Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1174/20 octobre 1917

17 octobre 1917: la vie nocturne est étroitement surveillée

La Grande Guerre entraine un encadrement strict des divertissements nocturnes; le plus emblématique reste la consommation d’alcool dans un bar, qui est désormais punie, d’après un article du Figaro du 17 octobre 1917 .

«Le préfet de police a donné des ordres rigoureux pour que les consommateurs que l’on trouvera attablés dans un établissement de nuit, après la fermeture légale, soient conduits au poste de police le plus voisin.

Ils devront fournir leurs papiers d’état-civil, déclarer leur domicile qui pourra, au besoin, être vérifié sur l’heure. S’il se trouve parmi eux des propriétaires d’automobiles ayant leur voiture stationnant à la porte, celle-ci sera conduite à la fourrière.» écrit Le Figaro du 17 octobre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/17/26002-20141017ARTFIG00272-17-octobre-1917-la-vie-nocturne-est-etroitement-surveillee.php

L’atterrissage du zeppzlin L45 à Laragne-Monteglin

Un Zeppelin est un aerostat de type dirigeable rigide, de fabrication allemande. Son constructeur est le Comte Ferdinand von Zeppelin à la fin du XIXe siècle.

Dans la nuit du 19 au 20 octobre 1917 le commandant Strasser responsable des dirigeables de la Marine Impériale décida d’un raid massif de 13 zeppelins sur l’Angleterre. Le L 45 décolla de Tondern en compagnie du L 54.

Après avoir bombardé Northampton, Londres, Camberwell et Hither Green, faisant en tout 33 morts et 27 blessés, le L45 fut pris à partie par la chasse anglaise et  monta jusqu’à une altitude extrême entrainant des malaises au sein de l’équipage. Pris dans des zones de violentes turbulences, il dériva au-dessus d’Amiens, puis Compiègne puis le Sud de la France. Suite à de nombreuses avaries mécaniques dont des fuites de carburant, le Kapitän-Leutant Waldemar Kölle préféra au petit matin poser son zeppelin dans le lit asséché de la rivière Buëch près de Laragne à proximité de Sisteron.

http://sylviedamagnez.canalblog.com/archives/2014/12/12/31126973.html

Les premiers soldats US tués à  Bathelémont

Les soldats américains bénéficient d’un entraînement avec les troupes françaises dans le secteur de Gondrecourt en Meuse jusqu’au 20 octobre 1917. C’est ici que les premiers bataillons  de chaque régiment américain occupent les premières lignes.

Leur premier coup de canon est tiré le 23 octobre 1917, à 6h00, par le 6e RA depuis Bathelémont et leurs premiers blessés tombent le 28 octobre 1917 (le lieutenant Harden puis le soldat Ashburn).

Dans la nuit du 2 au 3 novembre 1917, les troupes sont relevées. C’est au tour du deuxième Bataillon du 16e RI à occuper les premières lignes. Les soldats, transis par le froid et le brouillard, piétinent dans les tranchées.

http://www.histoire-lorraine.fr/index.php/monuments-1914-1918/161-bathelemont-les-premiers-soldats-us-tombes

 Journal du samedi 20 octobre 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’une préparation d’artillerie particulièrement efficace, toute une série d’opérations de détail nous a permis de pénétrer dans les organisations allemandes de la région moulin-de Laffaux, Braye-en-Laonnois, d’y opérer des destructions et de ramener une centaine de prisonniers appartenant à quatre divisions différentes. Une tentative ennemie sur un de nos petits postes du saillant de Chevreux a échoué.
Entre la Miette et l’Aisne, nous avons exécuté un coup de main au cours duquel nous avons fait subir des pertes sérieuses à l’adversaire et capturé du matériel.
En Champagne, un de nos détachements, pénétrant dans les tranchées allemandes au nord du Casque, a poursuivi l’ennemi qui se retirait, et, après un vif combat, est rentré au complet dans ses lignes.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons repoussé une tentative allemande au nord de Chatillon-sous-les-Côtes.
En Macédoine, un monitor britannique a réduit au silence les batteries ennemies vers l’embouchure de la Strouma.
En Baltique, les Russes ont infligé des dommages à la flotte allemande qui avait réuni des effectifs très considérables. Deux torpilleurs ennemis ont été coulés, ainsi que deux chalutiers. Les Allemands ont occupé l’île de Mohn.
Vive activité autrichienne sur le front italien, entre les vallées de Posina et du Rio Freddo, mais nos alliés brisent toutes les tentatives.

