Archives pour la catégorie Sites à voir

Joseph Darnand, nettoyeur des tranchées

Joseph Darnand, le secrétaire général de la milice française, l’un des symboles de la collaboration avec l’Allemagne nazie durant la deuxième guerre mondiale, exécutée à la libération. Une personnalité, plus que controversée, qui fut pourtant l’un des héros, méconnus, de la Grande Guerre.

En juillet 1918, le sergent Darnand, 21 ans, se trouve à l’est de Reims, au cœur des monts de Champagne. A seulement 21 ans, ses supérieurs ne cessent de louer son courage et ses qualités naturelles de chef. A cette époque de l’année, l’Etat-major français soupçonne Guillaume II de préparer une grande offensive, censée être décisive mais il lui faut des renseignements. Joseph Darnand se voit alors confier 170 hommes et une mission bien précise : pénétrer au sein des lignes allemandes et en ramener un maximum de documents et de prisonniers.

A 20 heures, le 14 juillet, galvanisé par la fête nationale, le commando s’élance, grenades à la main. Très vite, les premiers postes de commandement allemand sont atteints. Pendant 40 minutes, Darnand et ses hommes inspectent les lieux et reviennent au sein des lignes françaises avec 27 prisonniers, des cartes et surtout des plans d’attaque. Une attaque allemande était programmée pour le soir même. Cela ressemble à une offensive généralisée. Alerté, le général Gouraud ordonne immédiatement à l’ensemble des troupes françaises de reculer de trois kilomètres.

Dans la nuit, les fantassins allemands s’enfoncent dans un territoire presque entièrement vide, volontairement déserté. Un piège qui va vite se refermer sur eux lorsque l’artillerie française entre en action. Près de 15 divisions allemandes sont décimées et le soir, Guillaume II ne peut que se rendre à l’évidence : sa grande offensive baptisée « l’offensive de la paix » a échoué. La guerre est perdue.

Pour avoir fait basculer le cours de la guerre grâce aux renseignements récoltés. En 1927, Joseph Darnand reçoit la légion d’honneur des mains du président Poincaré ainsi que le titre d’artisan de la victoire. L’un des trois seuls Français distingué de la sorte avec le maréchal Foch et Georges Clemenceau…

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Bondues (Pas-de-Calais): cet été, exposition « Paix et conflits »

Dans le cadre de ses expositions temporaires, le Musée de la Résistance de Bondues présente, pour la première fois, jusqu’au 31 août 2018 une exposition consacrée à la fin de la Première Guerre mondiale.

Cette exposition « Paix et conflits. Le passé a une actualité », pilotée par le Musée des Canonniers de Lille avec la participation du Musée du Fort Leveau à Feignies et du Musée de la Résistance de Bondues, est consacrée à la Libération des Hauts-de-France à la fin de l’été 1918. Celle-ci est centrée autour de cinq  thématiques majeures (l’occupation, la destruction, la libération, la reconstruction, la commémoration) et la présentation d’objets de collection.

5 objets emblématiques de ces thématiques pour un seul fil conducteur : l’articulation entre paix et conflits, civils et militaires.

Elle permet également de mettre en parallèle les évènements et les innovations de 1918 avec le monde contemporain.

Ce partenariat s’illustre avec l’obtention du label national « Centenaire » et le soutien du Conseil Départemental du Nord.

(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

Batailles de la Marne : Dormans cherche à réveiller une mémoire qui s’éteint

Des milliers de morts, une ville presque totalement détruite. C’est le bilan effrayant des combats dont Dormans a été le théâtre entre le 15 et le 20 juillet 1918, pendant la « seconde bataille de la Marne ». Cependant, en réussissant alors à repousser l’offensive des troupes allemandes qui voulaient franchir la Marne, les divisions alliées ont imposé un tournant décisif aux combats : un prélude à la contre-offensive menant à la victoire finale.

« Ici, nous avons été élevés avec l’idée que tout a basculé à Dormans », raconte Alain Fazincani, le président de l’association du Cercle historique et culturel dormaniste, chargée de collecter des informations sur la mémoire locale. Ce n’est pas par hasard qu’a été érigé là, entre 1921 et 1931, un Mémorial des batailles de la Marne qui se pose en « rempart contre l’oubli » : une chapelle, une lanterne des morts, un cloître et un ossuaire de style gothique surplombent le grand parc qui entoure le château de Dormans, lequel domine lui-même cette petite commune bordant la Marne.

Chaque premier dimanche de juillet, une messe est organisée dans la chapelle. Elle précède une cérémonie commémorant les deux batailles, celle de 1918 comme celle de 1914. Une répétition qui, à l’époque, a donné aux habitants le sentiment « d’une fatalité », selon Alain Fazincani, dont le grand-père originaire des alentours a fait la guerre de 1914-1918. Pour ceux de sa génération, « les conflits étaient une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Les armées étaient passées ici dès 1870, puis deux fois en 1914, puis de nouveau en 1940. C’était donc ressenti comme un vécu éternel », relate-t-il.

