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14 juillet sur TF1: l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 à l’honneur

TF1 diffusera le vendredi 14 juillet 2017 le défilé militaire en direct des Champs-Elysées dès 08h30.

Une parade militaire exceptionnelle cette année marquée par le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la guerre 14-18. Deux millions de soldats américains ont rejoint la France pendant la Grande Guerre pour combattre aux côtés de nos soldats. 116 000 d’entre eux ont trouvé la mort dans les tranchées et sur les champs de bataille. Pour leur rendre hommage, nous serons en  direct du Cercle de l’Union Interalliée, jouxtant l’ambassade américaine, transformé en bivouac américain avec parade et exercices de démonstration du Corps des Marines, des matériels d’époque, des reconstituants habillés comme ces « Sammies » venus d’Outre-Atlantique pour se battre auprès de nos soldats, ainsi qu’un orchestre de jazz jouant des airs de l’époque.

Cette année encore, Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray commenteront avec Michel Scott le défilé, entourés d’une équipe d’envoyés spéciaux pour nous faire vivre cette parade militaire au plus près des troupes. Dans ce défilé, à l’honneur : 3576 hommes et femmes à pied, 211 véhicules dont 62 motos, 62 avions, 29 hélicoptères et 236 chevaux du régiment de la cavalerie de la Garde Républicaine.  De plus, pour commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre Mondiale, un contingent de troupes américaines a été invité à défiler sur les Champs-Elysées. Lors de cet événement, un hommage particulier sera rendu aux troupes françaises actuellement en opérations extérieures pour lutter contre Daech.

http://www.newstele.com/2017/06/le-dispositif-de-tf1-pour-le-defile-du-14-juillet-2017.html

(vidéo)Alfred Dreyfus au chemin des dames

« Offensive ratée. Le chemin des Dames devant nous tient toujours. » L’homme qui écrit ces lignes, en  mai 1917, n’est pas un soldat ordinaire. Cet artilleur aurait eu mille raisons de ne pas participer à la guerre, et pourtant, cet Alsacien fait face à l’ennemi. Il s’appelle Alfred Dreyfus.

Alfred Dreyfus, c’est l’homme de « l’affaire ». En 1894, cet officier a été accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne, condamné au bagne à perpétuité et dégradé. Dreyfus est innocent et sa famille se bat pour le prouver. Son tort ? Etre juif dans une France antisémite. Le proscrit de l’île du Diable est réhabilité en 1906 mais sa carrière brisée. Il prend une retraite anticipée et devient réserviste.

En 1914, Dreyfus a donc 55 ans et il brûle d’en découdre avec les Allemands, ces « hordes de barbares », comme il les dépeints. Commandant, il est affecté à la défense de Paris. Son fils, Pierre est sur le front. Les officiers tombent en nombre.

Fin 1916, Alfred Dreyfus rejoint le champ de bataille, à sa demande mais l’armée est cruelle et le place sous les ordres d’un anti-dreyfusard, le colonel Larpent. Des rapports entre les deux hommes, on ne sait rien : Dreyfus s’est fait un devoir de ne pas montrer sa souffrance. Dans ses lettres, il ne s’émeut guère des obus tombés à quelques mètres, félicite son fils qui se bat non loin de là. « C’est comme si nous étions aux antipodes, chacun ne voit que ce qui se passe devant lui ».

Nommé lieutenant-colonel, il est décoré de la légion d’honneur après la guerre. En 1930, le ministère lui refusera la carte du combattant Dreyfus est coupable d’être innocent.

source France 3 Hauts de France: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/aisne/histoires-14-18-alfred-dreyfus-au-chemin-dames-1254143.html

Cinéma : mise en lumière des tirailleurs sénégalais

En 1940 dans les Vosges, Addi Bâ, un jeune Guinéen est arrêté par les Allemands. Il réussit à s’évader et gagne le maquis dont il deviendra l’un des chefs. Addi Bâ a réellement existé. Il est arrivé en France à l’âge de 17 ans. En 1939, il s’engage dans l’armée française, dans les rangs des tirailleurs sénégalais. Mais avant de rejoindre le maquis, il est confronté aux dures lois de la guerre. Ce film rend hommage à Addi Bâ, ainsi qu’à tous ces anonymes qui se battaient pour la liberté.

Les oubliés de l’histoire

« Nos patriotes » met aussi en lumière le sort des tirailleurs sénégalais, ces oubliés de l’Histoire de France. « Je ne savais pas que ça avait existé, et c’est ça qui m’a beaucoup intéressé dans ce scénario. On découvre et on apprend une partie cachée de l’Histoire que les professeurs en école ne nous racontent pas », explique l’actrice Louane Emera. Arrêté, torturé, Addi Bâ est exécuté le 18 novembre 1943. En 2003, il est décoré de la médaille de la Résistance, 60 ans après sa mort.

