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1057/25 juin 1917:prise de la caverne du Dragon

La prise de la Caverne du Dragon (02)

Au soir du 16 avril 1917, les troupes françaises avaient pris pied sur le plateau en direction de la ferme d’Hurtebise et de ce qui restait du Monument de la Bataille de 1814, deux positions particulièrement disputées pendant tout le printemps et l’été 1917. Le 4e zouaves avait pénétré dans ce qu’on commençait à appeler la « Caverne du Dragon », et contrôlait les entrées sud vers la vallée de l’Aisne. Mais les Allemands occupaient toujours l’essentiel de la formidable forteresse souterraine qu’ils avaient aménagé depuis 1915 et d’où ils lançaient de vigoureuses contre-attaques.

Depuis plus de six semaines, les combats faisaient à nouveau rage entre Hurtebise et Craonne et le 152e RI avaient subi à la fin du mois de mai des pertes sévères sur le plateau des Casemates. Certains hommes n’en peuvent plus. Il ne faut pas passer sous silence la tentative de 39 hommes de la 10e compagnie du 3e bataillon de se soustraire à l’attaque, le 24 au soir. Après avoir passé la nuit cachés dans une creute, ils sont repris le 25 dans l’après-midi et placés en première ligne au moment de l’attaque.

Le 25 juin avant l’aube, on essaie d’abord d’introduire dans la Caverne environ 200 m3 de gaz collongite, en espérant asphyxier les occupants. Mais les Allemands avaient pris leurs précautions.

Après une courte mais intense préparation d’artillerie, l’attaque est lancée à 18 h 05. Pour mener l’assaut, le général Gaucher commandant la 164e division a désigné le 3e bataillon du 152e RI, le bataillon Moréteaux du 334e RI et plusieurs groupes de corps francs de diverses unités, en particulier du 41e Bataillon de chasseurs à pied. Les troupes d’assaut sont précédées par des soldats équipés de lance-flammes pour détruire les postes allemands de résistance. Au total un peu plus de 2 000 hommes participent à l’attaque.

A 21 heures, malgré deux contre-attaques allemandes, la Caverne du Dragon est prise ! Les Français ont fait plus de 300 prisonniers (304 ou 327 selon les sources), dont environ la moitié à l’intérieur de la Caverne dans des circonstances qui n’ont pas jamais été complètement éclaircies quant au rôle respectif du 152e et du 334e RI. Les pertes totales françaises s’élèvent à 329 hommes : 79 tués, 238 blessés et 12 disparus. Les pertes allemandes ne sont pas connues.

La prise de la Caverne du Dragon n’a pas changé le cours de la guerre. Cette opération à objectif limité était conforme à la nouvelle stratégie du général Pétain. La bataille dite « des observatoires » devait se poursuivre sur le Chemin des Dames jusqu’en juillet. C’est ainsi que le 26 juillet, lors d’une attaque, les Allemands parvenaient à reprendre pied dans la partie nord de la Caverne du Dragon… La Caverne ne sera restée entièrement française que pendant un mois.

Mais, avec un nombre aussi élevé de prisonniers, et aussi avec ce nom, plein de mystère, de Caverne du Dragon, l’attaque du 25 juin connaît une médiatisation sans précédent. Les envoyés spéciaux des journaux parisiens sont invités par le haut commandement à venir à Beaurieux interroger les prisonniers et les troupes qui ont participé à l’attaque. La prise de la Caverne fait les gros titres dans toute la France.  Au 152e RI, elle apporte de nouveaux lauriers. Le 10 juillet, le régiment obtient sa quatrième citation avec la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Un détachement avec le drapeau du 15/2 est invité à participer au défilé du 14 juillet à Paris. En 1936, le général Gaucher publie l’historique de la 164e Division d’infanterie sous le titre : « La Division du Dragon ».

Par Guy Marival (source: )https://www.chemindesdames.fr/fr/25-juin-1917-la-prise-de-la-caverne-du-dragon

Lire aussi: http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

http://www.ecpad.fr/centenaire-de-la-reprise-de-la-caverne-du-dragon/

Cérémonie le 25 juin 2017, à partir de 10 h 30, à la Caverne du Dragon. Le 152e régiment d’infanterie de Colmar, héritier des traditions des « Diables Rouges » de 1917, ainsi que les descendants de combattants ont été invités à participer à la cérémonie ouverte au public. Des bleuets et des photos de combattants seront symboliquement dispersés dans les galeries et à l’extérieur du site.

