Archives pour la catégorie journal de la Grande guerre

1227/12 décembre 1917: Accident ferroviaire à Saint-Michel-de-Maurienne: près de 500 morts

Journal du 12 décembre 1917

Bataille navale.-Un convoi de six cargo-boats, dont un anglais et cinq neutres, allant de Norvège en Angleterre, escorté par les destroyers Partridge et Pellew et quatre chalutiers armés, a été attaqué le 12 décembre, à 11 h. 45 du matin, par quatre croiseurs allemands. Au cours de l’engagement, le Partridge, les chalutiers et les cargos (ceux-ci représentaient une jauge totale de 8000 tonneaux) furent coulés. Le Pellew parvint à se débarrasser de ses adversaires et, malgré ses avaries, il entra dans un port anglais. Plusieurs destroyers britanniques détachés d’une division de patrouilleurs arrivèrent à toute allure sur le lieu du combat et recueillirent une centaine de naufragés.

Accident ferroviaire de permissionnaire à Saint-Michel-de-Maurienne: plus de 500 morts

La catastrophe ferroviaire du 12 décembre 1917, survenue à l’amont de Saint-Michel de Maurienne, ne figure pas dans le « Livre des Records ». En effet son bilan officiel (425 militaires et 2 cheminots tués, 207 blessés, 350 rescapés) a été surpassé, en Europe, par deux accidents survenus en 1944 en Espagne et en Italie, ayant causé la mort de plus de 500 personnes chacun. Elle demeure cependant l’une des dix ou douze catastrophes les plus meurtrières de toute l’histoire des chemins de fer.

L’accident a été raconté dans de nombreuses publications, mais à notre connaissance aucun chercheur ne lui a consacré un ouvrage exhaustif. Le train, composé de 19 voitures de fabrication italienne, ramenait un millier de soldats français qui avaient obtenu une permission: ils revenaient du front des Dolomites, où ils combattaient l’armée austro-hongroise aux côtés des Italiens.

Pour une raison qui demeure encore inexpliquée, le convoi, parti de Modane à 22h47, prit une vitesse excessive à partir de la gare du Freney. Malgré des ordres de freinage lancés par le mécanicien, l’accélération se poursuivit après la gare de La Praz. On estime que la vitesse put atteindre 150kmh. Elle causa le déraillement des voitures les plus légères dans la tranchée de La Saussaz, puis de toutes les autres, et le train devint un amas compact de ferrailles et de bois, qui ne tarda pas à prendre feu, car les soldats s’éclairaient à la bougie. La locomotive, après la rupture de l’attelage qui la reliait au train, continua sa course jusqu’en gare de Saint-Michel, où elle parvint à s’arrêter.

Il fallut plus de quatre jours de travaux pour dégager les rescapés, les blessés et les cadavres.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_ferroviaire_de_Saint-Michel-de-Maurienne

un livre sur ce drame

le-tragique-destin-d-un-train-de-permissionnaires-maurienne-12-decembre-1917-de-andre-pallatier-948649290_ML1917, un train transportant des permissionnaires de l’Armée française en Italie déraille en Savoie. Le désastre qui en est résulté reste aujourd’hui encore méconnu. Le secret militaire qui a entouré la catastrophe explique que la plupart des questions que ce sont posées les Mauriennais de l’époque soient toujours d’actualité cent ans après. Il aura fallu plus de quatre années d’enquêtes et d’investigations à l’auteur pour lever le voile sur «  »l’un des drames les plus effroyables de la guerre » » et qui reste de loin l’accident le plus meurtrier des chemins de fer français.

un livre d’André Pallatier Editions L’harmattan

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1226/11 décembre 1917

Le 149 ème RI de la Malmaison à la frontière  suisse

Le mouvement du 149e R.I. commence le matin du 11 décembre 1917. Dans la soirée, le régiment va s’installer à Cubry, à Cubrial et à la ferme Grande Fontaine. L’état-major du colonel Boignes prend ses quartiers à Abbenans.

Après une nouvelle journée de marche, les bataillons du 149e R.I. prennent positions le soir du 12 décembre dans les villages suivants :

Le 1er bataillon à l’Isle-sur- le-Doubs.; Le 2e bataillon à Appenans.; Le 3e bataillon à Médière.

Le 149e R.I. poursuit sa route, le soir du 13 décembre, les hommes passent la nuit dans les communes suivantes :

Les 1er et 3e bataillons à Mathay.

Le 2e bataillon à Maudeure.

