Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1118/25 août 1917

(Cinema) les annales de la guerre août 1917

source agence d’images de la Défense

http://archives.ecpad.fr/les-annales-de-la-guerre-n24/

La côte 70 et la bataille de Lens

Après Vimy, les Canadiens entreprennent des attaques dans la région d’Arras pour détourner l’attention des Allemands du front français et de l’offensive projetée dans les Flandres. Au cours d’une bataille qui dure du 15 au 25 août, ils s’emparent de la cote 70, hauteur stratégique dominant l’approche nord de Lens, et protègent la partie ouest de la ville. Le Corps canadien perd à cette occasion 9 198 hommes. Cependant, il gagne énormément de terrain et inflige des pertes énormes aux Allemands en se servant adroitement des mitrailleuses et en créant de façon délibérée des « terrains d’abattage » que doivent traverser les forces ennemies pour lancer une contre-attaque. Le Corps canadien empêche ainsi l’ennemi d’envoyer, comme il le projetait, de nouvelles troupes dans les Flandres.

source: http://milguerres.unblog.fr/la-cote-70-et-la-bataille-de-lens/
rédigé à partir de :
http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/guerre/hill-70-f.aspx
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_cote_70

Naissance de l’idée de région

Le 5 avril 1919, le ministre du Commerce et de l’Industrie du cabinet Clé- menceau, Étienne Clémentel, prenait un arrêté répartissant en dix-sept groupements régionaux 136 des 149 chambres de commerce que comptait alors la France. Il reconnaissait ainsi officiellement, sous la dénomination de XIIe groupement économique régional des chambres de commerce, l’existence d’une région dite des « Alpes françaises », allant du Léman jusqu’à Nice. L’histoire de l’invention de cette région économique regroupant les six départements alpins autour de Grenoble est, à plus d’un titre, indissociable de l’initiative du ministre du Commerce. Pour le conseiller dans sa politique de régionalisation, Clémentel avait fait appel à l’historien Henri Hauser, qui prit pour modèle de la réforme les travaux du géographe Paul Vidal de la Blache. En dépit de sa modestie apparente, le « Projet de division de la France en régions économiques », qui avait été lancé par une circulaire ministérielle datée du 25 août 1917, visait à refondre les divisions territoriales pour rénover la France en profondeur. Il constitue un moment important dans l’émergence et la mise en place d’une conception moderne de l’intervention étatique.

source: http://www.pug.fr/extract/show/2765

Journal du samedi 25 août 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, nos troupes ont attaqué les positions allemandes entre les bois d’Avocourt et le Mort-Homme. Tous nos objectifs ont été atteints et largement dépassés. Nos soldats ont enlevé la cote 304, formidablement organisée par l’ennemi ainsi que le bois Camard, à l’ouest.
En avant de la cote 304, nous avons enlevé une ligne d’ouvrages fortifiés fermés, et atteint sur la rive sud du ruisseau de Forges, entre Hautcourt et Béthincourt. La profondeur moyenne de notre avance dépasse 2 kilomètres. Nous avons fait, au cours de cette action, un certain nombre de prisonniers. A l’est de la route d’Esnes à Béthincourt, une vigoureuse offensive de nos troupes nous permettait d’élargir nos positions au nord du Mort-Homme, sur une profondeur d’un kilomètre environ.
Les Anglais occupent actuellement les tranchées allemandes immédiatement au nord-ouest du Crassier-Vert. Ils ont infligé de lourdes pertes à l’ennemi, qu’ils ont repoussé de concert avec les troupes portugaises, en deux points au nord-ouest de la Bassée.
Le chiffre des prisonniers faits par les Italiens sur l’Isonzo dépasse 20.000. Le butin en matériel est de 60 canons.
Echec d’une attaque austro-allemande sur le front de Moldavie.

 

1116/23 août 1917: le camouflage, c’est de l’art

Le camouflage, c’est de l’art

camouflage, Henri Bouchard, Jean-Louis Forain, Eugène Corbin, Abel Truchet, Auguste Herbin, Guirand de Scévola, Elie-Jules Le Goff, section de camouflage, faux arbres, fausses meules, atelier de Nancy, La Baïonnette, arbre-observatoire, Atelier de Châlons-sur-Marne, camouflage de chevaux, André Mare,

La section de camouflage, officiellement créée en 1915 par l’armée française, a pour vocation de dissimuler aux yeux de l’ennemi les troupes et le matériel militaire. Ce procédé marie les beaux-arts à la stratégie de guerre en profitant du talent d’artistes venus de tous horizons.