A 17 h, conférence de Thierry Hardier,
sur « Les creutes du Chemin des Dames en 1917 ».

Accès libre à la cérémonie et à la conférence.

Journal du lundi 25 juin 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Vauxaillon, une vive contre-attaque nous a rendu la majeure partie du saillant encore tenu par l’ennemi au nord-est de la ferme Moisy.
Assez grande activité des deux artilleries dans la région Hurtebise-Craonne. Au sud de Juvincourt, nos contre-batteries ont enrayé un violent bombardement de nos lignes. Une contre-attaque allemande, qui se préparait dans cette région, n’a pu sortir de ses tranchées sous la violence de nos feux.
En Champagne, nous avons aisément repoussé une attaque ennemie au nord-est du Cornillet.
Vers Auberive, nous avons effectué un coup de main et ramené des prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse.
Sur le front belge, les Allemands bombardent la région de Dixmude et de Steenstraete-Hetsas. Lutte de bombes à la Maison-du-Passeur. Les Anglais ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe, au cours d’engagements de patrouilles. Canonnade vers Croisilles et Messines.
En Macédoine, rencontre de patrouilles dans la région du lac Doiran. A l’est du lac Presba, l’ennemi a exécuté de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses sur nos tranchées : il n’a tenté aucune action d’infanterie.
Le nouveau cabinet von Seidler, composé de fonctionnaires, est constitué à Vienne.
Un complot allemand, sur lequel le Storthing délibère en secret, a été découvert en Norvège.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Les Américains débarquent à Saint-Nazaire

Le 25 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red One débarque à Saint-Nazaire. Plus de 2 millions d’hommes atteignent les côtes françaises. Avec eux, voyagent de nombreux produits jusqu’ici  inconnus en France, des loisirs, des airs de musique et une certaine vision du sport. Toute une culture commence à imprégner le vieux continent.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/actualites/22/premiere-guerre-mondiale-ce-que-les-americains-ont-apporte-dans-leurs-valises

vidéo: http://www.infolocale.fr/saint-nazaire_44184_2017-une-annee-americaine_254976/video/2017–une-annee-americaine_698

 

 

1056/24 juin 1917

Le Figaro défend le droit de vote des femmes

Samson n’est plus en colère. Un bel élan de générosité l’emporte. Il ne dispute plus aux femmes des droits qu’elles n’ont plus besoin de revendiquer. Cette révolution s’accomplit à l’amiable. La lutte serait-elle achevée, que Vigny croyait éternelle? Verrons-nous le temps où les deux sexes ne se jetteront plus, de loin, un regard irrité?

A vrai dire, les hommes ont un peu l’air de donner aux femmes un prix. Ils ne reconnaissent pas les droits de la femme pour des raisons de métaphysique: l’expérience de la guerre les oblige d’avouer son mérite, et ils daignent le récompenser.

Ils octroient aux femmes leur dû, comme un souverain par la grâce de Dieu octroie la Constitution. Ils le font de meilleure grâce et sans la moindre réserve mentale; on ne les soupçonne point de penser reprendre un jour ce qu’ils donnent; mais ils «l’octroient», il y a une nuance.

Qui résigne son droit divin l’affirme par-là même implicitement. Le protocole final de ce motu proprio n’est point: «Et ce sera justice» mais: «Parce que tel est notre bon plaisir»- notre dernier bon plaisir.

Cette, nuance est bien égale aux femmes. Elles ne sont aucunement ce qu’on appelle formalistes, et leur politique est celle des résultats. Leur ruse, cette fameuse ruse dont se plaint si amèrement Samson, et qu’il ne sait pas définir, a consisté précisément, depuis les siècles des siècles, à nous persuader tout le contraire. Nous les avons crues.

la suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/29/26002-20140829ARTFIG00073-les-femmes-ont-gagne-le-droit-de-voter-1917.php