Le lendemain, le régiment arrive à destination. Tous les éléments de la 43e D.I. sont mis à la disposition du 40e C.A. qui est commandé par le général Paulinier.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20%C3%A0%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

1917, quand les Alliés convoitaient la Russie

Le Point : Quelle est la réaction de l’Occident à la Révolution russe de février 1917 ?

Alexandre Jevakhoff : La grande peur des Alliés et de leurs états-majors est de voir la Russie sortir du conflit. Voilà pourquoi Paris et Londres envoient des missions avec des socialistes tels qu’Albert Thomas, afin de convaincre Kerenski, le nouveau chef du gouvernement russe, de ne pas lâcher le front Est. Le 2e Bureau va aussi transmettre aux services secrets russes des informations sur Lénine et ses liens avec l’Allemagne, ce qui permettra à Kerenski de le dénoncer comme un « agent boche ».

Mais, en novembre 1917, ce n’est plus la même musique, les bolcheviques arrivent au pouvoir…

Que faire ? On ne reconnaît pas ces gens-là, mais l’objectif est resté le même : ils ne doivent pas signer de paix séparée avec l’ennemi allemand. Paris, Londres, Washington diligentent d’autres plénipotentiaires, qui mènent une diplomatie parallèle. Du côté rouge, on est divisé. Négocier avec les Alliés, est-ce oui ou non une trahison ? Certains pensent qu’il ne le faut pas, que la Révolution gagnera par ses propres moyens, mais Trotski fait semblant de rentrer dans le jeu des Alliés, qui promettent toutes les aides financières et militaires possibles pour que la Russie ne signe pas avec Berlin. Or le traité de Brest-Litovsk est conclu avec l’Allemagne le 3 mars 1918, une paix honteuse, reconnaît Lénine, mais il faut à la Révolution une pause, un ballon d’oxygène.

source: http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/1917-quand-les-allies-convoitaient-la-russie-24-02-2017-2107236_1913.php#

Journal du 10 décembre 1917

Le 10 décembre, l’artillerie ennemie entrait en scène par des bombardements intenses répartis sur tout le front envisagé, et le 11 deux attaques principales étaient prononcées, qui devaient se poursuivre au cours des journées suivantes.
La première à l’Ouest, à l’aplomb de la Brenta, était dirigée contre les positions du col della Beretta et du col Caprile. Il est bon de remarquer que dans ces montagnes vénitiennes l’expression « col » désigne généralement non un passage mais une cime.
La deuxième, à l’est, aux approches de la Piave, était menée vers le mont Spinoncia et les défenses du val Calcino qu’il domine. Elle tendait à déborder le saillant formé par le col del’Orso et le mont Solarolo. L’altitude de ces divers sommets varie entre 1300 et 1700 mètres.

 

1225/10 décembre 1917: premiers essais du char 1A

Premiers essais du char 1A

Les premiers essais du char 1A, eurent lieu le 10 décembre 1917 à la Seyne.
Les essais officiels eurent lieu, les 21 et 22 dé­cembre 1917, en présence du général Estienne, sur la route de la Seyne aux Sablettes, et sur la plage des Sablettes.
Le char franchit, avec la plus grande facilité, les divers obstacle présentés .
(Tranchées larges de 2 m, précédées et suivies de talus, dont la distance des crêtes est de 3,5 m, fosse large de 3,5 m, murs verticaux de 0,90 m de haut, passage de trous d’obus jointifs de 4 m et de 6 m de diamètre).
A travers bois, le char se comporte bien ; il renverse avec la plus grande facilité, un pin de 35 cm de diamètre et en brise un de 28 cm. En bon terrain, la vitesse a été voisine de 6 km/h.
Le seul point faible constaté, c’est la difficulté des virages :
difficulté due, d’une part, à la longueur portante de la chenille et, d’autre part, à son système de direction et au profil des patins.
Le char tourne assez difficilement en terrain plat et, quant aux tournants sur place, il n’arrive qu’à les esquisser, la chenille freinée patine. Par contre, on observe aucun commencement de déraillement, la chenille reste bien guidée par les galets.
Les essais de tir du canon de 105 sont tout à fait satisfaisants, bien qu’il soit déjà décidé de le remplacer par un canon de 75.
Les aménagements intérieurs sont très ingénieux, très pratiques et recueillent l’adhésion unanime de la commission de réception.
Le char 1 A est à tous points de vue, un appareil remarquable, le plus puissant, le mieux armé, le mieux protégé, et le mieux réalisé avant l’armistice du 11 novembre 1918.
Les caractéristiques sont les suivantes :
Poids : 41 tonnes
Encombrement
Longueur hors tout : 8,35 m Largeur : 2,84 m Hauteur : 1,98 m
Moteur : Renault de 200 CV.
Blindage :
avant du char : 35 mm        parois latérales : 20 mm    toit et plancher : 15 mm     tourelle : 35 mm
Armement :
Une tourelle armée d’un canon de 105 ou d’un 75 et pouvant porter, en outre, 1 mitrailleuse et 3 meurtrières pour fusil-mitrailleur. 1 mitrailleuse placée à l’avant du char dans un masque sphérique.
En outre, 2 meurtrières pour fusil-mitrailleur pratiquées dans la face arrière du char.
Munitions :
si – canon de 105 100 à 120 coups
si – canon de 75 150 à 200 coups
mitrailleuses 2500 à 3000 coups chacune
Equipage : 7 Hommes
Malgré ses qualités évidentes le char 1 A ne fut pas construit en série. On ne le considéra que comme un appareil d’étude.
L’étude et la construction du prototype du char 1 A ont coûté 600.000 francs.
Source : Archives DGA Châtellerault

