauche, à la 170e D.I., pour opérer dans la région de Saint-Quentin-le-Petit. Le 4e bataillon marche avec la 43e  D.I. à droite, dans la région de Banogne. Les chars doivent appuyer successivement l’attaque de divers objectifs en dépassant l’infanterie. Il  s’agit cette fois pour eux d’emporter des positions parfaitement organisées et qui vont être défendues avec opiniatreté

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1918octobreHundingStellungen.html

Crépy-en-Laonnois (aisne) libérée

Délivrance de Crépy-en-Laonnois (13 octobre 1918) Ce jour-là en effet, 24 heures seulement après le début de la marche en avant, la 31e D. I. débouche au nord de la forêt. Crépy-en-Laonnois est reconquis, ses 1100 habitants libérés ; les Soldats de la 31e Division y sont accueillis avec un enthousiasme délirant. Le Général MARTIN traverse la forêt de nuit, obligé, pour passer les endroits difficiles, de tenir lui-même son cheval par la bride ; il couche le soir même à Crépy, quelques heures à peine après le départ précipité d’un Général allemand. Dès le 14 octobre, à 8 heures du matin ; au milieu des acclamations enthousiastes des habitants, le Général DEVILLE, Commandant le 2e Corps, fait son entrée à cheval dans la ville joyeusement pavoisée pour fêter sa délivrance et y fixe son Quartier général.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/16eCA.pdf

La première arméee US à Buzancy (Ardenne)

Le 13 octobre 1918 , la 1ere Armée U.S attaque vers Buzancy , et la IV eme Armée  Française -Gouraud ,vers L e Chesne ; le 9eme Corps , attaque vers Chatillon sur Bar- Voncq et la Croix aux Bois….( Mais les troupes U.S ont des problèmes : pas habituées à la guerre , trop  » bleus », trop jeunes , l’artillerie ne suit pas, ou suit mal, logistique pas bonne dans les bois, par les chemins démolis ,- et les pluies – c’est la saison !, et les Allemands les  » attendent  » dans les bois ; voir , à titre d’exemple , le « Lost Bataillon » , coincé dans sa vallée- thalweg, assez abrupte et son étang …).
Read more at http://hindenburgardenn.e-monsite.com/pages/combats-sur-la-ligne.html#WEvEmGwDfKzhYyhd.99

Hitler de retour en Flandres est gazé

Après une affectation à Munich , il revient sur le front des Flandres. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918 , sur une colline du sud de Werwick, près d’ Ypres ( Belgique ), son unité subit un bombardement britannique au gaz moutarde . Touché aux yeux, il est évacué vers l’hôpital de Pasewalk , en Poméranie . Hitler est décoré de la Croix de fer 1ère classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé mais facilement octroyée à une estafette , du fait de ses contacts avec les officiers) pour avoir accompli le dangereux transport d’une dépêche. Ironiquement, cette décoration lui est remise sur recommandation d’un officier juif. Alors que l’Allemagne est sur le point de capituler, la révolution gagne Berlin et la Kaiserliche Marine se mutine. Le Kaiser Guillaume II abdique et part pour les Pays-Bas avec sa famille. Le socialiste Philipp Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard, le nouveau pouvoir signe l’ armistice . De son lit d’hôpital, Hitler est anéanti par cette annonce. Il affirme dans Mein Kampf y avoir eu une vision patriotique. À sa sortie d’hôpital en novembre 1918 , il retourne dans son régiment de Munich . Plus tard, il écrira que la guerre avait été « le temps le plus inoubliable et le plus sublime ».

