Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1473/15 août 1918: les Britanniques s’opposent à Foch

Les Britanniques s’opposent à Foch

Le 15 août 1918, le maréchal Douglas Haig refusa la demande du maréchal Ferdinand Foch de poursuivre l’offensive d’Amiens, parce que cette attaque s’essoufflait, les troupes s’éloignant de leur approvisionnement et leur artillerie, et que des réserves allemandes étaient déplacées dans le secteur. Au lieu de cela, Haig commença à planifier une offensive à Albert, qui débuta le 21 août. L’attaque principale fut lancée par la IIIearmée britannique, auquel fut adjoint le 2e Corps des États-Unis. Albert tomba le 22 août.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme_(1918)

Torpillage du Balkan: 417 morts

Le 15 août 1918, le Balkan quittait Marseille à destination de Calvi.

C’était un vapeur appartenant à la Compagnie Fraissinet.

Plutôt vieux, pas bien grand, 80 mètres environ et lent.

Les navires plus récents de cette compagnie qui assurait en temps normal la desserte de la Corse avaient été réquisitionnés.

Le Balkan, comptait 519 passagers à son bord dont 300 soldats permissionnaires.

Une nuit d’août qui devait être belle.

A huit miles à peine de Calvi, il est facile d’imaginer les gens accoudés au bastingage en train de sentir, au sens propre, l’île tout proche.

Sans doute regroupés par village ou canton, en discutant du chemin qu’il faudrait faire pour rejoindre les siens.

À pied pour la plupart et sur de longs kilomètres.

À 1 heure 35, un sous-marin allemand est aperçu par tribord.

Une torpille, une seule, frappe le navire par le travers.

Elle explose et en moins d’une minute, l’avant du bateau se dresse et il s’enfonce par l’arrière.

Sept radeaux seulement peuvent être mis à l’eau.

Ce n’est qu’à 10 heures du matin, que deux hydravions aperçoivent les signaux de détresse et que des secours ramènent les 102 survivants à Calvi.

417 passagers sont morts.

source: http://corseimagesethistoire.over-blog.com/2017/11/15-aout-1918-torpillage-du-balkan.html

http://arustaghja.canalblog.com/archives/2006/09/27/2777171.html

Journal du jeudi 15 août 1918

Nos troupes ont continué à gagner du terain entre l’Avre et l’Oise, en dépit de la résistance opposée par l’ennemi.
Au sud de l’Avre, nous avons occupé Marquévillers, Grivillers et atteint la ligne Armancourt-Tilloloy. Nous avons progressé au nord de Roye-sur-Matz, d’environ 2 kilomètres, jusqu’aux abords de Canny-sur-Matz.
Plus au sud, nous avons conquis et dépassé Laberlière. Entre Matz et Oise, nous avons avancé au nord de Chèvincourt. Machemont et Cambronne sont à nous.
Les Anglais ont repoussé de fortes contre-attaques ennemies à Lihons ainsi qu’aux alentours de cette localité. Ils ont effectué une opération heureuse au sud de la Somme, faisant 200 prisonniers et reliant leurs positions à l’est de Mericourt, à celles à l’est d’Etinchem, sur la rive nord de la Somme.
Ils ont amélioré leur ligne à l’est de Robecq et entre Vieux-Berquin et Merris.
120 de nos avions ont survolé l’ennemi à Lassigny, jetant 23 tonnes d’obus.
Un contingent français a débarqué à Vladivostok.
Les Japonais ont fait leur jonction avec les Tchéco-Slovaques en Sibérie orientale.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1472/14 août 1918: des aménagements pour les « indigènes » musulmans

Les Allemands jugent la défaite inéluctable

A partir du mois d’août 1918, la situation militaire de l’Allemagne sur le front occidental se détériore de jours en jours. La supériorité militaire de l’Entente et l’arrivée des troupes américaines sur le théâtre des opérations poussent les armées allemandes à la retraite. Le 14 août 1918, l’Etat-major allemand et ses généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff informent secrètement l’empereur Guillaume II que la défaite est inévitable. L’offensive générale des Alliés sous le commandement du général Ferdinand Foch menace inévitablement la stabilité du front allemand. Comme l’Etat-major allemand tient de facto le pouvoir en Allemagne après avoir évincé l’empereur des affaires militaires au cours de l’année 1916, cette constatation entraîne de lourdes conséquences.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/allemagne_9_novembre_1918.html

Les vêtements de deuil n’ont plus la côte

A Londres, les femmes endeuillées cachent leur chagrin en abandonnant les vêtements de deuil, afin de soutenir les combattants. Cette mode suscite l’admiration du Figaro du 14 août 1918.