Dès la fin du mois d’août 1914, les premiers vêtements camouflés naissent d’une collaboration fructueuse entre Louis Guingot, peintre décorateur nancéen, et Eugène Corbin, administrateur des Magasins Réunis de Nancy. Pour dissimuler les couleurs voyantes des
uniformes français en ce début de guerre, Guingot, à partir d’une veste simple en toile, la peint selon une technique issue de son travail de décorateur. Il l’envoie par l’intermédiaire de Corbin aux Services des Armées de Paris qui découpent un échantillon de drap camoufléavant de le lui retourner mais la veste léopard n’est pas adoptée car dans le même temps l’armée française crée un uniforme bleu horizon plus discret. La découverte de Guingot voit cependant dès 1915 une application dans le camouflage de l’artillerie. Au cours de la guerre,sont créées différentes sections de camouflage dans laquelle sont mobilisés de nombreux peintres : André Mare, Jean-Louis Forain, Dunoyer de Segonzac, Jacques Villon (Gaston Duchamp, dit, 1875-1963).
Certains deviennent de véritables experts du camouflage à la fois des tenues et du matériel.

L’atelier de Châlons-sur-Marne

Le dossier complet passionnant sur: http://87dit.canalblog.com/archives/2017/03/21/35076076.html

Journal du jeudi 23 août 1917 à travers Le Miroir

Sur le rive gauche de la Meuse, nous avons repoussé une violente contre-attaque allemande entre la cote 304 et le Mort-Homme. Quelques éléments ennemis qui avaient réussi à prendre pied dans notre nouvelle tranchée de première ligne en ont été rejetés par un brillant retour offensif de nos troupes qui nous ont donné 80 prisonniers. Nos reconnaisances ont poussé jusqu’aux abords du village de Forges.
Sur la rive droite, les tentatives ennemies au nord de la ferme de Mormont et à la cote 344 ont été repoussées.
Au nord du bois des Caurières, des attaques accompagnées de jets de liquides enflammés, n’ont pas eu de succès.
Le chiffre des prisonniers valides que nous avons fait atteint 6116, dont 174 officiers.
Des avions allemands ont jeté des bombes sur Geradmer.
Les troupes britanniques ont accompli une nouvelle progression aux abords de Lens.
Les Italiens ont porté à plus de 13000 le total de leurs prisonniers sur l’Isonzo.
Les Allemands dessinent une offensive dans la direction de Riga.
Les patrouilleurs anglais ont détruit un zeppelin dans la mer du Nord.
Dix avions allemands ont bombardé le littoral du comté de Kent, en faisant des victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1115/22 août 1917

Journal du mercredi 22 août 1917

Assez grande activité des deux artilleries dans la région au nord de Vauxaillon et sur les plateaux de Cerny et de Craonne.
En Champagne, nos tirs de destruction sur les organisations allemandes du secteur de Saint-Hilaire ont provoqué l’explosion de réservoirs à gaz : nos reconnaissances ont trouvé peu après les tranchées ennemies évacuées et pleines de cadavres.
Sur le front de Verdun, la bataille a continué sur plusieurs points et s’est déroulée partout à notre avantage. Sur la rive gauche, nos troupes ont enlevé la côte de l’Oie, que nous occupons en entier, ainsi que le village de Régnéville. Sur la rive droite, au cours d’un attaque brillamment conduite, nous avons conquis Samogneux et tout un système de tranchées fortifié qui relie ce village aux organisations de la côte 344. Les contre-attaques déclenchées par les Allemands ont été repoussées par nos feux. Nous avons fait de nouveaux prisonniers qui n’ont pu être encore dénombrés.
Dans les Vosges, un coup de main ennemi sur nos petits postes de l’Hartmannswillerkopf n’a pas donné de résultat.
Les Anglais ont continué leur encerclement de Lens à l’ouest et au nord-ouest.
Les Italiens ont porté à 10400 le nombre de leurs prisonniers sur le Carso.
Les Russo-Roumains, après avoir subi un recul en Moldavie, ont repris l’offensive et regagné du terrain.
Le chancelier allemand Michaëlis a fait une déclaration devant la commission principale du Reichstag. Il a rendu hommage à l’initiative du Saint-Siège, tout en réservant sa réponse sur le fond; il a avoué que l’accord initial n’est pas établi là-dessus entre l’Allemagne et ses alliés.
Mr Venizelos songe à constituer une haute Cour pour juger les hommes politiques qui ont trahi la cause grecque depuis 1914 et dont le Livre Blanc signale les actes déshonorants.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Protestation contre la guerre à Turin

