1228/13 décembre 1917: Vallée de la Maurienne: « On reverra Paname » chantent les soldats entassés dans les voitures (suite)

Circulaire du 13 décembre 1917 relative à la lenteur du travail administratif

Les services du département de la Guerre ne sont pas tous suffisamment dégagés de certaines méthodes de travail dont la lenteur ne correspond pas aux nécessités de l’heure présente. Les errements du temps de paix continuent.

Il est urgent qu’une chasse obstinée soit faite à tous les temps morts qui ralentissent encore la machine administrative: l’intérêt du pays l’exige.

Il faut traiter les affaires en homme d’affaires: donc aller vite. On ne doit plus voir un chef de service demander sur des questions insignifiantes des rapports écrits à des subordonnés immédiats qu’il a loisir d’interroger à tout instant.

On ne doit pas tolérer qu’un dossier soit transmis de porte en porte « pour attributions » grossi à chaque station nouvelle de bordereaux d’envoi dûment enregistrés alors qu’une entent~;téléPhonique lui eût assuré d’emblée sa légitime destination.

Des officiers ou fonctionnaires qui traitent journellement d’affaires connexes n’ont pas le droit de s’ignorer l’un de l’autre. Il est inadmissible, enfin de voir deux bureaux entreprendre un long échange de correspondance pour un renseignement qu’aurait fourni une conversation de deux minutes.

La suite sur http://admi.net/jo/circulaire13dec1917.html

Vallée de la Maurienne: « On reverra Paname » chantent les soldats entassés dans les voitures (suite)

Depuis l’aube, un peu plus de 1000 hommes roulent vers la France. Au petit jour, le train a quitté Bassano. Lentement, le long convoi semble se frayer un passage vers la vallée. Des torrents fous enjambés sur des ponts démentiels, une voie sauvage accrochée aux parois de montagnes débouche sur la grande plaine lombarde.

Il s’arrête partout, ce chemin de fer. Pour « faire » de l’eau, pour charger du charbon, pour laisser passer des « prioritaires », des trains de munitions sinistres et interminables, des omnibus civils surchargés de belles Italiennes, d’enfants, de volailles et de quelques hommes grattant des mandolines. Chaque gare, chaque minuscule halte, a sur son quai, sa grappe de permissionnaires. A l’arrêt, l’assaut des wagons archicombles, soulève des tempêtes de jurons et de rires. Quinze jours de « perm » de Noël, c’est sacré, pas question de laisser un seul Français. On s’entasse, on s’arrange, on rigole. La cohue, dans cette circonstance, ça provoque de la joie.

« Un véritable train d’échantillons » lance de temps en temps un petit Parisien, tout heureux de son bon mot. Il faut dire que ces « Poilus d’Italie » viennent de régiments fort différents et des quatre coins de la France. La « Biffe » y est largement représentée avec le le 339e, le 107e, le 340e, le 78e, le 311e, le 120e, le 140e, le 340e et combien d’autres. Des hommes du 6e génie, des chasseurs alpins des 63e et 47e, des artilleurs de la 212e A.I et des gars du 34e A.M.

la suite sur http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2009/05/18/laccident-ferroviaire-de-saint-michel-de-maurienne/comment-page-1/

Sortie de La baïonnette

128

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b128.htm

Le patrouilleur Paris II torpillé

source: http://www.navires-14-18.com/fichiers/P/PARIS_ALPC_V5.pdf

A propos des tirailleurs tunisiens et algériens

A l’arrivée des gros renforts de 1918, et par application de la circulaire du 13 décembre 1917, on forme de nouveaux régiments de marche en prélevant sur les anciens un bataillon aguerri (remplacé par un bataillon de recrues) que l’on juxtapose à deux bataillons de jeunes tirailleurs. On voit ainsi apparaître :

• le 10e R.M.T. (III/3, XI/2, XI/3)

• le 1le R.M.T. (IV/7, IX/7, XI/7)

• le 12e R.M.T. ;

• le 13e R.M.T., pour mémoire, ex-2e R.M.T., les « Hirondelles de la Mort » ;

• le 14e R.M.T. (XVI/2, XV/5, XVI/6)

• le 15e R.M.T. (XV/7, et trois bataillons du 228e R.I. jusqu’en 1920) ;

• le 17e R.M.T. (XV/1, XVI/5, XV/9)

• le 21e R.M.T. (XII/5, XVII/5, XVI/9).

A l’armistice, il y a ainsi, sur le front de France, dix-sept régiments de marche de tirailleurs et le ler R.M.Z.T., en Palestine, le 3e R.M.Z.T. du Levant, au Maroc, six bataillons (I/1, V/2, IV/4, I1/5, IV/6, III/8), en Algérie et en Tunisie, neuf dépôts et centres d’instruction.

Le dossier sur http://lasabretache.fr/les-tirailleurs-algeriens-et-tunisiens-dans-la-grande-guerre/

lire aussi: http://mascara.p-rubira.com/regiments_de_tirailleurs_15_18.htm

 

Journée du 13 décembre 1917

Sur le front français.- Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.
Dans le secteur d’Ypres, une entreprise a été menée par l’ennemi au Sud-Est du bois du Polygone, aux abords du château de Polderhoek, le 14 décembre. Une tranchée a été perdue puis reprise le lendemain.
Ce sont là les incidents les plus marquants que les communiqués britanniques ont enregistrés du 6 au 19 décembre.

Front italien.-Des combats, plus ou moins opiniâtres, se sont succédés sur ce terrain difficile durant les journées des 12 au 13 décembre, la résistance italienne surmontant les efforts accumulés par un adversaire tenace.

Marine.-Le 13 décembre, le patrouilleur français Paris II, qui s’était distingué la veille au cours d’une opération sur la côte de Syrie, a été coulé par le feu des batteries turques dans le golfe d’Adalia. Une partie de l’équipage a atterri à Castelorizo. On croit que plusieurs hommes ont été faits prisonniers.

 

 

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