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/cinema-mise-en-lumiere-des-tirailleurs-senegalais_2231111.html

vidéo: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=250469.html

 

(vidéo) Les tunneliers australiens

Le cratère d’une mine aujourd’hui mangée par la végétation. Nous sommes près d’Ypres en Flandre belge. Cette mine saute le 7 juin 1917 à l’aube sous les lignes allemandes, jour du déclenchement de la bataille de Messines. Ici, sur la colline 60, des mineurs australiens ont mené une guerre souterraine. Bien plus tard, en 2010, le cinéma leur rendra hommage sous le titre  » Commandos de l’ombre. »

Juin 1917, pour reconquérir une position allemande autour d’Ypres, les Britanniques ont l’idée de percer de longs et profonds tunnels afin de faire sauter des tonnes d’explosifs sous les lignes ennemies. En novembre 1916, la mission est confiée à la 1 ère Compagnie australienne de tunneliers. Constituée de 4500 mineurs expérimentés, elle est commandée par le capitaine Woodward, lui- même, ingénieur des Mines.

Une guerre souterraine débute alors.
Objectif: creuser des galeries  avec au bout des cavités assez grandes pour y stocker des quantités d’explosifs. Les tunneliers australiens doivent travailler en silence car sous terre, les 2 camps s’épient. Des soldats, écouteurs vissés aux oreilles  traquent le moindre bruit pour détecter le tunnel ennemi. Car les Allemands eux aussi creusent…
Éboulements, asphyxie, inondations, ces risques coûteront la vie à 30 mineurs australiens.

Le 3 juin 1917, 4 jours avant l’attaque, les tunneliers australiens bourrent d’explosifs les cavités sous la Colline 60. Le 7 juin, le capitaine Woodward déclenche l’explosion.
En quelques instants, les positions allemandes sont ensevelies, hors de combat.
La 1 ère Compagnie Australienne des Tunneliers a réussi sa mission.

La suite sur France info: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-tunneliers-australiens-1262635.html

(vidéo) 14-18 : Benoît XV, le pape médiateur

Sur France 3 Grand Est

Durant 4 ans, l’Église n’est pas épargnée par la première guerre mondiale. Intensément bombardée, la cathédrale de Reims en est l’exemple le plus frappant. Pourtant, un homme tente de rétablir la force morale du droit face au conflit armé : Benoît 15. Un pape, apôtre de la paix, qui conjugue jusqu’en 1918 une intense activité diplomatique et humanitaire.

Fils d’aristocrate italien, Benoît 15 devient pape le 3 septembre 1914, un mois seulement après le début du conflit. Il adopte immédiatement une totale impartialité en ne condamnant aucun des deux camps. Il préfère (citation) «  résoudre l’épouvantable conflit autrement que par la violence des armes » Une position d’équilibriste, inconfortable, qui lui vaut en retour une forte hostilité de la part des politiques et des opinions publiques.

Les anticléricaux comme Georges Clémenceau le surnomment « le pontif du Saint Empire » et censurent parfois ses propos dans la presse. Les Allemands se contentent, eux, de voir en lui « un pape français ».

Le 1er aout 1917, Benoît 15 envoie une lettre aux belligérants, une exhortation à la paix dans laquelle il propose un arbitrage international pour résoudre le conflit. Le courrier restera lettre morte. Le pape se concentre alors sur son action humanitaire avec la création d’un service d’assistance aux blessés et prisonniers de guerre, un appel à la trêve de Noël. Le Vatican sert également de bureau d’information aux familles. En tout, 170 000 demandes lui seront adressées. Le pacifiste et prix Nobel de littérature en 1915 Romain Rolland y verra même une « seconde croix rouge ».

A la fin de la guerre, le Saint-Siège est exclu des négociations de paix et critique les termes du Traité de Versailles qu’il juge trop humiliant pour l’Allemagne. Il termine son pontificat à sa mort, le 22 janvier 1922, à l’âge de 67 ans.

A voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/histoires-14-18-benoit-xv-pape-mediateur-1236283.html

1003/2 mai 1917: médecin dans les tranchées jusqu’au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims

Vue aérienne de la Main de Massiges (51)

Photo prise le 2 mai 1917

Médecin dans les tranchées  du  2 août 1914 au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims
2 mai 1917 à Reims. L’hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l’incendie. Crédit photo : tous droits réservés, collection Louis Maufrais

« J’étais médecin dans les tranchées »

Préface de Marc Ferro , Auteur Louis Maufrais, Sous la direction de Martine Veillet, 2008, chez Robert Laffont

Louis Maufrais  raconte sa  visite à Reims

« Fin avril 1917. Puisque tout est calme, je décide d’aller visiter Reims, guidé par un officier rémois – une trotte d’au moins quatorze kilomètres aller et retour. Nous abordons la ville par le faubourg de Vesle au sud, où il y a encore quelques civils, terrés dans les caves. Nous nous procurons des légumes frais et quelques conserves, puis nous nous dirigeons vers le centre, attirés vers la cathédrale.