Le 22 août 1917, à Turin (Italie) lors d’une manifestation de protestation contre la guerre et ses conséquences (le manque de vivres), une foule composée en majorité de femmes s’attaque à des magazins. La police intervient en tirant sur les manifestant(e)s, ce qui provoque des morts et des blessés. Dès le lendemain, la grève est générale à Turin, la première barricade est élevée tandis que la police occupe la Bourse du travail.
Le 24 août, l’état de siège est proclamé, mais les affrontements se poursuivront jusqu’au 26 août. Une église sera investie par la foule et la grande quantité de vivres qui se trouvait entreposée dans le couvent sera distribuée aux nécessiteux. Les anarchistes ont pris une part active à ces d’émeutes et notamment le compagnon Anselmo Acutis. Ces événements « fatti di Torino » se caractérisent par une féroce répression policière qui causera la mort de centaines de personnes.

source: https://www.facebook.com/enrage.e.s.org/posts/303386023166823

(Marine) Le paquebot Golo II coulé

Golo II : du nom d’une rivière corse,  petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.
Parmi les disparus se trouvait Jean Marie Boustouler de Ploujean (29), jeune quartier-maître timonier sur la « Hallebarde », contre-torpilleur de 300 t, assurant des escortes de sous-marins en Méditerranée centrale et en Adriatique.

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/golo-croiseur-auxiliaire-sujet_280_1.htm

La bataille de la côte 170 (Loos) suite

Prévu à l’aube du 21 août 1917, l’assaut canadien fut contrarié par un tir de l’artillerie allemande et un assaut à la baïonnette de la 4è division allemande de la Garde.

Leurs communications mises à mal par les tirs d’artillerie ennemi et leurs positions de départ malmenées par l’assaut adverse, les Canadiens ne purent se coordonner pour lancer l’assaut prévu.  La progression canadienne, contrée par les mitrailleuses allemandes, fut mesurée et, au final, le résultat fut très mitigé.
Un nouvel assaut, lancé le 22 août, échoua en raison d’une mauvaise communication des ordres.  Les effectifs canadiens lancés à l’assaut du terril du Vert-Crassier furent anéantis et la majorité des hommes furent tués, blessés ou capturés.

Les mois de septembre et octobre furent relativement calmes, les Canadiens n’ayant plus les ressources suffisantes que pour aller de l’avant.
De leur côté, les Allemands ne tentèrent plus de reprendre les positions perdues devant Lens, préférant envoyer des effectifs livrer bataille à Passendale.

Au final, la bataille de la côte 70 se termina par une victoire tactique des Canadiens.  Ils n’étaient pas parvenus à capturer la ville de Lens mais avaient réussi à éloigner des effectifs allemands du secteur de Passendale.
Currie se montra pour sa part un commandant compétent et novateur.
La bataille avait coûté entre  20 000 et 25 000 hommes aux Allemands contre 9 000 aux Canadiens.
Aujourd’hui, occultée par la bataille, plus connue, de Passendale et par la bataille de la crête de Vimy, où s’illustrèrent les Canadiens, la bataille de la côte 70 est largement oubliée, même au Canada.
En savoir plus sur http://bataillescelebres.hebergratuit.net/cote70/index.html?i=1#TRQawrW8FmRff1Tu.99

 

1114/21 août 1917: les faits d’armes du Caporal Mike Mountain Horse

Enlèvement des cloches à Valenciennes

Les églises ne furent pas épargnées : une équipe se rendit le 21 août 1917 dans chacune d’elles, pour examiner les coffres-forts et les cloches.
Mgr Jansoone, doyen de Saint-Géry, s’en émut et en fit la remarque aux prêtres allemands qui, chaque matin, venaient dire leur messe.
Ils lui répondirent que depuis longtemps, en Allemagne, les églises n’avaient plus de cloches : quant aux coffres-forts, on les prendrait également, car tout ce qui pouvait servir à faire des canons serait enlevé.