source:

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

Le zeppelin « L. 49 », abattu le 20 octobre 1917 à Bourbonne-les-Bains

Photo agence Roll. Source Bnf gallica

 

 

 

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1178/24 octobre 1917

Reprise des carrières de l’Aisne

source: http://centenaire.org/en/node/4059

Lire aussi http://historyweb.fr/bataille-du-chemin-des-dames/

Il faudra attendre le 24 octobre 1917 pour que la bataille du Chemin des Dames se termine. Elle s’achèvera après une nouvelle offensive, cette fois soigneusement coordonnée entre artillerie et infanterie par Pétain. Elle portera sur le fort de la Malmaison – verrou de l’accès au plateau. Les allemands, finalement contraints d’évacuer le plateau… le reprendront en mai 1918.

source: http://grandeguerre1418.unblog.fr/2007/05/09/le-fort-de-la-malmaison-02-aisne/

Le 255 ème RI est dissous

Le 24 octobre 1917, le Régiment est dissous. Pour son comportement exemplaire et héroïque lors de l’offensive de décembre 1916 et lors de la préparation de l’assaut d’août 1917, le Régiment est alors cité à l’ordre de la 97° Division par le Général Lejaille. Le texte de la citation est le suivant : « sous le commandement du Lieutenant-Colonel Vérignon, qui a su faire passer dans l’âme de ses soldats les nobles sentiments dont il est animé, a mérité, partout où il s’est présenté, la réputation d’une unité vigoureuse, bien instruite, disciplinée et ardente. A eu, tout au cours de la campagne et notamment à l’attaque de la côte du Poivre le 15 décembre 1916 et lors des affaires du bois d’Avocourt en juin et juillet 1917, la plus brillante attitude et a donné spécialement l’exemple d’une admirable ténacité. »

source: http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/foncinelehaut/vuillaume/1a.html

Conséquence de la révolution russe

Le 24 octobre 1917 Lénine s’empare du pouvoir et arrête la guerre. Un an après, le traité de Brest-Litovsk est signé entre la Russie et L’Allemagne.

Les Français en Italie

Conformément au pacte de Londres signé le 23 avril 1915. L’Italie a déclaré la guerre, le 23 mai 1915, à l’Autriche-Hongrie et le 23 août 1916 à l’Allemagne. Sur leurs théâtres d’opérations, les Italiens se battent dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Sous les coups des Allemands et des Austro-Hongrois, le front s’écroule à Caporetto le 24 octobre 1917. Par la brèche, l’ennemi progresse de 28 km la première journée et met en déroute les 2e et 3e armées royales du général Cadorna.

La suite sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

La bataille de Caporetto

Cette bataille, également appelée 12e bataille d’Isonzo, oppose les troupes italiennes aux forces austro-allemandes dans le Nord de l’Italie. Elle se solde par une humiliante défaite italienne.

La nouvelle armée austro-allemande sous le commandement de von Below lance une offensive le 24 octobre 1917 contre la IIe armée italienne. Il est soutenu par deux armées austro-hongroises. Les Allemands utilisent à la fois les tirs de barrage, les gaz et les lance-flammes, comme sur le front Ouest. Dès le début de l’offensive, les unités italiennes de premières lignes sont prises de panique et reculent. Le 25 octobre, les austro-allemands ont réussi une percée de 24 km. Le 27 octobre, le général Cardona ordonne le retrait des troupes italiennes qui se regroupent sur le Tagliamento début novembre.