A propos de la chanson de Craonne

La première version publiée est parue sous le titre « Une chanson de soldat » dans la Gazette des Ardennes du 24 juin 1917.
Sous sa forme actuelle — c’est-à-dire mentionnant Craonne — la première version connue est antérieure à l’offensive du 16 avril 1917 :
retrouvée dans le carnet du soldat François Court, elle y est suivie de la mention « chanson crée le 10 avril 1917 sur le plateau de Craonne ».
Cette version fait la transition avec celles de la Chanson de Lorettepuisqu’elle comporte comme elles un couplet supplémentaire absent du texte classique de la Craonne.
La chanson de Craonne a été écrite sur la musique de « Bonsoir M’amour » (procédé fort utilisé pendant la Grande Guerre), sur un mouvement de valse lente.
Elle demeure aujourd’hui, la chanson-type de l’antimilitarisme, mais elle a été dépassée par plusieurs autres dont, « Quand un soldat » de Francis Lemarque en 1953 ou encore, le très célèbre « Déserteur » de Boris Vian en 1954.
LA CHANSON DE CRAONNE
Chanson anonyme
Paroles diffusées par Raymond Lefebvre
1919
Quand au bout d’ huit jours le r’pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personne ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot,
On dit adieu aux civ’lots *.
Même sans tambour, même sans trompette
On s’en va là-haut en baissant la tête.
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.
Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève,
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance
C’est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.
C’est malheureux d’ voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font la foire.
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la même chose.
Au lieu d’ se cacher tous ces embusqués
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
Nous autres, les pauv’ purotins *.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs là.
Refrain :
Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’ plateau,
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau !…
 * Civelot = civil, en argot,
* Purotin = personne dans la gêne, dans la misère.
Journal du dimanche 24 juin 1917 à travers Le Miroir
Violent bombardement, suivi d’une nouvelle série de tentatives allemandes sur les points attaqués les jours précédents, d’une part dans la région de Vauxaillon, d’autre part au sud et au sud-est de Filain. Toutes ces attaques ont été repoussées et n’ont valu à l’ennemi que des pertes sérieuses sans aucun avantage.
La lutte a été particulièrement vive entre la ferme de la Royère et la ferme Froidmont. Les Allemands qui avaient élargi leur front d’attaque à l’est de l’Epine de Chevregny jusqu’au nord de la ferme Froidmont, ont multiplié leurs efforts pour enlever les positions contre lesquelles ils s’étaient brisés la veille.
Les vagues d’assaut, disloquées par nos feux n’ont pu aborder nos lignes ni déboucher du saillant où elles avaient pénétré. D’autres tentatives ennemies, à l’est de Chevreux, à l’est des Cavaliers-de-Courcy et dans le secteur des Chambrettes, ont également échoué. De notre côté, nous avons fait dans les lignes allemandes plusieurs incursions qui nous ont valu des prisonniers.
Les Allemands ont jeté 1200 obus sur Reims.
Les éclaireurs russes ont réussi à occuper plusieurs tranchées allemandes.
M Venizelos est arrivé au Pirée sur l’invitation de M. Jonnart, pour conférer avec M. Zaïmis. Sur le front roumain de Moldavie, la lutte s’intensifie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

1055/23 juin 1917: le cargo Marne coulé

La Fayette, nous voilà

La photographie ci-dessus, prise à l’Hôtel des Invalides, le 23 juin ,1917, montre Pershing et le général français Étienne Pelletier (1847-1927) qui l’a accueilli à Boulogne-sur-Mer et l’accompagne dans chacun de ses déplacements officiels. Ce dernier a été amputé du bras droit. Ils sont dans la cour d’honneur. Le général Niox, directeur du musée de l’Armée, commente les trophées pris aux Allemands et exposés dans la cour d’honneur depuis 1915.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-11/

Lire aussi: actualite :https://www.mag-intranews.com/single-post/2017/05/23/1917-le-moment-Pershing-une-exposition-%C3%A0-parcourir-d%C3%A8s-le-13-juin-au-ch%C3%A2teau-mus%C3%A9e

A propos des mutineries  dans la 77 ème division d’infanterie

source: http://www.chtimiste.com/regiments/mutineries/mutineries6.htm

Un espion du kaiser au Vatican

Au matin du 23 juin 1917, une foule, massée sur la petite place romaine de San Carlo dei Catirani, attendait avec impatience que le Tribunal militaire italien eût rendu son verdict sur une affaire d’espionnage qui faisait alors grand bruit. Il est vrai que la fonction et la personnalité d’un des accusés avaient de quoi susciter l’intérêt : Mgr Rudolph Gerlach, prélat bavarois, était camérier secret du pape Benoît XV. Jugé par contumace, il était accusé, d’une part, d’espionnage au profit de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, et, d’autre part, d’avoir financé les milieux neutralistes. Il était aussi soupçonné, sans en être toutefois accusé, d’avoir été complice, en 1915 et 1916, du sabotage de deux navires de guerre italiens qui coûta la vie à plus de 700 marins. La sentence fut la condamnation à la prison à perpétuité. Notons que le tribunal militaire fit en sorte de mettre explicitement hors de cause le Saint-Siège.