Le prix Nobel de la paix à la Croix Rouge

Le 10 décembre 1917, le prix Nobel de la paix est décerné au Comité international de la CroixRouge (CICR). C’est la seule attribution du prix Nobel de la paix durant toute la durée de la Grande Guerre. A première vue, cet événement semble confirmer une idée largement répandue selon laquelle les humanitaires œuvreraient pour la cessation des combats. Mais c’est oublier que l’action du CICR durant la der des ders, et même après elle, ne visait pas à la « suppression ou la réduction des armées permanentes » et encore moins à « la formation et la propagation des congrès de la Paix », comme le prévoyaient les critères d’attribution du prix Nobel de la paix.

http://blogs.icrc.org/cross-files/wp-content/uploads/sites/106/2017/06/

Journal du 10 décembre 1917

Italie.-Le 10 décembre, l’artillerie ennemie entrait en scène par des bombardements intenses répartis sur tout le front envisagé, et le 11 deux attaques principales étaient prononcées, qui devaient se poursuivre au cours des journées suivantes.
La première à l’Ouest, à l’aplomb de la Brenta, était dirigée contre les positions du col della Beretta et du col Caprile. Il est bon de remarquer que dans ces montagnes vénitiennes l’expression « col » désigne généralement non un passage mais une cime.

 

1224/9 décembre 1917


La prise de Jérusalem (9 décembre 1917)

source: http://langlois.blog.lemonde.fr/2016/01/21/la-prise-de-jerusalem-9-decembre-1917/

https://www.aleph99.info/Decembre-1917-les-britanniques-s.html

Marcel Le Bigot, héros de la Grande Guerre

https://www.histoire-genealogie.com/Marcel-Le-Bigot-heros-de-la-Grande-Guerre

 

Journal du 9 décembre 1917

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

1223/8 décembre 1917: le drame de Lourdines: 20 ouvrières tuées

Le drame de Lourdines: 20 ouvrières tuées

drame.jpg En ce 8 décembre 1917, et comme à l’accoutumé depuis que la guerre fait rage, près de 300 femmes viennent travailler dans les anciennes carrières de pierre de Migné-Auxances à la fabrication de gargousses (charge pour les canons). Entourées de tonnes de poudre, elles ne songent pas au risque d’incendie et à la catastrophe qu’une simple étincelle peut produire…. Ce samedi matin à 10h45, un incendie se déclare dans un des baraquements. En moins d’une minute, le bâtiment qui mesure 40 mètres sur 10 s’embrase et il en faut de peu que le feu se propage aux autres lieux de stockage de poudre.