Le bilan est terrible pour les Italiens qui perdent la moitié de leur artillerie, d’importants stocks de matériel et de vivres, ainsi qu’une bonne partie de la Vénétie. On compte 300.000 prisonniers italiens. Le général Cardona doit démissionner. Mais, malgré leur victoire, les troupes austro-allemandes ne parviennent pas à passer la rivière Piave tenue, jusqu’à la fin de la guerre, par les Italiens, les Français, les Britanniques et les Américains.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11193

lire aussi: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/caporetto/index.html?i=1

 

Journal du mercredi 24 octobre 1917 à travers Le Miroir

Après une préparation d’artillerie qui a duré plusieurs jours, nos troupes se sont portées à l’assaut des puissantes organisations allemandes de la région d’Allemant et de la Malmaison. Sur tout le front d’attaque, nous avons largement progressé et nous avons fait 7500 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, actions d’artillerie assez vives au cours de la nuit. Trois coups de main dirigés sur nos petits postes à l’ouest de Bermericourt et à l’est de la Neuville, n’ont donné aucun résultat.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris un caractère violent vers la cote 344.
Les Anglais signalent des succès vers Poel-Cappelle. A l’est de cette localité, ils ont opéré sur un front de 2 kilomètres et demi et se sont emparés d’un certain nombre de bâtiments fortement organisés et de redoutes bétonnées.
Un violent combat a coûté de nombreuses pertes à l’ennemi. Nos alliés ont poussé au delà de leur ligne d’objectifs.
Plus au nord, ils ont attaqué sur un front de 3800 mètres. Ils ont enlevé les défenses méridionales de la forêt d’Houthulst, ainsi qu’une nouvelle ligne de fermes organisées et de points d’appui. 200 prisonniers sont restés aux mains de nos alliés.

 

1179/25 octobre 1917

Aisne: première victoire des chars

À l’ouest comme à l’est, le 16 avril 1917, les combats sur le Chemin des Dames sont accompagnés par les tous premiers engagements des chars français. Cependant, les deux attaques menées vers Berry au-Bac puis dans le secteur de Laffaux, le 5 mai, sont des demi-échecs. Très lents, engagés sur des terrains découverts, la plupart du temps surmontés de bidons d’essence du fait de leur énorme consommation, ils sont vite transformés en cibles de choix pour l’artillerie allemande. Pour autant, le général Estienne, nommé responsable de l’artillerie d’assaut depuis août 1916, parvient à convaincre Pétain d’engager une nouvelle fois les chars. Le 23 octobre, à 5 heures 15, plusieurs groupements de chars Schneider et Saint-Chamond équipés de radios T.S.F. franchissent les premières lignes de défense allemande et accompagnent les troupes d’assaut jusqu’à leurs objectifs. Malgré cette percée encourageante, les chars subissent à nouveau de lourdes pertes : six d’entre eux sont totalement détruits et quinze autres tombent en panne. Cependant leur tâche d’accompagnement et de soutien est menée jusqu’au bout. Offensives de chars Histoire d’une reconquête Histoire d’une offensive LA BATAILLE DES OBSERVATOIRES 1ÈRE VICTOIRE DÉCISIVE DES CHARS FRANÇAIS Découvrez le programme du Centenaire sur http://www.aisne14-18.com et sur la brochure disponible gratuitement dans tous les Offices de Tourisme de l’Aisne Retrouvez « Aisne14-18 » sur Fort de la Malmaison – L’observatoire © Archives départementales 02 © Collection privée À l’assaut du Chemin des Dames Soissonnais < Aisne < Picardie < France Le 25 octobre, les chars Saint-Chamond accompagnent toujours les troupes du 14e corps d’armée dans la prise des villages de Pinon et le 1er B.C.P. atteint, grâce à eux, Chavignon et Bruyères. Pour la première fois de l’année 1917, les chars français mène un assaut victorieux.