«Le chef d’une grande maison de deuil du West End de Londres a confié à un de nos confrères qu’il se vend moins de vêtements de deuil qu’avant la guerre:

L’exemple de certaines grandes dames, qui donnent le ton, et qui ont déclaré qu’elles ne porteraient pas le deuil de leurs morts, a porté ses fruits. Nos filles, nos femmes cachent leur chagrin. Et cette attitude virile encourage nos jeunes hommes au lieu de les attrister. Ils considèrent, eux aussi, que mourir au champ d’honneur, ce n’est point un deuil, mais une gloire.

Londres nous a souvent imposé des modes étranges. Celle-ci, assurément, est d’une grande noblesse.» écrit Le Figaro du 14 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00177-14-aout-1918-les-vetements-de-deuil-n-ont-plus-la-cote.php

Valenciennes honore son concitoyen, l’aviateur,   le lieutenant Nungesser

Le 12 août 1918, à la réunion du Conseil municipal, M. Damien, adjoint, annonça que notre concitoyen, le lieutenant Nungesser, était nommé Officier de la Légion d’Honneur, à l’âge de 26 ans, pour avoir abattu son 31° avion, et lui adressa les félicitations du Conseil municipal, le Journal Officiel inséra la citation suivante :
 » Nungesser Charles-Eugène-Jules-Marie, de l’armée active. Lieutenant au 2° régiment de hussards, pilote aviateur.
 » Incomparable pilote de chasse, d’une science exceptionnelle et d’une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l’inflexible volonté de la race.
 » Dans la cavalerie, où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire, puis dans un groupe de bombardement, où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l’ordre du jour, et décorer de la Légion d’Honneur, enfin, dans une escadrille de chasse, qu’il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s’est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité d’audace et d’orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n’ont pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté de victoire en victoire jusqu’à la gloire d’être Je plus redoutable adversaire de l’aviation allemande : trente et un avions abattus, trois ballons incendiés, deux blessures, seize citations « .

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Des aménagements pour les « indigènes musulmans »

Le 14 août 1918, le ministère de la Guerre prévoit, dans le cadre de mesures pour améliorer la vie quotidienne des indigènes musulmans, l’installation des « cafés maures spéciaux » pourvus de femmes d’Afrique du Nord « que l’on pourrait peut-être décider à venir en France en leur promettant le voyage gratuit jusqu’au centre d’hébergement. Le rapatriement également gratuit, le logement et le couchage gratuits ».

source: http://sens-public.org/article1076.html

Trois victoires aériennes en dix secondes pour René Fonck

La guerre déclarée, René Fonck  demande à être incorporé dans l’armée de l’air. Il y décroche son brevet de pilote en un mois et devient vite un as du pilotage. Il établit record sur record. Le neuf mai 1918, il abat en 45 secondes et seulement 22 balles trois avions allemands, puis, le temps de refaire le plein d’essence abat trois autres avions ennemis.

Le 14 août 1918, c’est en 10 secondes qu’il signe ses 58, 59 et 60e victoires. Le 30 septembre 1918, il aura raison du capitaine allemand Wisseman, vainqueur 19 jours plus tôt du prestigieux pilote français, Georges Guynemer.

source: http://cda88.free.fr/lfse/articles.php?lng=fr&pg=4

Journal du mercredi 14 août 1918

Nos attaques ont continué avec succès sur tout le front de l’Avre.
Montdidier, débordé par l’est et par le nord, est en notre pouvoir.
A la droite des forces britanniques, nous avons porté nos lignes à dix kilomètres à l’est de Montdidier, sur le front Andechy-la-Boissière-Fescamps.
Nous avons attaqué les positions allemandes à droite et à gauche de la route de Saint-Just-en-Chaussée à Roye, sur un front de plus de vingt kilomètres, conquis Rollot, Orvillers-Sorel, Ressons-sur-Matz, Conchy-les-Pots, la Neuville-sur-Ressons et Elincourt.
Nous avons ensuite enlevé le massif de Boulogne-la-Grasse et porté nos lignes à l’est de Bus.
Nous avons gagné les abords de la Berlière et de Gury, conquis Mareuil-lamotte et progressé de trois kilomètres au nord de Chevincourt.
Les troupes britanniques ont atteint Lihons et Fresnoy-les-Roye.
En Flandre, elles ont repoussé une attaque allemande dans la région au nord du Kemmel et capturé des prisonniers. Elles ont progressé à l’est de Robecq.
Les troupes françaises ont remporté un succès en Italie, sur le mont Sisemol. Elles ont capturé 5 officiers, 243 hommes, un canon de tranchée et 3 mitrailleuses.
Plus à l’est, succès italien au val Bella et au col d’Echale.
En macédoine, rencontre de patrouilles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1471/13 août 1918