Mgr Jansoone fit immédiatement une démarche pour conserver la plus ancienne des cloches, qui datait de 1610. Cette question de cloches agita également la population, qui tenait à conserver sa « Jeanne de Flandres ».
Jules Billiet vint me chercher le 25 août de bonne heure, afin de faire un démarche auprès du Lieutenant Kollmann, pour éviter à la Ville l’humiliation de livrer ses cloches.
Il nous reçut très correctement, comme d’habitude, nous disant qu’il avait reçu des ordres pour ne pas blesser les sentiments religieux de la population, et qu’il s’entretiendrait avec la Commandanture pour prendre à sa charge le transport et la démolition. Il fut décidé qu’une cloche serait laissée à chaque église, pour le service du culte.

Pour mieux se rendre compte des cloches qui avaient un caractère artistique, sur la demande de M. Jules Billiet, le Lieutenant Kollmann téléphona au Lieutenant Hitterman, devant nous, pour en faire prendre des photographies, avant de prendre une détermination. Il fit commencer par Notre-Dame, où se trouvait la cloche portant « Jeanne de Flandre », qui datait de l’an 1358 et avait déjà été sauvée lors de l’écroulement du beffroi.
la suite sur : http://civils19141918.canalblog.com/archives/2014/07/18/30272600.html

Les faits d’armes du Caporal Mike Mountain Horse

Les faits d’armes du Caporal Mike Mountain Horse lors de la Première Guerre mondiale

No°1 : le 21 août 1917
Lors d’une attaque de tranchées allemandes par le 50e Bataillon de Calgary, le Caporal Mike Mountain Horse a mené sa section de mitrailleuses vers un vieil immeuble derrière la défense allemande. Après avoir pris leur objectif, M. Horse a entendu des bruits dans une ancienne cave. Il a ordonné à l’ennemi de se rendre, mais n’a pas reçu de réponse; il décida alors de descendre l’escalier. Il a vu un officier allemand à genoux qui visait pour tirer […] Mountain tira rapidement, tuant l’officier; il a lui-même été blessé.

No°2 : le 10 août 1917

M. Mountain Horse et deux autres, ont été envoyés à l’avant par leur commandant à la bataille d’Amiens pour reconnaître le terrain. Un tel honneur venant d’un officier supérieur, est un moment important dans la vie d’un guerrier indien.

No°3 : le 11 août 1917

À la bataille d’Amiens, M. Horse et un compagnon, ont abattu trois Allemands qui étaient dans une tranchée. Après s’être rendus, les soldats ennemis ont tiré sur les Canadiens avec des mitrailleuses.

No°4 : le 11 août 1917

Lors de la bataille d’Amiens, la section M. Mountain Horse a approché sans se faire voir un petit groupe de soldats allemands dans leur tranchée; ils les ont attaqués à l’explosif. Les soldats ennemis ont été abattus; un seul a été capturé.

No°5 : le 21 août 1917

Mountain Horse a été enterré quatre jours dans une vieille cave. Il était descendu dans la cave pour sortir des soldats ennemis qui s’étaient rendus aux Canadiens. Alors qu’il était là, un obus allemand a détruit le toit de la cave. M. Mountain Horse a été enterré sous les décombres, et laissé pour mort.

No°6 : à la bataille d’Amiens, le 10 août 1917

Suite à l’évacuation d’une tranchée par les Allemands, M. Mountain Horse et sa section ont chassé un certain nombre d’Allemands d’une petite hutte, tuant plusieurs Allemands. De toutes évidences, les soldats allemands étaient en train de manger un repas; les soldats canadiens l’ont terminé pour eux.

No°7 : le 10 août 1917

À la bataille d’Amiens, une section de mitrailleuses harcelait le flanc droit du 50e Bataillon. M. Mountain Horse et sa section ont tué les mitrailleurs allemands qui étaient responsables; ils ont également capturé leurs armes.

