780/21 septembre 1916: le peintre Jean Veber dans la Somme

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du jeudi 21 septembre 1916 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, les Allemands ont tenté un violent effort pour nous déloger des positions que nous avions conquises. La bataille a duré toute la journée. Plusieurs vagues d’assaut ennemies se sont précipitées contre nos lignes sur un front de 5 kilomètres, après de violentes préparations d’artillerie. Nos troupes ont résisté magnifiquement en conservant intégralement le terrain occupé.
C’est surtout aux abords de la ferme Le Priez et près de Bouchavesnes que la lutte a été acharnée. Les Allemands ont laissé le terrain couvert de cadavres. Une contre-attaque irrésistible de nos soldats a chassé l’ennemi de la partie nord-est du village de Bouchavesnes où il avait réussi à prendre pied. 50 prisonniers sont restés entre nos mains. Les prisonniers avouent que les Allemands ont fait des pertes énormes.
Les Anglais ont, de même, repoussé au sud de l’Ancre de vigoureuses contre-attaques. Ils ont détruit deux emplacements de canons et opéré un coup de main heureux au sud d’Arras.
Les Italiens ont brisé victorieusement une série de tentatives autrichiennes.
Les Serbes ont occupé en Macédoine la crête la plus haute de Kaimakçalan, à 2655 mètres d’altitude.
Les Roumains ont cessé leur retraite sur le Streihu et infligé un échec à Mackenzen en Dobroudja.

Le peintre Jean Veber dans la Somme

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Il est 5 h 30, le soleil se couche.

Jeudi 21 septembre 1916

Ce neuvième jour de la bataille a été plus calme. Je t’écris de ma tranchée près de mes pièces. Bombardement aéros… Sans doute Claude, là-haut.

Une grande plaine vallonnée et criblée et trouée d’obus, un village tout ruiné où nous allons la nuit chercher de l’eau.

Le champ de bataille est couvert de morts – que de bons camarades tués !

Mais les Boches ne bougent plus. Nous avons arrêté la contre-attaque. Hier, j’ai tenu deux heures la mitrailleuse, je les voyais courir, tomber, se disperser. Ce matin les prisonniers.

Mais nous sommes bien fatigués, nous sommes très difficilement ravitaillés, nous avons faim et soif.

On nous fait espérer la relève cette nuit.

source: http://www.editionsitaliques.com/images/30/extrait5_64.pdf

voir sa bio https://1418memoires.com/2015/11/03/une-retrospective-jean-veber-dessinateur-de-presse-et-de-guerre/

Le casque de poilu, nouveau couvre-chef à la mode

Le port du casque de soldat par les Parisiennes mondaines est à la mode. LeFigaro du 21 septembre 1916 regrette que les Françaises suivent cette tendance.

«Un de nos confrères a rencontré un casque de poilu sur la tête d’une dame en promenade.

Ce casque n’était pas seul de son espèce, car il nous a été donné d’en repérer un autre, le 20 septembre 1916, rue Lafayette. Et c’en était bien un autre, car celui que notre confrère a vu avait une rose sur le côté et un petit pompon au sommet, tandis que celui que nous aperçûmes était presque absolument réglementaire et dénué de toutes fournitures de modiste; à part que la jugulaire de cuir qui encadre la visière était remplacée par une tresse aux couleurs de la croix de guerre, comme la fourragère.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/21/26002-20140921ARTFIG00056-21-septembre-1916-le-casque-de-poilu-nouveau-couvre-chef-a-la-mode.php

L’usurpation d’identité se multiplie

L’usurpation d’identité se banalise durant la Grande Guerre, Le Figaro du 21 septembre 1916 note que celle-ci est remarquable et appelle les lecteurs à se méfier.

«C’est le Bulletin hebdomadaire de folie criminelle par lequel les magistrats se communiquent l’état civil, le signalement et, si possible, les portraits des malandrins en fuite. […] Il y a là d’inquiétantes figures, de face et de profil comme l’exige l’anthropométrie, et qui paraissent d’autant plus inquiétantes que la même légende les accompagne: “Vol, abus de confiance, escroquerie ou assassinat”.

Mais on on y trouve aussi des fantaisistes, tel ce prévenu, que signale le Parquet du Havre dans un des derniers Bulletins, et qui s’annonçait froidement à ses dupes Henri-Louis-Rodrigue-Antoine- Marie de la Trémoille, prince de Talmont, de Mortagne et de Gonzague, fils du prince Henri-Louis- Antoine, duc de Noirmoutiers et de Royan, comte, de Laval, baron de Vitré, gentilhomme français, et de Son Altesse Maria-Louise Antonia, princesse de Gonzague et de Mantoue.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/21/26002-20140921ARTFIG00066-21-septembre-1916-l-usurpation-d-identite-se-multiplie.php

 

 

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