857/Journal du 7 décembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du jeudi 7 décembre 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, lutte d’artillerie assez active de part et d’autre dans la région de Bouchavesnes.
En Champagne, notre artillerie a pris sous son feu et dispersé un détachement ennemi au nord-est de Fontaine-en-Dormois.
Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands, après une intense préparation d’artillerie, ont attaqué un saillant de nos lignes sur les pentes est de la cote 304. Accueilli par un feu violent de nos mitrailleuses, l’ennemi n’a pu prendre pied que dans quelques éléments avancés.
Lutte à coups de bombes dans la région de Dixmude. L’artillerie a été assez active de part et d’autre sur le front de l’Yser.
Les Anglais ont exécuté un coup de main sur les tranchées ennemies au sud-est de Neuville-Saint-Vaast. Deux raids allemands ont échoué, permettant à nos alliés de faire des prisonniers à l’ouest de Beauranes et au nord-est de Roclincourt. Violent bombardement ennemi vers Eaucourt-l’Abbaye et la ferme du Mouquet.
Les Italiens ont ouvert une canonnade violente sur tout le Carso.
Les Allemands et les Bulgares sont entrés dans Bucarest. L’ennemi s’est également emparé de Sinaïa.
Combats sur le front russe, dans les Carpathes boisés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre1916.html

Carnet d’un citoyen belge

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https://books.google.fr/books?id=yi2GjkFPoDMC&pg=PA236&lpg=PA236&dq=7+décembre+1916&source=bl&ots=m74Pg_mNxt&sig=X7dfvqxfxoujJR_xN06-CHBJzuc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiiuKLTwPPPAhVGshQKHXiQBwQ4ChDoAQgxMAU#v=onepage&q=7%20décembre%201916&f=false

Parution de la baïonnette

75

source: http://labaionnette.free.fr/1916/b075.htm

Témoignage de Granger Ladislas

« 7 décembre 1916. […] Les prisonniers boches de Douaumont travaillent avec nous à la réfection des routes, et nous songeons aux nôtres qui sont dans les mêmes conditions sous nos obus. Quelle cruelle et abominable guerre ; que d’atrocités (p. 136) » ; « 8 décembre 1916. […] Un obus tombe sur les Boches cantonnés dans les environs ; tués par leurs frères ; quelle guerre pleine d’horreurs (p. 137) » ; « 11 décembre 1916. […] Nous travaillons parmi les Boches à la réfection des routes, ils sont plus heureux que nous, mais c’est malheureux quand même d’être obligé de faire la guerre même étant prisonnier, il en est de même de l’autre côté (p 137) » ; « 14 décembre 1916. Nous sommes toujours terrés dans notre tranchée, les obus tombent et nous sommes enterrés plusieurs fois. C’est effrayant, et nous aspirons plus que jamais à la fin de cette guerre, de cette calamité sans nom. (p. 137) » ; « 18 décembre 1916. C’est toujours la même vie, nous faisons comme chaque nuit la corvée de ravitaillement des 1ères lignes et nous sommes bombardés chaque fois, des victimes à chaque instant. Quand finira cette terrible guerre qui dure depuis si longtemps, les 1ères atteintes de l’hiver nous font frémir en songeant à celles qui suivront. (p. 138)

source: http://www.crid1418.org/temoins/2008/04/10/granger-ladislas-1885-1972/

 

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