Paris: une avenue en l’honneur du maréchal Gallieni

Par un arrêté du 13 août 1918, on décida de nommer l’avenue qui traverse l’esplanade des Invalides en honneur du maréchal Joseph Gallieni (Saint-Béat, le 24 avril 1849 – Versailles, le 27 mai 1916), défenseur de Paris en 1914.

source: http://www.parisrues.com/rues07/paris-07-avenue-du-marechal-gallieni.html

Les agents de police sont désormais casqués

Suivant le vœu du conseil municipal, un casque protégera désormais les policiers municipaux, annonce Le Figaro du 13 août 1918.

«Le Conseil municipal a émis récemment le vœu que les agents de la police municipale obligés par leur service de se tenir sur la voie publique au cours des raids d’avions ennemis, soient pourvus du casque en usage dans l’armée.

Satisfaction vient d’être donnée à ce vœu et les agents de la police municipale et de la police suburbaine viennent de recevoir leur nouvelle coiffure.» écrit Le Figaro du 13 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/13/26002-20140813ARTFIG00194-13-aout-1918-les-agents-de-police-sont-desormais-casques.php

Journal du mardi 13 août 1918

Nos troupes ont accentué leurs succès dans la région de la Somme. Elles ont enlevé les villages de Pierrepont, de Contoire, d’Hangest-en Santerre; au delà de la voie ferrée, à l’est d’Hangest, nous avons atteint Arvillers, qui est en notre possession, ainsi que Davenescourt.
Au sud de Montdidier, nous tenons Rubescourt et Assainvillers.
Notre progression dans cette direction a atteint, en trente-six heures, 14 kilomètres en profondeur. Nous avons fait 4000 prisonniers nouveaux. Nos pertes, comme celles de nos alliés britanniques ont été particulièrement légères. Sur la Vesle, les troupes américaines se sont emparées de Froyettes, où elles ont fait une centaine de prisonniers.
Les Anglais signalent dans leurs communiqués la capture de 24000 hommes au total et de 200 à 300 canons depuis le début de l’offensive. Montdidier est menacé par les armées alliées.
Les aviateurs italiens, sous le commandement de Gabriele d’Annunzio, ont fait un raid sur Vienne, jetant des milliers de manifestes.
Les troupes italiennes out repoussé deux attaques autrichiennes sur le plateau d’Asiago.
Les troupes britanniques ont exécuté huit incursions heureuses dans la même région, capturant 7 officiers et 308 hommes. Leurs aviateurs ont abattu 11 appareils ennemis.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar, la Strouma et à l’est de la Cerna. Dans la région de Monastir, un détachement ennemi a été repoussé avec pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1469/11 aôut 1918

18 hydravions de chasse allemands attaquent des vedettes britanniques

11 août 1918

18 hydravions de chasse allemands Brandenburg W29 attaquent 6 vedettes de patrouille britannique près de Borkum. Ils réussirent à couler 3 de ces navires et à endommager les trois autres. Les 3 bateaux rescapés s’échappent aux Pays-Bas où ils sont confisqués.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1918

L’offensive des cent jours à Quesnel (Somme)

La blessés gisant sur les civières dans le champ ouvert à un poste de secours à Quesnel en attente d’évacuation, 11 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?q=11+aout+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjYpf_kxoLcAhVBXRQKHfa_BJI40gEQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=AaGqUUzPHr34gM:

Journal du dimanche  11 août 1918

La quatrième armée britannique et la première armée française, sous le commandement du maréchal sir Douglas Haig, ont attaqué sur un large front à l’est et au sud-est d’Amiens.
Entre l’Oise et l’Aisne, après un violent bombardement, l’ennemi a tenté deux coups de main près de Bailly et de Tracy-le-Val et a été repoussé.
A l’est de Braisne, quelques-uns de nos éléments agissant en liaison avec les troupes américaines ont franchi la Vesle et se sont installés sur la rive nord. Ils s’y sont maintenus malgré deux violentes contre-attaques ennemies.
Au nord de Reims, nous avons avancé notre ligne de 400 mètres entre les voies ferrées de Rethel et de Laon.
En Macédoine, au nord-ouest du Vardar, l’artillerie ennemie a vigoureusement bombardé nos positions du Skra di Legen.
En Albanie, des détachements bulgares, qui tentaient de pénétrer dans nos lignes, dans la région de Gramsi, ont été repoussés et ont laissé des prisonniers entre nos mains.
L’aviation française a bombardé les dépôts ennemis au sud de Topeleance, et l’aviation britannique, des dépôts dans la région de Sérès.
Sur l’ensemble du front italien, activité normale des deux artilleries. Entre Astico et Brenta, les patrouilles italiennes ont harcelé efficacement les lignes de l’ennemi, lui infligeant des pertes et capturant des prisonniers.
Six avions ennemis ont été abattus au cours de combats aériens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1468/10 août1918