Si la guerre est omniprésente dans l’histoire de Dormans, elle l’est moins dans la mémoire de ses habitants. Aujourd’hui, hormis quelques férus d’histoire et de récits guerriers, les souvenirs de 1914-1918 « n’intéressent plus personne au-dessous de 60 ans », estime Alain Fazincani. La moyenne d’âge des membres de l’association du Mémorial est chaque année plus élevée, et les nouveaux adhérents se font rares. Les cérémonies de commémoration voient surtout défiler des élus, des officiels et beaucoup de porte-drapeaux. Ce désintérêt ne l’étonne pas : « Trop de temps a passé. Dans les familles, la mémoire transmise d’homme à homme remonte désormais seulement à la guerre de 1940, observe-t-il. Par ailleurs, ceux de la génération de 14-18 ne racontaient rien. C’est flagrant ! »

la suite sur https://www.la-croix.com/Journal/Dormans-cherche-reveiller-memoire-seteint-2018-06-23-1100949492

Reims: appel à volontaires pour une pièce de théâtre sur la guerre 14-18

Appel à volontaires pour une pièce de théâtre sur la guerre 14-18

Dans le cadre des commémorations du Centenaire 14-18 à Reims, Le Facteur Théâtre s’investit depuis 4 ans dans la préparation d’un événement et d’une pièce de théâtre. Intitulée Reims Intime Underground 14-18, la pièce sera présentée d’abord dans la cave d’un particulier rémois, 18 fois, puis programmée à sept reprises au Théâtre du Chemin Vert. Concernant l’événement prévu le 28 septembre au cryptoportique du Forum, Le Facteur Théâtre recherche donc des volontaires pour y figurer. Un spectacle où il leur sera aussi demandé de lire de façon chorale, de murmurer… Plusieurs répétitions devront être effectuées en amont. Pour en savoir plus et participer, contactez la compagnie au 03 26 02 97 76 ou à infos@lefacteurtheatre.com

source: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/32225/appel_a_volontaires_pour_une_piece_de_theatre_sur_la_guerre_14-18

Un riche dossier sur les as de l’aviation… Et tous les autres

Les aviateurs Roland Garros et Eugène Gilbert, en 1914, dont la photographie reparaît en 1916. (MAE).

Si vous êtes passionnés par l’aviation, précipitez vous sur le dossier réalisés sur « les as de l’aviation » durant la première guerre mondiale

“Le titre d’as de guerre, créé pour ceux qui avaient abattu cinq appareils ennemis ou davantage, fut attribué à 184 pilotes en France entre 1915 et 1918. Tous ces aviateurs ont manifesté les qualités qui procurent en combat aérien des victoires répétées.
Ils ont eu aussi la chance de ne pas tomber trop tôt sur des adversaires trop coriaces, d’être secondés par des équipiers vigilants et adroits ou d’être conduits par un chef de patrouille sûr, de survivre assez pour s’aguerrir. L’inventaire résultant est donc injuste : il exclut tous ceux qui, pourtant doués des qualités voulues, ont été trahis par le sort avant d’avoir totalisé le score requis”.

Général Lucien Robineau

source: https://www.hydroretro.net/etudegh/lesas.pdf

Les aumôniers australiens de14-18 : sur le front sans arme mais avec foi

Avant l’Anzac Day 2018, France Bleu Picardie raconte les histoires de certains de ces milliers d’Australiens qui ont traversé la planète pour combattre pendant la Première Guerre Mondiale. 440 aumôniers ont accompagné les troupes. Leur rôle n’était pas seulement spirituel.

Contrairement à ce qui se passe en France, laïcité oblige, les cérémonies patriotiques anglo-saxonne intègrent le religieux. C’est le Dawn Service de l’Anzac Day. Il ressemble en partie aux offices célébrés pendant la Grande Guerre. Aux côtés des soldats, les armées dépêchaient leurs propres aumôniers. De 1914 à 1918 440 hommes d’église Australiens se sont engagés en Europe, en Afrique du Nord, en Asie. En première ligne ou à l’arrière front ils ont tenu un rôle très important

« Pour des soldats qui risquent leur vie au quotidien, il y a nécessairement un questionnement spirituel », explique Xavier Boniface. Il est professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Picardie Jules Verne et spécialiste des relations entre armée, religion et politique. « Les aumôniers sont là pour répondre à ces attentes ».

Éviter la fréquentation des bistrots

« Mais ils ne sont pas confinés uniquement dans le spirituel. Les aumôniers jouent aussi un rôle très important dans le maintien du moral », poursuit Xavier Boniface. Les aumôniers apportent aux soldats « douceurs, journaux cigarettes. Ils travaillent beaucoup avec les organisations de jeunesse chrétienne pour organiser les loisirs ». Il y a aussi une forme de moralisation dans l’organisation de toutes ces activités à l’arrière front. Les aumôniers veulent éviter que les soldats se rendent dans les bistrots.

source: https://www.francebleu.fr/infos/international/premiere-guerre-mondiale-les-aumoniers-1523899083