source: http://memoiresdeguerre.com/article-hitler-adolf-39982962.html

Journal du dimanche 13 octobre 1918

Devant les attaques sans cesse renouvelées de nos troupes, l’ennemi a été contraint d’abandonner, sur un large front d’une soixantaine de kilomètres, toutes les positions qu’il défendait au nord de la Suippe et de l’Arnes.
Nous avons franchi la Suippe, enlevé Bertricourt, Amenancourt-le-Grand, Bazaincourt, Isles-sur-Suippe, Saint-Etienne-sur-Suippe. Toute la première position ennemie au nord de la Suippe est entre nos mains.
Les troupes franco-italiennes, ont progressé sur le Chemin-des-Dames, occupant Troyon, Courtecon, Cerny, Cuissy, Jumigny.
Les Anglais, à l’est de la Selle, près du Cateau, ont pris Biastre, et plus loin, Iwuy et Frespes.
L’ennemi a été chassé de Sailly-en-Ostrevent, Vitry-en-Artois, Drocourt et Fouquière.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1532/12 octobre 1918

Le président Poincaré à Bohain (aisne)

Bohain est délivrée par les Anglais le 8 octobre 1918. Le 12 octobre, le Président Raymond Poincaré rend visite à la ville. On dénombre environ 250 victimes de guerre, soldats et civils compris. La ville reçoit la Croix de guerre en juin 1921.

source: http://www.bohainenvermandois.fr/-Historique-.html

Parution du Rire rouge

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0520/image

Français et américains à  Ammertzwiller  (Haut-Rhin)

La 29ème division américaine et la 38ème division française ont découverts qu’Ammertzwiller et les autres villages sur la frontière avec le territoire ennemi n’étaient pas tenus en intégralité, pas occupés en continu par les forces ennemies. Le commandant de la 7ème armée française a en conséquence ordonné que ces portions de territoire, doivent être pris en charge et fusionnés à nos positions. Le saillant hostile d’Ammertzwiller en particulier pris ,il favoriserai la consolidation de nos propres lignes .Il a été partiellement englobé au nord et au sud par les saillants existants au sein de nos propres lignes et le simple fait de creuser deux courtes tranchées à travers le no mans land centré à courte distance dans le point du saillant ennemi provoquerait une jonction qui prendrait la portion désiré d’Ammertzwiller.

Les premières victimes au combat dans la division arrivèrent dans la nuit du 12 au 13 octobre, quand l’ennemi lança un raid sur le deuxième bataillon du 350ème régiment d’infanterie qui se préparer pour effectuer ce plan. Durant l’attaque, le capitaine Peter V. Brethorst compagnie F, Le sergent J .A Hara, les soldats Fred G. Ekstrom et Clinton F.Leasan compagnie F et les soldats Willie Leroy, Fred R. Cresswell et Pat Morris Compagnie G ont étés frappés par des éclats d’obus et mortellement blessés. Les capitaines Henry A. House compagnie E et Orren E. Safford compagnie G avec huit hommes de troupes sont pris dans le no mans land pendant la reconnaissance et capturés par l’ennemi qui est cependant repoussé avant d’atteindre les tranchées de la ligne de front .Approximativement 18 américains et trois français furent blessés plus ou moins sévèrement durant l’action en plus des morts et des prisonniers. Un officier et quatre hommes de troupes américains furent récompensés avec la Croix de guerre par les français pour leur bravoure à repousser le raid. Un rapport de l’engagement fut fait au quartier général comme suit : « Dans la nuit du 12 au 13 octobre 1918,deux groupes de travail ont étés envoyés depuis le 350ème régiment d’infanterie sous le commandement respectif des capitaines Safford et House ,leur mission étant de connecter le ligne avancée aux premières tranchées allemandes à Ammertzwiller .Ces deux détachements étaient chacun couverts par des détachements français .Ceux ci ont étés fournis par les groupes de reconnaissance qui comprennent un grand nombre d’officiers et de sous officiers .Il a été signalé que ces groupes de couverture tardaient à arriver et les groupes de reconnaissance ont étés coupés de nous par un barrage de lances mines (Minenwerfer) à l’avant de notre ligne de front . Il était 19h, en même temps notre propre barrage qui était prévu par l’artillerie française en soutien.