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-4-page-129.htm

Sous le bois des buttes (Aisne)

Aux confins orientaux de la Picardie, les derniers massifs (plateau de Californie, plateau des Casemates) s’étiolent et disparaissent pour laisser alors de vastes plaines, parfois marécageuses. Peu de reliefs parsèment ce décor. Parmi ces rares éminences, se dresse la cote 108, tristement célèbre. Un autre mont fortement boisé se dresse discrètement, le Bois des Buttes.

Ce bois n’a fait qu’une fois l’objet d’un article assez court dans l’Illustration pour indiquer le franc succès d’une attaque qui avait permis de le reprendre facilement en une matinée. Quelques communiqués officiels ont également laconiquement évoqué cette zone.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article42

Le cargo Marne coulé

Le cargo fût lancé le 23 juin 1917, armé de 2 canons de 90 mm modèle 1877 sur affût 1916, l’un à la proue, l’autre à la poupe. Cinq jours plus tard, il se retrouve avec un chargement de 6379 tonnes de charbon en tête d’un convoi de 7 navires ralliant Quiberon à Bordeaux, escorté par les patrouilleurs SAUTERELLE et CAROLINE V. Le temps est couvert et pluvieux. Malheureusement, cette belle unité est repérée par le veilleur de l’UC61 (commandant Georg Gerth), qui lança une torpille à 22h25 : la MARNE fût touchée en plein milieu, au niveau de la chaufferie sur tribord. La machien fût coupée mais le navire continua sur son aire, en gitant fortement du côté de l’impact. Le capitaine Chateauvieux ordonna l’évacuation du bateau, mais la mise à l’eau des embarcations se firent dans des conditions dramatiques. Au total, 28 hommes furent récupérés par les chalutiers armés de l’escorte, mais 10 hommes manquent à l’appel (3 matelots : Jean Le Sault, Henri Marc, Jules Servais / 3 chauffeurs : Hypolite Dutreuil, Louis Sabatier, Ange Gayot / Ali Ladjouze, soutier / Jacques Porte-Foue, cuisinier / Thomas Saunier, boulanger / Georges Hunneau, mousse). La MARNE finit par s’enfoncer par la proue, la poupe dressée hors de l’eau…

http://plongepave.e-monsite.com/pages/epaves-a-noirmoutier/marne.html

Premier vol du Morane Saulnier AF

Le type AF était le premier chasseur biplan développé par Morane-Saulnier. Il reprenait le fuselage du type AI avec 2 ailes décalées, sans dièdre et avec un mât en « N ». Plus compact que son cousin monoplan, l’appareil démontra lors de son premier vol, le 23 juin 1917, une réelle manœuvrabilité et des performances globales correctes.

Malheureusement pour lui, il n’apportait rien de plus de ce que pouvait déjà apporter le SPAD S.XIII déjà en pleine montée en production et qui donnait entière satisfaction sur le Front. De plus, le type AI le surclassait. L’Aéronautique Militaire ne fit donc aucune commande. Tout comme l’Aéronavale lorsque l’entreprise proposa aux marins français le Morane Saulnier type AFH !

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1788.html

Journal du samedi 23 juin 1917 à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, le bombardement de nos positions au sud de Filain et dans la région de Braye-en-Laonnois, s’est prolongé jusqu’au matin et a été suivi d’une série d’attaques très violentes.
Sur un front de 2 kilomètres, depuis l’ouest de la ferme la Royère jusqu’à l’épine de Chevregny, les Allemands ont lancé des forces importantes composées de troupes spéciales qui ont attaqué avec un grand acharnement, malgré les lourdes pertes que leur ont infligées nos feux. Sur la majeure partie du front attaqué, les forces de l’ennemi ont été brisées et les vagues d’assaut rejetées dans les tranchées de départ. Nous avons maintenu nos positions sauf au centre, où l’ennemi a pu, après plusieurs tentatives, pénétrer dans un saillant.
Les Anglais ont repoussé un coup de main allemand à l’est d’Epéhy. L’ennemi a laissé plusieurs cadavres sur leurs réseaux et un certain nombre de blessés, qui ont été capturés. Une tentative analogue a échoué également vers la ferme Villemont.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et six autres ont été contraints d’atterrir avec des avaries.
Le cabinet autrichien Clam-Martinic a démissionné une seconde fois en présence de l’opposition des Slovènes, des Tchèques et des Polonais.
Les Allemands ont annoncé aux Russes qu’ils allaient reprendre leurs attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1054/22 juin 1917