source: http://picardie.media.tourinsoft.eu/upload/NEW-A-lassaut-du-chemin-des-dames2.pdf

Les bolcheviks et Lénine prennent le palais d’Hiver

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917, après s’être emparés des postes clés de Petrograd sans grande difficulté, les bolcheviks réussissent à pénétrer dans le palais : une courte fusillade contre une résistance modeste a suffi (une poignée de soldats et cosaques monarchistes face à quelques centaines de « gardes rouges »). Dans la foulée, Lénine est élu président du Conseil des commissaires du peuple. C’est le point d’orgue de la révolution de 1917 et un véritable coup de force, qui ne s’apparente en rien à la mobilisation spontanée de Février, mais n’en est pas moins une révolution.

http://www.lhistoire.fr/les-%C3%A9v%C3%A9nements-russes-vus-par-la-presse-fran%C3%A7aise

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b121.htm

Journal du jeudi 25 octobre 1917 à travers Le Miroir

La nuit a été généralement calme sur tout le front d’attaque, au nord de l’Aisne. L’ennemi n’a tenté aucune réaction d’infanterie et s’est borné à bombarder nos nouvelles lignes, notamment dans la région de Vaudesson. Le chiffre des prisonniers atteint 8.000 dont 160 officiers et les états-majors de trois régiments dont les colonels sont parmi eux. Deux divisions ennemies qui avaient été placées en réserve, ont été engagées et ont subi de fortes pertes. Dans le matériel capturé, il y a 70 canons.
Canonnade assez vive à l’est et à l’ouest de Cerny. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes, ramenant des prisonniers.
En Champagne, nous avons réussi deux coups de main, à la butte de Tahure et à l’ouest d’Auberive.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse. L’ennemi a été chassé d’un ouvrage de notre ligne avancée où il avait pu pénétrer.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur leurs positions en forêt d’Houthulst. Ils ont réussi un coup de main au sud-est de Gavrelle.
Les Austro-Allemands dessinent leur offensive sur le plateau de Bainsizza et la région du Rombon. Les Ita1iens, qui n’ont pas été surpris, résistent énergiquement à à cet assaut.

 

1172/18 octobre 1917

« Il ne faut pas oublier l’affront allemand »

Le Figaro du 18 octobre 1917 relève que les professeurs des lycées sont attentifs à ce que leurs élèves n’oublient pas les affres de la guerre.

«À la suite d’une réunion de membres de l’enseignement primaire et secondaire, dans laquelle on avait préconisé “l’oubli des maux causés par les Allemands”, le personnel d’un lycée parisien de jeunes filles a pris l’initiative d’adresser au ministre de l’instruction publique une lettre de protestation indignée contre ces théories antipatriotiques.

D’autres lycées de filles et de garçons ont adhéré à cette protestation. Le Comité Michelet, société d’éducation nationale par l’Histoire, adresse à tous les professeurs, instituteurs et institutrices, une circulaire pour leur demander, au nom de la solidarité universitaire, de combattre les funestes théories émises par quelques mauvais Français et de prendre pour mot d’ordre dans leur enseignement “Vigilance et souvenir”.» écrit Le Figaro du 18 octobre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/18/26002-20141018ARTFIG00107-18-octobre-1917-il-ne-faut-pas-oublier-l-affront-allemand.php