No°8 :

À la bataille d’Amiens, M. Mountain Horse et sa section ont tué quelques survivants d’une batterie allemande et ont inscrit des marques et des dessins de la Confédération des Pieds-Noirs sur les pièces d’artillerie allemandes.

No°9 : le 2 août 1917

M. Horse a capturé deux soldats allemands qui patrouillaient le « No Mans Land ».

No°10 : le 9 août 1917

Alors qu’il patrouillait, Mountain Horse s’est battu corps à corps contre trois Allemands, tuant deux des Allemands avec son couteau de guerre.

No°11 : le 12 mai 1918

M. Mountain Horse et trois compagnons ont été envoyés sur un raid de jour contre une position de mitrailleuses allemande; tous les Allemands furent tués et un des soldats canadiens a été blessé.

No°12 :

À la bataille d’Amiens, un énorme obus allemand a anéanti toute la section de Mountain, mais la chance lui a souri et «Mike» n’a pas été blessé.

source: http://www.hill70.ca/Battle-of-Hill-70/Hill-70-Gallery/Story-Robe/The-First-World-War-Deeds-Of-Corporate-Mike-Mounta.aspx?lang=fr-CA

Journal du mardi 21 aout 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, lutte d’artillerie dans la région au nord de Bixchoote.
En Champagne, nos batteries ont exécuté des tirs efficaces sur les organisations allemandes. Plusieurs incursions dans les lignes ennemies nous ont permis de ramener des prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, nos troupes se sont portées à l’assaut des positions allemandes avec une magnifique ardeur. La bataille s’est déployée sur un front de 18 kilomètres, du bois d’Avocourt au nord de Bezonvaux. Nous avons enlevé les défenses ennemies sur tout ce front, et sur une profondeur de 2 kilomètres, occupant le bois d’Avocourt, le Mort-Homme, les bois des Corbeaux et de Cumières, la côte du Talou, Champneuville, et faisant plus de 4000 prisonniers valides. Les contre-attaques allemandes ont été repoussées par nous.
Dans la région de Badonviller, nous avons repoussé un coup de main. Canonnade en Haute-Alsace.
Les Anglais ont repoussé une contre-attaque au sud-est d’Epéhy, à la suite d’un violent combat. Ils ont réussi un coup de main au sud de Lens et progressé sur le front de bataille d’Ypres, au sud-est de Saint-Yousthoek.
Les Italiens ont attaqué sur un très large front dans le Carso, de Tolmino à la mer. Après avoir franchi l’Isonzo, ils ont enlevé la premiere ligne ennemie et capturé un très abondant butin. Dès la première heure, ils recensaient 7500 prisonniers autrichiens et, en outre, 100 officiers.

 

1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

1112/dimanche 19 aout 1917

Journal du dimanche 19 août 1917

Assez grande activité d’artillerie dans les régions des plateaux de Vauclerc et de Californie et sur les deux rives de la Meuse.
Sur le front britannique, les Allemands ont fait une tentative infructueuse au nord-est de Lens. Ils ont subi de lourdes pertes. Deux autres contre-attaques ont été exécutées l’une à l’est de Loos, l’autre vers le bois Hego. Sur le premier de ces points, les assaillants ont été pris à courte distance sous les barrages et les feux de mitrailleuses de nos alliés. Ils ont reflué en désordre en subissant des pertes élevées. Bien que soutenue par des jets de liquides enflammés, la seconde attaque n’a pas permis à l’infanterie ennemie de parvenir jusqu’à nos tranchées.
L’artillerie allemande s’est montrée plus calme sur le front de la bataille d’Ypres.
Sur le front d’Orient, activité moyenne d’artillerie.
L’aviation française a bombardé les installations ennemies de la région de Demir-Hissar, l’aviation anglaise, celles de la région de Resna.
M. Poincaré et le roi d’Italie ont échangé des télégrammes cordiaux à l’occasion de la visite du président sur le front de Moldavie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Parution de la mode illustrée

source: http://courcarree.blogspot.fr/2016/08/la-mode-illustree-19-aout-1917.html

 