Journal du vendredi 22 juin 1917 à travers Le Miroir

Un violent combat s’est poursuivi à notre avantage à l’est de Vauxaillon. Une contre-attaque de nos troupes sur la partie de tranchées occupée par l’ennemi dans le secteur de la ferme Moisy a donné de sérieux résultats. A l’heure actuelle, nous avons repris la totalité de nos positions à l’exception d’un saillant situé à 400 mètres au nord-est de cette ferme où des fractions ennemies se maintiennent encore; la lutte d’artillerie reste très vive dans toute cette région.
Entre Hurtebise et Craonne, bombardement assez violent de nos premières lignes.
En Champagne, nous avons réalisé une avance au nord-est du mont Cornillet, dans des conditions particulièrement brillantes. Une tentative allemande a été repoussée par nos grenadiers, qui ont rejeté l’ennemi jusque dans sa tranchée de départ dont ils se sont emparés. Nous avons progressé de 300 mètres en profondeur sur une largeur de 600.
Sur le front de Macédoine, l’aviation britannique a bombardé les camps et les magasins ennemis de Bogganci (entre le lac Doiran et le Vardar) et de Vetina, sur la Strouma.
Les Italiens se sont emparés d’une nouvelle cime dans le massif d’Asiago.
Une partie de l’opinion suisse demande la démission du général Wille, généralissime et du colonel Sprecher von Bernegg, chef d’état-major général.
Constantin 1er est parti pour les Grisons.

Torpillage du paquebot L’Himalaya

Lancé le 22 novembre 1902 à La Ciotat. ce paquebot mixte ssure la ligne commerciale Dunkerque-Haïphong, premier départ de Dunkerque le 20 mai 1903. En 1907, essai à son bord d’une école d’application d’élèves officiers de la Marine, sans lendemain du fait des coûts trop élevés. Quelques rotations sur la Plata en 1910, puis retour sur l’Extrême Orient.

Réquisitionné en 1915, il assure quelques voyages vers Madagascar et LaNouvelle Orléans, puis effectue des transports pour l’armée d’Orient. En mars 1916, participe, avec le SONTAY et l’AMIRAL LATOUCHE TREVILLE au transport de 2500 soldats russes destinés au front français. Départ le 3 mars 1916 de Dalny (Sibérie orientale) où les troupes étaient arrivées par le Trassibérien, escale à Colombo le 16 mars, arrivée à Marseille le 20 avril. Le 28 septembre 1916, embarque à Marseille une batterie du 21ème Régiment d’Artillerie Coloniale, arrivée à Salonique le 6 octobre  . Il est torpillé le 22 juin 1917 par l’U63 , près de Bizerte (38°03N -11°31E), entrainant la mort de 32 personnes. (il s’agit bien du U 63 et non de l’UC 63 comme indiqué par erreur dans la littérature). Les rescapés seront sauvés par les avisos IMPATIENTE et GRACIEUSE

 source: http://www.messageries-maritimes.org/himalaya.htm

Un  camp d’aviation américain à l’ouest d’Issoudun

Le vendredi 22 juin 1917 le Journal du Département de
l’Indre annonce la création d’un grand centre d’aviation
par nos alliés américains près d’Issoudun. Peu de temps
après les premiers baraquements apparaissent sur la
commune de Paudy près du domaine de Volvault, puis
les premiers avions. Le THIRD AVIATION INSTRUCTION
CENTER AMERICAN est né.
Pendant l’hiver 1917 les hommes doivent combattre la
boue, mais la croissance du site se poursuit avec
l’apparition de terrains secondaires sur les communes de
Diou, La Champenoise, Lizeray, Ménétréols-sous-Vatan,
Neuvy-Pailloux, Saint-Valentin. Toutes les surfaces
cumulées finiront par constituer une surface totale 1.612
hectares entièrement dévolus aux jeunes pilotes
américains.
Lorsque Hiram Bingham prend le commandement du
3eme Centre d’Instruction pour l’Aviation le 28 août 1918
il se retrouve à la tête de la première école d’aviation du
monde.

