516/journal du 1 janvier 1916: la campagne de Reims par Jacques Carbonne

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La journée du 1 janvier 1916 à travers Le Miroir

Nos batteries ont bombardé avec succès des tranchées ennemies et la voie ferrée en face de Boesinghe (Belgique).
Près de Roye, notre artillerie a endommagé un dépôt de matériel à Verpillières.
A l’ouest de Soupir (nord de l’Aisne), nous avons bouleversé un ouvrage allemand.
Canonnade efficace de notre part au bois des Chevaliers (Hauts-de-Meuse).
Dans les Vosges, après une préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué nos positions du Hirzstein, ils ont été repoussés.
Des aviatiks ont jeté des bombes sur Salonique. Une bombe, lancée sur un escadron grec qui manoeuvrait sous les yeux du prince André, a tué un berger.
Aux Dardanelles, nous avons endommagé plusieurs pièces ennemies.
Le croiseur anglais Natal a été détruit par une explosion intérieure. Le sous-marin français Monge a coulé à Cattaro.
L’offensive russe s’accentue en Galicie.
La note que le cabinet de Vienne a envoyée à Washington, en réponse aux réclamations de M. Wilson concernant le torpillage de l’Ancona, élude le point essentiel.
Le cabinet britannique tient conseil sur conseil pour régler la question du service obligatoire.

1916: la grande guerre par Jean Delaware

1er janvier 1916 : Le Grand-Quartier-Général annonce le bilan des pertes françaises depuis le début de la guerre : 600 000 tués, 400 000 disparus. Il faut combler les vides. Les armées ont besoin de 1 600 000 hommes pour tenir le front, ils ne sont que 1 230 000. Les jeunes recrues de la classe 1916 arrivent dans les bataillons de l’avant. La mobilisation dans les colonies s’accentue. En plus des Sénégalais, voici des Malgaches et des Annamites qui rejoignent les armées. Ceux dont on doute de la combativité sont utilisés comme travailleurs. Les régiments de réservistes ont subi de telles pertes que plusieurs ont été dissous et leurs survivants envoyés dans d’autres unités. Les 231e, 237e, 238e, 286e, 291e et 347e d’infanterie sont rayés des effectifs.

http://delamarejean.free.fr/Service_Militaire_Obligatroire/html/La_grande_guerre05.html

Le gros Max tire sur Nancy

canonLe 1er janvier 1916, un canon de 38 cm de diamètre, tirait son premier projectile sur la ville de Nancy. Installé à 4 kilomètres de Moyenvic, dans la forêt de Bride, entre Morville et Hampont « le Gros Max », c’est son nom, a pendant deux ans mobilisé un millier de soldats et des centaines de prisonniers russes pour sa construction et son utilisation.

Aujourd’hui, le Gros Max est perdu dans la végétation mais conserve toujours une part de mystère que Grain de sel a tenté de percer.

En 1915, dans un Saulnois annexé, les Allemands jugent utile de bombarder les villes françaises proche de la frontière. Ils souhaitent ainsi perturber l’approvisionnement du front mais aussi terroriser les populations civiles de Nancy, Lunéville ou Dombasle, distantes d’une trentaine de kilomètres de là.

Le site choisi pour installer le canon mis au point par l’amiral Max Logge, est proche de la voie ferrée Château-Salins – Bénestroff. Situé à flanc de côteau, dans un bois protégé par une crête, il nécessitera une logistique impressionnante et  la construction de voies ferrées afin de transporter les 20 000 tonnes de matériaux qui auront permis son édification.

1NANCY2NANCY

http://www.moyenvic-graindesel.com/tout-pres-dici/173-le-gros-max-bombarde-nancy

Le dépôt des éclopés à Hesdin

14-11-12_eclopes_V_mediumAu 1er janvier 1916, on recense 590 éclopés. Pour les occuper et leur faire oublier temporairement les horreurs du front, on crée de petits ateliers d’artisanat (activité commune à d’autres dépôts en France) : création de bijoux, d’objets de bureau (encriers, presse-papier), d’affiches et de lithographies, de peinture sur porcelaine, etc. Les objets sont classés par catégories et soumis au vote d’un jury qui attribue des prix et établit un palmarès. Les œuvres sont ensuite vendues au profit des mutilés de guerre, dans des expositions-ventes qui rencontrent un grand succès à l’arrière.