1111/18 août 1917

Journal du 18 aout 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, une attaque des Allemands sur nos nouvelles positions, de part et d’autre du Steensbeck, a complètement échoué. L’ennemi n’a plus ensuite réagi : nous avons réduit les derniers ilots de résistance, et porté à 400 le total de nos prisonniers. Nous avons capturé en outre 15 canons et un grand nombre de mitrailleuses.
L’ennemi a lancé une vigoureuse attaque sur un front de 2 kilomètres entre le moulin de Vauclerc et le plateau de Californie. Repoussé par nos feux, il n’a pu nulle part aborder nos lignes. Il a échoué également dans les violentes offensives à l’est de Cerny.
Canonnade réciproque en Champagne, vers le mont Blond et le Cornillet.
Sur les deux rives de la Meuse, vives actions d’artillerie. Sur la rive droite, après un court bombardement, les Allemands ont déclanché une violente attaque entre la corne nord du bois des Caurières et Bezonvaux. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté de presque tous les points les assaillants qui avaient réussi à prendre pied dans les éléments avancés.
Les Anglais, qui avaient occupé Langemarck où ils avaient fait 1800 prisonniers, ont eu une série de contre-attaques à repousser aux abords de Lens.
De violents combats se poursuivent en Moldavie : chaque fois que les Austro-Allemands ont progressé, les réserves roumaines ont reconquis le terrain perdu.

Incendie de Thesalonnique

En  1917, tout le centre de la ville est ravagé par un incendie catastrophique. Le feu prend le samedi  18 août  vers 15 h. Il part d’une petite maison de réfugiés au 3 Olympiados dans le quartier de Mevlane situé entre le centre-ville et la ville-haute. Il aurait été causé par une étincelle provenant d’une cuisine et qui aurait atteint un tas de paille voisin. L’absence d’eau et l’indifférence des voisins empêchent l’extinction rapide du feu. De plus, un vent violent déplace le feu vers les maisons voisines, puis vers l’ensemble de la ville.

Le feu s’étend principalement dans deux directions. Vers le Diikitirio (préfecture) en passant par la rue Agiou Dimitriou et vers le marché en passant par la rue Leontos Sofou. Le Diikitirio est sauvé des flammes grâce à ses employés qui accourent pour prévenir l’arrivée du feu. Le vent se renforçant encore, le feu se dirige vers le centre de la ville. Au matin du 19, le vent change de direction et les deux fronts principaux de l’incendie détruisent le centre commercial de la ville. À midi, le feu s’approche d’Aghia Sofia, mais l’épargne et se dirige plus à l’est, remontant la rue Ethnikis Amynis, où il s’arrête. Il s’éteint le soir du dimanche 19 août. En trente-deux heures, 9 500 bâtiments sont détruits, laissant 70 000 personnes sans abri2

 L’hôtel Splendid ravagé par l’incendie
Incendie de Salonique recto – 19 au 22 août 1917 : Histoire des faits relatés par les correspondants à Salonique

Incendie de Salonique verso – 19 au 22 août 1917 : Histoire des faits relatés par les correspondants à Salonique

Les quantités d’eau à Thessalonique sont limitées du fait que la plupart des réserves sont utilisées par les camps militaires alliés dans les faubourgs de la ville. De plus, la ville n’est pas pourvue d’une brigade de pompiers. Seuls quelques pompiers travaillent à titre privé pour des compagnies d’assurance. Ils ne sont généralement pas ou peu entraînés et disposent de vieux équipements.

L’espoir de Thessalonique réside en l’intervention des Alliés.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_de_Thessalonique_(1917)

Modification de la taxe des médicaments

A partir du 1er juillet 1917, la taxe des médicaments, publiée par arrêté du 30 janvier 1917, est complétée conformément à l’annexe du présent arrêté. Les suppléments de prix prévus par la nouvelle annexe seront ajoutés aux prix des médicaments fixés par l’arrêté du 30 janvier 1917; ces majorations ne sont pas susceptibles du rabais prévu à l’art. 2 du dit arrêté.

source: http://memab.legitech.lu/memab/bridge2server?action=getPDFFromDoc&refpub=1917A0994B

Réglage, d’un tir de l’ALGP, par un avion, en 1917

L’action se déroule lors de la bataille de Verdun d’août 1917.