https://www.indre.fr/sites/default/files/pages/info/CONFERENCE_ACADEMIE_DU_CENTRE_JANVIER_2014.pdf

Lire aussi http://www.anciens-aerodromes.com/?p=5901

1053/21 juin 1917: au Chemin des Dames et à La Malmaison

(Aviation) une victoire de l’escadrille Espinasse

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Escadrille_Espinasse.htm

(Insolite) un canon de 75 éclaté

Dans les archives familiales, cette photo d’un artilleur inconnu. Il pose à côté d’un canon de 75. Impossible de repérer le numéro du régiment. A noter un certain nombre d’inscriptions à la craie sur la plaque du canon.

Toujours dans les archives familiales, ce « livret de bouche à feu » concernant un canon de 75 éclaté le 21 juin 1917.

Là, on sait qu’il s’agit du 262ème régiment d’artillerie, un régiment formé en avril 1917.

Y a-t-il un lien entre les deux documents : la photo de l’artilleur et le livret ?

source:http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2015/08/un-canon-de-75-eclate-1917.html

Le Chemin des Dames et la Malmaison. Juin 1917…

Un bataillon se trouve en ligne, un autre fait des travaux et le troisième est au repos. Relève tous les 8 jours. Jusqu’à la fin juin, la musique demeure à Ciry-Salsogne avec la C.H.R.. Répétitions et concerts. Le 21 juin 1917, nous montons jalonner puis faire une piste partant de l’entrée du village de Vailly-sur-Aisne passant par le bois Vervins et aboutissant à Aizy et à Jouy. Cela nous occupent jusqu’au 26.  Le 27 juin, repos à Ciry-Salsogne. Le 28, nous montons occuper des abris d’artillerie abandonnés au bois Vervins, et tous les jours nous faisons des travaux avec les compagnies, construction du long boyau du Sourd et des tranchées. Cela en plein jour, à 500 m des premières lignes, vu des Allemands qui occupent le fort de la Malmaison. Chaque jour, nous sommes bombardés, parfois même obligés d’abandonner le « boulot ». Le 3 juillet, nous descendons passer 8 jours de repos à Billy-sur-Aisne. Nous lâchons la pelle et reprenons l’instrument. Le 10 nous remontons à nouveau, même travail qu’au précédent séjour, seulement, cette fois le travail se fait de nuit. Cela, à cause de la proximité des lignes, trop visibles pour travailler de jour. De plus, il existe un avion allemand qui ne nous laisse aucun répit. Une fois le jour venu et à la tombée de la nuit, rasant les boyaux, les tranchées, les pistes, il mitraille quiconque se fait voir. On l’appelle Fantômas, du fait qu’il a beau être pourchassé canonné et fusillé et qu’il à l’air de ne pas s’en apercevoir. Il continue toujours ses exploits, paraissant invulnérable…

Le 15 juillet, relève et repos à Billy-sur-Aisne. Le 20, nous remontons, toujours en équipes de terrassiers. Le travail se fait de nuit. Le 22, nous avons beaucoup de blessés étant sérieusement bombardés pendant les travaux. Nous dormons de jours et de 22 h 00 au matin, « au boulot ». Le 28 juillet, repos à Billy-sur-Aisne.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2010/01/09/16449507.html

Réception au Sénat d’aviateurs anglais

Guerre 1914-1918. Réception au Sénat des aviateurs anglais du camp de Vendôme, le 21 juin 1917. Le Capitaine de vaisseau Beriggs (2ème à gauche), chef de l’école, et le colonel Girod (au centre). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 22 juin 1917.

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-26-guerre-1914-1918-reception-au-sen

Une goélette a interceptée par un sous-marin allemand

Le 21 Juin 1917, la goélette américaine Childe Harold (781 tx), de New York vers le Havre est interceptée par le sous-marin UC 17, Oblt z.S. Werner Fürbringer. Après avoir été évacuée par son équipage, elle est coulée au canon au large d’Ouessant vers le point 47.50N 07.50W.