« Une balle américaine aux vertus anesthésiques est en test »

Le Figaro du 10 août 1918 note qu’alors que les Allemands préparaient les gaz asphyxiants, les américains imaginaient des balles anesthésiques.

«Il s’agit d’une balle anesthésique qui, en même temps qu’elle produirait la fracture ou la lésion, empêcherait d’en sentir la douleur.

C’est un engin humanitaire sans être moins efficace. Son inventeur, A. -F. Humphrey, a obtenu cet admirable résultat en introduisant de la morphine dans de petites cavités ménagées sur la pointe de la balle. Le blessé tombe, mais ne souffre pas.
“Voilà, direz-vous, une invention louable mais n’est-il pas un peu tard pour songer à ménager la sensibilité de de nos ennemis?” Qu’on se rassure. C’est en juin 1913 que A.-F. Humphrey, citoyen des Etats-Unis, proposa la balle anesthésique. Ces messieurs d’outre-Rhin ne lui ont pas laissé le temps de mener à bien cette trouvaille philanthropique dont, assurément, nous les eussions fait profiter.
Mais il est bon de noter à quelles inventions de guerre s’attachaient, en 1913, nos futurs alliés, tandis que les laboratoires ennemis raffinaient sur les gaz asphyxiants.» écrit Le Figaro du 10 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/10/26002-20140810ARTFIG00135-10-aout-1918-une-balle-americaine-aux-vertus-anesthesiques-est-en-test.php

Journal de la Huronne

10 août 1918

Les Américains ne portent pas de décorations et celles de nos officiers les étonnent toujours. Aujourd’hui, j’assistais à cette petite scène de restaurant. Un Américain déjeunait avec un capitaine français, tout habillé de distinctions, et il l’interrogeait sur chacun de ces insignes glorieux. Son compagnon se prêtait avec beaucoup de gentillesse et de patience à cette initiation. Et il lui expliquait les brisques de présence, qu’il ne faut pas confondre avec les chevrons de blessures, les barrettes de la Légion d’Honneur, de la Médaille militaire, des médailles coloniales, de la Croix de Guerre, les palmes, les étoiles d’or, d’argent, de bronze, la fourragère, distinction collective, qui peut être simple ou double, verte, rouge ou panachée. L’Américain, béant, en oubliait de manger et de boire.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Août_1918

Journal du samedi 10 août 1918

Dans la région de Montdidier, nous avons réalisé quelques progrès locaux au sud de Framicourt et au sud-est de Mesnil-Saint-Georges.
Sur la Vesle, nous avons repoussé une tentative ennemie contre la ferme la Grange et nous nous sommes installés à la station Ciry-Salsogne. Nous avons fait une centaine de prisonniers à l’est de Braisne.
En Champagne, une attaque locale, dirigée contre nos positions au sud d’Auberive, a été rejetée.
Les troupes anglaises avaient dû légèrement reculer, au front de la Somme, des deux côtés de la route Bray-Corbie, au sud de Morlancourt. Elles ont contre-attaqué et repris les points principaux des positions qu’elles avaient évacuées. Tous les objectifs de cette contre-attaque ont été atteints et un certain nombre de prisonniers ont été faits.
Nos alliés ont avancé quelque peu leurs lignes des deux côtés de la Clarence, en capturant des ennemis et deux mitrailleuses. Leurs troupes ont fait irruption dans un poste ennemi, au nord de Vieux-Berquin.
L’artillerie ennemie s’est montrée active à l’est de Robecq et dans les secteurs de Merville et de Dickebusch.
Cinq zeppelins ont tenté de franchir la côte anglaise : ils ont été attaqués alors qu’ils survolaient encore la mer par des forces aériennes travaillant de concert avec la marine. Un aéronef fut abattu en flammes à 40 milles de la côte. Un autre fut endommagé, mais réussit probablement à atteindre sa base.