Du 11 au 20 août 1917, la BR 210 [1] réalise 80 réglages ou contrôles de tir, dont 20 dans la journée du 17. Puis plusieurs tirs de destruction suivent qui durent entre 3 et 4 heures.

L’étude des photographies aériennes révèlent des déblais qui prennent un volume considérable. Les spécialistes en déduisent que les allemands creusent tout un système de tunnels dans la région ; ce fait est confirmé par l’interrogatoire de prisonniers. L’artillerie lourde de grande puissance (ALGP) reçoit l’ordre de détruire les accès aux tunnels.

Les mortiers et obusiers de 370 et 400 ont reçu l’ordre de détruire les accès à ces tunnels ou organisations souterraines.

Une mission de réglage ALGP le 18 août 1917

Le Lieutenant Henri Pierret est chargé du réglage des deux canons de 400 mm de la batterie Simonin [2] qui doit tirer sur le tunnel Kronprinz. Des tirs ont déjà été effectués les jours précédents, mais sans succès. Il faut dire que des tirs sur un objectif aussi précis, à une très longue distance, demandent des réglages en permanence.

L’équipage composé du Sergent Jean Fabre et du Lieutenant Henry Pierret décolle au petit matin après avoir prévenu la batterie par téléphone. Il indique le type de son appareil (pour être bien reconnu) et la fréquence de son émission TSF sur laquelle le radiotélégraphiste de la batterie accordera son poste.

Après avoir pris suffisamment d’altitude, l’observateur déploie l’antenne métallique, d’une cinquantaine de mètres, qui va trainer derrière l’avion. Il vérifie immédiatement le bon fonctionnement de l’ensemble radio, et communique par lettres codes à la batterie Simonin.

En passant à proximité du poste de réception de l’escadrille, ils aperçoivent deux long draps blancs, disposés en rectangle, signes que les signaux radio n’ont pas été entendus. Il faut donc faire demi-tour car sans TSF, il n’est pas possible de remplir la mission.

Après plusieurs essais infructueux il est décidé de changer d’appareil. Comme celui du capitaine est prêt, l’équipage infortuné monte à bord et s’envole immédiatement. Cette fois, les essais radio sont bons et le signal est donné de commencer la mission.

L’avion file vers la batterie à régler qui est dissimulée quelque part dans la vallée de Vaudelaincourt, sur un raccordement à la voie ferrée de Clermont à Verdun.

Les artilleurs, ont déjà pris en compte les conditions météorologiques, pointé et chargé leurs pièces. Ils commencent à s’impatienter. L’avion est relié à l’artilleur « radio » qui attend dans sa « cagna » à flanc de coteau. C’est lui qui retransmet par téléphone les ordres de correction au commandant de la batterie. La batterie déploie ses panneaux au sol pour signaler que les messages TSF sont parfaitement compris et que le réglage proprement dit va pouvoir commencer.

L’ordre de tir est donné, une pièce ouvre le feu.

L’observateur, d’un rapide coup d’œil en arrière, s’assure que le coup est parti [3]. L’obus, qui vient d’être tiré, met à peu près une minute pour arriver. Pendant ce laps de temps, le pilote place son avion dans les conditions les plus favorables pour que l’observateur puisse voir l’éclatement du projectile. Un énorme nuage de poussière et de fumée jaillit non loin des sorties du tunnel.

Le point d’impact est immédiatement repéré sur le plan directeur à grande échelle, ou encore mieux, sur une photo aérienne récente où l’axe de tir est tracé.

A l’aide du quadrillage à l’échelle du plan, il évalue les écarts en direction et en portée. Pendant ce temps, le pilote fait demi-tour et rapproche l’avion de la batterie pour réduire la distance d’émission.

Dès que la communication des corrections à apporter est faite, le chef de batterie, au moyen de ses tables de tir, évalue les modifications à apporter en hausse et en dérive.

Il communique alors aux chefs de pièces les nouvelles valeurs à prendre en compte. Une fois, les pièces réglées et chargées, le Breguet fait demi-tour. L’équipage, avant de s’enfoncer en territoire ennemi, vérifie les panneaux « batterie prête ».

Nouveaux tirs et nouvelles observations. Dix fois, vingt fois, ces manœuvres vont être répétées jusqu’à ce que la réserve de carburant ne permette plus à l’avion d’assurer sa tâche…

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1352