La correspondance qu’entretient le médecin-chef d’Hesdin avec ses relais associatifs témoigne de cet enthousiasme, notamment à l’occasion d’une exposition-vente à Londres en mars 1916, grâce au soutien de la vicomtesse de La Panouse (présidente du comité de Londres de la Croix-Rouge française) et de Dora Montefiore (journaliste socialiste et militante pour le droit de vote des femmes), auparavant responsable de la « Cantine des Dames anglaises » au dépôt des éclopés.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Creation-du-depot-d-eclopes-d-Hesdin

Protection contre les gaz: le tampon TN est distribué

masque-tampon-tn3Le tampon TN commence à être distribué le 1er janvier 1916. Il est livré dans un étui triangulaire en tissu qui peut se porter au ceinturon. Il protége le masque des intempéries et permet surtout aux compresses de ne pas perdre trop rapidement leur pouvoir neutralisant.
S’il doit en principe être confectionné en tissu caoutchouté, l’étui est souvent en tissu ordinaire par manque de matière première.
Cependant, cet étui ne permet pas de ranger les lunettes et le tampon TN sera souvent rangé (avec la paire de lunettes) dans l’étui de l’ancien tampon P2, ce dernier faisant office de masque de secours.

Pour en savoir plus un dossier complet sur: http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/uniforme-masque.htm

Le bienheureux Jacques Kern

Le 1er janvier 1916, pendant qu’il veillait auprès du Saint-Sacrement pendant la prière des Quarante heures, il demanda la grâce de souffrir beaucoup. Il fut rapidement exaucé: l’été de 1916, on l’envoya comme lieutenant au front Sud, et en septembre une balle «dumdum» lui perfora un poumon, causant une blessure qui ne guérirait plus. Lorsqu’on le retira du champ de bataille, les soldats pleurèrent «leur ange gardien». 

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10542/Bienheureux-Jacques-Kern.html

La campagne de Reims par Jacques Carbonne

On passe le 1er janvier 1916 à la tranchée. L’ordinaire est un peu amélioré, on nous donne un cigare, une bouteille de champagne à quatre que l’on va boire au petit poste.
Le 3 janvier, on est relevé, mais au bout de trois jours, tout le régiment est relevé des tranchées pour aller au grand repos.
Le 7 janvier, on va loger aux caves Champion, mais mon bataillon est obligé de rester jusqu’au 14 janvier, à Reims à cause d’un bataillon du 40iéme qui estt malade.
À cette date du 14 janvier, on quitte Reims pour aller au grand repos, on passe par la Porte de Paris où c’est l’endroit le plus habité de la ville, puis Tinqueux. On arrive à Thillois à 8 heures du matin. Là, on fait chaque jour de l’exercice et le 16 janvier, au soir, on fait une manœuvre de nuit avec tout le bataillon, constituant une marche en avant, sous un projecteur sans être vu de l’ennemi. L’exercice fini, on se trouve en face du village Ville-Dommange où l’année dernière on avait embarqué en autos pour aller à l’offensive de Champagne. Puis on rentre dans nos cantonnements où l’on arrive vers minuit. On mange un morceau, puis on se couche car la manœuvre nous avait fatigué.
Le 24 janvier, notre repos est fini, dans la soirée on rentre à Reims à la rue Jacquard.
Le 25 janvier, nous allons en réserve à la butte de tir, aux abris de la voie ferrée où l’on va travailler en plein jour.
Le 31 janvier, nous allons au repos à Reims, rue Jacquard. On va faire de l’exercice dans un champ en dehors de la ville.

http://www.saleilles.net/guerre/page4.html

L’autre tranchée, hommage aux paysannes (1916)

PHOd8860c36-fabf-11e3-addf-3d14d3a4dbcc-805x453LE TRAVAIL DES FEMMES (2/6) – Le Figaro publie dans ses colonnes un hommage aux vaillantes paysannes françaises.

n réponse à un dessin de Jean-Louis Forain intitulé «L’autre tranchée» paru au mois de janvier 1916, Le Figaro donne la parole à René Lavollée (1842-1927), ancien consul de France et auteur de plusieurs ouvrages dont «Les classes ouvrières en Europe: études sur leur situation matérielle et morale» et «Les fléaux nationaux: dépopulation, pornographie, alcoolisme, affaiblissement moral». 

Il loue ici, avec éloquence, les qualités de courage et d’abnégation des paysannes françaises. 

Le livre d’or des paysannes

L’un des hommes les plus au courant des choses agricoles, M. René Lavollée, ancien consul de France, nous adresse cette intéressante lettre, qui documente, d’exemples authentiques l’admirable dessin de Forain: «L’autre Tranchée», naguère paru dans le Figaro:

Les exploits des «poilus» ne doivent pas faire perdre de vue les prouesses de leurs femmes. Pendant que l’homme combat héroïquement dans les tranchées, la paysanne française lutte avec non moins d’énergie, dans les campagnes, pour le maintien de la production du sol et pour l’alimentation nationale.

La suite sur: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/08/26002-20140808ARTFIG00061-l-autre-tranchee-hommage-aux-paysannes-1916.php

 

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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