Malgré « l’énergie et le dévouement du personnel militaire », 15 ouvrières meurent, prises au piège des flammes et 8 autres sont mourantes. Sur l’état des victimes fait par le lieutenant-colonel, on retrouve que la plus jeunes n’a alors que 15 ans… une enfant ! Annoncé dans la presse locale, le bilan provisoire fait état de 21 mortes et 4 blessées. Au final, ce sont 22 ouvrières qui trouveront la mort dans ce qui restera pour l’histoire « le drame des Lourdines » ! Des obsèques nationales se déroulent à Poitiers le jeudi 13 décembre en présence du Ministre de l’Armement, Louis Loucheur.

source: http://www.archives.departement86.fr/1203-le-doc-du-mois-de-fevrier.htm

Une vidéo: http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/decouverte-du-poitou-mysterieux-2e-etape-lourdines-migne-auxances-1311499.html

Lettre de Quentin Roosevelt

8 décembre 1917.-Je suis Commandant de ce qu’on appelle le détachement du Quartier Général. Il comprend environ six cents cadets et quarante officiers. […] Ce n’est vraiment pas le poste d’un lieutenant de l’armée e l’air. […]
Il y a deux semaines environ, j’ai eu des instants mouvementés avec un avion. (il explique comment de la boue projetée  dans l’hélice, la cassa, comment l’avion prit feu avant que le contact puisse être coupé, et comment il en sortit en moins de 30 secondes). Cependant, lorsque je sortis mes chaussures et mes jambes de pantalon étaient en flammes (il cite alors d’autres accidents d’avions).

source: http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Et un nouvel emprunt, un

72344-50

Emprunt souscrit sous la nacelle d’un zeppelin allemand abattu à Bourbonne.

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72344-50-

Le contre torpilleur « le Bouclier » victime d’une grande sous-marine

contretorpilleur.jpgLe Bouclier, contre-torpilleur de la Marine Nationale (de 1911 à 1933), quitte Dieppe pour rejoindre Dunkerque. Le navire est commandé par le Lieutenant de Vaisseau Richard.
Le 8 décembre 1917, une grenade sous-marine explose contre toute attente à bord du contre-torpilleur et fait 7 victimes dont l’Officier de 2ème Classe Louis Kervran âgé de 21 ans.
Le Bouclier finira son temps en 1933 en étant vendu à Toulon pour la récupération des métaux.

source: https://www.presqu-ile-de-crozon.com/guerre/1917-12-08.php

Journal du 8 décembre 1917

Portugal.-Le 8 décembre, des dépêches de source espagnole annonçaient que des troubles graves avaient éclaté à Lisbonne et à Porto, à l’occasion de la cherté de la vie. Il s’agissait, en réalité, d’un véritable coup d’Etat politique. Il a eu pour instigateurs M. Sidonio Paës, qui fut ministre dans plusieurs cabinets républicains, le colonel Recadas, ancien aide de camp du roi Manuel, et M. Suarez Branco, ancien ministre des finances des cabinets royalistes.

 

1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1221/6 décembre 1917: L’explosion de Halifax fait près de 2.000 morts

L’explosion de Halifax (Angleterre)

Halifax_Explosion_Aftermath_LOC_2L’explosion de Halifax fut la plus importante explosion causée par l’homme qui se soit produite avant celle des bombes atomiques de la Seconde Guerre mondiale.

Le 6 décembre 1917, le Mont Blanc, navire français chargé de 2,9 kilotonnes d’explosifs, entra en collision avec le navire de secours belge Imo dans le port de Halifax. Un incendie se déclara à bord du Mont Blanc, que les pompiers locaux tentèrent en vain d’éteindre. Quand les flammes atteignirent le chargement explosif du Mont Blanc, la déflagration qui en résulta dévasta une grande partie de la ville. Le secteur de Richmond, dans la partie nord de la ville, et la région de Dartmouth, de l’autre côté du port, furent presque anéantis.

Le nombre de morts officiel fut de 1963. Il y eut en outre 9000 blessés et 6000 sans-abri.

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre/tragedies-du-temps-de-guerre/lexplosion-de-halifax/

lire aussi

Lire aussi: https://www.collectionscanada.gc.ca/sos/002028-4300-f.html

et http://myriamalamkan.over-blog.com/2017/11/conference-au-canada-2017-partie-2.html

une vidéo: https://www.google.fr/search?safe=active&q=halifax+explosion+video&sa=X&ved=0ahUKEwjl576tgqLXAhWD2RoKHTvlDz0Q1QIIbigC&biw=1366&bih=588

https://www.youtube.com/watch?v=L4cJBf2ECKk

Journal du 6 décembre 1917

Nos alliés ont dû, à la suite des dernières attaques allemandes devant Cambrai, rectifier leur ligne et abandonner sans combat le saillant formé par leurs positions vers Noyelles-sur-l’Escaut et le bois Bourlon. Leur mouvement de repli qui s’est accentué, jusqu’au Sud-Ouest de ces localités, a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 décembre, sans que l’ennemi s’en rendît compte. Les travaux de campagne ont été systématiquement détruits.
Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html