source: https://ammertzwiller-bernwiller.fr/wp-content/uploads/sites/636/2018/01/Texte_traduit_par_Pierre_GAIDER_d5734.pdf

Marchienne (Belgique) : une enfant de 10 ans tué par un allemand

Le 12 octobre 1918, Yvonne quitte l’école et accompagne sa mère ; elles apportent ensemble son repas à Emile Vieslet. Arrivées route de Châtelet, un bon kilomètre plus loin, elles passent devant le Cercle Saint-Edouard, en bord de Sambre. Dans la cours du Cercle sont rassemblés des soldats français, gardés par des soldats allemands. La fin de la guerre est proche, et les allemands sentent que la défaite est proche ; l’atmosphère est tendue, les soldats français sont épuisés et affamés. Priorité est donnée aux allemands pour s’alimenter.

La tombe d’Yvonne Vieslet, située dans le Carré militaire des Anciens Combattants du cimetière de Monceau-sur-Sambre

Plusieurs passants observent la scène, personne n’ose s’approcher suite aux injonctions des allemands. Une sentinelle tient son fusil sous le bras, comme avertissement. Les faits relatés renseignent qu’Yvonne, qui n’est toujours qu’une enfant, s’approche et lance sa couque aux prisonniers. Le soldat tire : la balle touche Yvonne grièvement. Quatre autres personnes sont également blessées. Yvonne est rapidement transportée dans une maison du voisinage, et ensuite transférée à l’hôpital civil de Marchienne où elle décède le lendemain à 11h, soit presque 24 heures après les faits. La chambre dans laquelle elle est décédée lui fut par la suite dédiée.

Claude Daubanton, dans « La Royale Feuille d’Etain de Marchienne-au-Pont », relate ces faits, sous un autre angle, basé sur les dires d’un témoin. Une certaine tension régnait sur place. Derrière la grille du Cercle, une sentinelle surveillait des prisonniers situés une trentaine de mètres plus loin ; de l’autre côté de la grille, sur la chaussée, un petit groupe de personnes observe. L’un des membres du groupe lance derrière les grilles une miche de pain, qui atterit dans la cour, entre la sentinelle et les soldtas français ; un prisonnier tente de récupérer le pain, mais il est refoulé par la sentinelle de manière violente. La tension monte, et certains passants invectivent l’allemand. Pour tenter de calmer la foule, le soldat allemand met baïonnette au canon ; la foule ne se calmant pas, il tire à un moment un coup à l’aveugle à travers la grille en direction de la rue. La balle atteint Yvonne. Selon les témoins de cette version, jamais Yvonne n’a tendu sa couque aux prisonniers français ; les faits qui se sont déroulés ont été relatés après guerre de manière orientée. Le soldat auteur du geste aurait demandé à son frère à sa mort de retourner sur les lieux pour s’excuser de son geste auprès des Vieslet.

Journal du samedi 12 octobre 1918

Notre avance continue à l’est de Saint-Quentin. Six kilomètres ont été gagné sur certains points. Nos lignes ont été portées aux abords de Bernaville, à l’est de Montigny et de Bernot. Nous avons occupé Fieulaine, Neuvillette, Regny, Châtillon-sur-Oise, Thenelles.
Au sud de l’Oise, nous avons enlevé Servais.
En Champagne, l’ennemi bat en retraite dans la direction de l’Aisne. Nous avons dépassé Liry, Monthois, Challerange et atteint les abords de Mont-Saint-Martin. Grandpré est occupé.
Les Anglais progressent à l’est de Bohain. Ils tiennent Vaux-Andigny, et ont atteint la ligne de la Selle et pris le Cateau. A l’ouest de Solesmes, ils ont Avesnes, Rieux et Thunn-Saint-Martin. A l’ouest du Canal de l’Escaut, Estron; au sud-est de Lens, Rouvroy.
Les Américains, avançant sur la Meuse, ont fait 1.000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html