Reims, ville martyre… ça avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands n lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait de postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous.

Nous nous dirigeons vers la cathédrale. A peine sommes-nous arrivés sur le parvis qu’un obus énorme, au moins de 210, arrive contre une des tours. Nous nous précipitons dans un trou déjà creusé, où la terre est encore chaude, signe qu’il est récent. Sur le portail, la statue de Jeanne d’Arc est emmitouflée d’énormes tas de sacs de terre. La cathédrale est évidemment fermée, et nous ne restons pas trop longtemps – cela sent trop mauvais.

Nous revenons par la place Royale, la place de l’Hôtel-de-Ville, où nous trouvons un café encore ouvert.

— Ce n’est plus tenable, nous explique le patron, je vais m’en aller.

Il veut bien nous vendre trois bouteilles d’apéritif, et je lui demande s’il n’a pas des jeux de cartes même usagés à nous donner.

— Ben, je vais regarder cela, me répond-il. Revenez après-demain, mais pas après parce que je ferme.

Le jour dit, peu désireux de rester trop longtemps dans Reims, je vais droit vers la place de l’Hôtel-de-Ville ; sur mon chemin je croise un homme qui court dans la rue, l’air absorbé, et il me semble reconnaître notre patron de bistrot. En arrivant sur la place, je tombe devant un spectacle tel que les bras m’en tombent : l’hôtel de ville est en feu, pris dans des flammes qui atteignent presque la hauteur de l’immeuble. On voit les gouttières de plomb et toute l’armature fondre et s’en aller baver par plaques sur la façade. Et tout cela brûle dans un silence absolu, rompu seulement par le vague ronflement des flammes et quelques crépitements. Sur la place, ici et là, des civils rassemblés en petits groupes regardent sans dire un mot. Un homme pleure. 

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/j-étais-médecin-dans-les-tranchées.html

A propos du dirigisme de l’Etat

La caricature met en évidence de manière humoristique l’omniprésence de l’administration pendant le conflit et les tracasseries qui en découlent. L’une des conséquences de la guerre est l’intervention de l’État dans l’économie. Son action est importante : réquisitions, impôts, mobilisation du personnel qualifié, gestion de la pénurie (cartes d’alimentation). De même, il réglemente, oriente et dirige la production. En Allemagne, c’est un véritable dirigisme d’État qui se met rapidement en place sous le contrôle de l’armée. La France et le Royaume-Uni établissent des partenariats avec les entreprises privées. Un rapport du War Cabinet de 1917 indique que « l’année 1917 a vu l’extension du contrôle de l’État jusqu’à couvrir non seulement les activités nationales affectant directement l’effort militaire mais toutes les branches de l’industrie : production, transport, fabrication ». En France, on crée de nouvelles structures administratives pour assurer son emprise sur l’économie : le sous-secrétariat d’État à l’artillerie et aux munitions, le ministère de l’armement. En 1916-1917 des lois élargissent le pouvoir d’intervention de l’État. À partir de 1917, on peut parler de dirigisme avec Clemenceau. En 1918, le gouvernement institue le contrôle des changes (c’est-à-dire qu’il réglemente l’achat ou la vente des devises étrangères) et un système de rationnement. À la fin de la guerre, en France comme au Royaume-Uni et en Allemagne, l’État a pris le contrôle de l’ensemble de l’activité économique.

source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/la-premiere-guerre-totale/le-dirigisme-economique-de-letat/

Un roman sur Auguste Delengaigne, le plus grand mutilé de France

Durant 35 ans, Auguste Delengaigne va vivre avec seulement un bras et en étant aveugle.

Les hameaux du Verval et de Lengaigne regorgent d’histoires bien souvent méconnues du grand public. L’une d’entre-elles vient de faire l’objet de la publication d’un roman historique, qui rend hommage à Auguste Delengaigne, né au Verval en 1894,  mutilé en Champagne  le 2 mai 1917 et mort à Alquines en 1951.

Auguste Delengaigne est considéré comme le plus grand mutilé de France.Durant la Grande Guerre, il est mobilisé en 1914 et a combattu avec bravoure en Champagne. Le 2 mai 1917, un obus éclate près de la position qu’il est chargé de défendre. Il agonise dans le trou provoqué par l’explosion et n’est découvert que trois jours plus tard par ses camarades. Lorsqu’il est découvert, son corps est en lambeaux. Il est amputé des deux jambes et du bras gauche et est devenu aveugle.