Journal du jeudi 18 octobre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, nos patrouilles, au cours de reconnaissances poussées en avant de nos nouvelles lignes ont ramené une trentaine de prisonniers.
Nous avons repoussé plusieurs coups de main ennemis au sud-est de Juvincourt, vers le mont Cornillet et sur le front au nord du bois Le Chaume.
Dans cette dernière région, la lutte d’artillerie a pris une grande intensité.
Nous avons réussi un coup de main sur une tranchée allemande au pied des Côtes de Meuse et ramené des prisonniers.
Cinq avions allemands ont été détruits. Vingt appareils ennemis sont tombés désemparés dans leurs ligne à la suite de combats aériens. Notre aviation de bombardement a opéré sur les établissements militaires de Volklingen, les gares de Thionville, Mézières-les-Metz, Metz-Woippy, les usines d’Hagondange et celles de Rombach. Des avions ennemis ont violemment bombardé Nancy. On signale de nombreuses victimes dans la population civile ( 10 tués et une quarantaine de blessés ).
Sur le front russe de Baltique, les Allemands ont opéré un grand nombre de reconnaissances aériennes.
L’ennemi a développé son succès dans l’île d’Oesel. Un de ses dreadnoughts aurait subi des avaries sur un barrage de mines.
Les Italiens ont repoussé des patrouilles autrichiennes au sud de Mori.
L’artillerie ennemie sur ce front, s’est montrée active depuis le monte Nero jusqu’à la mer.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

Parution de la guerre aérienne illustrée

Des femmes à la menuiserie Boilly à Champagnole, octobre 1917

source: https://www.pinterest.fr/pin/490751690617751903/

1171/17 octobre 1917

La vie nocturne est étroitement surveillée

La Grande Guerre entraine un encadrement strict des divertissements nocturnes; le plus emblématique reste la consommation d’alcool dans un bar, qui est désormais punie, d’après un article du Figaro du 17 octobre 1917 .

«Le préfet de police a donné des ordres rigoureux pour que les consommateurs que l’on trouvera attablés dans un établissement de nuit, après la fermeture légale, soient conduits au poste de police le plus voisin.

Ils devront fournir leurs papiers d’état-civil, déclarer leur domicile qui pourra, au besoin, être vérifié sur l’heure. S’il se trouve parmi eux des propriétaires d’automobiles ayant leur voiture stationnant à la porte, celle-ci sera conduite à la fourrière.» écrit Le Figaro du 17 octobre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/17/26002-20141017ARTFIG00272-17-octobre-1917-la-vie-nocturne-est-etroitement-surveillee.php

Evaluation des troupes à Orléans le 17 octobre 1917

source: http://archives.orleans-metropole.fr/a/1072/les-troupes-senegalaises-rapport-du-17-octobre-1917-1j23-/

Bombardement à Nancy

source: http://www.blamont.info/textes835.html

Le lion a plumé un des aigles allemands

Le jeudi 18 octobre vers 10 heures, les belfortains furent alertés par les sirènes que l’ennemi était entré dans notre espace aérien. La défense anti-aérienne essaya d’accrocher les avions allemands, mais sans résultats car ils profitèrent de la protection  nuageuse.

Une heure plus tard, re alerte sur la présence à nouveau d’avions ennemis avec l’entrée en action de notre DCA (Défence Contre les Aéronefs puisAvions). Mais cette fois-ci, notre propre aviation put intervenir.

Deux de nos avions, des Spad VII de l’escadrille N150 (1) ont pris en chasse un Rumpler (2) et le Lieutenant Delrieu (3) décrocha une 3èmevictoire en mitraillant l’avion allemand qui tomba en flamme sur Belfort au sud du faubourg de Montbéliard; plus précisément, il vint s’écraser et se disloquer sur les arbres du verger de la maison du commandant Schmitt-Stractman, mort à la guerre un an plutôt, située à la hauteur du 41 du faubourg et longeant la rue Dauphin.

source: http://cctbelfort.canalblog.com/archives/2014/12/15/31151475.html

 

1170/16 octobre 1917: Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Bombardement à Nancy: plus de 30 morts

Certains bombardements seront particulièrement meurtriers, comme celui du 16 octobre 1917 qui fera plus de 30 morts, d’autres vont atteindre des édifices chers au coeur des nancéiens comme l’église Saint-Epvre.