La layette de Bleuette

Le 21 juin 1917,, le magazine « la semaine de Suzette » v proposait une petite chemise de bébé pour Bleuette. Quelques semaines plus tard, le 2 août 2017, une petite culotte-couche venait compléter la layette de la célèbre poupée.

source: http://marydol.canalblog.com/archives/2017/02/04/34889924.html

Journal du jeudi 21 juin 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.
Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.
La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.
Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.
Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.
L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1052/20 juin 1917: Charles Vally, mutin,  fusillé

Charles Vally, mutin,  fusillé

Les mutineries de mai-juin 1917 effraient l’état-major. Il prend plusieurs mesures pour calmer le mouvement. La répression frappe plusieurs milliers d’hommes mais peu de condamnations à mort seront exécutées. Et ceux qui l’ont été pourraient avoir été tirés au sort. Comme le jeune Charles Vally, dans l’Aisne.

Ce 20 mai 1917, le 60ème bataillon de chasseurs à pied est enfin au repos . Il est temps. Depuis 1914, il a été de presque toutes les grandes batailles de la guerre : Lorraine, Artois, Verdun, Somme, chemin des dames. Ceux de 14 se compteraient presque sur les doigts d’une main.

Mais ce repos bien mérité n’est pas vraiment serein . Depuis quelques jours, des mutineries éclatent un peu partout le long du front. Et les chasseurs à pied sont pris dans le mouvement. Le commandant Belléculée doit faire face à la colère des soldats, toujours au même sujet : les permissions. Ils manifestent un peu mais surtout, dans la nuit du 4 au 5 juin, les 8èmes et 9èmes compagnies refusent de se mettre en tenue pour quitter leurs abris. Le lendemain, les mutins sont rassemblée, désarmés, encadrés et mis en état d’arrestation.

La hiérarchie veut faire un exemple et les procès ont lieu les 10 et 12 juin. Mal défendus, 16 militaires sont condamnés à mort. Seuls Vally et un clairon, Louis Flourac, seront exécutés.

Au total, 19 chasseurs ont refusé d’obéir . Selon l’enquête menée en 1925 à la demande de sa famille, Vally aurait été l’un des meneurs. Il haranguait les autres. Il était mal noté de sa hiérarchie : « esprit indiscipliné, très renfermé, tenant des propos très anarchistes « . Mais ceux qui ont vu leurs peines commuées n’étaient souvent pas mieux vus.

Dès lors, pourquoi Vally ? Presque un siècle après, personne n’a la réponse. Mais il est possible qu’un tirage au sort ait eu lieu pour désigner ceux qui allaient expier la faute. Quant aux autres, l’histoire ne dit pas ce qu’ils sont devenus. Nombre de mutins condamnés mais non exécutés ont ensuite été renvoyés en première ligne, sur des postes particulièrement dangereux. Une autre forme d’exécution, qui ne dit pas son nom.

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/20-juin-1917-charles-vally-mutin-fusille_1756055.html

lire aussi: http://www.blamont.info/textes852.html

https://books.google.fr/books?id=kCTABQAAQBAJ&pg=PA34&lpg=PA34&dq=charles+vally+fusill%C3%A9&source=bl&ots=ce_o8maw-P&sig=Fy1uiyAyUMjjYXCHJpz6wn6uDZ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj6jICPoJrUAhXHKsAKHS9NA3IQ6AEINzAD#v=onepage&q=charles%20vally%20fusill%C3%A9&f=false

Journal du mercredi 20 juin 1917 à travers Le Miroir

Violente lutte d’artillerie en Champagne, entre le mont Blond et le mont Cornillet. Une forte contre-attaque allemande sur les positions que nous avons conquises dans cette région a été brisée par nos feux. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Des tentatives ennemies sur nos petits postes au nord de Saint-Quentin et vers la tranchée de Calonne ont échoué. Rencontres de patrouilles en forêt de Parroy; nous avons fait quelques prisonniers dont un officier.
Les Anglais ont exécuté des coups de main sur les positions allemandes au sud-est du Verguier et vers la route Bapaume-Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et ses abris ont été détruits. Nos alliés ont marqué une légère avance sur le champ de bataille d’Arras en faisant 35 prisonniers. 4 canons de campagne sont tombés entre leurs mains. Ils ont abattu 6 avions ennemis.
M. Hoffmann , chef du département politique au Conseil fédéral suisse a dû démissionner à la suite de la découverte d’un télégramme chiffré envoyé par lui à Petrograd et qui transmettait des propositions allemandes en vue d’une paix séparée avec la Russie.
Une crise ministérielle s’est produite à Vienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Pétain a cru aux chars

Dès le 20 juin 1917, Pétain  a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n’attaque jamais sans une concentration très forte de l’artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence.