 

1467/9 août 1918

La Grosse Bertha ne tirera plus sur Paris !

Dans l’après-midi du 9 août 1918, la dernière pièce de longue portée qui tirait sur Paris et que les Parisiens ont surnommé la « Grosse Bertha », menacée par la contre-offensive franco-britannique déclenchée la veille en Picardie, s’est trouvée contrainte de se replier en direction de Crépy-en-Laonnois, avant de trouver refuge en territoire allemand.

source: http://www.editionspierredetaillac.com/blog-detail-la-grosse-bertha-ne-tirera-plus-sur-paris–375

lire aussi: https://fr.vikidia.org/wiki/Pariser_Kanonen

Les Allemands quittent Montdidier (Somme)

Le 9 août est encore une journée de victoire.

Foch qui a transporté son Quartier Général du château de Bombon à Sarcus y reçoit Haig, Fayolle et Persching, et leur prescrit de ne plus prendre de repos avant que les objectifs assignés n’aient été atteints.

Pershing doit hâter les préparatifs de son opération de Saint-Mihiel, Fayolle et Haig exploiter à fond les grands résultats obtenus sur l’Avre.

Donc, Canadiens et Australiens progressent encore ce jour-là de plusieurs kilomètres en direction de Chaulnes et de Lihons.

Debeney continue à gagner du terrain, la gauche en avant débordant les lignes allemandes successives et triomphant de leur résistance par la seule manœuvre, presque sans combattre.

Il a l’ordre de gagner Roye, nœud de routes d’une importante capitale, dont la chute fera vider la poche de Montdidier.

 

Mais pour aller à Roye, Debeney doit passer par Montdidier, et il voudrait épargner à ces pauvres ruines les horreurs d’une dernière bataille .

Tandis qu’une nouvelle offensive débouche au nord de Pierremont et progresse jusqu’à la ligne Le Quesnoy-Dave-Nescourt-Gratibus, le corps d’armée du général Français Jacquot se lance à l’attaque, à 16 heures, au sud de Montdidier, sur le front Gonnelieu, le Ployron, face au nord-est.

D’un élan magnifique, les régiments Français de la 169e divisions d’infanterie (13e,  29e et 296e régiments d’infanterie) appuyés par deux bataillons du 225e R.I., prêtés par la 60e division; Ceux de la 133e division (401e,  321e régiment d’infanterie Française, 32e et 116e bataillons de chasseurs à pied), poussent jusqu’aux abord de Faverolles, en plein Est de Montdidier.

Alors, dans la nuit du 9 au 10 août, les Allemands s’empressent d’évacuer Montdidier et, sous l’ardente pression des colonnes Franco-Britanniques, leur ligne se replie depuis Méharicourt jusqu’à Rollot.

Le maréchal Foch s’adresse à l’armée du général français Humbert. Il sait bien que cette armée n’a aucune réserve, mais il compte sur l’énergie de son chef et sur la démoralisation de l’ennemi.

C’est un coup d’audace qu’il demande : Humbert doit pousser sa gauche de 3 kilomètres en avant dans les organisations allemandes. “ Je n’ai rien “ observe Humbert par acquit de conscience. “ Allez-y tout de même!” Répond Foch.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918picardie.htm

Journal du vendredi 9 août 1918

Au nord de Montdidier , nos troupes ont progressé jusqu’à l’Avre, qu’elles bordent entre Braches et Morisel.
Un  coup de main ennemi au sud-est de Montdidier a complètement échoué. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front de la Vesle, nous avons maintenu nos éléments sur plusieurs points de la rive nord, en dépit des tentatives faites par l’ennemi pour les rejeter.
En Albanie, les Autrichiens ont encore attaqué à plusieurs reprises nos positions près des confluents du Devoli et de la Tomorica et entre le Devoli et le Holta. Ils ont été partout repoussés avec de lourdes pertes et ont laissé des prisonniers entre nos mains.
L’aviation française a lancé une tonne d’explosifs sur les campements ennemis de la région de Pogradec et l’aviation britannique a bombardé des dépôts ennemis dans la région de la Strouma.
Sur le front occidental, les pilotes anglais ont abattu six avions ennemis et contraint un septième à atterrir, désemparé. Un ballon ennemi a été descendu en flammes.
Nos alliés ont effectué quelques reconnaissances, quelques réglages et jeté 6 tonnes et demie de bombes. Aucun de leurs appareils ne manque.
Deux contre-torpilleurs anglais ont été coulés par des mines ennemies. Il y a 97 victimes.