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/nancy-bombardee/la-ville-sous-les-obus

Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Alfred Amédé Canonne est né à 9 heures du matin, le 15 mai 1856, à Honnechy.
Cultivateur, il était marié à Henriette Lemaire, elle aussi cultivatrice.
Tous deux étaient domiciliés à Ors, rue de Landrecies.
Alfred était le fils de Jean-Baptiste Canonne, tisseur et d’Adélaïde Lemaire, ménagère.
Ses parents avaient tous deux 32 ans, lorsqu’il est né : fort probablement au hameau « Les Moulins », à Honnechy, où ils résidaient (ici).
A 7 heures 15 du matin, le 16 octobre 1917, âgé de 61 ans, il est fusillé au lieu-dit « Le Roleur », à Valenciennes.
Les faits*…
Alfred Canonne, qui habitait au bout du Vieux Chemin du Cateau, près de la voie ferrée, avait été obligé de déménager, dans une petite ferme située en face de la Chapelle Saint-Roch.
Dans le virage, se trouvait un autre ferme, celle de Léon Stoclet.
A cette époque, les troupes anglaises parachutaient de petites boîtes contenant chacune un pigeon…
Dans les cages se trouvaient également un questionnaire relatif au passage des troupes allemandes, aux emplacements de l’artillerie, etc.
Il était demandé d’indiquer le lieu de départ du pigeon ; les initiales de l’auteur et les renseignements permettant aux Anglais de récompenser correctement l’informateur, une fois la guerre terminée…
La suite sur

 

Le journal de la Huronne du 16 octobre 1917

Ainsi, les faits que l’on colportait depuis quatre jours sont véridiques : Briand a tenté de faire la paix, il a échoué…

Lui-même a dévoilé sa tentative et son échec dans les couloirs, après la séance du 12. La Chambre en a discuté aujourd’hui même, en comité secret. Voici ce qu’on raconte :

Deux personnalités belges, successivement, lui représentèrent que sa situation actuelle et son passé le désignaient pour faire la paix. Elles lui en firent connaître les conditions possibles. Le Kaiser craignait la Révolution. Il était prêt à évacuer les pays envahis, à ouvrir la discussion sur l’Alsace-Lorraine ; il reconnaissait le principe des réparations et demandait la liberté économique absolue. Briand se renseigna sur ces émissaires près du roi des Belges et de M. de Broqueville. La réponse fut très favorable. Troublé, il poussa plus avant, correspondit avec Lausanne. Il paraît même que les Affaires Étrangères ayant surpris le chiffre des dépêches, les suivaient avec curiosité. Les offres se précisèrent. M. Briand pourrait rencontrer à Lausanne Michaelis, ou Bethmann-Holweg, ou M. de Bulow, ou même un personnage plus haut placé : sans doute un membre de la famille impériale. Il prit grand soin de stipuler qu’il ne s’agissait pas d’une paix séparée, que le pacte de Londres serait respecté. On lui répondit affirmativement, sous la réserve de traiter de gré à gré avec les Russes. Ainsi prémuni, il fut conduit à se confier au Ministre des Affaires Étrangères, Ribot, qui l’engagea à rédiger une note anonyme. Briand préféra écrire une lettre, qu’on dit fort belle, où des vues d’ensemble précèdent l’exposé des pourparlers et la proposition de les poursuivre personnellement en pays neutre, avec l’assentiment du pouvoir. Cette lettre est du 20 septembre dernier.

Malheureusement, le ministre Ribot, en communiquant aux Alliés un bref résumé de l’affaire, omit de nommer Briand et de spécifier que le pacte de Londres serait respecté… Dès lors, l’échec était inévitable.

Les partisans de Ribot assurent que cette tentative n’était qu’un piège grossier, que les Allemands eussent dénoncé les pourparlers, désavoué leur représentant en cours de route, et discrédité ainsi la France aux yeux de ses alliés.