L’importance des changements apparait en pleine lumière lors de l’offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l’Armée française à l’assaut dans la zone des mutineries et de l’échec d’avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes  -dont moins de 2 300 tués-  au lieu des 100 000 d’avril 1917. Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l’espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l’histoire.

La suite sur http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-36007807.html

Louis Flourac, fusillé pour l’exemple

En Ariège, comme ils le font depuis plusieurs années, c’est autour du monument aux morts de Saint-Ybars qu’aujourd’hui, à 15 heures, se retrouveront les membres de la Libre-Pensée ariégeoise et tous ceux qui souhaiteront les accompagner dans ce combat contre l’oubli et l’infamie infligés à ces combattants.

Il faut rappeler que sur ce monument figure désormais le nom de Louis Flourac, jeune soldat de 24 ans qui fut, en juin 1917, l’un de ces trop nombreux soldats fusillés pour l’exemple (1) afin de «maintenir l’obéissance» dans les troupes.

source: la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486219-se-souvenir-de-louis-flourac-et-de-tous-les-fusilles-pour-l-exemple.html

(video) https://www.youtube.com/watch?v=oUJyMBG4deo

1051/19 juin 1917: arrestation de Louis Bertho anarchiste

Arrestation de Louis Bertho anarchiste

Le 15 avril 1899 , naissance de Louis Bertho (dit Jules Lepetit) à Nantes.
Militant anarchiste et syndicaliste, porté disparu après un voyage à Moscou.
Il est d’abord ouvrier aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Insoumis au service militaire, il échappe à des poursuites en prenant une fausse identité. En 1912, à Paris, il milite au sein de la fédération communiste anarchiste, mais aussi dans le syndicat des terrassiers. Il est définitivement exempté en 1915 pour « faiblesse générale ». Arrêté le 19 juin 1917 au siège du « Libertaire », il est condamné le 17 octobre à deux ans de prison pour publication clandestine du journal. Libéré en 1919, il poursuit son militantisme syndical. Invité au deuxième congrès de l’internationale communiste à Moscou, en juillet 1920, il s’y rend avec Raymond Lefebvre et Marcel Vergeat. Ils en repartent le 6 septembre après avoir rencontré Victor Serge et effectués un séjour en Ukraine. On perd ensuite leurs traces, portés disparus,vraisemblablement éliminés par les communistes.

source: http://www.ephemanar.net/avril15.html

Le roi George V change son nom de famille

Le 19 juin 1917, en pleine guerre mondiale et alors que le sentiment anti-allemand est très développé en Angleterre, le roi George V décide de changer son nom de famille à consonnance trop germanique Saxe-Coburg-Gotha en Windsor.

 

Journal du mardi 19 juin 1917 à travers Le Miroir

Activité marquée de l’artillerie dans la région de Laffaux, au Panthéon et dans le secteur Craonne-Chevreux.
En Champagne, nous avons réussi une opération de détail qui nous a rendus maîtres d’un système de tranchées allemandes formant saillant dans nos lignes sur un front de 500 mètres environ entre le mont Cornillet et le mont Blond. Nous avons fait, au cours de cette action 40 prisonniers dont un officier.
Les Allemands continuent à bombarder la ville de Reims. 2000 obus ont été lancés dans la journée. Un civil a été tué et 3 blessés.
Sur le front belge, grande activité d’artillerie dans la région Lizerne-Boesinghe. Durant la journée, légère canonnade sur toute la ligne. Sur le front britannique, l’ennemi a lancé à la faveur d’un bombardement, une forte attaque locale sur les positions conquises par nos alliés à l’est de Monchy-le-Preux. Les troupes anglaises ont dû abandonner certains postes avancés établis en avant de leur nouvelle position principale. Cette position principale demeure entre leurs mains.
En Macédoine, l’aviation britannique a bombardé avec succès la gare de Tomba, à 12 kilomètres de Serès, et plusieurs dépôts de munitions ennemis.
En Thessalie, l’avance de nos troupes continue à s’opérer sans difficulté. Toutes les communes de la région Larissa-Volo ont adhéré au mouvement vénizeliste.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html