Médaillé de la Légion d’honneur

À 21 ans, soit 6 mois plus tard, il regagne son domicile, qu’il ne quitte plus durant 35 années, en compagnie de sa sœur, qui tenait l’estaminet Au grand mutilé. Divers hommages vont lui être rendus. C’est ainsi qu’il reçoit la médaille militaire, la croix de guerre et se voit remettre la Légion d’honneur échelon officier. Il devient également président d’honneur de sa section d’anciens combattants.

C’est pour rendre hommage à son grand-oncle que Claude Censi vient de publier l’ouvrage Le Tronc avec maintes anecdotes et détails sur la vie de ce véritable survivant revenu de l’enfer. Ce roman rédigé à partir de l’échange de correspondance familiale se déroule à la fois sur communes du Boulonnais (Quesques, Alquines, Desvres, Baincthun…) et sur les champs de bataille fréquentés par Auguste Delengaigne.

Roman historique « Le Tronc » – Autoédition Claude Censi – 11 avenue du Docteur-Neau – 47 200 Marmande – Tel. 06 45 01 62 64 ou claude.cenci@gmail.fr

http://www.lavoixdunord.fr/region/quesques-un-roman-sur-le-plus-grand-mutile-de-ia31b49070n2690168

 Journal du mercredi 2 mai à travers Le Miroir

Au sud de l’Oise, nous avons repoussé une tentative allemande sur un de nos petits postes de la région de Barisis.
Sur le chemin des Dames, lutte d’artillerie assez violente dans le secteur Troyon-Hurtebise. Rencontres de patrouilles à l’est d’ Hurtebise. Une reconnaissance allemande, qui tentait d’aborder nos lignes, a été repoussée par nos feux.
En Champagne, la lutte d’artillerie a été violente au sud de Moronvilliers. Dans cette région l’ennemi a lancé à deux reprises de fortes contre-attaques sur les positions conquises par nous au nord-est du Mont-Haut. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont, par deux fois, brisé les vagues d’assaut et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre de nos prisonniers dans cette dernière région et pour les dernières journées, est de 520. Nous avons également capturé 5 canons.
Canonnade intense sur le front belge, spécialement au nord de Dixmude.
Les Bulgares ont contre-attaqué les positions récemment conquises par les troupes britanniques de Macédoine, près du lac Doiran. Ils ont été repoussés avec de fortes pertes.
Une attaque ennemie à la grenade a été arrêtée par notre artillerie vers la cote 1050 (boucle de la Cerna).

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

(vidéo) La bataille des monts de Champagne

A voir sur France 3 grand est

Nous sommes au cœur des monts de Champagne, un massif près de Reims occupé par les Allemands dès septembre 1914. En avril 1917, les français lancent ici une nouvelle offensive de grande envergure pour tenter de les reconquérir. Au final, des milliers de morts…Pour une avancée de seulement deux kilomètres.

En avril 1917, l’état-major français tente de percer le front allemand entre Reims et Soissons lors de la célèbre offensive du chemin des Dames… au même moment, en Champagne, l’ordre est donné de conquérir les Monts de champagne pour désenclaver la cité des sacres et reprendre aux allemands un poste d’observation sans égal.

Le 16 avril, sous une météo exécrable, les troupes françaises s’élancent à la conquête des Monts. En face, les allemands ont bétonné leurs postes de mitrailleurs et construit plusieurs kilomètres de blockhaus. Côté français, la 4 ème armée progresse, lentement, dans un paysage quasi lunaire. Il faudra attendre plus d’un mois, le 20 mai, pour que l’ensemble des sommets ne redeviennent français.

Mais la victoire, est en trompe l’œil : certes les Français ont repris les Monts en faisant des milliers de prisonniers, .mais seuls les versants sud ont été conquis sur deux kilomètres. Impossible en revanche de franchir la ligne de crête et de basculer sur les versants nord. De l’autre côté, les Allemands n’ont pas bougé, protégés par une deuxième ligne fortifiée. L’offensive est stoppée. D’une tranchée à l’autre, la guerre de position reprend ses droits. En un peu plus d’un mois, des milliers de soldats des deux camps y ont laissé la vie.

Après celle de 1917, les Monts de Champagne connaitront une nouvelle bataille un an plus tard, le 14 juillet 1918, lors de la grande offensive allemande, dite « offensive de la Paix ». A leur tour, les Allemands ne parviendront pas à prendre la ligne de crête. Un échec, annonciateur de la défaite finale 4 mois plus tard.

La vidéo à voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/histoires-14-18-bataille-monts-champagne-1236237.html