Briand déclare qu’il n’aurait rien divulgué de cette histoire si Ribot, dans son discours du 12 octobre, n’avait pas fait allusion à une « offre louche » et si Clemenceau, sans doute averti de ces pourparlers, n’avait pas dénoncé dans son journal une « paix ignominieuse ».

Une fois de plus, le parti de la guerre l’emporte…

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

1169/15 octobre 1917: Mata Hari est fusillée

Mata Hari est fusillée

Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Geertruida « Grietje » Zelle, est une espionne, danseuse et courtisane néerlandaise née le 7 août 1876 Leeuwarden et morte le 15 octobre 1917 à Vincennes,  fusillée pour espionnage pendant la première guerre mondiale.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mata_Hari

Mata-Hari : Autopsie d’une machination

Longtemps après l’exécution de Mata-Hari au polygone de tir de Vincennes, le 15 octobre 1917, le procureur Mornet devait avouer : « Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. »Pourtant, Mornet s’était prêté sans états d’âme à ce qui fut une véritable machination judiciaire… Il est vrai que Mata-Hari faisait une coupable idéale : étrangère, cosmopolite, affichant une liberté de mœurs et des goûts de luxe propres à scandaliser les bien-pensants, cette danseuse à l’exotisme sulfureux avait effectivement entretenu des relations troubles avec les services secrets allemands. Mais, incapable de recueillir le moindre renseignement digne de ce nom et, à plus forte raison, de jouer un double jeu lorsqu’elle était passée au service de la France, elle fut immolée sur l’autel de la raison d’État, à un moment critique de la Première Guerre mondiale où jeter en pâture à la foule une espionne de haut vol permettait de faire oublier à l’opinion publique l’impasse sanglante dans laquelle s’étaient enfermés les belligérants. C’est cette machination que démonte ici Léon Schirmann, après des années de recherche et à la lumière des pièces des archives françaises et étrangères qu’il est le premier à avoir analysées de façon exhaustive. Chercheur rigoureux, Léon Schirmann fait définitivement litière des innombrables légendes qui ont depuis toujours déformé l’histoire de Matat-Hari. Son livre prouve de plus que la réalité est infiniment plus forte que la fiction : héroïne émouvante d’une véritable tragédie classique, livrée à l’implacable cruauté d’un « deus ex machina » qui aurait revêtu l’uniforme de l’armée française, Mata-Hari saura mourir avec un courage et une dignité qui forcèrent l’admiration de ceux-là même qui avaient joué sa vie.

source: https://criminocorpus.hypotheses.org/12496

lire aussi: http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-15-octobre-1917-mata-hari-est-fusillee-pour-espionnage-37380315.html

Lire et écouter aussi: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/mata-hari-1876-1917-0

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/24-juillet-1917-mata-hari-condamnee-a-mort_1757481.html

vidéo Arte: https://www.arte.tv/fr/videos/070784-000-A/mata-hari-la-sulfureuse/

Mata Hari, un procès à revoir ?

http://www1.rfi.fr/actufr/articles/022/article_10808.asp

Extraits des journaux du 11 au 17 octobre 1917 à travers Le Miroir

Guerre aérienne.-Au cours de combats aériens, dans les seules journées des 15 et 16 octobre, où l’état atmosphérique a permis de reprendre l’air, cinq appareils ennemis ont été abattus et vingt sont-tombés désemparés dans leurs lignes.

Dans le golfe de Riga.-Le 15, Arensbourg était pris, et toute la portion principale de l’île tombée au pouvoir de l’ennemi. La situation des troupes russes retirées dans l’île Mohn et vers la pointe de Zerel demeurait très critique. Les Allemands annonçaient la capture de 2.400 prisonniers et d’une trentaine de canons.
Le développement des opérations futures prête à plusieurs hypothèses, tout en demeurant, de manière générale, dominé parla tardiveté de la saison.